Leticia - Départ pour Puerto Nariño
1 September 2018, Kolombia ⋅ ⛅ 25 °C
Ce matin on décoince assez tôt mais pour une fois on prend notre temps ! Petit déjeuner à l’extérieur face à la piscine, le tout en short et tee shirt, ça change des 7 mois de froid précédents. Vers 11h il faut tout de même que l’on décolle car aujourd’hui nous souhaitons aller à Puerto Nariño, un petit village paraît t’il très joli à 2h de bateau de Leticia. Il y a plusieurs départs mais nous souhaitons prendre celui de midi or nous devons passer à la première agence dans laquelle nous sommes passés hier afin de tenter de négocier le prix. Nous arrivons donc là-bas avec un plan ! En effet le prix initial par personne est de 632€, c’est exorbitant hors ce tour correspond tout à fait à nos attentes. La deuxième agence hier avait des vidéos pour présenter leurs services alors que celle qui nous intéresse n’à presque aucun support pour vendre ses excursions. Nous avons donc une idée car nous avons tout le matériel adéquate (go pro, appareil photo et trépied, smartphone et drone) et dans tous les cas nous envisagions de faire une vidéo. On arrive donc à l’agence et nous adressons directement au boss. On lui dit que le prix est inaccessible pour nous mais qu’en revanche on peut lui faire une vidéo pour la promotion de ses tours en échange d’une réduction de prix. On lui montre la vidéo de la plantation au Brésil et même s’il ne le montre pas, la magie opère, il est vraiment emballé ! Il nous demande notre prix final et comme des imbéciles nous disons 1 million de pesos colombiens, soit 283€ au lieu de 632€ initialement, soit 698€ de réduction entre nous deux ! Celui ci accepte sans broncher nous sommes donc dégoûtés car on aurait pu baisser d’avantage ! Nous sommes déjà très contents du tarif et de savoir que l’on peut monnayer nos services, que les vidéos sont suffisamment attrayantes/séduisantes pour en faire une monnaie d’échange ! Bref la négociation induite c’est qu’ils ont tout intérêt à faire que ces 5 jours soient le plus complet possible afin que l’on en montre un maximum sur la vidéo et également que le guide soit souriant et le plus professionnel possible ! Ils sont donc à l’écoute et aux petits soins, ça promet d’être magique !!!! Avec tout cela nous ne sommes du coup pas en avance pour notre bateau de 12h et le loupons. Nous prendrons donc celui de 14h. On mange sur le pouce face au port, un monsieur vend sur son stand des petites barquettes à 1,20€ avec poulet, riz, pâtes et banane plantain, c’est très bon et ultra économique. On prend le départ à 14h et sommes excités de découvrir ce village qui est recommandé sur tous les guides. La traversée en bateau est sublime, on longe les rives et pouvons observer la biodiversité de prêt. La végétation est très variée, c’est sublime , arbres géants, bananier, palmiers, etc qui donnent du relief grâce à leurs différentes tailles. Après un moment nous arrivons donc à Puerto Nariño ! Le village est vraiment en bord de rive, l’accueil est chaleureux, les gens ont le sourire et paraissent heureux, un vrai havre de paix. Nous rejoignons notre hostel pour y déposer nos affaires et partons à la découverte du village. Il y a d’ailleurs un mirador avec un joli point de vue sur le village, le fleuve et la jungle. On profitera de ce cadre pour y observer le coucher de soleil, sublime avec les pirogues au loin. Le soir on ira manger un bout dans un restaurant et rencontrerons une colombienne et une chilienne qui nous abordent sans complexe ! Elles sont rigolotes, on passe un bon moment mais nous ne tarderons pas car demain nous partons en pirogue visiter el lago Tarapoto où l’on pourra, si on est chanceux, observer des dauphins roses ! Vivement demain pour avoir la réponse 😊 !Baca selengkapnya
Puerto Nariño - Retour à Leticia
2 September 2018, Kolombia ⋅ 🌧 28 °C
Ce matin c’est aux aurores que l’on se lève car un « guide » nous attend pour une petite excursion sur le lac tarapoto, non loin de Puerto Nariño. Au programme balade en pirogue pour observer les dauphins dans leur habitat naturel avec notamment une espèce dont la particularité est d’avoir un corps rose, ils ne vivent d’ailleurs que sur l’amazone ou ses affluants, nulle part ailleurs. On décolle donc vers 8h en direction du lac, en chemin nous traversons un affluant étroit qui nous permet d’observer de prêt la biodiversité. C’est génial, le temps est ensoleillé et nous allons à notre rythme en croisant pêcheurs et oiseaux en tout genre. Une fois arrivés nous nous baignerons pour la première fois dans l’Amazon, l’eau est assez marron et nous ne voyons clairement pas le fond car le lac fait jusqu’à 80m de profondeur mais il est pour autant très propre, la présence de dauphins en témoigne. Et oui nous sommes tout excités de croiser deux dauphins roses et plusieurs autres gris qui jouent non loin du bateau. On arrivera à avoir quelques clichés vue d’en haut grâce au drone mais il n’est pas évident de les filmer. Matthieu est comme un gamin, lui qui adore ce genre de mammifère, il est comblé ! En chemin nous nous arrêterons pour aller à la rencontre d’une communauté qui vit au bord du lac. Il y a environ 20 personnes qui vivent ici, les habitations sont sommaires mais Leiticia n’est pas si loin, ils ont donc l’électricité et tout l’équipement qu’un appartement parisien pourrait avoir (télé, chaîne hi-fi, frigo et même PlayStation). Plus surprenant, on y verra un perroquet apprivoisé, celui ci nous offrira un spectacle digne du cirque du soleil, un enchaînement de galipettes, le tout dans son environnement naturel, comme quoi la liberté rend heureux quelque soit l’être. Après 4h à glander sur la pirogue nous rentrons à Puerto Narino afin d’attraper notre bateau pour rentrer à Leticia dans la soirée. Une fois sur place, on passe payer l’agence pour l’excursion du lendemain et régler les derniers détails logistiques. On dormira tôt après s’être goinfré d’une pizza gigantesque que nous ne finirons d’ailleurs pas tellement elle est est énorme ! On profitera d’une dernière nuit dans un bon lit avant de vivre sommairement dans une jungle hostile en plein milieu de l’Amazonie.Baca selengkapnya
Amazonie - Stage de survie (Jour 1)
3 September 2018, Brazil ⋅ 24 °C
