• Armel Guillon
  • Titouan Alliod
  • Clara Ricou
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Twa métro pèdu sou lé coco

Le voyage de Titouan, Clara et Armel sur les îles des caraïbes ! Read more
  • Walk Trip J9 : Journée du super karma

    March 26, 2022 in Guadeloupe ⋅ ⛅ 27 °C

    Partie 2 (la fin) :

    Nous recommençons à faire du stop pour aller jusqu'à la distillerie. C'est un peu compliqué car nos gros sacs en découragent certains, et en plus de ça la distillerie se trouve dans les terres, donc nous allons devoir faire plusieurs étapes et marcher un peu. Nous commençons à nous décourager car personne ne nous prend sur cette portion de route...

    La team kakaraïbes est sur le point d'abandonner, quand enfin 🙌🙌 une voiture s'arrête. C'est Mayeul, un jeune de métropole qui est venu bosser 1 an sur l'île, qui s'arrête et nous aide à charger la voiture. Le karma commence à tourner dans le bon sens : il se trouve qu'il va acheter du rhum à la distillerie Bielle.
    La visite est assez rapide, nous voyons toutes les étapes de fabrication du rhum (broyage des cannes à sucre, purification dans les cuves, distillation, vieillissement).  Nous passons donc à la partie dégustation, avec Mayeul qui nous conseille sur les meilleures bouteilles à goûter. La découverte qui marque : le "brut de colonne" - comme son nom l'indique il ne subit pas de modifications après être sorti de la colonne. C'est un rhum avec beaucoup de saveurs car il n'est pas dilué, donc super intéressant ! Ça donne un peu l'impression de boire du feu mais avec un super bon goût 😂

    En discutant avec Mayeul, nous apprenons qu'il va dans une seconde distillerie pour continuer sa collection de rhum (pas d'inquiétude il en achète pour toute sa famille), et il nous propose de continuer le tour avec lui ! Notre tour se poursuit à la distillerie Bellevue, où nous voyons des cuves ouvertes, et nous attaquons une seconde dégustation. Cette distillerie est plus spécialisée dans les rhums arrangés, nous pouvons donc goûter des rhums coco, chocolat, maracudja...

    Nous commençons à bien nous entendre avec Mayeul, qui décide de nous faire visiter l'île encore un peu. Il nous emmène voir le dernier moulin de Marie Galante, autrefois appelée l'île aux 100 moulins ! Ils servaient tous à broyer la canne à sucre, mais seul celui-ci est encore en état.

    Sur le chemin de retour, Mayeul nous propose gentiment de nous héberger ce soir !! Et la cerise sur le gâteau : il habite à 3 minutes du port de Grand Bourg 😍

    Trop heureux d'avoir croisé son chemin, on le laisse respirer pour l'après-midi, et on en profite pour aller prendre notre dernier bokit !! On n'est pas sûrs qu'il y en ait en Dominique... Il ne remportera pas le prix du meilleur bokit mais ça nous fait quand même plaisir. Nous continuons avec un petit snorkeling sur la plage de Grand-Bourg, très grosse plage assez touristique où le snorkeling n'est pas spécialement incroyable. On se rabat donc sur une bonne glace au bord de l'eau et une petite partie de spike avec des locaux (qui ont pris une belle raclée hehe).

    Nous passons une super soirée chez Mayeul, qui a 3 étages, 2 douches et plein de lits trop confortables à nous offrir !! Une vraie aubaine pour nous qui venons de passer une dizaine de jours sans vraie douche 😳. Nous passons un moment à déguster tous les rhums arrangés qu'il a préparés lui-même, à la coco, au chocolat... Il nous apprend plein de choses sur les plantes locales, les coutumes du coin, l'histoire de l'île 🤗

    C'est donc bien propres et super contents que nous allons nous coucher avant d'entamer une nouvelle aventure, la Dominique...

    ✒ Clara
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  • En allant chez Dominique

    March 27, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    Fini le trip Gwada, fini le farniente, réveil à 5h et quelques ce matin ! En effet, non pas un mais deux bateaux nous attendent aujourd'hui : le premier pour quitter Marie Galante et rejoindre Pointe-à-pitre et le second pour partir de Guadeloupe et arriver en Dominique ! 🎉

    Après cette nuit full comfort chez Mayeul, le premier bateau sert de dortoir pour continuer la nuit. Une fois arrivée (7h du matin) , le plan est simple : faire des courses et prendre notre second bateau qui part à 8h. Simple hein? 😂

    Premier soucis: aucun magasin n'est ouvert à 7h du matin, pas de course possible...
    Le deuxième soucis, beaucoup plus important, est que lors de l'enregistrement de nos bagages pour le bateau, la dame nous refuse l'accès car nous n'avons pas de billet retour. En effet, elle nous explique que pour valider l'entrée en Dominique, il faut pouvoir justifier de son départ, et donc avoir un billet partant de ce pays... Lors de l'achat, personne ne nous a tenu au courant nous sommes donc un peu pris au dépourvu et filons acheter un billet Dominique-Martinique pour ne pas rater le bateau. Nous arrivons finalement à monter sur celui-ci après un petit déjeuner à base de camembert dans la file d'attente, et quittons la Guadeloupe définitivement ! Bye bye 💋

    Les 2h de trajets ne seront pas de tout repos pour Clara, avec quelques nausées. Mais au final, une fois à l'abri de l'Atlantique, la mer est très calme et nous permet de profiter de la vue superbe sur cette nouvelle île où nous allons vivre. Nous rencontrons également une française vivant en Dominique depuis plus de 20 ans, qui nous décrit un peu le pays : c'est très enrichissant ! De plus, il se trouve qu'elle rejoint la même partie de l'île que nous : Portsmouth (au nord). C'est parfait car nous sommes dimanche et n'avons pas de moyen de nous y rendre, elle nous promet donc de nous attendre à la sortie avec des amis à elle pour nous emmener, super ! 🚌

    Une fois arrivée à Roseau, la capitale, nous réussissons à passer les douanes (malgré notre concombre dans le sac) après une bonne heure d'attente 😁

    Et voilà ! Nous y sommes, un nouveau pays, une nouvelle aventure. Et surtout nous nous sentons en dehors de notre zone de comfort car nous venons d'arriver dans un pays anglophone, qui plus est avec de jolies accents 😊

    Natalie, la dame du bateau, nous a bel et bien attendu et nous filons à l'arrière d'un pick-up pour traverser l'île jusqu'au nord. On comprend assez vite que l'ambiance ici est un peu différente de la Guadeloupe. Un des surnom de l'île est "petite Jamaïque" et ça se voit : dreadlocks et rasta sont légions, et le rouge-jaune-vert est bien présent 🇩🇲

    Une fois à l'entrée de Portsmouth, notre hôte viens nous récupérer pour nous emmener chez lui. Nous faisons connaissance avec la famille :
    Anna, polonaise, Gaspard, dromois, et Leila, leur petit fille qui a peine 3 ans et, nous le comprendrons assez vite, à de l'énergie à revendre. 😅
    Il y a avec eux un couple de Suisse, Pascal et Melina, qui sont en workaway, comme nous.

    Notre mission ici est de les aider à construire leur maison ! En effet, ils sont actuellement locataire mais on acquis un terrain vierge ou ils prévoient d'y habiter. Nous découvrirons le lendemain le travail à faire.

    Nous filons nous coucher, car la journée a été longue et que demain, on commence un nouveau workaway 🥰

    Titouan
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  • Notre quotidien en Dominique

    March 28, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 26 °C

    Ce post est une pièce justificative de notre inactivité sur le blog.

    L'expérience que nous vivons en Dominique est géniale et toute nouvelle pour nous. Le cadre est bien différent et bien plus dépayasant de ce que l'ont a connu jusque là. La Dominique, l'île au 365 rivières et terre de rastas et une petite île avec une faible densité de population. La richesse de la nature est splendide. Nous nous situons à Picard une petite ville à proximité de Porthmouth une des deux "grandes" villes de la Dominique. Nous sommes entourés par la végétation et nous avons une super vue sur la mer. Nous avons partagé notre première semaine avec Melina et Pascal deux suisses-allemands qui ont laissé place à Maëlle une française, et Sam son copain Australien. Ce sont tous des voyageurs qui ont beaucoup à partager.

    Nous n'avons aucune place pour l'ennui dans notre quotidien au sein de la famille qui nous accueille. Nous sommes totalement impliqués dans la vie de la famille/communauté ce que nous trouvons super et nous change totalement du mode de fonctionnement du jardin Botanique. Ainsi nous suivons leur rythme et tout particulièrement le rythme de Leila, leur fille de 3 ans. Le petit déjeuner à 7h30 composé de pain et confiture maisons motive les troupes. Après avoir travaillé de 8h30 à 13h on se retrouve tous ensemble pour le déjeuner. Ensuite l'après midi passe vite car les activités pour nous occuper ne manquent pas. Même en partant à pied de la maison on peu : se baigner à la rivière ; cueillir des mangues, des papayes, des fruits de la passion, des goyaves, du cacao, des noix de coco, des bananes, des zabricots, des pommes canelle, que l'ont peu vraiment trouver de PARTOUT ; se laver et remplir l'eau dans un bain alimenté par une source chaude, marcher 15 minutes pour aller à la plage et pourquoi pas profiter de son bar rasta ; préparer le pain pour le lendemain, etc.
    Il nous arrive aussi souvent de partir avec en voiture tous ensemble, pour une expédition fruits, une visite d'un coin sympa de la Dominique ou d'amis de Gaspar et Anna.
    L'après midi est court puisque qu'à 18h il faut déjà être de retour pour préparer le repas, Leila devant manger tôt. Après manger on peut profiter d'un petit temps calme sans enfant pour discuter et jouer aux dominos, au Backgammon ou aux fléchettes par exemple.

    Nous adorons vraiment ce cadre dépaysant. La pauvreté et l'impact de l'ouragan Maria laisse place sur l'île à une véritable économie de faveur, tout le monde se serre les coudes. La vie est simple, repose beaucoup sur la richesse de la nature, tout le monde se connait, c'est ce qui fait la beauté de l'île.

    Les jours "off" nous permettent de faire de plus grosses excursions et de découvrir d'autres aspects de la dominique. Dans les posts à venir nous essayerons de vous présenter toutes les merveilles que nous avons pu découvrir.

    Armel.
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  • Le projet de Gaspar et Anna

    March 29, 2022 in Dominica ⋅ ☀️ 26 °C

    Le projet pour lequel nous aidons nos hôtes Gaspar et Anna est la construction de leur maison en utilisant la technique du ferro-ciment. Ici en Dominique les contraintes pour la construction des habitations sont nombreuses : thermites, tremblements de terre, disponibilité de  matériaux limitée et bien sûr, les cyclones comme Maria qui a détruit l'île en 2017. Ils ont donc cherché une solution durable et cohérente avec ces contraintes.
    La technique du ferro-ciment consiste à appliquer du béton manuellement sur un grillage préalablement mis en forme. Cette dernière est simple à mettre en place, peu onéreuse, résistante face aux ouragans et offre une énorme liberté de mise en forme. Cette liberté rend le projet fascinant car Gaspar et Anna construisent leur maison à la manière d'un enfant qui joue à la pâte à modeler.
    Nous sommes arrivés au début des travaux et on a commencé par mettre en place les fers à béton dans les "coffrages" des fondations juste avant de couler ces dernières.
    Ici le rythme est plus tranquille qu'à la Désirade, rendez-vous 7h30 pour petit déjeuner tous ensemble, et travail de 8h30 à 13h.
    Les tâches que nous avons à réaliser concerne principalement la construction de la maison : ferraillage, préparation du béton, coulage des fondations et construction des murs. Mais nous sommes aussi misisonnés pour garder Leïla, la fille de 3 ans de nos hôtes, et toutes autre tâches qui pourrait être nécessaire de réaliser sur leurs terres. Gaspar et Anna ont acquit l'année derniere un gros hectar de forêt au dessus de Picard. Il y'a a donc un travail énorme à réaliser autrement que la construction de la maison : dégager la forêt, planter des arbres en tout genre, créer et entretenir le jardin.

