Los Nevados - dia 2. Toujours plus haut
6 de janeiro de 2024, Colômbia ⋅ ☀️ 4 °C
Après une bonne nuit, malgré le froid de la chambre, on doit maintenant sortir de dessous nos montagnes de couvertures pour prendre le petit dej. Au menu la même chose qu'hier soir : soupe de pomme de terre, riz, oeuf, banane plantain. Ça a le mérite de nous réchauffer et de nous tenir au corps.
7h on se met en route. On en prend plein les yeux. Hier avec les nuages on ne s'est pas bien rendu compte de notre environnement, ce matin au contraire c'est totalement dégagé et on voit au loin la vallée d'où on vient.
L'objectif du jour c'est de rejoindre la Finca Berlín qui se trouve dans une autre vallée. Au programme 700m de dénivelé avec un sommet à 4150m et environ 11 kilomètres.
Dès les premiers mètres c'est difficile, on sent encore la fatigue dans nos jambes et surtout ça grimpe. 2km pour 400m de dénivelé. On fait donc rapidement une pause à la Finca Buenos Aires, la fameuse qu'on espérait rejoindre hier soir. L'endroit est magnifique avec un immense cèdre qui surplombe le refuge. On ne traine pas trop et on se remet en route en buvant notre thé de coca et en machouillant des feuilles. La coca est connue pour atténuer le mal de l'altitude et comme aucun de nous trois n'est jamais monté aussi haut on ne sait pas si on y est sujet.
Chaque pas que l'on fait est le plus haut que nous ayons jamais fait.
Télio m'a fait cette remarque pendant la montée et depuis cette phrase tourne en boucle dans ma tête. À chaque pied posé je me la répète, c'est assez incroyable comme pensée.
Jusqu'à présent on suivait des chemins assez visibles. Aujourd'hui ça se gâte après quelques kilomètres le tracé disparaît. On essaye de le retrouver, on le suit vaguement grâce aux cartes téléchargées et au point gps mais il est invisible sur le terrain. Malheureusement pour nous ça tombe sur le sommet à 4150m. On se retrouve donc à escalader la montagne en tentant de se frayer un chemin entre les arbustes, les touffes d'herbes, les racines, les crevasses, les vaches et les frailejones (ces espèces de grand cactus qui n'en sont pas). Je stresse un peu parce qu'on voit les nuages en fond de vallée se rapprocher et j'ai peur qu'on ne parvienne pas à retrouver notre chemin s'ils nous atteignent. On se dépêche donc de passer cette partie un peu compliquée. On fera une pause en haut. Sauf qu'à chaque fois qu'on croit avoir atteint le sommet, un autre se dégage juste derrière. Finalement on s'arrête, épuisé par notre montée en ayant dépassé la barre des 4000m. En face de nous se dresse le pointe enneigée du Nevado Tolima perchée à plus de 5000m. Sur notre gauche le Paramillo del Quindío avec ses flancs allant du beige à l'ocre. Autour de nous des centaines de frailejones. Et au-dessus de nous des nuages qui défilent dans toutes les directions à des vitesses ahurissantes. On reste un bon moment, allongé, profitant du sentiment d'être seul au monde et savourant notre chance d'être ici.
La pause finie, on tourne le dos au mont enneigé et on continue de grimper. Après quelques centaines de mètres ; ça y est on est au point le plus haut de notre parcours (mais pas le plus haut de la région, loin de là) et on passe sur l'autre versant. Tout au loin, au fond de la vallée on aperçoit ce qu'on imagine être là Finca Berlín. On a l'impression d'être presque arrivé car pour la première fois on voit où on va et surtout c'est en descente. La montagne nous apprendra qu'il ne faut jamais se réjouir trop vite. À chaque fois que l'on croit que ça y est on est dans la partie facile, non : on perd le chemin pour le retrouver, puis le reperdre (c'est la thématique de la journée), on doit traverser une rivière sans pont, re-escalader un flanc de montagne pour passer de l'autre côté, traverser des tourbières sans fin (et se tremper les pieds de boue).
Enfin arrivé à la Finca aux alentours de 15h, on découvre notre chambre, qui ressemble sensiblement à celle d'hier avec autant de couvertures mais plus de lit. Comme la veille on se glisse sous vite sous nos 4 couvertures après une bonne douche chaude (on n'avait pas eu la foi de la douche froide hier). En attendant que le repas soit servi.