Ce matin c’est de bonne heure que nous avons rendez vous à l’agence ! Nous arrivons tout excités, curieux de rencontrer le guide indigène avec qui nous vivrons je l’espère 5 jours inoubliables. Au premier abord l’impression est bonne, Gaëlo de son prénom est assez avenant, la quarantaine donc à cheval entre énergie et expérience, plutôt souriant et à tout à fait la tête de l’emploi. Son gabarit nous laisse tout de même quelque peu septique, il est petit avec une grosse bedaine, mais après tout c’est un signe de bien portance, avec lui on ne risque pas de mourir de faim 😅. On prend donc le départ au port de Leticia avec Rolré le pilote de la pirogue sur laquelle nous allons naviguer durant ces 5 jours. Il est lui aussi plutôt souriant même s’il n’a clairement pas inventé le fil à couper le beurre ! Le temps n’est pour l’instant pas de notre côté, il pleut des trombes d’eaux ça commence bien 🤣. Heureusement ici le temps change rapidement au profit cette fois du soleil, nous pouvons donc sortir la tête dehors et observer les dauphins qui viennent nous narguer non loin de la pirogue. Le cadre est vraiment sympa, difficile de se dire que nous sommes en partance pour une expédition de dingue en pleine amazonie. Au programme cette après midi c’est pêche aux piranhas, nous trouverons un endroit non loin de là où nous allons camper, dans un coin appelé Salcalbu, à environ 3h de pirogue de Leticia. L’endroit est plutôt très calme sur un embranchement du Rio Javari qui lui même est un affluent de l’amazone. Concernant la pêche je suis au regret de dire que je me suis fait humilierpar Matthieu, 7 piranhas à 3, bref une honte pour quelqu’un qui a grandi sur la côte ... Malgré cette cuisante défaite c’était un vrai bonheur de pêcher sur une pirogue, avec des cannes artisanales, dans une ambiance bonne enfant. C’est une pêche très dynamique, les piranhas se jettent en quelques secondes sur l’hameçon contenant de la chair de piranhas, ils se mangent donc entre eux, c’est vraiment impressionnant et prenant. Il faut donc être très réactif et lever la canne à la première touche, sans quoi il ne reste plus rien sur l’hameçon. C’est très ludique et amusant, on a passé un super moment !!! La suite s’orchestrera autour du montage de camp, on monte les hamacs sur les arbres et installons une bâche de protection pour nous protéger des pluies éventuelles. Une fois fait on ira en reconnaissance pour essayer d’observer les animaux, on y verra notamment de nombreux singes qui sautent de branches en branches, c’est un joli spectacle. Gaelo est déjà venu ici, on sent qu’il a ses repères, au début c’est un peu frustrant puis en fait c’est plutôt une bonne chose car c’est un gain de temps pour nous faire découvrir le plus de choses possible. On rentrera au camp pour cuisiner, la nuit commence à tomber or ce soir nous allons à la chasse aux caïmans. On est donc tout excité, ça n’est pas tous les jours que l’on a ce genre d’occasion. On prépare donc le feu à l’aide d’une pierre à feu, ça n’est pas la méthode traditionnelle mais le sol est humide c’est donc mission impossible. On fera frire à la poêle les piranhas péchés l’après midi, c’est au passage un vrai délice avec un peu de riz. C’est tellement gratifiant de manger sa pêche, d’autant plus quand c’est un poisson peu commun comme le piranha. Bref super expérience ! À présent il est temps de regagner la pirogue en quête de caïmans. Ça nous paraît assez improbable de pouvoir en chasser mais Gaelo a l’air assez sûr de son coup, on va donc lui faire confiance ! On part sous les coups de 19h30 avec nos frontales sur la tête pour réparer les caïmans. En effet leurs yeux apparaissent facilement dans le noir car la lumière réfléchit dessus et c’est d’ailleurs cela qui les aveugle et permet de pouvoir les chasser. On en verra donc plusieurs et sommes tout proche d’attraper le premier que nous voyons. C’est génial, nous les repérons et Gaëlo essaie de les assommer à l’aide d’un bâton. L’exercice n’est vraiment pas simple car la plupart du temps dès qu’ils sont aveuglés ils plongent dans l’eau. Le pilote roljé n’aidera en rien, il est deux de tension et manœuvre comme un pied. Gaëlo s’enfonce parfois dans la mangrove pour essayer de les attraper mais sans succès. À la toute fin il parvient tout de même à en attraper un à main nue ! C’est vraiment un grand malade, même s’il est vrai qu’à la couleur des yeux et à la taille de ceux-ci il est possible de deviner l’âge et donc la taille du caïman, ça reste tout de même ultra dangereux ! Leurs yeux sont rouges comme l’étoile Mars, c’est vraiment impressionnant et assez facilement distinguable ! On est donc impressionné par la capture du jeune caïman qui mesure à peine 50cm. C’est incroyable de pouvoir le tenir dans les mains et l’observer. Malgré sa petite taille il est vif et puissant, on sent qu’il est effrayé et c’est justifié, à sa place nous réagirions de la même façon . Heureusement pour lui il est trop petit et il n’y a pas grand chose à manger, nous le relâcherons donc après quelques photos/vidéos souvenir ! Quelle expérience incroyable, on n’en revient pas, c’est vraiment surréaliste !!!! On a chassé un caïman et l’avons tenu dans nos mains 😱. Gaëlo est content même si un peu sur sa faim car l’idée était d’en tuer un, afin d’avoir de quoi manger pour les prochains jours. Nous retenterons donc demain dans l’espoir d’en trouver un plus gros. Quelle première journée incroyable, ça commence fort, très fort ! Difficile de trouver le sommeil après une telle soirée mais il faut se reposer, demain risque d’être également fort en émotion !!!Baca selengkapnya
Amazonie - Stage de survie (Jour 2)
4 September 2018, Kolombia ⋅ 29 °C
Après une nuit incroyable, bercés par la douce mélodie de la forêt, nous nous réveillons accompagnés par le chant des oiseaux, bref quel pied de dormir enveloppé dans un hamac ! Le réveil se fait en douceur, Gaëlo est déjà levé, il a fait le feu et le café est prêt, que demander de plus 😊. Le matin on commence par vider les poissons pêchés au filet par Roljé et on les fait mijoter dans une casserole sur le feu. En attendant on part à la découverte de la forêt, dans l’espérance de trouver un paresseux, cet animal qui ressemble un petit peu à un koala et qui bouge ultra lentement. En chemin il nous inculque certains éléments de survie comme reconnaitre des lianes dans lesquelles il y a de l’eau. C’est juste impressionnant de voir la quantité d’eau qu’une liane peut contenir. La nature est tellement bien faite qu’il faut la couper à deux endroits pour que l’eau se déverse. L’eau en question ne se déverse d’ailleurs qu’en étant de biais ou à la verticale, à l’horizontale cela permet donc son transport sans que l’eau coule. Ça sera une belle découverte qui peut s’avérer très pratique en cas de survie ! Attention tout de même à ne pas confondre les espèces car certaines peuvent causer des problèmes d’intoxication sévère. Nous poursuivons notre chemin et regagnons la pirogue afin de rejoindre une petite ville dans laquelle nous attend un autre guide nécessaire pour la suite du tour. Il se prénomme Carlos, donne une bonne première impression et a la tête de l’emploi, il s’avérera par la suite qu’il sera nettement en deçà de Gaëlo. Une fois fait nous nous dirigeons toujours en pirogue vers une communauté reculée dans laquelle nous allons passer la nuit. L’endroit