    La construction de la maison et l'aménagement du terrain nous apporte à tous les trois une expérience nouvelle qui sera pour sûr source d'inspiration plus tard.

    Armel.
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  • Rando au boiling lake

    April 4, 2022 in Dominica ⋅ ☀️ 23 °C

    Profitant d'un jour de repos, on fonce en bus à Roseau puis à Laudat pour voir pour le croire, un lac bouillant. Enfin une randonnée un peu plus sérieuse car il nous faut 3h pour atteindre le fameux lac. Mais ne nous precipitons pas, commençons par le commencement et parlons de la marche à pied qu'on a faite pour monter en haut.
    La rando commence dans la forêt. Avec un peu d'altitude cette dernière se découvre et nous arrivons sur une pseudo crête avec une vue dégagée de part et d'autre qui nous emnene doucement au point culminant de notre randonnée. Ce point culminant nous offre quand à lui une vue à 360° splendide. On voit à la fois l'océan et la mer.
    La redescente nous emmène à la vallée de la désolation ~ musique angoissante ~. C'est un petit vallon parcouru par une petite rivière dont les roches sont colorées, par le soufre et le fer, de 1000 nuances de rouge, de jaune et de gris. On peut voir des bulles remontant à la surface de la rivière, gage que nous etions sur la bonne route pour le boiling lake.
    Nous avons atteint notre objectif à l'heure pour manger. Une épaisse vapeur d'eau s'en dégage, sur les bord on peut voir des bulles et au centre l'eau bouillonne autant qu'une casserole pour cuire des pâtes.
    Après une longue pause, on est prêt à prendre le chemin du retour, qui est malheureusement un simple demi-tour et pas une boucle.
    C'était une super escapade dans les montagnes dominicaises où nous n'avons croisé que deux groupes de personnes.

    Armel.
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  • Bloup Bloup, les petits poissons

    April 10, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    La Dominique, l'île nature ❤️

    Qui dit île dit aile, mais dit surtout mer ! Nous avons donc passé un temps non négligeable et bien utilisé sous l'eau, à en admirer la faune et la flore. Ce post est un récapitulatif non exhaustif des bijoux de recif que nous avons observer, admiratif 🐟

    Commençons par le commencement, sans attendre et au plus vite, par ce qu'il ya de plus évident : la plage là plus proche. A environ 15 minutes de marches à pied pour ceux qui en ont, beaucoup plus pour les autres; nous avons un accès facile et somme toute très jolie à la mer des caraïbes. Bien évidement, nous y avons fait nos premiers plouf dominicais, où devrais-je dire nos premiers plongeons si l'ont traduit littéralement la langue utilisé ici et par Shakespeare 📖

    Le choc est là, à défaut du ola. En effet, l'eau est d'une clarté sans pareil ce qui rend l'expérience subaquatique encore meilleur. On se sent comme des poissons dans l'eau 😉

    En revanche, les sus-nommés ne sont pas présent en masse dans cet environment d'herbiers divers et variés, mais on arrive quand même à cocher quelques cases sur notre liste d'observation, comme par exemple des petits poissons lions aussi dangereux que gracieux ! 😱

    Au cours de nos différentes escapades dominicaise, nous avons pu profiter d'autres plages et donc d'autres fond marin. Si l'une en particulier se détache du lot, c'est bien celle de Toucari 😍 c'est pour dire, nous y sommes retourné 2 fois ! Des coraux majestueux et énorme, des falaises de 15mde profondeur, des serpents marin, une faune fournis et majestueuse, voilà ce qu'on trouve ici, à défaut de rencontrer ce rieur de Touca...
    On retiendra la falaise abrupte qui nous a permis de tester nos capacités de descente en apnée, tout ça sans respirer ! 😁

    Langouste il y'a eu à Toucari, mais comment en parler sans évoquer celle du Cabrit. En effet, tout proche de Portsmouth se trouve 2 petits collines posé sur la mer: voici le Cabrit National Park. Nous y avons posé nos masques et tubas lors d'une matinée, sur les conseils d'Anna. Nous sommes accueilli par un petit banc de seiche bien mouillé, qui nous regarde de leur yeux humides. Et c'est seulement quelques minutes après que au détour d'un rocher, mes yeux se posent sur un spécimen de la famille des Palinuridae de taille objectivement énorme. Ni une ni deux, je m'empresse de retourner poser pied à terre pour récupérer le matériel nécessaire à sa capture:un bout de bois, un bout de fil de cuivre, un bout de gant. Une dizaine de minutes et 2 essais plus tard, la langouste se retrouvent sur terre, et le sourire sur mes lèvres. Certains parlent déjà d'un record, mais restons humble et parlons seulement d'un haut fait. Une bonne trentaine de centimètres a la mesure nous indique un bon repas pour ce soir 😋

    Enfin bref, que de bons moments sous marins vous vous dites ? Et bien pas seulement: la mer a ses habitants que je ne saurais voir, surtout lorsqu'ils sont gélatineux et urticants. En effet, à plusieurs reprises notre trempette fu écourté par l'arrivée d'invités non invités: des méduses 😱 Rien de grave, seulement des démangeaisons aigu. Mais elles cessent assez rapidement, alors bon voilà quoi, ça va hein. C'est lors de notre dernière immersion avant le trail, lors d'un face à face assez impressionnant avec un banc de ces organismes que nous rebroussons chemin, enfin plutôt renagons chemin, devant la peur de la piqûre, malgré nos Pass vaccinal à jour 💉

    Nous ne sommes pas à cours de découverte sous marine et nous le savons bien, mais la Dominique, même sous l'eau, c'est beauuuuuu ❤️

    A bientôt les blogeurs 🗒️

    Titou
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  • Les pépites de la Dominique

    April 15, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    Aujourd'hui, on vous emmène à travers les lieux qu'on a eu la chance de voir.

    Au quotidien, nous allons dans des lieux magnifiques, à la rivière ou à la source chaude (que vous avez vue dans les posts précédents). D'abord pour se laver, mais aussi pour récupérer de l'eau potable, car non il n'y a pas d'eau courante ici ! Il faut suivre le rythme de la nature et remercier la pluie quand elle arrive, car sans elle pas de vaisselle, ni de cuisine...

    Nos journées sont bien remplies, même quand on ne va pas très loin ! Mais ça ne nous empêche pas de découvrir les pépites aux alentours.

    Pépite number one : Beach Number One

    Sur un de nos jours off, Gaspar et Anna ont proposé de nous emmener avec eux pour une escapade sur la côte Atlantique de l'île. La première étape du trip, c'est une balade à cheval pour Leila (sa toute première !) dans une écurie perdue en pleine nature. On rencontre la propriétaire, une anglaise de 70 ans qui dresse ses chevaux et entraîne même des cavaliers pour des compétitions en Guadeloupe. Elle a aussi deux chiens qui sont assez impressionnants, mais qui sont enfermés - et c'est tant mieux.
    Ensuite, on part sur une plage de la côte Atlantique : la beach number one (oui c'est son vrai nom). C'est une plage magnifique, avec une rivière qui part des terres en longeant les falaises pour se jeter dans les vagues de l'océan. On a pu se baigner dans cette rivière, mais pas dans les vagues car ce côté est vraiment agité.
    Pour les amateurs de Pirates de Caraïbes, notez qu'une des scènes du second film a été tournée sur cette plage !!

    Pépite number two : Les cultures sur l'île
    La plupart des dominicais cultivent leur propre nourriture sur leur terrain. Certains la vendent ou l'échangent contre d'autres denrées utiles.
    Nous avons eu l'occasion de visiter les jardins potagers proches de chez nous. Le long de la rivière où nous allons nous baigner se trouve la maison de Coco, un voisin super accueillant, qui connaît très bien les propriétés thérapeutiques des plantes locales. Tous les trois, on est allés l'aider à couper ses plantations de toloma, une racine locale qui s'utilise bien dans les soupes et les sauces.
    On a aussi visité le potager d'Iri, qui nous a emmenés chercher des papayes. Comme vous pouvez le voir en vidéo, il faut être vif et rattraper les papayes quand elles tombent, sinon ça fait de la bouillie !

    Pépite number three : Le cratère du volcan Cold Soufrière
    Au cours d'une après-midi, nous sommes partis en vadrouille avec Gaspar et Leila, mais aussi Sam et Maelle qui sont deux autres workawayers avec qui on s'entend super bien. Pendant la sieste de Leila, on est allés se balader dans le cratère du volcan Cold Soufrière. Pourquoi cold alors que c'est un volcan? Simplement parce qu'on peut observer les mêmes caractéristiques qu'aux Boiling Lake : rivières aux couleurs laiteuses, petites bulles dans l'eau - mais un détail change... l'eau des sources est froide 🤔
    Sur cette partie de l'île, on peut encore voir les dégâts de l'ouragan Maria, car on est sur des crêtes exposées au vent. Sur celles-ci, on remarque bien que la végétation est moins dense que d'habitude.
    On a profité du trajet retour pour faire une petite cueillette de cresson et bananes.

    Pépite number four : Le marché de Portsmouth
    Nous avons pris l'habitude de faire le marché de Portsmouth tous les samedi matins sur nos days off. Le marché en Dominique, c'est avant tout de la négociation ! Le prix n'est jamais fixe, il faut apprendre à descendre les prix (qui sont souvent un peu plus hauts pour les étrangers) avec la formule magique "come on man" de Titouan.
    Notre partie préférée du marché : les kassaves au fromage, qui nous nourrissent pour une groooosse partie de la journée.
    Nous avons aussi fait le plein de fruits frais pour concocter nos jus maison et préparer un planteur de qualité !

    Voilà ici s'achève un petit condensé d'aventures en Dominique, toutes aussi belles les unes que les autres !

    ✒ Clara
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  • On the way to kubuli

    April 18, 2022 in Dominica ⋅ ☁️ 27 °C

    Et non, ce post ne parle pas du trek Waitukubuli que nous nous apprêtons à emprunter mais de la Kubuli, cette bière locale que nous avons plus d'une fois découvert.
    Notre long séjour dans la région de Portsmouth nous a permis de découvrir les mœurs festives de la Dominique.
    Par exemple nous avons (sur)vécu la journée du lundi de Pâques. Ce jour là, tout le monde se retrouve dans les rues et sur la plage pour faire la fête en famille ou entre amis.
    Pour continuer, comment ne pas citer les reggae night ? Tout les mercredi soir c'est soirée reggae dans un bar de Tatane, nous étions obligés d'essayer, voir de réessayer. C'était super de dancer au milieu de tout le monde. On a adoré voir que la reggae night avait un publique de tout âge, de 20 ans à plus de 50 ans, et que jeunes comme plus vieux connaissaient tous, toutes les paroles.

    Ici la Kubuli est la bière locale sans équivoque (malheureusement produite en Martinique depuis Maria) , on peut la trouver fraîche dans toutes les enseignes, bars, épiceries, magasins quelconques. Ajoutez à ça la formule reine du "three for ten", c'est à dire 10 dollars Caribéens les 3 Kubuli, soit 1 euro la bière environ et vous avez le combo parfait pour ne jamais être déshydraté.
    Soucieux de comprendre les coutumes locales nous avons aussi goûté les alcools forts de la Dominique. Le spice, du rhum arrangé à la cannelle qui saura réveiller les travailleurs dès le petit matin. Le BB présente aussi ces avantages, celui ci étant préparé avec du "bois bandé" en creole...