Vers 18h30 on se glisse dans la cuisine/ salle à manger/ salle de vie qui est réchauffée par le feu de la cuisinière et on a le plaisir de retrouver 4 français qu'on avait croisé sur le chemin hier. Ils ont eu une journée encore plus éprouvante que la nôtre car ils sont montés à 4700m et se sont largement perdus aussi.
On mange donc tous les 7 notre soupe, notre riz / notre œuf (ou viande) / nos bananes plantain en se racontant notre journée et nos projets pour les suivantes avant de retourner vite au chaud sous nos couvertures (et sous la protection du petit Jésus, merci la déco colombienne). Les garçons eux dorment dehors dans leur tente alors que le sol commence déjà à geler.
Bon courage et on se voit demain pour le petit dejLeia mais
Los nevados - dia 3 (insolation à 4000m)
7 de janeiro de 2024, Colômbia ⋅ ☀️ 4 °C
Malgré la fatigue je n'ai pas réussi à dormir cette nuit. J'ai tourné 1000 fois dans tous les sens et j'ai l'impression d'avoir une gueule de bois ce matin. Je me demande si c'est le mal des montagnes qui m'a rattrapé. (Finalement j'ai compris plus tard que j'avais dû faire une petite insolation alors que je me moquais de coups de soleil de Télio et Clémence la veille #karma)
On déjeune avec les 4 français. Leur nuit en tente par température négative a eu l'air de pas trop mal se passer, sûrement mieux que la mienne.
Aujourd'hui on n'est pas très sûr de notre itinéraire. On a contacté une finca pour ce soir dans le but d'atteindre un lac d'altitude puis de rejoindre une autre finca le lendemain, y prendre une jeep qui nous amènerai en ville pour enfin prendre un bus qui nous amènerai à Salento où on espère retrouver Sam (sans réseau depuis 2 jours on ne sait pas ce qu'il fait et où il est). Mais nos nouveaux amis et l'hôtesse du lieu nous recommandent un nouvel itinéraire car les Jeep qu'on espérait trouver son apparemment excessivement cher et à réserver en avance. On décide donc de suivre leur conseil et après un adieu à la Finca Berlin et un à bientôt à nos 4 nouveaux copains on se met en route alors que l'herbe est encore gelée sous nos pas.
Le tracé est censé être facile aujourd'hui. Comme on l'a appris hier quand on pense que c'est facile ça ne l'est jamais. Surtout pour moi; cette gueule de bois qui n'en est pas une me rend la tâche encore plus difficile. Évidemment on se perd. On est descendu trop bas donc on doit remonter à travers les champs pour enfin retrouver le chemin. On arrive rapidement à une première finca bien pittoresque par rapport aux autres et on aperçoit les 4 français qui y ont laissé leurs sacs avant de faire un aller retour pour voir le lac à quelques kilomètres d'ici. On se décide donc à y rentrer et à demander s'ils ont de la place pour dormir. Le monsieur acquiesce et nous indique notre chambre ; c'est une sorte de vestibule à leur chambre avec un lit superposé et un matelas mousse à même le sol. On est perplexe, on a l'impression d'être chez les gens et pas dans une auberge ou un refuge comme les deux précédentes. On se sent un peu de trop et on ne sait pas trop quoi faire, jusqu'à ce que la dame nous propose une aguapanela (boisson au sucre d'ici la panela, une sorte de sucre brun et savoureux) au chaud dans la cuisine. On tente de discuter avec elle mais elle a un très fort accent des gens vivant ici reculés dans les montagnes.
Après cette discussion on se sent mieux, on décide donc de laisser les sacs et d'aller voir ce fameux lac la Lagun Otún à 6km d'ici et 600m de dénivelé positif. On part vers 12h et on sait qu'on en a peu près pour 5h aller/retour, on a donc pas de temps à perdre si on veut être revenu avant la nuit. Sans les sacs c'est quand même beaucoup plus facile (et ma "gueule de bois" est enfin passée). Le chemin est magnifique on passe de la forêt irlandaise aux champs des Pyrénées, on remarche à travers les cactus puis par un cirque qui me rappelle l'Afrique (alors que j'y ai jamais mis les pieds) pour enfin arriver à ce lac à + de 4050m d'altitude. Le lac ne vaut pas forcément le détour mais la route si. D'ailleurs on n'a pas de temps à perdre il faut rentrer avant la nuit tombée et avant que les nuages n'envahissent la vallée. Évidemment sur le retour on se trompe de chemin (pour changer) et on devra traverser le río où il n'y a pas de pont
C'est donc les pieds trempés, épuisés et dans les nuages que nous reviendrons à la Finca Campo Alegre.