est vraiment paisible et sauvage, à notre arrivée 4 jeunes filles d’environ 10 ans jouent au foot. On fera quelques échanges de balles avec elle avant d’aller visiter un arbre géant à quelques minutes de pirogue de là. Quand je vous géant je n’exagère pas, il n’est pas très haut, environ 40 m, en revanche sa circonférence est juste gigantesque, environ 10 m de diamètre ! Nous y faisons de nombreuses photos et essayons de monter quelques mètres sur une liane afin de prendre quelques clichés sympas. La nuit tombe et nous en profitons pour nous baigner avant que les caïmans fassent leurs apparitions. Le coucher de soleil est juste sublime, c’est abusé !! Une fois la nuit tombée nous partirons de nouveau à la chasse aux caïmans, sur un petit influent non loin de là. Malgré le fait d’avoir croisé un pêcheur qui nous dit ne pas en avoir vu nous poursuivons nos recherches et en effet rien pendant bien une demi heure avant d’en voir un le long de la berge. On s’approche rapidement avec la pirogue en l’éblouissant et Gaelo lui met un coup de harpon au niveau de la tête, derrière la mâchoire. Il a très bien visé car plus à côté c’eut été dur comme de la pierre et il se serait débattu. En prenant des photos et vidéos, dans l’euphorie générale le bateau tangue et je tombe à l’eau tout habillé, mon téléphone dans la poche. À ce moment là le caïman est toujours vivant à à peine 1 m de moi de l’autre côté de la pirogue. Inutile de vous dire que gaelo se jette sur moi et que je ne mettrai pas longtemps à remonter dans la pirogue ! Petit coup de pression mais tout va bien. On ira l’achever sur la rive afin de pouvoir le rentrer dans la pirogue sans risque. Nous le dépècerons demain matin en en donnant une partie aux communautés. Soirée juste incroyable, malgré un peu de remord nous sommes conscients qu’il sera mangé dans son intégralité ! Vivement demain pour de nouvelles aventures.Baca selengkapnya
Amazonie - Stage de survie (Jour 3)
5 September 2018, Kolombia ⋅ 31 °C
Après la soirée incroyable passée la veille nous avons dormi comme des bébés dans cette communauté fort sympathique. Au petit matin on profite du cadre, le lever du jour est sublime, face à l’amazone avec cette végétation incroyable. On prend le temps d’apprécier notre café et c’est parti pour la première activité de la journée, encore une fois inédite, à savoir la préparation du caïman. On le découpera en plusieurs tronçons, tout d’abord la tête, la queue, puis une autre partie du corps. Je ne vous cache pas que la « peau » est comme une armure en cuir épais d’une incroyable résistance, je ne vous explique pas le nombre de coups de machette pour en venir à bout. Par la suite nous ferons des parts car les pièces sont grandes et il y a plusieurs communautés à régaler. Nous en gardons également pour nous afin d’en manger dans la jungle, cuisson au feu de bois 😋. Une fois fait nous faisons notre package et c’est parti pour l’expédition de 2 jours dans la jungle reculée sans aucune habitation. Nous marcherons environ 4 à 5h avant d’arriver à un endroit qui nous paraît bien pour camper. En chemin les guides nous font découvrir de nombreuses choses, notamment l’arbre qui sert à faire du caoutchouc. C’est vraiment impressionnant, en malaxant la sève blanche cela forme une pâte qui s’avère être ultra résistant et élastique. On y voit d’ailleurs sur l’écorce des arbres, les vestiges de l’exploitation du caoutchouc des années 70/80 😢. Ils nous feront également découvrir une autre essence dont la sève correspond à du lait sucré comestible ! Malheureusement ça n’est pas l’époque pour les fruits, ceux là apparaissent plutôt pendant la saison des pluies vers décembre, ce qui ne va pas nous aider pour nous nourrir 😜! On poursuit la marche et découvrons d’autres ressources incroyables comme certaines écorces d’arbres qui permettent de faire du fil ou même du textile (pour aborigène, ça n’est pas de la haute couture ☺️). Une fois arrivés à l’endroit où nous allons dormir, nous tâchons de monter le camp avant la tombée de la nuit. Il ne faut pas chômer car il y a du boulot ! On commence malheureusement à couper certains petit arbres pour faire la structure de nos abris. Ça n’est pas de gaieté de cœur car cela va complètement à l’encontre de Let’s treep! mais c’est un apprentissage nécessaire, nous planterons plus d’arbres pour compenser ceci. Pleins de remord, nous prendrons finalement la décision de ne faire qu’un abri, cela nous permettra tout de même d’apprendre, sans déforester toute la jungle. On tirera au sort pour savoir qui dormira dessous, les autres dormiront à la belle étoile, en espérant qu’il ne pleuve pas 🙏🏻😬. Nous faisons donc la structure à l’aide de petits arbres qui servent à former le toit, ceux ci reposent sur des arbres plus gros que l’on n’a pas abattus, ils servent de tuteurs pour supporter la charpente. Toute cette structure est fixée par du fil naturel qui provient de l’écorce d’un certain type d’arbre. Une fois fait nous allons couper des fougères format géant, elle doivent faire entre 3 et 4 mètres de haut. L’avantage des fougères est que le cœur de l’arbre continue à vivre même si les branches sont coupées, c’est toujours ça de pris ! On superpose les fougères sur la structure afin de rendre le toit imperméable à toute entrée de pluie. Encore une fois nous les fixons avec du fil naturel. On mettra environ 1h à 1h30 à 3 pour finir l’abri qui accueillera Matthieu, le grand gagnant du tirage au sort ! Pendant ce temps Carlos s’occupe de la popote. Il a cuisiné le caïman pêché la veille, avec comme accompagnement des pommes de terre et du manioc. Le tout en dressant un décor cosi parsemé de bougies. Nous sommes impatients de déguster ce succulent repas mais avant toute chose Gaëlo nous apprend comment fabriquer un piège pour chasser des petits rongeurs. Nous nous attendions à une petite structure mais il nous sort la grande artillerie avec un piège imposant fait notamment d’un arbre lourd qui servira à assommer l’animal, d’une petite cage pour l’emprisonner ainsi qu’un système de levier pour actionner le tout. L’animal sera donc attiré par le morceau de manioc qui activera le balancier et fera tomber l’arbre sur lui. Une fois encore nous sommes bluffés et impatients de savoir si nous allons chasser quelque chose ou non. Cette fois c’est l’heure du gueuleton et figurez vous que c’est un vrai délice ! La cuisson au feu de bois donne un aspect de chair de langoustine au caïman, c’est tout simplement délicieux ! On se remplira la panse avant de profiter d’une nuit étoilée sublime ! Encore une fois, qu’elle journée 😍Baca selengkapnya
Amazonie - Stage de survie (Jour 4)
6 September 2018, Kolombia ⋅ 32 °C