    Les Dominiquais sont très accueillants, durant nos sorties nous avons fait pleins de rencontres, ces derniers n'hésitant jamais à vous inviter à les rejoindre et à partager leurs histoires. Nous avons même fini par connaître certains d'entre eux avec lesquels nous avons passés plusieurs soirées.

    Petit jeu du jour sur les photos : où est passé Kubuli ?

    Armel
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  • On the way to Waitukubuli

    April 23, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 26 °C

    On the way to Waitukubuli : les préparatifs du trek

    Le Waitukubuli national trail traverse la Dominique du sud au nord en 14 segments distincts. Le segment 11 arrivant à Picard, nous nous sommes décidés à faire les 11 premiers. Mais avant de partir, un certain nombre de petits défis d'organisation nous ont fait face.
    Tout d'abord, depuis Maria le trail a été plus ou moins entretenu et bien sûr, le site officiel du trail est éteint. Difficile donc de savoir quels segments sont pratiquables. Avec des rencontres, le bouche à oreille et des forums, nous avons réussi à déterminer qu'ils étaient tous faisables sauf le 8 et qu'il nous faudrait 2 jours pour faire le 9. Les personnes qui nous ont parlé du 8 ont passé 3 nuits dessus avant d'abandonner et de faire demi tour, et ont estimé qu'il faudrait une semaine pour le traverser en se frayant un chemin au cœur de la forêt. Ça fait long pour une rando de 10km. Nous ferons donc tous les segments sauf le 8.
    Ensuite, il fallait prévoir la nourriture. Le premier obstacle que nous avons rencontré était de trouver une recharge de gaz pour notre rechaud. Ce fut un échec, après des tentatives dans de nombreux magasins. On a donc décidé de fabriquer un rechaud à bois. Ce dernier doit pouvoir être allumé facilement et minimiser le bois consommé en optimisant la combustion et en évitant les pertes d'énergie au maximum. Nous avons donc utilisé et amélioré une technique déjà employée dans le passé par Armel.
    Après avoir trouvé les matériaux, quelques petits échecs et un peu de bricolage on a fait un essai et bonne nouvelle, ça marche du tonnerre. Sans optimiser l'utilisation du bois on arrive à faire bouillir un litre d'eau en 8 min avec 140 g de bois, et cuir des pâtes (cuisson annoncée 12-14 min) avec 100g de bois et 12 min de plus. Je suis sûr que vous êtes captivés par ces statistiques détaillées.
    C'est super car sans feu ça aurait été bien plus difficile de prévoir les repas.
    On fait le choix de l'autonomie et de toujours transporter plus ou moins 3-4 jours de ration sur nous pour enlever la contrainte du ravitaillement, puisque qu'il n'est pas forcément évident de pouvoir trouver ce que l'on cherche sur le trail. Pour l'eau, aucun problème en Dominique, entre les nombreuses sources et rivières et aussi le fait que le trek ne reste jamais isolé des habitations bien longtemps.
    Pour le matin, on a choisi kassav, c'est à dire une galette à base de farine de manioc. Après en avoir mangé plusieurs fois, on a constaté que ca tenait vraiment bien au ventre et que c'était super énergétique. En plus on peut les pimper avec nos trouvailles sur le trail, tout particulièrement avec de la coco, la kassav coco étant la plus répandue et doublement énergétique.
    Pour le midi des cinq premiers jours ce sera pain complet de notre fabrication avec des tomates, des oeux et de l'huile d'olive. Pour la suite du trek, on improvisera, malheureusement le pain que l'on trouve ici est loin d'être complet et représente un apport peu intéressant .
    Pour le soir, vous vous en doutez ce sera pâtes, avec des sauces à base de concentré de tomates rallongées à l'eau et beaucoup d'épices, sans oublier l'huile d'olive bien évidemment.
    Pour finir, en cas de coup de barre, nous avons préparé des "barres" de céréales avec des flocons d'avoines, des raisin sec, du sirop de sucre de canne, de l'huile de coco et une touche de cannelle. Hummm c'est super bon.
    Avec nos journées bien remplies, nous avons tout de même pris une semaine à réaliser tout ces petits préparatifs. Notre effervescence à attisé la curiosité de Maëlle et c'est avec plaisir que nous la voyons rejoindre notre petite expédition pour les 4 premiers jours. Pendant ce temps son copain Sam en profitera pour faire un stage de plongée et passer un niveau.

    Nous voilà fin près, à bientôt pour la vraie aventure !

    Armel.
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  • Waitukubuli NT J1 : L'échauffement

    April 30, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    On part motivés comme jamais pour le premier jour sur le Waitukubuli NT.

    Après avoir dit au revoir à Gaspar, Anna et Leila, on monte dans le bus en direction de Scotthead. Sam, le copain de Maelle, descend sur la route à Soufrière pour faire un stage de plongée pendant quelques jours.

    Nous pouvons enfin commencer notre marche, et quelle entrée en matière ! On attaque dans le vif du sujet par une montée raide dans un climat bien lourd. L'île aux 365 rivières en a désormais une de plus avec celle de notre transpiration...
    On réalise que nos sacs sont bien chargés, et que ce trek ne va pas être de tout repos.

    Le trek démarre avec les touloulous, des petits crabes terrestres très peu farouches qui ont tendance à se jeter sous nos pieds. À la fin de la montée, nous sommes récompensés par la trouvaille de goyaves et de noix de coco, qui viendront égayer nos repas. Nous pique niquons dans un champ (occupé par des vaches il y a peu, il semblerait), et validons le combo pain maison/tomate/peanut butter.

    La suite de la randonnée est plus tranquille, avec des descentes et du plat, et un peu moins de gouttes sur le front.
    À travers ce premier segment, on s'enfonce dans la campagne dominicaise, que nous ne connaissions pas bien jusqu'à maintenant. On croise des arbres immenses, de grandes fermes avec leurs plantations exotiques, et leurs animaux - on a pu faire la rencontre de petits cochons.

    On termine la journée par une douche haute pression dans une source d'eau chaude qui fait vraiment plaisir ! Malheureusement nous ne pouvons pas boire l'eau de ces sources, la team Maëlle et Clara part donc à la rencontre du voisinage pour trouver de l'eau potable. Manque de bol, l'eau est coupée chez eux 😭 mais quelqu'un de gentil nous partage ses réserves d'eau.

    Pendant ce temps, Titouan et Armel font la rencontre de Twa Woches, un artiste reggae apparemment célèbre en Dominique - qui venait se baigner dans notre super douche.

    On termine la journée par un repas réussi grâce à notre réchaud favori, qui confirme ses capacités.

    Ce premier segment, plus court que les autres, nous a quand même bien fatigués. Ça nous permet de réaliser qu'il va falloir s'accrocher car le poids des sacs rend le tout plus intense ! Mais on est trop motivés pour la suite, demain on attaque les choses sérieuses.

    ✒ Clara & Armel à 90% et Titouan et Maëlle qui se sont endormis
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  • WNT J2 : La mission

    May 1, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    On se réveille après 9 bonnes heures de sommeil (plutôt 9h30 pour Maëlle et Titou qui n'ont pas dit bonne nuit), bien motivés pour ce deuxième jour de rando.

    Ce matin c'est l'occasion de tester notre nouvelle poêle avec les fameuses kassaves, que vous connaissez maintenant, fourrées à la coco râpée. C'est une réussite, et on est d'attaque pour démarrer la journée.

    La rando commence sur une belle montée qui longe une rivière de soufre. On arrive sur un paysage de roches blanches et jaunes assez lunaires, digne des meilleurs passages du seigneur des anneaux. Après avoir pris la direction du mordor, on se rend compte que ce n'est pas le bon chemin. Pour ceux qui se diraient qu'on est nuls, et bien non calmez vous. Il y a plusieurs passages différents sur ce trek, tous balisés - ça a l'air sympa dit comme ça mais ne vous fiez pas aux apparences, ça rend juste plus compliqué de trouver LE bon chemin.

    Après un petit détour (de 1h, vous avez le droit de vous moquer), on retrouve la bonne trace et on part à fond direction le sommet. Une montée de 400m plus tard, on débarque dans un petit village et on croise quelqu'un de trop gentil qui nous donne les indications pour ne pas rater les prochaines traces, et qui nous fait cadeau de citronnelle, romarin, et d'aneth. Trop cool pour pimper nos pâtes 😊

    On reprend la route avec les indications précieuses qu'on a eues, et on se rend compte qu'on a eu pas mal de chance de croiser la route de ce monsieur ! On traverse de superbes champs cultivés, et des masses de fougères qui font la taille de 2 Clara (c'est pas bien grand, n'est-ce pas).
    On se rend compte que beaucoup de marques sont difficiles à trouver, elles sont à moitié effacées par le temps, recouvertes par des mousses. Aujourd'hui commence donc la collection de photos des marques les plus inutiles du trek ! Mais on peut aussi voir ça comme un petit jeu, le fameux "qui voit la marque en premier".

    Le chemin débouche sur une route en béton, le moral des troupes en prend un coup parce que c'est beaucoup moins joli que la nature qu'on vient de quitter. On pique nique un peu plus léger ce midi parce que nos œufs ont pourri (oups) mais ça suffit pour se remettre en route. On a déjà fait 650m de dénivelé, et on estime qu'il nous reste 400m avant d'arriver à la fin du segment. On se remet en route assez vite car on aimerait avoir le temps de se poser avant la nuit...

    On quitte la route pour s'enfoncer dans la forêt, sur des chemins qui croisent des petites chèvres et des cochons, avant de monter tout droit dans une nature très sauvage, à la végétation luxuriante qui fait penser à la jungle. On passe par des lieux qui nous coupent le souffle : des arbres gigantesques qui abritent tout un écosystème, des fleurs colorées, et un oiseau au chant incroyable. On s'est tous arrêtés pour écouter sa mélodie à travers les arbres.

    Le chemin que nous avons pris à ce moment là est un chemin qui était anciennement emprunté par les esclaves. À la fin de la montée, nous sommes récompensés par une vue superbe sur la mer Caraïbes, le village de Bellevue Chopin (point d'arrivée du segment), et des carbets magnifiques qui donnent sur la mer. Il est 16h30 et on a trop envie de s'arrêter camper là, mais comme nous n'avons plus d'eau, on décide de descendre jusqu'au village pour remplir les bouteilles et camper au début du segment 3. On notera que le panneau d'information officiel du trek, censé donner la localisation, était complètement faux ! Mais nous ne nous sommes pas fait piéger par ces erreurs, qui ont dû en faire douter plus d'un...

    -C'est long mais c'est là que ça devient marrant-

    En passant dans le village, on trouve très facilement de l'eau et on rempli toutes les bouteilles. Les gens qu'on croise sont tous super gentils et nous proposent de nous héberger. Mais c'est quand même plus sympa de dormir en pleine nature, donc on continue. En traversant le village, on se rend compte qu'on est bien fatigués et on espère que ça vaudra le coup. On se met un gros coup de motivation car la nuit tombe tôt, à 18h15, et il nous reste 1,5km avant de retourner dans les sentiers en pleine nature.

    Les sentiers en pleine nature nous les avons bien trouvés, par contre pour le beau spot de camping il va falloir repasser.
    En s'enfonçant sur les sentiers, on se rend compte que c'est vraiment dur de trouver un endroit plat et dégagé pour poser la tente. Le repérage sur Fatmap d'une zone plate nous donne plein d'espoir, mais en vain ! Toujours pas de spot pour dormir, nous sommes en pleine jungle, il est 17h45, et je peux vous dire que la fatigue commence à se faire sentir. Mais le moral des troupes tient bon !