À 17h30 on est invité à dîner dans la cuisine en compagnie de nos deux hôtes. Au menu : soupe de pomme de terre, riz, spaghetti, oeuf, banane plantain et toujours la fameuse boisson l'aguapanela. Après les 20km de la journée on mange avec appétit.
En discutant avec nos hôtes on comprend que c'est les parents du fils de la Finca de la veille. C'est vrai qu'on l'a croisé dans les environs aujourd'hui. Ils nous expliquent aussi qu'ils ont toujours vécu ici mais que ça fait seulement 3 ans qu'ils ont l'électricité grâce à leur panneau solaire. Pour ce qui est de l'eau courante, c'est l'eau du ruisseau qui arrive directement chez eux. En effet on verra bien les morceaux de mousses, bois, terre et autres dans nos gourdes le lendemain (mais elle est potable selon eux !). Vu que c'est l'eau du ruisseau issu directement de la fonte des neiges elle est glaciale. Seule Clemence aura le courage de se doucher. Nous on reste dans notre puanteur et on va se coucher à 19h00. Si on continue comme ça, on va finir par se coucher avant même que la nuit ne tombe.
Heureusement (ou malheureusement) c'est notre dernière nuit dans le parc demain soir on devrait retrouver la civilisation.Leia mais
Los Nevados - dia 4 on veut pas mourir
8 de janeiro de 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 7 °C
Comme d'habitude on se réveille à 6h30 pour profiter d'un petit déjeuner matinal composé des mêmes assiettes que le dîner de la veille. On savoure chaque instant, on retarde même notre départ car on sait que ce soir on retrouve la civilisation. On n'en a pas tellement envie, on aurait bien prolongé de quelques jours. Cependant Sam nous attend, on arrive à la fin de nos provisions et on n'a pas regardé pour faire d'autres étapes. C'est pas grave c'est une (bonne) mise en bouche et on se dit qu'on se refera ça. Plus tard.
Après avoir fait nos adieux à la Finca Campo Alegre on se met en route. Aujourd'hui ça devrait être assez facile : c'est tout en descente, -1600m et il nous suffit de longer le río Otún qui prend sa source dans Lagun Otún vu hier et rejoint El Cedral que l'on devrait rejoindre dans quelques heures. Cependant comme on l'a appris ces derniers jours quand on pense que ça va être facile ça ne l'est jamais !
Selon nos hôtes nous en avons pour 5h de marche et arrivé à El Cedral on pourra prendre le bus de 15h.
Au début le chemin nous paraît agréable, les paysages sont beaux, on est à l'abri des arbres, on entend le torrent, on voit des cascades au loin mais rapidement il devient difficile voir presque impraticable. Soit on descend dans des pierriers qui demandent toutes notre attention et de bien s'appuyer sur les bâtons soit on marche dans le lit d'une rivière et on doit naviguer entre sauter de rocher en rocher ou patauger dans la boue.
De plus Mapsme ne fonctionne pas sur ce chemin on a donc du mal à suivre notre progression. Au bout de 2h30 de marche on estime en être a peu près à la moitié du chemin et on s'octroie donc une pause bien méritée.
La suite, c'est la même rengaine. En plus de ça le temps file et on a peur de ne pas être à l'heure pour avoir le bus de 15h. On accélère donc le pas en essayant de ne pas nous fouler les chevilles.
Finalement on arrivera à El Cedral à 15h15 en retard sur notre horaire. Heureusement on n'a pas raté le bus il n'y en avait tout simplement pas à cet horaire. Le prochain est à 17h. En attendant on se prend donc une boisson et un plat du jour.