Après une excellente nuit passée au milieu de la jungle, c’est au milieu des arbres que nous émergeons. Cette nouvelle nuit en hamac était un régal, dommage que nous ne puissions pas faire la grasse matinée. La veille je m’étais engagé à faire le feu seul grâce aux pierres de feu, je me lève donc aux aurores dans l’espoir d’allumer le feu et de faire chauffer le café pour les petits dormeurs restés « sous la couette » quelques minutes de plus. À l’aide de la machette, je commence donc à effiler du bois sec afin de faire la base de mon feu. Je coupe également de plus gros morceaux et fends certaines autres petites bûches afin d’alimenter le feu une fois allumé. L’exercice, avec une bonne préparation est finalement plutôt simple, en 20 mn l’affaire sera réglée. Après avoir déjeuné nous prenons la route pour regagner la communauté dans laquelle nous avons dormi l’avant veille. En effet, c’est le point de départ de l’endroit qui nous mènera à la plateforme. En chemin nous croisons de nouveau de nouvelles espèces de plantes et d’arbres. Gaëlo nous confectionnera d’ailleurs un sac à dos à l’aide de seulement deux fougères géantes. C’est tout simplement incroyable de voir la technique qu’il emploie, c’est une sorte de tissage qui parait simple mais qui dans l’exécution ne l’est pas du tout. Le sac est ultra résistant et peut servir pendant des mois sans céder, c’est vraiment bluffant. Par la suite nous irons nous baigner dans un des ruisseaux qui alimentent le fleuve, il y a une petite plage de sable blanc, c’est idéal pour se rafraîchir quelque peu. On y passera un moment avant de reprendre la route jusqu’à finalement retrouver la communauté. On y déjeunera du caïman avant de jouer de nouveau au foot avec les petites filles du village. On partira par la suite en direction de la plateforme perchée à 35m de hauteur avec un panorama sur une bonne partie de la jungle. Le spot en haut doit être fou mais ne serait ce que d’y monter, l’activité est top. Le fait d’être dans le vide à devoir se hisser jusqu’en haut rend l’expérience assez magique. Pour rajouter une couche, nous faisons l’ascension pendant le coucher de soleil, c’est vraiment magique et la vue d’en haut est juste incroyable. La plateforme est plus que sommaire mais que désirer de plus dans un tel cadre. Seuls un plancher et des arbres à perte de vue... On dormira de bonne heure après avoir observé quelques étoiles filantes ! Encore une journée de dingueBaca selengkapnya
Bogota - Dernier jour
13 September 2018, Kolombia ⋅ 29 °C
Aujourd’hui c’est de bonne heure que je me lève. En effet je pars faire un peu de sport et prendre l’air car après la journée morte d’hier j’étouffe. Je me dirige donc vers un terrain de foot synthétique non loin de l’appartement. Je commence donc par une petite heure d’entraînement (footing classique, fractionné, pompes, abdos, etc), ça fait du bien même si l’altitude rend l’exercice plus compliqué que d’habitude. Je ferai par la suite connaissance avec des colombiens de souche qui jouent là tous les jeudis et par chance j’aurai l’occasion de jouer une petite heure avec eux sur un grand terrain en mode 9 contre 9. Je passe un super moment, ça fait un bail que je n’ai pas pratiqué de sport et ça se voit car ma douleur au genou ne mettra pas longtemps à réapparaître. Après cette bonne session je retourne à l’appartement pour déjeuner et me changer afin de faire « the free city tour ». Matthieu l’a fait ce matin et c’était apparement vraiment canon, d’ailleurs il a prolongé la visite en déjeunant avec 1 français et 3 françaises qu’il a rencontrés durant la visite. Le guide est vraiment au top, nous apprendrons de nombreuses choses sur l’histoire et le patrimoine de la Colombie, notamment à travers des bâtiments et anecdotes. Pour exemple, le bâtiment représenté sur l’une des photos, en plus d’être un lieu sublime reconnu pour faire partie des 10 plus beaux opéras au monde, est aussi et surtout un lieu symbolique emblématique en Colombie car il a accueilli gouvernement et FARC pour signer l’accord de paix. Le palais qui se situe en face de cet opéra, fut le premier palais présidentiel après l’indépendance du pays (avant lors de la dictature, le pays incluait le panama et le Venezuela). On apprendra également que fidèle castro une fois arrêté avait trouvé le moyen d’avoir l’accord du gouvernement pour se construire sa propre prison. Il avait alors construit un bâtiment luxueux (genre 5 étoiles) dans lequel il avait tout le confort, les prostituées ainsi que tous les moyens de communication pour continuer son trafic. Il vint même à tuer 2 personnes dans sa propre « prison », après cela le gouvernement décida tout de même de le capturer mort ou vif, il s’enfuit donc mais fut tué lors de sa cavale. Nous apprendrons également que bien avant tous ces événements, lors de l’époque des conquistadors, les locaux avait un rite ancestral qu’ils pratiquaient depuis 200 ans. Cela consistait à monter sur un volcan dans lequel il y avait un lac et y faire des cérémonies d’offrandes aux dieux. Pour cela ils allaient au milieu du lac sur un radeau fait d’or, faisaient appel aux dieux à travers des chants en ayant des objets faits d’or sur leur tête. Une fois fini ceux si jetaient ces objets faits d’or dans le lac, pour eux ce rituel consistait à extraire l’or de la terre, l’offrir au dieux via des chants et le redonner à la terre en le jetant dans le lac. Résultat la légende dit qu’a l’époque des conquistadors le lac fut vidé et que tout fut pillé. Le musée d’or de Bogota, avec 55000 objets est le musée regroupant le plus grand nombre de pièces d’or au monde, et cela ne représente que 1% de ce qu’il y avait en quantité d’or dans ce lac !. J’apprends également que la Colombie n’est pas seulement le pays du café mais aussi le pays où la qualité de l’émeraude est la plus pure au monde. Il y a de nombreuses mines qui en font une référence mondiale, le commerce d’émeraude y est très répandu et les prix sont très bas car directs récoltant. Je craquerai d’ailleurs pour une petite pierre brut, contenant une petite émeraude en guise de souvenir de ce pays incroyable. Nous y apprendrons d’ailleurs comment distinguer une vrai d’une fausse, comment reconnaître une émeraude de bonne qualité, etc. Il y a de nombreux négociants ici, c’est une plaque tournante pour des clients du monde entier. Une fois la visite terminée Matthieu et moi partons manger un plat typique de la Colombie, celui ci s’appelle Ariaco, c’est une soupe avec des légumes et du poulet, accompagnée de riz et d’avocats, c’est plutôt bon même si c’est assez cher. Le soir nous irons boire un dernier verre dans un bar à concert dans le centre, demain c’est le grand départ pour la plantation, on profite jusqu’au bout.Baca selengkapnya
Santa Rita - Arrivé à la plantation
14 September 2018, Kolombia ⋅ 31 °C