    En tentant de s'enfuir vers le prochain village, Maëlle tombe sur une zone quasi plate (toujours mieux que celle de Fatmap). On est en pleine jungle mais il y a tout juste la place de poser la tente, par contre c'est en plein milieu du chemin. Espérons que personne ne fasse ce segment de nuit. On se lance donc dans un gros débroussaillement de la zone pour enlever tous les éventuels cailloux, épines et grosses racines, puis on se fait un nid avec de grandes feuilles pour tapisser le sol, et on plante le campement.

    On se récompense avec une belle platée de pâtes à la sauce tomate fromage (le fromage = la sauce tomate qui est en train de pourrir) et on s'offre même une douche de luxe ! À savoir, de l'eau savonneuse dans une poêle pleine de suie. Miam, on est bien propres comme vous pouvez vous en douter !

    Après 18,25km parcourus et 1260m de déniv, on va se coucher quand même trop heureux (mais collants) de cette journée remplie de surprises et de beaux paysages.

    ✒ Clara
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  • WNT J3 : La rivière enchantée

    May 2, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 24 °C

    6h40, le réveil sonne mais tout le monde est déjà réveillé. La cause ? La forte pluie qui tombe sur la tente 😁

    Il en faut plus pour nous décourager, d'autant plus que c'était une averse. On plis donc la tente lors d'un créneau au sec et on part après avoir avalé en vitesse quelques morceaux de nos "barres de céréales" maison.

    On chemine pendant une petite heure dans la jungle, avec pas mal de montée et peu de parole. En effet, nous ne sommes pas tous bien réveillé et il faudrait attendre notre pause petit-déj sur le bord d'une route pour regagner des forces. Toujours la même, mais toujours aussi efficace, la kassave nous reboost pour toute la matinée ! Nous récupérons de l'eau et nous voilà paré pour la journée ! ALERTE ! Clara ne trouve pas ses lunettes, les aurais-elle perdu ?...

    Celle ci s'annonce plutôt courte, car nous avions déjà bien avancé la veille en cherchant notre spot de camping. Il semblerai qu'il nous faudrait environ 2h pour rejoindre notre destination du jour : Wotten waven.

    C'était sans compter sur la magnifique rivière que nous croisons après une descente bien corsé ! Nous nous y arrêtons environ 2h, pour se laver (il était temps !), manger notre déjeuner et profiter du soleil pour sécher nos affaires. C'était vraiment cool d'être ici, au milieu d'une vallée, dans la jungle avec l'eau fraîche. On a apprécié ce moment à 100%!

    Qui dit descente raide dit remontée raide, et en pleine digestion, ce n'était pas évident pour tout le monde ! Mais une fois au sommet, on atteint le village de Morne Prospère, le dernier avant notre destination. On se fait interpeller par un vieux monsieur qui commence à nous expliquer que nous sommes sur la mauvaise route ! On ne comprend pas trop car on est plutôt sur de nous, mais finalement il nous indiquait un chemin facile selon lui: la route 😁. On continue donc à suivre nos balises jaune et bleu et on est même accompagné par un jeune, qui nous montre la route jusqu'à la sortie du village.

    Une dernière descente et nous voilà à Wotten Waven ! Ce village est très connu pour ses sources chaudes alors bien évidemment, on va en profiter ! On fait quelques course et sur le chemin, on croise un homme habillé de la tête au pied à la mode Rasta, avec du reggae à fond. On discute un peu avec lui et il nous emmène au bain chaud de son frère ! Malheureusement, nous sommes pris par le temps et devons trouver un emplacement pour dormir ce soir alors on se re-lave rapidement avec un peu d'eau chaude et nous voilà reparti !

    On effectue un dernier ravitaillement d'eau pour la nuit et on trouve non sans mal un emplacement ma foi fort sympathique au bord d'une rivière. Seulement voilà, ce terrain est celui d'un restaurant et si l'on veut dormir ici, il nous faut payer... Il se fait tard et nous n'avons pas d'autres endroit ou aller alors on accepte, l'endroit est quand même sympa.

    Après quelques péripéties avec le gérant sur l'emplacement de notre tente, on se cuisine des petites pâtes à l'ail agrémenté de romarin offert par une rencontre le long de notre chemin, pas piqué des anethons ! Elle remonte le moral des guerriers, histoire d'aller faire une bonne nuit !

    A bientôt la comu

    Titou
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  • WNT J4

    May 3, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    WNT J4 : De la pluie de la boue mais ça va, encore une belle mission

    Aujourd'hui le réveil sonne à 6h car une grosse journée nous attend. Le topo annonce 11km et 780 mètres de dénivelé. On manque encore un peu (voir beaucoup) d'efficacité au réveil car on part finalement à 8h. Après un petit ravitaillement à Trafalgar on s'engage sur le segment numéro 4. Une fois n'est pas coutume on attaque avec une belle montée. Après un peu moins de 2h de marche on arrive à Laudat. C'est marrant car c'est le premier lieu où on a déjà été depuis le début du trek. Sauf que cette fois, au lieu de partir pour le Boiling Lake, on se dirige vers Middleham Falls. La pluie s'invite à la partie et continuera de nous rendre visite régulièrement le reste de la journée mais sans occasionner une gêne trop importante pour autant. Arrivés au croisement entre la suite du trail et le chemin de la cascade, on choisi le second car la chute est super jolie d'après Maëlle qui y est déjà allée quelques semaines auparavant. On est pas à 150 m de dénivelé près après tout. Sur le chemin on croise les premiers touristes en trois jours, on est plus tout seuls mais ils ne sont pas vraiment nombreux non plus. La cascade est magnifique est cerise sur le gâteau, il y a une superbe piscine en contre bas. On se baigne dans ce cadre magnifique en s'efforçant de rester un peu plus longtemps pour la reccup de nos jambes, l'eau étant étonnant froide par rapport à d'habitude.
    Après notre baignade on remonte manger au croisement, en profitant du carbet qui s'y trouve. Comme on a pas pu trouver de tomates le menu du jour c'est maïs en boîte sur son lit de pain à l'huile. S'en suit une longue marche dans un chemin boueux qui ralentit notre progression, la zone est super humide, on croise plein de petites rivières. L'après midi ce poursuit normalement les troupes sont toujours motivées malgré les efforts à fournir dans les longues montées-décentes.
    C'est avec la fin de l'après midi (16h-17h ici) que les choses un peu plus sérieuses arrivent. On fait face à une longue descente et cette fois la boue nous ralentit vraiment et rend la marche de plus en plus périlleuse. De premieres cordes font leur apparition pour nous éviter les embardées. La journée et la marche commencent à être longues lorsque l'ont arrive devant ce qui était avant Maria un pont surplombant une ravine. Pas le choix pour traverser il faut descendre et remonter à la casi verticale. Le passage n'est pas hyper difficile en soit mais l'humidité et les gros sacs n'arrangent pas les choses. Clara est un peu sujete au vertige mais moins que maelle qui n'a d'autant plus pas du tout l'habitude de ce genre de passage escarpé. Ça nous prend donc pas mal de temps de rejoindre l'autre rive, en descendant en casi rappel, avec les conseils pour les filles des guides improvisés Titouan et Armel. Maelle s'est surpassée sur ce passage est les émotions du groupe sont fortes une fois le plus dur passé. En plus en guise de récompense Clara a retrouvé miraculeusement des lunettes Queschua en parfait état au fond de la ravine. Il commence à se faire tard et il faut encore sortir de la forêt et finir le segment. Heureusement aujourd'hui on ne vas pas avoir de problème pour dormir car étant donné que c'est le dernier jour de Maëlle, cette dernière rejoint Sam dans un "eco" lodge qu'ils ont loué pour la nuit et où on pourra planter la tente en payant seulement un petit déjeuner.
    A la fin du segment, il nous faut faire un dernier effort et marcher 2km sur la route pour rejoindre le lieu. L'île nous fait don d'une lumière créant une ambiance incroyable, un vrai cadeau pour la fin de journée.
    L'endroit où on se rend est perdu dans une plaine super humide où un couple polonais a récemment lancé son business de location avec un petit bar restaurant qui n'accueille, pour l'instant en tout cas, vraiment pas grand monde. On profite donc d'un repas bien mérité avec notre amis Sam retrouvé, après une journée de 20,48 km de marche pour 1236m de dénivelé et 3 jours de repas au réchaud. Au menu wrap végé accompagné de ces frites maison et une pizza végé qu'on se partage.
    Aujourd'hui était la confirmation qu'il ne faut vraiment pas se fier aux distances et dénivelés annoncés et qu'on ferai mieux de toujours prendre pas mal de marge dans la mesure du possible.

    A bientôt pour la suite de l'aventure.
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  • WNT J5 : Le segment pas fou

    May 4, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 23 °C

    Le réveil sonne à 7h ce matin. Nous sommes toujours au Soft Parade, et nous avons trop hâte de prendre le petit déjeuner qu'on nous a tant vanté !

    Première frustration de la journée, l'électricité a sauté dans tout le village... Et sans électricité, pas de petit dej 😭 Armé de bonne volonté (et non pas Armel hehe), notre hôte réussit à nous faire des cafés et du thé car il y a toujours le gaz, on se demande donc ce qui l'empêche de faire le reste de la cuisine ! Peut être la bière qu'il sirote depuis 9h ce matin?

    Notre départ est donc complètement retardé car on ne peut pas partir le ventre vide. Après avoir mangé nos kassaves, pour changer, on essaie de partir mais il pleut des cordes. Notons que lesdites kassaves ont été cuites dans la cuisine de notre hôte, qui a eu pitié de nous en nous voyant sortir le réchaud - c'est pas très sympa parce qu'il est vraiment beau ce réchaud. Il commence à être tard mais nos sacs sont mouillés, ils étaient pourtant protégés par l'abside de la tente mais l'eau s'est infiltrée par le sol. Ça ne donne pas très envie de se lancer dans ces conditions.

    Le moral n'est pas vraiment au maximum, d'autant plus que les sentiers qui nous attendent aujourd'hui sont connus pour être plein de boue. Dur dur de trouver les atouts de ce segment.
    La rando démarre enfin vers 11h du matin, la pluie s'est enfin arrêtée et nous retrouvons la motivation. Dès le début de la marche, on passe beaucoup de temps sur une route, les voitures roulent vite et le paysage n'est pas très beau. On atteint un sentier dans la forêt, et on se dit que ça va nous faire du bien !

    Quelques tentatives plus tard, il faudra abandonner l'idée de marcher sur ce sentier. Le chemin ressemble plus à une rivière qu'à un sentier de randonnée, nous sommes obligés de poser des rondins de bois dans les flaques pour faire des passerelles. Refusant de sacrifier le confort des pieds secs pour un paysage qui n'en vaut vraiment pas la peine, nous faisons demi tour pour emprunter la route.

    Le site touristique d'Emerald Pool se trouve sur notre route. C'est une jolie cascade, avec des piscines naturelles (ou pas, on ne sait pas vraiment). C'est joli et ça nous fait un coin sympa pour pique niquer. Notons que c'est déjà la seconde fois que nous croisons Maëlle et Sam aujourd'hui, qui suivent le même trajet que nous mais en bus !

    Nous poursuivons notre rando sur un chemin en forêt, beaucoup moins boueux que le précédent - qui est malheureusement de courte durée. Jusque dans les années 1960, le chemin que nous empruntons était le chemin principal qui ralliait l'ouest de l'île à l'est. Ça nous semble vraiment dingue !