17h, le "bus" arrive. C'est en fait une Chiva ces espèces de gros bus colorés, tout ouvert. Le bus n'a même pas le temps de faire demi-tour que les gens se jettent dessus, jettent leurs enfants dedans, leurs sacs, leurs animaux manquants de se faire écraser. À l'arrière y a une échelle pour monter sur le toit, elle aussi est prise d'assaut. Clémence, Télio et moi on regarde ça, effaré on sait pas trop quoi faire. Finalement on sera les derniers à monter, les seules places libres sont sur le toit à l'avant, coincé entre des sacs et des gens. On est environ 35 sur le toit et ils sont sûrement beaucoup plus à l'intérieur.
C'est effrayant d'être sur le toit, sans attache et sans protection sur une route de terre et surtout de trous au milieu de la jungle alors que la nuit tombe. Dès qu'il y a un trou on à l'impression qu'on va se renverser, qu'on tombe en arrière. Surtout Télio et Clémence qui sont dos à la route, moi je suis au milieu en tailleur c'est vraiment pas confortable mais j'ai moins de sensations. On doit rester vigilant et se baisser pour ne pas se prendre branches, lianes ou feuilles.
C'est clairement le pire manège que j'ai jamais fait. Clémence fait une crise de panique et l'idée de descendre au milieu de la jungle alors que la nuit tombe nous traverse l'esprit mais on a pas d'autres solutions pour retrouver la civilisation.
Finalement, l'humain étant quand même très malléable on commence à s'habituer au rythme et aux secousses. On discute avec les personnes autour de nous et on essaye de se détendre.
On passera presque 2 heures sur ce toit avant de rejoindre Pereira. De là on espérait prendre un autre bus pour rejoindre Salento où Sam nous a réservé une chambre dans un hostel, sauf qu'une fois encore on arrive trop tard il n'y a plus de bus. Heureusement, Nicolas un colombien rencontré sur le toit de la chiva nous propose de nous conduire à Salento. Notre premier réflexe c'est de nous demander "elle est où l'embrouille ?", "pourquoi est-ce qu'il nous propose ça ?", "il veut de l'argent (ou pire) ?". Finalement on décide de laisser nos préjugés de côté et de croire en la bonté de cette personne. On prend donc un taxi direction la maison dans laquelle il vit avec ses parents pour récupérer sa voiture.
Pendant le trajet on a le temps d'apprendre à le connaître et de comprendre pourquoi il nous a gentiment proposé de faire le taxi. Il adore la France et le français, il prenait même des cours à l'Institut Français avant que celui-ci ferme la classe faute d'élèves. Il nous explique aussi qu'il est fier de son pays et qu'il a envie qu'on en garde un bon souvenir. C'est donc simplement un acte de générosité. Ces dernières semaines nous avons rencontré pas mal de colombiens ou colombiennes de tous les âges et souvent en ressort une générosité immédiate ; une invitation à manger, à dormir chez elle, à faire le taxi... J'espère pouvoir ramener un peu de cette générosité et cette bienveillance avec moi.
Finalement on arrive sain et sauf à Salento et on propose à Nicolas de rester boire un verre avec nous.
La journée a été longue notre nouvel ami doit repartir à Pereira à 1h de route d'ici, on le remercie mille fois et on espère le recroiser. Pour nous il est (enfin) temps de prendre une douche et de retrouver des chambres où il fait plus de 10°.Leia mais
Pereira
9–14 de jan. 2024, Colômbia ⋅ 🌩️ 22 °C
De retour à Salento on retrouve nos quatres amis français rencontrés lors de la randonnée.
Ensuite on profite d'une bonne nuit mais surtout d'une bonne douche et d'une bonne lessive pour se remettre en forme avant de se séparer avec Clem et Sam. Après plus d'un mois de voyage ensemble il est temps de partir chacun de notre côté. Avec Telio on va faire une semaine de volontariat dans un hôstel au Sud de Bogotá tandis que nos amis partent sur la côte Pacifique.
On a quelques jours devant nous avant d'aller au volontariat et on décide donc d'aller visiter Pereira. Nicolas (le colombien rencontré la veille dans la chiva) nous a convaincu d'y aller. Ce n'est pas une ville qui fait partie des chemins touristiques traditionnels, Sam y a passé 2 nuits pendant nos randonnées et il a pas du tout aimé, il s'est senti pas à son aise et a trouvé l'endroit dangereux. Il en faut plus pour nous décourager mais surtout on a un avantage on sera avec un local pour visiter la ville.