Aujourd’hui c’est le grand départ pour la plantation. On se lève vers 9h pour un avion qui part à 13h, l’idée étant d’arriver à la plantation pour le début de soirée. Nous aurons passé un bon moment à Bogota même si nous n’avons pas forcément optimisé le temps passé. En même temps on revenait de 5 jours de stage de survie, une croisière, bref on ne peut pas toujours être au taquet, sans compter que l’on n’a plus 20 ans et que l’on se remet plus difficilement des soirées 😜. Après 2h de vol nous arrivons à santa marta, l’avion est collé à la mer, c’est un vrai régal ! Il nous reste à présent environ 2h de bus pour gagner la plantation. On prend un taxi jusqu’à l’arrêt de bus et c’est parti, transfert avec les locaux dans un bus plutôt confortable. Une fois arrivés nous sommes excités de découvrir la famille qui nous hébergera pendant 5 jours. Nous sommes également excités de découvrir les lieux de plantation. En effet, contrairement à la fois dernière, la grande parcelle qui nous concerne est subdivisée en de plus petites et chaque paysan à la sienne. Elles sont toutes d’une taille similaire mais leur forme change. À notre arrivée Pierre est déjà là, ça fait plaisir de le revoir après 2 semaines séparés. Nous faisons donc les présentations avec la famille, ceux ci nous proposent un café en attendant Justine, une bénévole de l’association envol vert qui va coordonner la plantation. Elle arrivera un peu plus tard dans la soirée, ça fait plaisir de faire sa connaissance car on a pas mal échangé par messages, à présent le projet prend enfin forme. Elle nous brifera sur le programme de ces 5 jours et nous racontera un peu l’histoire de la communauté qui sont pour beaucoup ici à cause de l’immigration liée aux violences du conflit précédent entre farcs, milices et armée. Le premier repas s’avérera très copieux et les boissons ici sont toutes sucrées comme jamais (café, lait, autres jus), ça va être compliqué. On passera une superbe soirée à parler avec la famille avant d’aller se coucher sous une grange dans nos hamacs. Ici pas d’électricité ou presque, le réseau est limité, pas d’eau courante ni de douche. Pour se laver tu mets les pieds dans une bassine remplie d’eau provenant d’un bassin qui accueille des poissons avec des écailles au fond. Et tu te sers d’un seau pour remplir rRomain vider l’eau sur toi afin de te rincer.Baca selengkapnya
Santa Rita - Premier jour de plantation
15 September 2018, Kolombia ⋅ 29 °C
Aujourd’hui c’est tout excités que nous commençons la plantation. Avec Justine, la coordinatrice de la plantation, nous nous rejoignons à un point donné afin d’attendre les bénévoles avant de rejoindre la parcelle sur laquelle nous allons travailler. Nous sommes un peu dégoûtés que les 30 étudiants qui devaient venir nous prêter main forte ne viennent finalement pas pour des raisons de sécurité à cause de l’ouragan. Nous sommes malgré tout nombreux, environ une dizaine pour commencer la matinée. Avant toute chose nous avons environ 1h30 de route pour rejoindre la communauté. Celle ci se trouve en plein milieu de la forêt colombienne et la plupart du chemin n’est accessible qu’à pied. Une fois sur place nous sommes sur une butte qui domine une bonne partie de la forêt et qui donne une vue sur cordière/océan. Nous commençons par petit déjeuner afin de prendre des forces puis commençons le travail. La parcelle est en pente et en friche, mais l’humeur est bonne et tout le monde est de bonne volonté. C’est dommage, Justine ne voulant pas nous expliquer la méthode, nous perdons du temps et la moitié des bénévoles se tourne les pouces. Il est aussi normal qu’il y ait un temps de rodage, nous sommes le premier jour et elle est toute seule. Heureusement une bonne partie de la logistique a été faite avant, les aliments, l’eau et les arbres ainsi que les outils. Nous planterons finalement presque 75 arbres rien que ce matin ainsi qu’une trentaine dans l’après midi. L’après midi moins de personnes seront présentes car ils ont une réunion au sein de la communauté, Justine fait signer une feuille de présence pour finalement rétribuer les personnes qui sont venues sur la base du volontariat. Elle ne souhaite pas en faire part avant pour créer une ambiance solidaire. C’est une bonne chose si beaucoup de gens viennent car nous avons tout de même 700 arbres à planter en seulement 5 jours. Nous rentrerons contents de cette première journée même si nous restons sur notre fin car l’objectif journalier n’a pas été atteint, nous verrons il faut être indulgent. Au retour, sur le chemin nous croiserons un serpent, on n’en a pas vu un seul en Amazonie et là, premier jour, surprise, 60cm pas plus. Une fois retournés au centre du village, nous offrons une bière a Justine et faisons le bilan avant de rentrer chez nos hôtes. Le bilan reste tout de même positif, ça avance malgré tout ! On se couchera de bonne heure, un peu éprouvés de la journée 😊.Baca selengkapnya
Santa Rita - 2ème jour de plantation
16 September 2018, Kolombia ⋅ 🌧 29 °C
Aujourd’hui c’est dimanche et les gens ici ont pour habitude d’aller à la messe, pour autant nous espérons avoir des bénévoles. Nous serons un petit groupe et encore une fois la plantation est loin, mais nous sommes motivés. Le matin des jeunes enfants viennent nous prêter main forte, nous avons aussi un doyen de 82 ans, toutes les générations sont représentées même si la parité n’est pas respectée. Ici les femmes font majoritairement à manger et les hommes travaillent au champ, un jour viendra ou cela changera ! En attendant Jonathan, l’ingénieur forestier prend les choses en main et les choses avancent bien. Nous reforestons une parcelle ravagée par les flammes. Ici la culture par bruli est souvent employée pour fertiliser le sol, pour autant elle est rarement maîtrisée et de nombreux accidents interviennent. Nous planterons donc une variété d’arbres divers, des « Madurables », soit des arbres à bois tous les 12 mètres et des arbres fruitiers tous les 6 mètres. Entre chaque 6 mètres nous plantons un autre type d’arbres appelés « matarraton », des branches en boutures qui, à travers leurs vertus, vont protéger les autres arbres. Nous en planterons presque 90 le matin et 60 l’après midi sur une parcelle juste horrible car en pente, le but étant de couvrir un ancien ruisseau asséché à cause du manque d’ombre. La journée sera encore pleine de rencontres, les gens sont très sympathiques même si nous ne sommes pas certains qu’ils sachent que nous sommes à l’origine de cette action. En effet, « envol vert » l’organisme par lequel nous sommes passés semble ne pas vraiment faire la promotion de notre projet mais s’accapare plutôt les mérites. Peu importe, nous ne sommes pas là pour la reconnaissance des autres mais ça n’est pas très « fair » de leur part. Nous sommes encore une fois ravis de cette journée et ça n’est pas fini car ce soir nous faisons la cuisine pour nos hôtes. En effet nous avons décidé de leurs faire découvrir les bolognaises et figurez vous que ça fera un vrai carton. Nous l’avons quelque peu revisitée car nous n’avons pas de sauce tomate mais du ketchup et pas de viande hachée. Nous ferons donc de la viande rouge, du poulet, ainsi que des crudités et ce dans des ramequins différents comme ça chacun prend ce qu’il souhaite. Tout le monde est conquis, même la mère de famille qui espère ne pas être sollicitée tous les jours pour ce genre de plat. Nous finirons la soirée par du karaoké en espagnol et en français, super moment de partage.Baca selengkapnya