    La suite de la marche est très peu intéressante : les traces nous font encore suivre une grosse route, nous passons même par des chantiers (ponts, routes...). Le cadre n'est pas très gratifiant, mais on en profite pour discuter et cela égaie vraiment la marche ! Encore une fois, Maëlle et Sam nous doublent en faisant coucou depuis un bus 😂

    On finit par arriver à Castlebruce, point d'arrivée du segment 5. C'est la première fois depuis le début du trek que nous sommes sur la côte Atlantique. Nos deux copains M&S, que nous n'avons plus besoin de présenter, ont loué un cottage au bord de l'océan et nous accueillent chaleureusement pour la nuit, avec un bout de jardin tout doux pour planter la tente, et même une douche (wouaaah) et une machine à laver !! (Encore plus wouaah). Pour les rejoindre, il faudra affronter une terrible montée encore sur la route, puis une descente extrêmement raide que l'on aimerait pas remonter à vélo. On va tout faire pour ne pas avoir à passer par là demain.

    Nous passons une trop bonne soirée tous les 5 en jouant au Ramy, demain nous repartons seulement à 3 direction le territoire Kalinago.
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  • WNT J6

    May 5, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 28 °C

    La goutte qui fait déborder le panier Kalinago

    Ce matin, un lapin a tué un chasseur et nous nous réveillons dans un cadre toujours aussi idyllique que la veille. Le comfort reste présent : on a fait cuire la kassave sur une gaziniere ! 🔥

    Du fait de notre heure de coucher tardive, nous décidons de prendre le temps, même si cela implique de ne probablement pas finir le segment n°6 en une seule journée. Nous décollons du superbe Airbnb de MaelleSam aux alentour de 11h. Mais avant de commencer à marcher, nous avons une embûche semée sur notre chemin. En effet, nous pouvons d'un côté faire machine arrière sur le chemin de la veille, composé de montées très raide et de 2km5 en plus, ou alors essayer de traverser la rivière qui nous sépare du village de Castle Bruce. 🌉

    J'espère que vous commencez à nous connaître et je peux vous dire que les 2km5 on été long. Je rigole bien évidemment. Armé d'un bidon emprunté chez le voisin, nous entreprenons la traversé de nos sacs de la façon la plus étanche possible. Et c'était bien marrant 😂

    Nous faisons passer en premier celui de Armel, côté océan où l'eau est peu profonde mais où les vagues sont puissantes. Cela fonctionne non sans fatiguer les deux porteurs, ce qui risque de compliquer la tâche pour les sacs suivants. Seulement voilà, 2 locaux arrivent et nous montrent l'endroit idéal pour traverser, plus proche de la rivière avec certe une eau plus profonde par endroit, mais sans vague et courant donc beaucoup plus facile. On arrive donc à vraiment commencer à marcher vers 12h, en disant au revoir à MaelleSam, jusqu'à la prochaine chez Anna et Gaspar dans environ une semaine. 👋

    Nous passons rapidement faire des courses qui seront plus petite que prévu par manque de cash et impossibilité de payer en carte. Le distributeur n'étant pas à Castle Bruce comme annoncé, le plus proche se trouve après la fin du segment d'aujourd'hui, nous n'avons pas d'autres choix que de faire avec et nous lançons sur le sentier. 🚶‍♀️

    Le mood de l'équipe est maussade, car la journée de la veille était quasiment entièrement sur des routes et celle-ci commence de la même façon... Mais bon on continue d'avancer en se disant qu'il y aura du beau devant nous. Et effectivement nous avons quelque point de vue sympa sur la côte qui nous font quitter la route. ⛵

    En même temps que nous entrons sur le territoire Kalinago, la population indigène de l'île, nous nous rendons compte que après 6km, nous venons seulement de finir le segment 5 de la veille et donc, de débuter le 6... En effet, le 5 ne terminais pas à Castle Bruce mais un peu plus loin...
    Cette information nous comfirme que nous ne finirons pas le segment 6 aujourd'hui, mais bon pas grave. 🤭

    En arrivant sur leur territoire, nous rencontrons notre premier vrai Kalinago ainsi que notre premier vrai serpent (de petite taille, don't worry). Ils sont les premiers habitants de l'île et sont un peu différents de ceux de l'ouest de la Dominique. En effet, ils ressemble plus à des asiatiques, avec une peau plus claire. De plus on ressent moins l'influence Jamaicaine et Rastafari. Le niveau de vie semble plus bas et assez rapidement nous sommes arrêté par un homme en état d'ébriété qui commence par nous raconter un peu sa vie avant de nous demander de l'argent pour soi-disant remplir le réservoir de son rotofil. Comme nous n'en avons pas, nous refusons mais il est insistant. Nous réussissons à nous extirper de ce bourbier mais le moral est au plus bas. On nous avait vendu les Kalinago comme des gens extrêmement gentils et accueillants, et là on est obligé de presque hausser le ton pour ne pas donner d'argent à quelqu'un... Ajoutez à cela la fatigue des jours précédant, l'état du sentier médiocre, le temps passé sur la route, le soleil très fort d'aujourd'hui et notre absence de cash et vous avez 3 compères peu motivés pour la suite de ce trek. 😓

    Une pause déjeuner s'impose et réussira à remonter un petit peu le moral des troupes. Nous repartons donc sur le sentier encore une fois, mais on avance doucement. En effet, il aurait bien fallu du carburant dans le rotofil du monsieur car le chemin est par endroit complètement recouvert de végétation. Nous utilisons pour la première fois la machette pour avancer, Indiana Jones n'a qu'à bien se tenir. 🔪

    La nuit approche, nous sommes presque à la moitié du segment 6 et nous devons trouver un emplacement pour la tente. Seulement voilà, tout est en pente, nous sommes sur la route et du fait de notre rencontre précédente, nous avons peur de demander l'hébergement aux locaux. Nous trouvons finalement un terrain plat inutilisé et un peu caché. S'ensuit des manigances pas possibles pour essayer de le rejoindre discrètement, tout ça pour finalement choisir l'option la plus évidente : trouver et demander au propriétaire de ce terrain si l'on peut y planter la tente. La réponse est bien évidement oui, on nous donnera même un spot pour se baigner et remplir l'eau. 😍

    Le moral commence à revenir et on réalise qu'on a vraiment fait des histoires pour pas grand chose.

    On se lave, on prend de l'eau, on plante la tente et on se prépare un bon plat de pâtes bien (trop) épicé. C'est bon, tout va bien, on a oublié les tracas de la journée et on va se coucher d'attaque pour demain et pour finir ce satané segment 6.

    Bisous et bonne nuit les petits 💖

    Titou
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  • WNT J7 : Le retour de la nature

    May 6, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    Le réveil au milieu du segment 6 sonne plus tôt que les deux derniers jours. La chaleur est toujours présente et notre motivation est de finir ce satané segment 6. Excepté un petit bout de sentier, on trace à toute allure sur la route en direction de Hotten Garden. La fatigue musculaire est bien présente, la chaleur n'arrange pas les choses est marcher sur le goudron est assez désagréable. Mais on arrive tout de même assez tôt à la fin du segment et s'offre alors à nous deux possibilités : attaquer directement et probablement finir le segment 7. Ce dernier n'est pas trop long et il nous reste 24h de provisions mais pas de grande qualité gustative et surrement léger pour le deuxième midi. Ou alors faire un aller retour à Marigot avant afin de retirer de l'argent et améliorer nos repas. Dans tous les cas on doit passer à Marigot à la fin du segment 7 pour rejoindre le début du segment 9 (petit rappel, le 8 est impratiquable). On choisi le confort de ne pas avoir 0 dollar sur nous et des repas un peu meilleur. On saute donc à l'arrière d'un Pick-up direction Marigot. Pas de chance on ne peut toujours pas retirer de l'argent car le distributeur est fermé. Par contre on trouve un magasin qui prend la carte et on sait donc qu'on pourra se ravitailler à coup sûr. Heureusement pour le liquide il nous reste une dernière chance avec l'aéroport qui est à quelques kilomètres à peine. Le stop n'étant pas un grand succès, on lâche nos 5 derniers dollar à un bus qui nous y emmène. Cette fois c'est la bonne le distributeur est bien présent et fonctionne ! Nous voilà de nouveau dans le sous. En Dominique les gens sont très gentils mais aussi souvent pauvres donc l'argent assure quand même de se tirer de n'importe quelle situation.

    On retourne donc à nouveau à Marigot pour se ravitailler et pimper nos repas. En guise de motivation pour la suite on décide de se faire un super plat pour le repas du midi. Mais c'était oublier qu'on ne trouve pas les ingrédients de nos rêves les plus fous (ô fromage). Ce sera donc salade au "ce que tu trouve qui a l'air bon". Avant de "cuisiner" on retourne au début du segment 7, et c'est une première, c'est un camion benne qui nous ramasse, ce dernier est déjà bien rempli et ramasse autant de monde qu'il en croise. Après notre salade à la tomate, aux beans, aux oeux, à la banane plantain crue trouvée sur le chemin, au maïs, à l'oignon, et bien sûr à l'huile d'olive, on est prêts à repartir.

    Le segment 7 nous enfonce directement en pleine nature, on retrouve nos passages dans les fougères et dans la jungle. La fin des segment inintéressants de route reboost totalement l'équipe qui avance alors à toute vitesse. Plus rien ne peut nous arrêter. Ah si le temps car comme nous sommes partis à 15h30 on en a pas tant que ça. Ayant appris de nos erreurs, on décide de chercher un peu à l'avance un coin pour dormir, plutôt que de finir tête baissé le segment et de galèrer à trouver un endroit pour dormir ensuite. On tombe sur un endroit parfait qui semble être une ancienne ferme. C'est super joli, super plat pour la tente et en plus pour une fois on est en hauteur plutôt qu'au fond d'une vallée. En plus non loin de là on trouve (enfin c'était prévu) une toute petite rivière en plein cœur de la jungle pour se laver et faire le plein en eau. En revanche on devra marcher une bonne heure en descente le lendemain pour finir le segment. Mais c'est pas grave car ce sera journée stop.
    Le cadre est notre super repas (pâtes, sauce tomate aux oignons revenu dans l'huile) couronne parfaitement notre journée. Dans la journée, on se demandait pourquoi on avait du mal à se coucher tôt (généralement 23h)en faisant a manger à 18h. On a compris quand on s'est rendu compte qu'on était entrain de faire une confiture de goyave au rechaud à 22h. On avait trouvé des goyaves sur la routes l'avant veille et elles commençaient à mal vieillir.

    On s'odort sur nos deux oreilles prêt pour la suite de l'aventure.

    Armel.
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  • WNT J8

    May 7, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 24 °C

    La Bichave et l'Ascenseur émotionnel

    Il était une fois trois amis qui campaient en pleine nature dominicaise. Lors de leur réveil, ils furent surpris par un drôle de bruit sur le toile de tente. Serait-ce de la pluie ? En effet, de l'eau tombait du ciel depuis 4h du matin et cela ne semblait pas s'arrêter. Fort heureusement, l'ancienne abri abandonné était toujours plus ou moins accessible (moyennant une marche cassé pour moi) et ils purent s'y réfugier pour le petit déjeuner.

    Une fois celui-ci englouti et la logistique du matin effectué, il était l'heure de partir. Malheureusement, commencer une journée sous la pluie ne motive pas beaucoup les trois compères, mais ils se réconfortent en se disant qu'il n'y a qu'une heure et demi de marche annoncé jusqu'à la fin du segment. Ni une ni deux, ils filent sous la pluie !