On loge dans un hostel plutôt central et on a l'impression d'être les seuls à y dormir ce qui nous confirme que la ville n'est pas très touristique.
A peine arrivé Nicolas vient nous chercher en voiture et nous fait visiter le centre ville puis nous amène à un mirador voir le soleil se coucher sur la ville.
On passera plusieurs jours avec lui et avec quelques uns de ses amis, à visiter la ville et ses environs. On rencontre notamment Juan José l'un de ses meilleurs amis chez qui on fera une soirée crêpe pour lui et sa famille.
Après ces 4 jours passés en leur compagnie il est temps de leur dire au revoir pour notre prochaine destination : Villavicencio.Leia mais

ViajanteAaaaah ! On vous retrouve. Ici, on est déjà en février et on a fait sauter les crêpes. C'est peut-être pour ça que vous avez fait soirée crêpes avec vos amis ?
Chaleur écrasante à Villavicencio
15–22 de jan. 2024, Colômbia ⋅ ☀️ 32 °C
Pour continuer ce voyage on voulait faire un volontariat avec Télio. Ce qui a deux avantages majeurs : en échange de quelques heures de travail par jour (en général 4/5h par jour pendant 5 jours / semaine) on obtient le logement gratuit et quelques repas. Pour cela on s'est inscrit sur workaway un site qui permet de nous mettre en relation avec des workawayers.
On a donc trouvé un frère et une sœur (!) qui ont un hôstel à Villavicencio et qui nous proposent de venir une semaine pour les aider dans l'entretien de l'hôstel et pour donner des cours d'anglais ou de français niveau basique.
Après un bus de nuit (encore un) Pereira -> Villavicencio nous voilà donc arrivés à l'Hostel Enjoy Colombia. C'est Olga, la sœur, qui nous accueille. Son frère arrivera en fin de semaine avec ses parents.
La première journée est tranquille on est fatigués de notre nuit dans le bus et la chaleur est accablante dans cette ville. On ne le savait pas en arrivant mais les températures ne descendent jamais en dessous de 30° même la nuit et l'hôstel est mal aéré c'est donc vite étouffant.
Le lendemain Olga nous propose de faire une marche tôt le matin (pour éviter la chaleur) afin d'aller à un mirador. Après 1h30 de marche assez éprouvante et pas mal de dénivelé on arrive à un beau point de vue sur la ville. Ensuite on est chargé de faire le ménage dans l'hôstel en 1h c'est réglé, on est donc rapidement libre. On va faire une tour dans la ville qui n'a pas grand chose de spécial, pas réellement de bâtiments ou de centre historique à voir.
Le lendemain on retourne faire la même marche mais cette fois pour aller chez une amie du frère. Claudia vit dans une magnifique Finca perdue dans la jungle. Elle profite pleinement de cet endroit qu'elle a hérité de sa mère après avoir été prof d'espagnol pendant 25 ans à Paris. Elle nous fait faire le tour du domaine, on aperçoit des singes se baladant dans les arbres autour avant d'aller se baigner dans une cascade pour se rafraîchir. Puis elle nous invite à rester pour le déjeuner.
L'après-midi on est chargé de donner un cours d'anglais à Olga.
Les journées défilent assez tranquillement, toujours sous une chaleur écrasante. Il n'y a personne d'autre à l'hôstel que nous donc notre charge de travail est très faible. A part 1h de ménage ou 1h de cours d'anglais par-ci par-là.
En fin de semaine le frère, Alfred arrive avec ses parents et des amis de ses parents. L'hôstel ressemble maintenant plus à une maison familiale et on se sent parfois un peu de trop avec Télio.
Le vendredi soir Alfred a l'habitude d'organiser une soirée où il invite des amis ou des connaissances à parler anglais autour d'une bière à l'hôstel. Notre job du jour consiste donc à boire des bières et à parler anglais avec des gens, bizarre mais on ne va pas s'en plaindre. À cette occasion on rencontre 3 jeunes hommes (Daniel, Juan David, Sebastian) avec qui on s'entend plutôt bien et une fois la soirée "officielle" finit on décide de sortir en club avec eux.
Après une journée tranquille le lendemain pour cause de fatigue liée à l'abus de rhum et d'aguardiante, on décide de profiter de notre dernier jour pour aller à Tiuma Park sur le conseil de nos nouveaux amis.