Santa Rita - 3ème jour de plantation
17 September 2018, Kolombia ⋅ 31 °C
Aujourd’hui sera la journée la plus productive de la semaine ! Comme chaque matin nous nous donnons rendez vous à 6h, mais cette fois nous changeons de communauté. De plus 3 français en transit dans le coin viennent nous prêter main forte. Ça fait plaisir d’avoir du renfort et de rencontrer d’autres globe-trotters. Nous commençons la journée à 10 ou 15, le tout dans une parcelle qui semble ultra praticable comparé à ce que nous avons connu jusqu’à présent ! Après 45min de marche nous entamons du coup un autre type de projet car contrairement à celui d’hier qui consistait à reforester une zone dévastée par les incendies ou encore pour apporter de l’ombre à certains ruisseaux asséchés, cette fois nous allons créer une espèce d’enclos à bétail fait d’arbres afin de les nourrir tout en absorbant les gaz à effet de serre. Nous sommes ravis que les parcelles varient même si c’est plus de travail car à chaque fois c’est un nouveau chantier avec le matériel à prévoir, les vivres, les plants, etc. Heureusement, il faut le dire, l’association envol vert gère plutôt bien la logistique afin que l’on ne manque de rien. On ne vous cache pas qu’il y aura quelques ratés et que tout est loin d’être optimisé mais nous ne sommes pas en Occident et l’aspect culturel y est pour beaucoup. Nous visiterons la pépinière de ce propriétaire de parcelle qui travaille sur ce projet depuis environ 3 mois afin d’avoir des plants variés en bonne santé. Le terrain est plat et les arbres se plantent tous les 2 mètres, inutile de vous dire que le rythme est pris et que l’on avance à une vitesse folle. On se divise le travail en plusieurs groupes, une équipe marque le tracé des arbres à planter, une autre creuse les trous tous les 2m et une dernière les plante.. Le midi, à la demande des paysans nous ferons une intervention afin d’expliquer notre projet et ce qui nous a motivé à porter une telle initiative. Ce fut un moment d’échange et de partage très sympa, ils étaient très curieux à notre égard et nous ont également fait part des problématiques locales, notamment avec des indigènes qui brûlent et coupent des arbres comme bon leur semble, sans se préoccuper du long terme. Il y a donc un gros travail d’éducation à faire auprès de ces différentes communautés, afin de les sensibiliser sur les préoccupations environnementales et la prise de conscience qu’ils doivent avoir ! L’après midi nous mettrons aussi les bouchées doubles et concluerons par 350 arbres ou boutures plantés sur la journée. Nous sommes ravis car nous avons largement comblé le retard pris ces deux derniers jours et le bilan s’élève plus ou moins à 600 arbres au global. Nous sommes donc ravis car logiquement nous pourrons finir demain !Baca selengkapnya
Santa Rita - 4ème jour de plantation
18 September 2018, Kolombia ⋅ 35 °C
Aujourd’hui ça ne rigole pas, nous avons deux personnes de l’administration qui viennent juger de la qualité du travail de l’association envol vert, autrement dit on doit faire bonne impression. Il y a visiblement beaucoup de corruption dans le métier, c’est bien dommage de faire le constat de ce genre de choses quand le sujet touche à l’environnement. C’est désolant mais il se passe la même chose en Europe et ce à plus grand échelle avec les lobbies type Monsanto... Bref nous ne changeons rien à nos habitudes, on commence la journée par 45 minutes de marche afin de se rendre sur la même parcelle qu’hier. Nous changeons d’endroit et commençons à faire de la conservation, notamment afin d’apporter de nouveau de l’ombre dans le but de préserver un cours d’eau asséché. Les deux personnes de l’administration semblent connaître un minium leur sujet même s’ils sont loin d’être productifs. Cela prend plus de temps car il faut trouver le bon endroit, une zone d’ombre avec tout de même un peu d’ensoleillement et à au moins 6m d’un autre arbre. Lors de l’une des plantations, en creusant le trou, Matthieu tombera sur une source d’eau ! Quel bonheur de voir ce genre de chose sur une terre asséchée, il y a encore de l’espoir afin de rendre de nouveau l’agriculture possible et préserver ces forêts. Nous clôturerons la journée par un bilan d’une cinquantaine d’arbres, c’est assez modeste mais avec une quarantaine demain, l’objectif sera atteint, nous profitons donc de l’après midi pour aller nous baigner dans le fleuve non loin de chez Justine. Elle vit dans une petite maison, pseudo camp de base de l’association, au sein d’une réserve pour réhabilitation d’animaux. En effet, certains animaux apprivoisés par l’homme sont rapatriés ici pour une période de transition avant d’être remis en liberté. Nous irons nous coucher de bonne heure pour profiter de la dernière journée sur la parcelle de pedro fuerte, le bénévole le plus assidu de ces 4 derniers jours, nous sommes donc fiers d’aller l’aider demain.Baca selengkapnya
Santa Rita - 5ème jour de plantation
19 September 2018, Kolombia ⋅ 34 °C
Aujourd’hui est le dernier jour de la plantation et une personnalité importante du paysage environnemental nous fait le plaisir de sa visite. En effet le responsable de la corpoguajera vient passer un moment avec nous afin de se rendre compte de la réalité du terrain. Du moins c’est ce que nous pensions mais c’est en fait d’avantage un coup de communication qu’autre chose. Il est d’ailleurs escorté de sa responsable de communication et de sa photographe ... Pour vous donner une idée, il est venu en mocassin dans la jungle 😅 ! Bref, à cela nous rajoutons le fait que Justine ait mal organisé la logistique, nous nous retrouvons à nous regarder dans le blanc de l’œil en attendant le matériel de plantation. Après un moment nous commençons donc la plantation, le président de l’organisme plantera 1 arbre avant de rebrousser chemin, prétextant un autre rendez vous. Il soulignera tout de même notre démarche et espère voir plus d’étrangers apporter ce genre d’initiative. Nous poursuivrons sur la parcelle de Pedro Fuerte qui est ultra vallonnée, c’est un coup à se faire une cheville mais sa parcelle a du charme et quel courage à son âge d’entretenir une telle zone. Nous clôturerons