    Bien évidemment, les premiers minutes sont peu agréables mais ils semblent s'y habituer alors l'humeur remonte, d'autant plus qu'une surprise de mère nature mettra du baume au cœur.

    Au détour d'une montée boueuse, Armel aperçois une des choses pour laquelle ils se sont élancés sur ce trek: un boa constrictor! En effet, niché dans le creux d'un arbre, il semble être dérangé et commence à en sortir, ce qui permet d'admirer sa taille ma foi restreinte pour un boa, mais atteignant un bon 1m50, voir 2m.

    Le moral est bon à ce moment là, mais cela sera de courte durée... La pluie a transformé le chemin en vrai patinoire et il faut être très attentif pour éviter la "Bichave" (La chute, en français). Cela résulte en une vitesse de marche très très lente et ils se rendent bien compte que 1h30 de temps ne suffira pas à engloutire la fin de ce segment.

    Les pieds sont trempés, ils pataugent dans la boue et le compteur de "Bichave" augmentent pour les 3 compétiteurs. La cerise sur le ponpon, comme dirait Armel, arrive lors de la traversée d'une rivière. Le pont d'origine n'existe plus, détruit probablement par Maria et il faut traverser la rivière à pied. Essayer de préserver les chaussures de l'eau ne fait plus sens, alors ils traversent gaudasses aux pieds. On atteint des niveaux de non-motivation peu observé jusqu'à lors, suivi de moments de fou rire un peu nerveux: les nerfs commencent à être usé.

    C'est finalement au bout de 4h (au lieu de 1h30 annoncé) qu'ils réussirent à s'extirper de la jungle pour rejoindre des chemin de terre et de béton. Exténués et le moral dans les chaussettes mouillés, ils s'arrêtent en plein milieu d'un chemin pour manger quelque chose, espérant récupérer des forces et de la motivation.

    Et oui, même si le segment n°7 est terminé, il faut maintenant rejoindre la route car le 8 n'est pas pratiquable et ils leurs faut le contourner en stop jusqu'au départ du segment n°9.

    Et c'est à partir de ici que la chance pointe le bout de son nez. En effet, un fermier arrive en même temps que la fin de leurs repas et les emmènent jusqu'à Marigot. C'était inespéré et cela leurs sauve une bonne heure de marche ! Une fois la civilisation atteinte, il est l'heure des décisions. Le timing est plus serré que prévu et le moral plus bas. Sachant que le segment n°9 est annoncé comme le plus dur de leurs chemin, Armel Clara et Titouan ne se sentent pas d'attaque pour le commencer le lendemain. Ainsi un jour de repos sera effectué, à Mero, proche du départ du segment sus-nommé.

    Il faut maintenant prévoir la nourriture pour les derniers jours avant de rejoindre Portsmouth et la fin du trek. Premier petit problème, le seul lieu où il est possible d'acheter de la farine de Kassave est fermé... Comment faire sans le carburant essentiel à nos marcheurs ? Deuxième coup de chance de la journée : le propriétaire passant à côté, il ouvre la "pharmacie" et leur vend 2 sacs !! Le moral remonte petit à petit.

    S'ensuit des courses bien chargés pour approximativement 4 jours et il est l'heure de partir. Après une session de stop assez courte comme il est coutume ici, les amis se retrouvent à l'arrière d'un petit camion de chantier, rempli de travailleurs sortant du boulot. C'est l'occasion rêvé d'essayer de faire sécher leurs chaussures et ils traversent l'île en les tenant dans le courant d'air, en discutant avec les ouvriers, en profitant du repos et de la vie.

    Leurs destination sera la côte ouest de l'île et lors du trajet, moyennant un petit demi tour pour récupérer les clefs d'un des travailleurs, les 3 voyageurs observeront le trajet parcouru c'est 4 derniers jours.

    Une fois la route principale de ce côté de l'île atteinte, ils suffira d'un rapide trajet en bus pour rejoindre Mero et enfin "Tikaz" la guesthouse qui leurs permettra de se reposer entièrement.

    C'est jour de fête aujourd'hui et celui-ci se termine au restaurant, avec un moral remonté à bloc !

    Les ventres bien remplis, les corps meurtri de nos 3 aventuriers finiront la journée sur des lit bien douillets.

    La moral de ce belle histoire sera la suivante : même si tu te bichave le matin, reste serein, car la chance n'est pas loin.

    Titouan de la rivière.
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  • WNT J9 : Journée de repos

    May 8, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 27 °C

    Qui dit journée de repos, dit gros dodo pour les trois trekkers fatigués. Titouan le lève tôt devra trouver des occupations matinales pendant que le reste de l'équipe fait sa meilleure grasse mat.

    La journée commence donc assez tard, nous ne sommes pas très dynamiques mais ça fait du bien de démarrer en douceur. Nous avons profité de la nuit pour recharger toutes les batteries en prévision des prochains jours. Tous nos vêtements sont secs, et ils sentent presque bon ! Nous allons pouvoir faire les sacs l'esprit tranquille.

    Après un repas et un vrai café (enfin !), nous préparons nos affaires et planifions les trajets des prochains jours. D'après les informations que nous avons eues, venant de randonneurs qui ont déjà fait plusieurs segments du WNT, il nous faudra 2 jours pour terminer le segment 9. Même si nos cartes indiquent des temps et des dénivelés qui semblent faciles, nous faisont confiance à nos contacts car les derniers jours ont montré qu'il ne fallait pas se fier aux prévisions ! En effet, le secteur vers lequel nous allons est pluvieux, et le segment 9 n'est pas très emprunté, ce qui rajoute beaucoup de contraintes. Nous savons qu'il faut utiliser la machette sur plusieurs passages pour se faire un chemin.

    Nous avons donc l'intention de démarrer le segment 9 très tôt le matin et d'avancer le plus possible, quelles que soient les conditions. Pour optimiser le temps au maximum, nous irons en stop ce soir jusqu'au départ du segment, où nous planterons la tente afin d'être prêts à décoller le plus tôt possible le lendemain matin. Seul problème, c'est qu'aujourd'hui est un dimanche et la route que nous allons emprunter est très peu passante : elle mène seulement dans des fermes perchées au dessus de la vallée. Nous espérons donc tomber sur des fermiers, mais c'est peu probable puisqu'ils montent le matin sur leurs terres.

    Nous partons de Ticaz Toukité, notre logement si confortable, aux alentours de 14h30 - avec une inertie qui rendrait Newton jaloux. Nous trouvons facilement des voitures qui nous emmènent jusqu'au début de la route qui part de Salisbury et qui monte jusqu'au début du segment tant convoité. On est à l'entrée d'un village, les familles font la fête car c'est dimanche, on se dit que ça peut prendre un long moment d'arriver là haut.

    Nous avons très peu attendu, une voiture s'arrête déjà et nous propose de nous avancer. On se dit que c'est ça de gagné ! En discutant avec le conducteur, on se rend compte que la chance nous sourit : il connaît bien le segment que nous allons emprunter, mais surtout il connaît la route par cœur et vu sa maîtrise, il semble être passé à côté d'une carrière de pilote de rallye. Il décide de nous poser exactement au point de départ de la rando, en nous donnant des conseils avisés. On se rend compte à travers ses questions qu'il vérifie notre connaissance du trail, car il vaut mieux être renseigné sur cette partie. Nous l'avons sûrement convaincu, et c'est tant mieux puisque ça fait un moment que nous préparons cette partie du WNT, sûrement la plus difficile.

    Nous arrivons donc beaucoup plus tôt que prévu ! Le moral est au maximum, il ne nous reste plus qu'à trouver un endroit pour dormir. En avançant sur le début du sentier, on rencontre un fermier qui termine sa journée de travail. Nous ne sommes pas les premiers fous qu'il croise en direction du segment 9. Très accueillant, il nous propose de planter la tente sur un terrain plat devant une petite cabane, que nous auront aussi le droit d'utiliser. Il redescend chez lui à la tombée de la nuit, encore une fois nous sommes tombés sur quelqu'un de vraiment gentil et nous réalisons la chance que nous avons !

    On profite donc de tout le temps qu'il nous reste pour discuter organisation, travailler sur la suite du voyage, et préparer le départ du lendemain. On se trouve en altitude, proche de la montagne Morne Diablotin, et il fait super frais ! Ça nous fait du bien, c'est même l'occasion de sortir les pulls.

    On va se coucher après un bon repas, le classique bol de pâtes qui fait quand même plaisir, motivés et plein d'énergie pour les aventures qui arrivent.

    ✒ Clara
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  • WNT J10 : L'expédition

    May 9, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 24 °C

    Le soleil se lève derrière Morne Diablotin, le plus haut sommet de Dominique surplombant le segment 9. Nous avons alors devant nous la journée la plus engageante du trek puisque que notre traversée de ce segment dépend de plusieurs paramètres : l'ouverture du chemin, la qualité du terrain, les éventuels obstacles et la météo. Nous avons prévu notre petite expédition à partir des infos d'un groupe qui l'a réalisé quelques semaines auparavant. Notre objectif est d'atteindre un spot où il est possible de poser la tente dont ces derniers nous ont donné les coordonnées GPS. Car finalement, le plus gros risque et de devoir continuer à marcher dans la jungle de nuit à la recherche d'un spot de dodo.

    Première bonne nouvelle on se lève dans un beau temps. C'est vraiment bon pour l'état du chemin et pour notre moral. Après une morning routine volontairement écourtée, on se lance sur le segment avec la pression de réussir notre objectif. La première heure nous permet d'avoir la température : le segment traverse inlassablement des ravines escarpées une par une, il est donc globalement raide. Ce dernier est très accidenté mais mieux ouvert que ce à quoi on s'attendait : la machette n'est pas nécessaire. Les personnes qui nous ont précédés nous on surrement bien aidé. Aussi la météo reste plutôt stable est le sol n'est pas détrempé. Les conditions ne sont donc pas les pires.

    Progresser est très long, il faut sans cesse passer au dessus des obstacles, s'appliquer à chaque pas pour nous pas perdre l'adhérence et dégringoler dans la pente. On avance donc très doucement mais surrement. Les cartes étant imprécises, on ne peut pas se fier aux distances, élévations et temps de marche annoncés mais on peut tout de même avoir une bonne idée du chemin parcouru. Après 3h de marche on constate qu'on a peu près réalisé un tier de la route, cela concorde à nos estimations et nous conforte dans le fait que nous sommes dans les temps. On continue ainsi et plus la journée avance plus nous sommes confiants. A la pause de midi qu'on a essayé de faire rapide, le moral est bon, tout semble ce passer comme prévu. Nous vivons cette journée plus pour le challenge que pour le plaisir du chemin qui n'a d'ailleurs pas grand intérêt si ce n'est qu'il est vraiment perdu dans le "bush" et qu'il apporte un vrai sentiment d'être au milieu de nulle part. On n'est apparemment pas les seuls à être perdu au milieu de nulle part puisqu'on à fait la surprenante rencontre d'un paon dont on n'a pas réussi à s'expliquer la présence.

    Le chemin devient un peu moins raide et moins glissant sur la fin de la journée et on atteint finalement notre objectif vers 16h30. Le spot n'est pas aussi sympa qu'on l'avait espéré, la zone est un poil trop petite pour notre tente et la rivière qu'on nous avait annoncée est plutôt un petit ruisseau. Ça fera l'affaire. On utilise le temps de jour qui nous reste pour l'améliorer en construisant un banc et une table en bambou.