Tiuma Park est censé être une sorte de parc national avec des animaux sauvages, une rivière pour se baigner etc... En réalité c'est une sorte de zoo/ parc d'attraction. Pas réellement ce à quoi on s'attendait et pas réellement notre truc mais très local comme activité il n'y a que des colombiens !
On décide de faire au moins une activité c'est la descente de la rivière en bouée ainsi qu'une petite tyrolienne. On s'amuse quand même bien. On finit la journée autour de la piscine (une biche viendra nous rendre visite) avant d'être chassé par la pluie.
De retour à l'hôtel on fait nos sacs car demain on part pour Bogota !Leia mais
Bogota nous voila
22–26 de jan. 2024, Colômbia ⋅ ☀️ 35 °C
Une dernière nuit dans la chaleur écrasante de Villavicencio et nous voilà parti pour 3 heures de bus direction Bogota. Enfin ça c'est ce qu'on croyait. En réalité on passera la journée dans le bus de 9h à 22h ; il y a des manifestations sur l'unique tunnel pour rejoindre la capitale et on doit donc faire un détour de 11h. Les aléas du voyage.
On arrive donc à 22h30 à notre hostel situé dans le quartier de la Candelaria, l'un des plus anciens barrios de Bogotá. Il est composé de maisons coloniales colorées et de rues pavées la plupart du temps bien pentues. Même si c'est le quartier le plus touristique de la capitale ça reste très agréable de s'y promener.
Bogotá, comme le reste du pays, à la réputation de ne pas être très sûre. Tous les colombiens que nous avons rencontrés nous ont mis en garde sur cette ville. Surtout pour le centre, les touristes attirant forcément les voleurs. Cependant on ne ressent pas réellement l'insécurité ou en tout cas pas plus qu'ailleurs. Peut-être qu'après 10 ans à Paris on est immunisé ou peut-être que par rapport aux clichés qu'on a sur ce pays ce n'est finalement pas grand chose, en tout cas en faisant attention la journée et en prenant des taxis la nuit on ne se sent pas en danger.
Une de nos premières activités dans la capitale sera d'aller à Decathlon et Ikea, pas très local mais on avait besoin de nouvelles chaussures et on a eu envie de manger autre chose que du riz, des oeufs et de l'avocat. Puis dès qu'on passe devant un Ikea on se doit de s'y arrêter, tradition familiale oblige. Et pour ne rien gâcher au plaisir, depuis le restaurant Ikea on a une belle vue sur la ville.
Le lendemain on a le plaisir de retrouver Carlos un colombien rencontré à Cali pour le Nouvel An. Il nous propose d'aller à un Mirador (ça devient une tradition) pour avoir une belle vue sur la ville avant d'aller chez lui (dans les très beaux quartiers de Bogotá) pour cuisiner.Leia mais
Toujours à Bogotá
24 de janeiro de 2024, Colômbia ⋅ ☀️ 21 °C
On s'y plaît bien dans cette ville. Ça fait presque une semaine qu'on est là et on décide de rester une deuxième semaine parce qu'on a envie et qu'on a le temps.
On est assez surpris parce que ni Télio ni moi n'étions très emballés par Bogota c'est d'ailleurs pour ça qu'on avait choisi d'atterrir à Medellín.
Ça nous fait du bien aussi de prendre notre temps pour découvrir la ville de ne pas courir partout et d'avoir des journées tranquilles. D'ailleurs on n'a pas trop le choix parce qu'il y a des feux de forêts autour de la ville et certaines attractions touristiques et certains musées sont fermés pendant quelques jours à cause de la pollution de l'air.
C'est la première fois que Bogotá est soumise à des feux de forêts, surtout aussi proche de la ville. D'ailleurs il ne fait jamais aussi chaud et sec, ce n'est pas normal nous répètent les colombiens. On espère donc que la pluie reviendra vite.
Comme à chaque fois qu'on est dans une ville on va au marché. Après presque 3 mois en Colombie et plusieurs marchés à notre actif on continue de découvrir des fruits et légumes inconnus !
Malgré les feux j'arrive quand même à faire le musée d'art moderne de Bogotá.
On en profite aussi pour faire un petit souvenir de notre passage en Colombie et de ce voyage adelphique, gravé à vie dans nos bras.