cette plantation après presque 60 arbres plantés ce jour. Nous sommes fiers et heureux d’avoir atteint au total 1000 arbres durant notre voyage. Objectif atteint sans colporter que ces deux plantations étaient ultra enrichissantes ! Deux expériences complètement différentes, en autonomie totale pour la première et en contrôle sur la deuxième avec une communauté géniale pour nous épauler et envol vert pour piloter le projet. Deux expériences très riches, plein d’apprentissage, de rencontres, de persévérances, etc. Nous sommes vraiment ravis d’avoir été hébergés chez des locaux afin d’apprécier la culture de ce peuple courageux et chaleureux. Nous espérons passer le flambeau et faire que Let’s treep perdure dans le temps avec d’autres voyageurs. C’est un geste simple mais qui a l’échelle de nombreux voyageurs à un impact fort. Merveilleuse aventure qui se conjugue très bien avec le voyage ! Ps : en chemin le matin nous croiserons un serpent mangeant un autre serpent ! Scène juste incroyable et très rare 😍Baca selengkapnya
Parc Tayrona - 1er jour
20 September 2018, Kolombia ⋅ 29 °C
Aujourd’hui c’est le grand départ, après 5 jours de plantation, on part se reposer au parc tayrona tout au nord de la Colombie prêt de la côte caraibenne. Malheureusement aujourd’hui Matthieu se sent mal, sûrement le contrecoup de la plantation et de notre périple en Amazonie. Hypocondriaque qu’il est il préférera aller faire une batterie de tests pour écarter tous virus type malaria.. Il ira donc à Santa Marta a 45 min de là pendant que Pierre et moi nous accordons une après midi plage. En effet, c’est le dernier jour de voyage pour polo, il souhaite donc en profiter pour se reposer un peu avant son retour sur Paris ! Monsieur, grand seigneur qu’il est rentre entre autre pour l’anniversaire de sa dulcinée, si c’est pas mignon, bref les retrouvailles risquent d’être « choupinou ». On s’oriente donc vers une plage appellée Los Ángeles, non ça n’est pas la ville de la côte ouest des états unis mais ça n’est pas mal non plus. Pierre y avait passé 3 jours avant la plantation et les jus sont parait t’il exquis ! Une fois sur place le cadre est ultra paisible, il n’y a personne, seuls les cocotiers et le bruit des vagues pour nous bercer le temps d’une petite sieste. On y déjeunera en sirotant un des fameux jus qui sont en effet excellents ! Le soir on rentrera à l’hôtel, attendrons Matthieu puis finirons par manger car il attend les résultats de ses examens. Dernier repas de polo après 1an de voyage ! Ça fait bizarre de se dire que c’est la fin pour lui, du moins la fin du voyage mais le début d’une autre aventure avec un potentiel nouveau job et un challenge de taille à travers une vie de couple. On se remémore les meilleurs moments du voyage avec mélancolie et joie car ça n’est que le début d’un long voyage qu’est la vie, parsemé d’aventures et de rencontres. A présent il est temps d’aller faire dodo !Baca selengkapnya
Parc Tayrona - 2ème jour
21 September 2018, Kolombia ⋅ 29 °C
Aujourd’hui c’est le départ de polo, c’est donc non sans une certaine émotion que nous le voyons partir, et oui 12 mois de voyages ça crée des liens et une telle expérience restera indélébile. On a chacun nos caractères et tout n’est pas à garder, mais on formait une bien belle équipe ! Bref heureusement ce sont des aux revoirs et pas des adieux. Une fois fait matthieu souhaite rester à la hôtel au bord de la piscine afin de récupérer de sa crève d’hier, pour ma part je décide de me dégourdir les jambes. En effet il y a un trek très sympa de 3h dans le parc afin de rejoindre une plage paradisiaque ! Je décide donc de le faire en mode trail, ça fait longtemps que je n’ai pas couru, malgré mon mal au genou ça me fera le plus grand bien. Après 1h10 l’affaire est bouclée, quel kiff de galérer dans les montées et de galoper dans la descente en sautant de rocher en rocher. Bref une fois sur place le cadre est assez grandiose, dommage qu’il y ait autant de personnes. La température est limite supportable, je sue à grosses gouttes mais heureusement la mer se dresse devant moi afin de me rafraîchir ! L’eau elle aussi est chaude même si tout de même agréable. Je resterai là un moment avant de reprendre la route, en effet 1h30 de marche sont nécessaires afin de rejoindre la route la plus proche qui me ramènera à l’hôtel ! La route borde la côte c’est sublime. Il y avait possibilité de monter un cheval pour gagner en temps mais les pauvres n’ont pas l’air d’être traités de la meilleure des manières ! Je rentrerai finalement vers 18h un peu claqué de ma journée mais ravi de cette découverte et de ce sport. Matthieu lui, aura contacté la famille et se sera mis à jour côté rugby, ça fait du bien de ne rien faire de temps à autre.Baca selengkapnya
Parc Tayrona - 3ème jour
22 September 2018, Kolombia ⋅ 31 °C
Aujourd’hui on décolle tardivement avec Matthieu ! Pourtant on souhaite aller sur une plage qui nécessite une petite logistique (bus puis moto puis bateau). Et oui ici c’est le prix à payer pour aller sur des plages de rêves. Le problème c’est qu’en plus d’être compliqué c’est coûteux ! 6000 pesos de bus soit 1,70€, 23000 pour la moto soit 8€, 43000 l’entrée au parc soit 12,5€, 20000 de bateau pour accéder à la plage soit 7€ et enfin encore 23000 de moto et 5000 de bus pour retourner à la hostel... bref on a passé une belle journée et le cadre était sublime mais on est dépouillé ! Heureusement la plage et le panorama étaient dingues, sans parler des fonds marins qui étaient plutôt très sympas, on y verra de nombreuses espèces aux milles couleurs et un récif coralien encore présent malgré le tourisme. On fait beaucoup de spots de snorkeling durant ces vacances, ça fait plaisir de profiter des merveilles de la flore. Le petit tour en moto était aussi bien sympa, bref une belle journée se clôture. On est un peu dégoûté de ne pas faire la fête ce soir, c’est samedi et malgré un super dj à l’auberge, l’ambiance n’est pas folle. Ou sont les jeunessssssss !Baca selengkapnya
Croisière dans les Caraibes - 1er jour
26 September 2018, Caribbean Sea ⋅ 🌧 28 °C