    La distance parcourue n'est pas si longue, on a tout de même mis 6h à faire ce qu'un GPS annoncait en 1h30. On est tout de même super fatigués. A la tombée de la nuit, la pluie démarre et c'est pile ce qu'il nous faut pour nous donner envie une bonne fois pour toute de finir le trek. Après une douche dans une flaque et un repas sous la pluie on se réfugie dans la tente pour planifier notre plan de bataille pour finir le trek le lendemain plutôt que le surlendemain.

    Comment va se terminer cette aventure ? La suite au prochain épisode...

    Armel.
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  • WNT J11 : Le tout pour le tout

    May 10, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 25 °C

    Dring Dring. ⏰

    6h du matin et en a peine 2 min tout le monde est réveillé, c'est très rare ! Et pour cause, chacun a sa mission du matin que nous avons prévu la veille.
    Clara et Armel s'attaque au rangement et pliage de la tente pendant que Titouan sors enfin le réchaud à gaz afin de concocter un petit déj rapide. Pour la première fois de tout le trek le menu change, ça sera porridge pour tous, car plus rapide à préparer.

    Tout est prêt, on décolle. L'objectif d'aujourd'hui est simple : finir le trek, et donc arriver à Picard, chez Gaspard et Anna. Ce qu'il nous attend : la fin du segment 9, le segment 10 et la moitié du segment 11. Let's go. 🚶‍♂️

    La fin du segment 9 est un peu plus praticable que le début de celui-ci, car on y trouve des chemins un peu plus dégagés et plats, ce qui nous permet d'être assez efficace. Le moral est à fond et on va même jusqu'à courir sur certaines portions en descent, tel Aragorn, Legolas et Gimli poursuivant les Uruk-Haï. Il nous faudra quand même 2 bonnes heures pour sortir de la jungle et rejoindre une route de ferme bétonné. Ensuite la carte nous indique 30 min de marche sur cette route jusqu'au départ du segment 10, il nous en faudra seulement 15 (vitesse = nous). 🚅

    A ce moment là on est quand même bien heureux, il est à peine 10h du matin et on a fini le segment 9, ce fameux sentier qui nous aura pris du temps mais surtout beaucoup d'énergies ! On enchaîne directement avec le n°10, qui est annoncé très facile ! Et il l'est assurément : Le chemin est plus large, plat et monte en zigzag au lieu de dré dans le pentu. On parle peu car on essaye de marcher vite encore une fois, pour être large. En effet on ne sait pas trop l'état du segment 11 et on a peur d'y passer beaucoup plus de temps que prévu. 🌴

    On s'autorise quand même une bonne pause déjeuner à 11h30 sous un jolie carbet. On est à moins d'une heure de la fin du 10,du coup tranquille. Ça sera riz et petits légumes aujourd'hui. 😋

    On fini ce segment en début d'aprèm sans trop forcer car la dernière partie est entièrement sur route. On entame donc le n°11 avec largement le temps d'arriver. On le sait maintenant, on va finir notre trek aujourd'hui. 🎉

    Et même assez rapidement au vu du sentier ! Une énorme allée bien large, tout droite et entièrement sur terrain plat nous permet d'avancer comme des fusées ! Une dernière descente et nous voilà au bord de la riviere de Picard, non loin de nos spot de baignade. On notera quand même un local qui nous indique que "this way is Picard". Merci, on commence à connaître 😂

    On remonte donc le terrain de Gaspard et Anna, en passant par le chantier. Il a bien avancé ! Le premier étage du Dôme est quasiment terminé et les murs sont plus épais que a notre départ. On ne reste pas très longtemps car on attend que deux choses : poser nos sacs et surtout nous laver. Nous avons atteint des niveaux jamais explorés en terme d'odeur nauséabonde et pestilentielle. Les discussions sur nos capacités olfactives sont les plus récurrentes c'est derniers jours et il nous tarde de faire partir tout ça. 🚿

    En arrivant, on croise Leila qui fait la sieste, puis Gaspar et enfin Anna. Nous sommes assez content de les retrouver et d'avoir un endroit où manger et dormir tranquille pour la nuit. On trie rapidement le propre du sale dans nos sacs et zou, direction les bains chauds.

    Après avoir rempli ces derniers de savons, nous sommes enfin propre avec des habits qui le sont aussi, et c'est un réel plaisir ! On mange des super burgers maison et on profite enfin d'une soirée tranquille, sans pression de marche le lendemain.

    On a encore du mal à réaliser qu'on a terminé c'est 11 jours de marche, mais on a en tête beaucoup de choses que l'on retiendra de tout ça.

    Vous en saurez plus dans le post récapitulatif du trek qui arrivera bientôt !

    Bisous ❤️

    Titouan
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  • WNT : Le bilan

    May 10, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 28 °C

    🌿Attention, pour lire ce post on vous conseille de poser 1/2 journée🌿

    Après ces 10 jours d'aventures sur les sentiers de la Dominique, on avait vraiment envie de prendre du recul et apprendre de toutes nos expériences.

    Voici donc un petit bilan de ce qu'on a vécu, aimé et moins aimé, et quelques réflexions sur l'organisation générale de la troupe !

    Que dire d'abord sur notre logistique générale ? Nous en sommes plutôt contents, car dans l'ensemble tous les défis ont été relevés. Nous n'avons jamais manqué de nourriture, ni d'eau, nous avions même prévu trop par moments. Ça faisait donc des sacs bien lourds, mais nous nous sommes habitués au poids qui semblait si limitant le premier jour. On est contents d'avoir tenu notre planning de base, qui s'étalait sur 11 jours. Étant donné le peu d'informations disponibles sur l'état des segments et la rareté des lieux pour faire des courses, on a quand même réussi à se tenir à ce qui était prévu - malgré des petits changements, comme le jour de repos improvisé.
    On ne peut pas parler d'organisation sans parler évidemment de la money money. Sur ce point là, notons qu'on aurait pu faire mieux. C'est vraiment rare de pouvoir payer par carte bancaire, donc dans le doute il faut prévoir beaucoup de liquide. Nous sommes partis avec quelques réserves de cash, certes, mais pas suffisantes !

    Parlons aussi de notre organisation sur le plan des spots de dodo. On n'a pas trouvé la solution optimale pour ce trek, et cette question qui revenait tous les jours était souvent une source de stress, et d'incertitude. En effet, pour être sûr d'avoir un endroit correct où dormir chaque jour, il faudrait réserver des guest house à l'avance et ce pour toute la durée du trek. On ne se rend pas bien compte quand on vient des Alpes, mais dans la jungle les zones plates et sans végétation dense sont extrêmement rares. Nous en avions parlé avant de démarrer le trek, et ce n'était pas notre souhait de dormir tous les soirs en guest house car on préfère privilégier une vraie expérience de trekking. On a remarqué au fil des jours qu'on aurait pu améliorer notre fonctionnement, en s'adressant plus souvent aux locaux pour planter la tente sur leur terrain (qui est souvent plat et plus dégagé que la forêt vierge, vous vous en doutez). Les quelques fois où nous avons osé faire le pas en avant, ça s'est vraiment bien passé et on se dit que c'est à retenir pour la suite !

    On en profite donc pour aborder la question des relations avec les locaux rencontrés pendant ces 10 jours. Après coup, on trouve qu'on a manqué d'ouverture à certains moments. Dans plusieurs cas, on a écourté les conversations, on a été plus méfiants qu'à notre habitude, et surtout moins ouverts. Le problème, c'est que nos objectifs durant ces 10 jours n'étaient pas compatibles avec de vraies rencontres, puisqu'on était toujours limités par le temps et surtout par la tombée de la nuit, donc chaque minute est précieuse. Il faut aussi ajouter qu'on voyait ces 10 jours comme une sorte de challenge physique, on est donc partis dans un contexte peu propice aux rencontres. On trouvait rarement du temps pour nous-mêmes, donc malheureusement ça rend difficile d'accorder du temps aux autres - surtout qu'en Dominique ce n'est pas une personne mais au moins une dizaine par jour qui nous abordent, et d'habitude on adore ça !

    Ensuite, il faut noter que nous sommes partis dans l'optique de découvrir la Dominique de l'intérieur, voir des paysages incroyables, être bluffés. Tous les trois, on est habitués à randonner pour rejoindre des sommets, ou des beaux points de vue. Nous nous sommes rendus compte petit à petit que nous n'allions pas trouver ça sur un trek de 10 jours : quand on choisit de traverser un pays entier, il y a évidemment des passages à couper le souffle, mais il y a aussi des moments moins intéressants ! Et cela fait partie du jeu.
    On a d'ailleurs remarqué que notre approche du trek à évolué au cours de celui-ci. Lors des quatre premiers jours, on avançait vers la découverte des paysages, des rivières et de la nature de la Dominique. Puis, avec l'accoutumance et aussi peut-être une réduction de la qualité du décor, notre lassitude nous a poussés à considérer de plus en plus la marche pour son challenge. Cette mentalité a fini par évoluer de nouveau sur les derniers jours : on marchait pour finir.

    À travers cette expérience nous avons été confrontés à l'influence de la fatigue sur la motivation et le mental. Les premiers jours, nous avons fait nos plus grosses performances physiques (jusqu'à 1300m de dénivelé positif et 21km de distance en une journée), le tout avec les sacs à dos. Pourtant ces journées sont parmi nos préférées, et nous avons rarement été démotivés durant cette période. À partir du jour 6, nous avons remarqué que notre motivation était plus en dents de scie, nous étions plus fermés et parfois stressés. On passait de l'euphorie et l'extase à la démotivation totale en l'espace de quelques minutes. Le point de non retour qui a achevé notre moral était sûrement sur le jour 8, lorsque nous avons mis 4h à parcourir 5km, dans la boue, les pieds mouillés... C'est à ce moment que nous avons décidé de prendre un jour de repos, nécessaire physiquement et surtout mentalement sinon nous n'aurions sûrement pas fini le trek (sachant que le segment 9 qui nous attendait derrière était le plus dur).
    Nous ne sommes pas les plus attachés au confort, pourtant nous nous sommes surpris à rêver d'une douche et de vrais lits par moments - et même d'un F1 à Paris dans les pires moments, c'est dire.

    Nous avons aussi constaté l'importance de la préparation mentale. En effet, sur le segment 9, nous nous étions préparés à marcher sur un sentier très peu entretenu, raide et engagé. Nous savions que le rythme serait plus lent, et grâce à ces informations nous avons gardé la motivation pendant toute la marche (par contre on note un gros coup de mou quand on s'est lavés dans une flaque, qu'on a mangé sous la pluie et tendu la tente dans un arbre...).

    On a souvent été déçus de nos spots de dodo, qui n'étaient pas toujours à la hauteur de nos espérances, mais il faut retenir que quand il fait nuit, tous les chats sont gris ! Ah non, quand il fait nuit, peu importe la vue car on a juste besoin de manger et dormir, et on oublie le reste autour. On est aussi super contents de la dynamique du trio, car il restait toujours une personne motivée pour remonter le moral de ceux qui avaient plus de mal ! Et s'il y a bien une chose que la fatigue n'a pas réussi à atteindre, c'est notre amitié... toujours pas de disputes à l'horizon, même dans les moments les plus durs.
    Par contre il y a un point à améliorer : à force de passer notre temps ensemble, on pense tous de la même manière et parfois on passe à côté de choses évidentes, et on rate des opportunités. Avec le manque de recul par moments, on a eu tendance à s'enfermer dans de mauvais modes de pensée.

    À retenir de cette expérience riche en émotions : les premiers jours nous étions à la découverte de l'île, sur la suite nous sommes passés à la découverte de nous-mêmes...

    ✒ Tout le monde
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  • Dominique : suite et fin.