La vie à Bogotá c'est aussi la fiesta, avec quelques copains rencontrés à l'auberge le jour même on est donc allé dans le plus grand club d'Amérique Latine : El Teatron. C'est réellement immense : 18 salles sur des thématiques différentes. On y retrouve une salle salsa, une reggaeton, une électro, une pop, une classique, des shops de vêtements, de bonbons, des restaurants, des salles de billard ... Et des danseurs qui nous montrent qu'ils maîtrisent les squats.Leia mais
Camping, Catan & Barbecue
31 de jan.–2 de fev. 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 22 °C
Notre copain Carlos nous propose d'aller camper au bord d'un lac à 1h30 de Bogotá. Forcément nous on est partant surtout si il ramène son Catan (c'est un jeu de plateau et on est totalement fan avec Télio).
Nous voilà donc partis avec notre tente, nos couvertures (emprunter à l'hostel) et nos casseroles pour une nuit de camping (qui finalement se transformera en 2 nuits).
Le lac s'appelle Embalse del Tomine et on se croirait un peu en France. Le camping est plutôt aménagé avec point d'eau, des toilettes & des douches et emplacement pour faire un feu. Au menu de ce soir légumes, saucisses, pain et fromage.
Après une bonne nuit dans la tente et une partie de Catan on décide d'aller faire du kayak sur le lac. On a les locations pour 1h. On rame jusqu'à une petite île puis on fait demi tour, c'est assez court mais suffisamment pour sentir les courbatures arriver dans nos bras.
Le programme du soir sera sensiblement le même que le veille : Catan & barbecue. En fin de soirée on doit se réfugier dans la tente parce qu'il commence à pleuvoir. C'est ballot pour nous mais c'est tant mieux pour les montagnes qui paraissent vraiment sèches.Leia mais
Villa de Leyva
7–11 de fev. 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 22 °C
De Bogotá on décide d'aller quelques jours dans un petit village (de 19000 habitants on n'a pas la même notion de petit village) classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1954, Villa de Leyva. Le village paraît figé dans le temps. Au moins son centre avec ses petites maisons blanches et la place centrale qui est apparemment la grande place de Colombie.
On y passe trois jours pleins à base de randonnées à travers des paysages ocres, on se croirait un peu en Provence, de promenade dans le village et de goûters tardifs composés de bons gâteaux et de bons cafés.
Ça fait maintenant 3 mois passés qu'on est en Colombie on doit donc demander une extension de visa pour pouvoir rester 3 mois supplémentaires. C'est supposément facile et rapide à obtenir mais bien sûr nous ça fait déjà 15 jours qu'on l'a demandé et depuis pas de nouvelles. On fait donc un aller retour à la ville voisine pour aller au centre d'immigration dans lequel ils nous disent qu'il faut juste patienter !Leia mais
Nueva lengua
12–17 de fev. 2024, Colômbia ⋅ ☀️ 15 °C
Un nouveau voyage commence cette semaine.
Télio part à Medellín rejoindre des copains tandis que je reste à Bogotá pour prendre une semaine de cours d'espagnol mais surtout pour tester de voyager seule.
Je commence donc doucement en restant dans la capitale pour une troisième semaine. J'ai décidé de faire 5 jours de cours car je sens que j'ai besoin d'un peu d'aide pour progresser en espagnol.
Le matin j'ai cours de 9h à 13h dans une classe de 8. Les profils sont tous différents : brésilien, américain, anglais, allemand... de 21 ans à 65 ans. Et l'après-midi on peut participer à des activités. Au programme visite historique du centre ville, cours de salsa, cours de cuisine, cours de littérature et déjeuner autour des spécialités du monde (je vous laisse admirer le brie et le camembert en boîte de conserve).
Cette première semaine solo se passe bien. En réalité je ne suis pas souvent seule entre les cours, les activités, les copains de classes et les copains de Bogotá.Leia mais
San Gil
19–24 de fev. 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 23 °C
Ça y est il est temps de commencer le voyage en solitaire.
Après avoir passé une semaine à l'école d'espagnol je décide de continuer mon voyage et de monter dans le Nord dans la région de Santander pendant que Télio profite avec ses copains à Medellín.