Aujourd’hui c’est le grand jour ! Ce soir c’est le grand départ, à 20h nous partons pour 5 jours de croisière dans les Caraïbes. Mais avant cela au programme c’est playa blanca, soit disant la plus belle plage de Colombie. Ça le serait peut être sans les nombreux touristes, les jets ski qui frôlent les baigneurs, l’odeur de gasoil dans l’eau et les vendeurs incessants sur la plage. Le cadre est certes beau mais est loin de contrebalancer ces désagréments ! C’est clairement une destination à éviter, les plages du parc Tayrona étaient largement au dessus. Nous passons malgré tout un bon moment avec une petite activité snorkeling sans coraux (tous cassés) . On prendra de belles couleurs, le soleil tape fort et ça n’est pas pour nous déplaire. Vers 16h c’est le grand départ, il nous faut rentrer pour Carthagène afin de nous préparer dans l’optique de la croisière. Nous passons à l’hôtel prendre une douche et c’est l’heure de décoller. Nous arrivons à la marina sous les coups de 19h, le temps de se faire fouiller les bagages par les autorités panaméennes et hop on décolle. Le départ se fait de nuit, c’est magnifique nous quittons le port avec les buildings de toutes les couleurs, on aurait presque l’impression de quitter manathan. Le bateau est confortable, spacieux et c’est quand même la classe sur un catamaran. Le groupe a l’air sympa, nous avons plus ou moins tous le même âge, il y a deux couples, 3 autres filles, un mec seul, un skipper et le capitaine Fernando qui a l’air très sympa. Au programme, entre 35 à 40 heures de traversée en haute mer pour rejoindre les îles San blas au large de panama. La suite du programme consiste à parcourir les différentes îles en y faisant des haltes et ce pendant 3 jours. Ce soir nous sommes chanceux, pas de pluie et pour l’instant peu de vent. Nous espérons que cela va continuer comme ça car il n’y a rien de pire que d’être malade durant ce genre de croisière. On quitte donc progressivement le port, jusqu’à ne plus observer de lumière, à l’horizon une étendue d’océan s’offre à nous, avec comme seuls points de repère, la lune, les étoiles et l’expérience du capitaine pour nous guider dans le noir. J’irai me coucher vers 00h tandis que Matthieu restera avec le capitaine, ils auront la chance de voir 4 dauphins faire un balai de danse sous le filet du catamaran, à 50cm d’eux. Un moment incroyable partagé avec ces mammifères magnifiques, sous une belle nuit de pleine lune. C’est pressé de découvrir le décor demain que nous nous couchons ! Quelle chance nous avons de prendre part à ce genre d’expérience.Baca selengkapnya
Croisière dans les Caraibes - 2ème jour
28 September 2018, Caribbean Sea ⋅ ⛅ 27 °C
Ce matin c’est nauséeux que nous nous levons ! En effet la nuit a été agitée, l’océan est capricieux, il nous faudra un temps d’acclimatation pour apprivoiser ce flot constant. Aujourd’hui le temps est plutôt correct, cela contraste avec la houle de cette nuit. Après quelques heures difficiles nous nous décidons à nous lever et profiter de cette chance d’être en pleine mer au milieu de nulle part ! L’océan à perte de vue, un flot de vagues étendues qui berce notre traversée, quelques rares oiseaux téméraires qui daignent tout de même venir jusqu’ici nous saluer. Ici le temps s’est arrêté, le jour importe peu tout comme l’heure, le silence est roi et laisse place au bruit des vagues, au grincement du mât contre la structure, au claquement des cordes contre la bôme. Que faire pour tuer le temps si ce n’est se plonger dans un livre et avaler chapitre par chapitre, observer cet infini onduleux sur la poupe du catamaran, le tout les pieds dans l’eau ou encore faire une sieste sans se préoccuper d’une quelconque alarme. Nous ne pouvons nous empêcher de nous sentir comme des aventuriers partis pour un tour du monde sans escales ou du moins de penser à ceux qui l’ont fait. Cette vie n’a rien à voir avec ce que l’on connaît de la terre ferme, ici pas de place au gâchis, chaque chose doit être optimisée, l’essence, les vivres, l’eau potable, l’eau douce, l’électricité. Les déchets doivent également être pensés, l’organique sera jeté par dessus bord et le reste sera trié. Bref c’est un mode de vie, une philosophie de vie, tout le monde n’est pas fait pour cela, il faut aimer la solitude et l’aventure car tout n’est pas toujours rose, naviguer comporte des risques, la nature peut être impitoyable. Le soir c’est sur le trampoline que nous profiterons de notre premier coucher de soleil, à l’image d’une petite famille, nous sommes tous réunis sur la poupe du bateau, à observer cet arc-en-ciel de couleurs changer au fil des minutes. C’est sublime, aucun obstacle s’intercale entre nous et cet horizon infini, serait-ce la fin du monde ? Qu’est ce qui nous attend par delà cette ligne rectiligne parfaite, serait ce un nouveau monde vierge de toute vie ou simplement le panama ? Nous le saurons dans quelques jours. En attendant nous nous délectons d’un délicieux dîner avant d’aller nous coucher de bonne heure pour mieux profiter du lendemain.Baca selengkapnya
Croisière dans les Caraibes - 3ème jour
30 September 2018, Panama ⋅ ☁️ 26 °C
Aujourd’hui c’est le grand jour, la nuit a été nettement plus agréable que celle de la veille, la mer était calme et cette nuit réparatrice a fait du bien. Nous nous levons avec le soleil et sommes plus que pressés d’apercevoir les îles tant attendues. En amuse bouche nous apercevons déjà la côte panaméenne qui semble vallonnée et plutôt dense en terme de végétation. Nous arriverons finalement sous les coups de 10h30, le cadre est juste incroyable, les îles sont magiques, de vraies images de carte postale ou de magazine de voyage. Les îles sont inhabitées ou presque, de petites tailles, dépourvues de tout hôtel, seuls quelques petites cases, des hamacs, des cocos, du sable blanc et une eau turquoise d’une transparence déconcertante. Nous sommes tous impatients d’entendre le feu vert du capitaine pour nous jeter à l’eau. Au programme ça sera snorkeling et bronzette ! L’eau est d’une température idéale, chaude mais pas trop, nous sommes seuls ou presque, aucun bateau à touriste à l’horizon c’est vraiment génial. Dès les premiers pas, des étoiles de mer géantes jalonnent le sol, nul besoin d’un masque pour les apercevoir sur ce sable blanc d’une finesse incroyable. Faire le tour de l’île est un vrai délice, je serai près à payer cher pour avoir un havre de paix comme celui là. Aucun superflu, pas de voiture, de route, de supermarché, seuls l’océan, les cocotiers et le sable. De retour au bateau nous aurons la surprise de déguster des langoustes ce midi. Eh oui ici les langoustes font parties intégrantes du paysagess, on en verra d’ailleurs de nombreuses. Les coraux ne sont en revanche pas des plus beaux, il y a quelques jolis poissons mais on a déjà vu mieux comme spot de snorkeling. On passe tout de même une journée incroyable ! À présent la nuit tombe, nous profitons du coucher de soleil en prenant l’apéro face à ce cadre idyllique au milieu de trois îles, sur un catamaran. Bref nous passerons une belle soirée, émerveillés de ce que nous avons vu ce jour et impatients de découvrir ce qui nous attend demain.Baca selengkapnya
Croisière dans les Caraibes - 4ème jour
30 September 2018, Panama ⋅ 🌧 30 °C
Après une nuit plus qu’agréable dans ce paradis
Croisière dans les Caraibes - 5ème jour
1 Oktober 2018, Panama ⋅ 29 °C




















































































