    May 11, 2022 in Dominica ⋅ ⛅ 29 °C

    Notre dernier jour de marche nous a déposé chez Gaspar et Anna qui nous ont gentiment accueillis avec un super repas. Cette soirée nous laisse tout juste le temps de nous retourner et de booker un Rbnb à Roseau, la capitale que nous n'avons encore pas vraiment découverte. Aussitôt arrivés aussitôt repartis après une bonne nuit de sommeil dans nos lits retrouvés. On est installés en plein cœur de Roseau et on jouit d'une liberté et de la proximité de toutes les enseignes. Au programme pour les prochains jours : rien. Ou presque, le lendemain de notre arrivée Maelle et Sam nous rejoignent dans le logement pour que nous puissions partager nos 3 derniers jours en Dominique tous ensemble. Une petite expédition à Scott's head tout au nord de l'île nous fait profiter une dernière fois des snorkelings dans cette magnifique baie qui est un spot de freediving réputé à l'international. Et pour cause, c'est une fosse qui plonge à pic à plus de 100 m de profondeur. On a même la chance d'apercevoir une impressionnante raie Léopard. A part ça on a trainé tranquillement dans Roseau, cuisiné, dansés à une ultime reggae night et mangé nos dernières tartes Jamaicaines (oui ça n'a rien à voir avec la Dominique mais c'est super bon).

    Nos aventures Dominiquaises se terminent, on est un peu tristes parce que cette île c'est un gros coup de cœur pour nous trois. On prévoyait de rester 3 semaines, finalement on a passé plus d'un mois et demi dans cette culture qui nous a tellement marqués ! On se sent super chanceux et privilégiés d'avoir visité l'île avec des locaux, noué de belles amitiés, et surtout d'avoir été plongés dans un mode de vie et une culture tout à fait différents de nos standards européens. Ce séjour restera pour nous une source d'inspiration, et peut-être qui sait, nous reviendrons un jour voir la maison de Gaspar et Anna terminée.

    Armel et un peu Clara.
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  • Bonjour Martinique

    May 15, 2022 in Martinique ⋅ ⛅ 28 °C

    Après avoir dit au revoir à la Dominique depuis le ferry, nous voilà fraîchement débarqués en Martinique. On rejoint la pointe du bout à Trois Ilets où on a réservé un Rbnb (encore la veille au soir...) pour deux jours, le temps de prendre nos marques et de trouver un logement pas trop cher. Le choc est assez violent entre la Dominique et cet endroit hyper touristique qui n'a guère de différence avec la côte d'Azur. Mais bon, le confort d'une belle douche, de grands lits et de la clim aura su nous faire accepter le changement. Le soir venu, c'est le moment de dire au revoir à Maelle et Sam qui nous quittent après une petite soirée avec une de leur amie. On avait fini par vraiment s'attacher et c'est avec beaucoup d'émotion qu'on repense à toute les petites aventures qu'on a vécues. On à hâte de les recroiser en France, car c'est sûr, ça arrivera. De leur côté ils rentrent en France pour travailler un peu et planifier la suite de leurs périples. Sam nous a d'ailleurs fait un incroyable cadeau de départ en nous prêtant son harpon dont il n'a pas besoin en métropole, on va enfin pourvoir passer à de la chasse plus sérieuse qu'au harpon à l'os taillé.

    On a trouvé un logement moins cher avec une vue magnifique sur la baie de fort de France. On en a profité une semaine à l'occasion de laquelle on a refait nos CV et démarché tous les bars et restaurants du coin à la recherche d'une expérience dans ce milieu, seul moyen qu'on ai trouvé pour vivre la Martinique de l'intérieur tout en ayant un logement et pourquoi pas une voiture pour visiter l'île. Surprise, la première enseigne visitée par Titouan lui demande de venir bosser dès le lendemain pour un extra. L'expérience est globalement mal vécue par ce dernier puisqu'il n'a même pas le droit à un petit briefing. Il a travaillé dans le stress et la pression, c'est pas très motivant pour la suite. Ce championn a quand même réussi la belle performance de débarrasser l'assiette d'une personne qui était partie aux toilettes.
    Vous vous doutez bien qu'on a pas fait que ça, on a évidemment commencé à explorer les fonds marins de la Martinique en visitant quelques baies et en expérimentant nos premières chasses. Par exemple on est allé à la grande Anse D'arlet. C'était incroyable, on a vu des bancs énormes de petits poissons, avec des plus gros qui chassaient dedans, des raies léopard magnifiques, et j'en passe. Clara c'est fait un copain poisson et Armel à fait notre première belle prise en attrapant un pompaneau sole, dégusté le soir même et jugé délicieux à l'unanimité. Anse Noire et anse Dufour ont aussi été de belles expériences visuelles mais aussi dangereuses : Clara s'est brûlé les pieds sur le sable au point d'avoir des cloques le lendemain. C'est un raté total pour sa carrière de fakir, c'est dommage après tous ses entraînements de yoga.
    Aussi, en recherchant des compères de Spike ball sur les réseaux, on a prit contact avec Romain, un INP Toulouse fraîchement diplômé qui travaille pour la méteo de la Martinique. Finalement c'est pour faire une rando avec son groupe d'amis qu'on la rencontré. Cette première rando était, après le WNT, une petite baladinette et on eu largement le temps d'aller taper quelques balles au Spike après.
    La fin de cette semaine un peu creuse est arrivée vite et en attendant d'obtenir des réponses de la part des restaurants, on a décidé de repasser en mode road trip pour visiter l'île tout cherchant d'autres plans de voyage.
    C'est le retour tant attendu (ou pas) du mode roots !

    Armel
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  • Mada Road Trip J1

    May 23, 2022 in Martinique ⋅ ☁️ 28 °C

    Journée bien chargée pour Armel et Titouan, qui passent la matinée en stage de pêche - on peut dire qu'ils nagent en plein rêve. Ils apprennent les bases de l'agachon, vont pêcher avec des palmes de pro dans les trous et reviennent en conquérants avec des soleils francs, une bourse, et un poisson lion.
    Pendant ce temps, Clara se fait une petite grasse mat et commence à ranger l'appart entre deux séances de yoga avec vue sur la baie des 3 ilets.

    En raison de la matinée très active pour nos deux pecheurs fous, un gros contrecoup de fatigue se fait ressentir. Heureusement, nous avions prévu large (pour une fois) et nous rendons l'appartement tout propre, prêts à aller chercher la voiture. Ça y est, c'est le retour du mode roots.

    Nous démarrons tout feu tout flamme, excités à l'idée de manger des sushis au poisson frais issu de notre propre pêche. Nous nous rendons sur une plage repérée à l'avance, elle répond à tous nos critères : plage sauvage, éloignée des habitations, sans trop de moustiques. Il fait déjà nuit mais nous sommes confiants car le spot est magnifique. Notons qu'il y a une petite marche entre la route et la voiture, qui vaudra un petit aller retour de 30 minutes à Clara partie récupérer l'anti-moustique.
    Il est 21h, Armel et Titouan sont en train de lever les filets des poissons, et c'est là que les aventures commencent. Nous apercevons à quelques mètres une énorme tortue luth qui sort de l'eau, très probablement pour aller pondre. Nous sommes super impressionnés et nous essayons de nous faire discrets pour ne pas la déranger. Dans les 2h qui suivent, nous verrons 2 autres tortues se diriger vers la plage pour aller pondre. Nous comprenons que nous sommes sur une plage très stratégique pour la ponte des tortues, c'est magique mais c'est vraiment important de les laisser tranquilles dans ce moment clé pour la reproduction de l'espèce. Il est 23h, nous n'avons pas encore mangé, mais nous décidons de changer de plage pour laisser les tortues tranquilles. Info pour ceux que ça intéresserait : les tortues viennent pondre sur la plage sur laquelle elles sont nées ! Elles peuvent prendre plusieurs heures à choisir leur lieu de ponte, et il leur faut des conditions très précises en température et en humidité.

    Nous arrivons vers minuit sur une plage avec beaucoup moins de charme, une autre tente est plantée dessus, mais nous n'avons pas vraiment d'autre option. Le poisson pêché il y a quelques heures n'était pas au frais, nous décidons donc de le cuire. Les sushis se transforment en riz très vinaigré avec du poisson cuit et du wasabi beaucoup trop fort. Nous allons donc nous coucher bien fatigués mais plongés dans le bain de l'expérience roots, once again, prêts à arpenter la Martinique.

    ✒ Clara
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  • Mada Road Trip J2

    May 24, 2022 in Martinique ⋅ ⛅ 29 °C

    La logistique de la tortue.

    Faire la fête avec les tortues entrain de pondre c'est chouette, mais ça fait se coucher tard ! Alors on essaye de dormir le plus possible ce matin, ce qui ne fait pas bien tard avec le combo plage touristique + soleil de plomb. On arrive tout de même à se reposer un peu et à plier le camp de manière efficace.

    Aujourd'hui est le premier vrai jour de notre road trip et nous avons bien l'intention d'en profiter ! Et non c'est une blague, ce road trip nous permet également de visiter des endroits pour préparer la suite, et c'est ce que nous avons fait.

    Un des encadrant du stage de chasse sous marine de Armel et Titouan leur a parlé d'un woofing non loin de là qui a bonne réputation. Nous décidons d'aller y jeter un œil, voir si ils sont en recherche de volontaire. Nous découvrons donc un jardin magnifique et plein de vie sur les hauteurs de Anse Mitan, ce qui donne vraiment envie ! Seulement ils n'ont pas de place pour nous car c'est un woofing très demandés... Mais nous passons du temps à discuter avec le propriétaire qui nous donne des contacts de workaway en Martinique, ce qui nous donne quelques pistes !

    Ensuite, nous revenons sur nos pas, à Anse Mitan, pour aller faire une lessive, quelques courses et préparer des post Findpenguin et Insta. Une fois cette logistique effectué, la matinée est déjà bien entamée voir terminée et nous nous arrêtons sur la plage pour picniquer et faire sécher quelques affaires. Et quel picnique : plus de 200g de fromage par personne à la pesé, et deux victimes : une Tomme et un Beaufort, on sent que ça commençait à bien nous manquer !

    Le rythme de la journée est lent et la motivation peu élevé, mais il fallait bien faire ces choses là un moment. Mais à partir de maintenant on est bon ! On peut partir et quitter Trois-Îlets !! Direction Anse d'Arlet où nous avons visiter la Grande Anse il y a quelques jours. Cette fois ci nous visons le bourg, espérant trouver une plage sympa pour dormir.

    Et oui on ne veut pas reproduire l'erreur de hier soir, donc on se met en tête de trouver un endroit de dodo rapidement, et de jour surtout !

    Le bourg sus nommé ne sera pas accepté par le comité de décision et sur les conseils d'un local, nous rejoignons Petite Anse, quelques kilomètres plus loin qui s'avéra être une superbe plage, sans trop de monde : la perfection.

    Vu qu'on y arrive relativement tôt, Armel et Titouan en profite pour faire un rapide snorkeling dans la mer un peu agité, et Clara une petite séance de yoga sur la plage. On notera la présence de très gros poissons (des Snooks) vraiment au bord de la plage, dans environ 50 cm d'eau : très impressionnant !

    Ça nous a fait du bien de faire des activités détente après le stress de la veille et les obligations de ce matin. Le moral remonte et on se lance dans quelques parties de domino avant de commencer à cuisiner notre repas du soir : pâtes pesto rosso, "Miam" dit Armel

    On ira ensuite se coucher détendu, avec quelques moustiques et toujours énormément de chaleur sous la tente: la montre de Clara affichera une température de 34°C toute la nuit, ce qui l'obligera à se coucher sur sa serviette, dans l'abside de la tente pour essayer d'avoir un peu d'air.

    Bonne nuit les baroudeurs !
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