Après 5 heures de bus qui se transforment en 9 heures de bus (pourquoi suis-je encore étonnée ?) me voilà arrivée dans la petite ville de San Gil. Capitale des sports extrêmes, ici les gens viennent pour faire du saut à l'élastique, du canyoning, du rafting ou du parapente.
Personnellement je n'ai pas de plan. La première journée je la passe à me reposer au bord de la piscine. En effet pour moins de 5€ par nuit j'ai une piscine et un sauna dans l'hôstel !
Ensuite je rencontre un bon groupe de copains et copines, on est tous arrivés le même jour et on repartira tous le même jour. Avec eux la journée on visite, on se promène dans le lit d'une rivière à sauter des rochers, on fait une randonnée sous la pluie pour voir une magnifique et s'y baigner, on visite Barichara, l'un des plus beaux villages de Colombie et le soir on se fait un sauna, on se baigne dans la piscine de l'hôtel ou on joue au billard.
Après quelques jours tout le monde doit continuer son voyage et on se sépare donc à contre cœur. Pour certaines c'est la fin du voyage, pour d'autres c'est direction Bogota ou Medellín. Moi je continue mon voyage solo direction El Refugio de la Roca un hostel très réputé pour l'escalade. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre mais ça fait des années qu'une amie d'Eléa m'en parle et je décide donc d'aller voir à quoi ça ressemble.Leia mais

ViajanteBravo la voyageuse ! Belles découvertes en perspective. Mais à l'heure où je te lis la jonction a dû être faite avec Sylvie et Alain. Grosses bises à tous les quatre avec Télio.
Refugio de la Roca
24–29 de fev. 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 27 °C
Au départ de San Gil je prends un bus direction le Canyon de Chicamocha, le deuxième canyon le plus grand du monde après le Grand Canyon. Arrivée, je prends un téléphérique pour le traverser. Je dois ensuite trouver un autre bus pour m'amener au Refugio. En demandant à des colombiens où et quand est le prochain, l'un d'eux, un docteur qui fait la tournée de ses patients, propose de m'amener à l'auberge. Me voilà donc parti pour 30 minutes de route avec ce docteur au lieu d'attendre 2 heures le bus.
Arrivée au Refugio je découvre enfin cet endroit, c'est un ensemble de bâtiments en bois posés au bord du canyon. L'endroit est féerique, je commence à comprendre pourquoi j'en avais entendu tant de bien.
Le but de venir ici c'est de grimper les falaises qui sont accessibles à 5 minutes à pied. Le problème c'est que je n'ai pas de matériel (corde, harnais, dégaines etc...). J'ai seulement mes chaussons d'escalade avec moi. Heureusement je rencontre vite d'autres voyageurs qui ont du matos. Dès le lendemain je pars donc avec un canadien, un espagnol et un italien pour découvrir les falaises.
Je ne suis pas une experte de l'escalade en extérieur et c'est toujours un peu effrayant au début. Surtout que je n'ai pas fait de sport depuis 4 mois (sauf quelques randonnées), mon corps se demande donc ce qu'il se passe.
Je passe les 5 jours suivants à grimper, à retrouver des sensations un peu oubliées, à avoir des courbatures. Ça fait du bien de bouger son corps, de se dépasser physiquement et mentalement. En à peine 5 jours je sens que je progresse.
Ensuite j'avais prévu de continuer mon voyage en retournant sur la côte caraïbe notamment pour faire un célèbre festival et peut-être pour découvrir de nouveaux endroits.Leia mais
Palomino otra vez
1–5 de mar. 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 26 °C
Après ces 5 jours passés à grimper je décide d'aller sur la côte caraïbe pour redécouvrir cet endroit que j'ai encore assez peu exploré. Je commence par retourner à Palomino parce qu'il y a un festival dans un hostel à 30 minutes de route auquel j'ai bien envie de me rendre.
Pour aller à Palomino je dois prendre 4 bus, heureusement je prends les deux premiers avec un copain rencontré au Refugio. Puis arrive le moment de prendre le bus de nuit, malheureusement je me trompe de bus, rate donc le mien et dois repayer le prochain qui ne part que 3h après.
Finalement après presque 20h de transport me voilà enfin arrivée à Palomino.
L'hôstel est au bord de la mer et il est habité par des créatures sympathiques : un couple de perroquets, un chouette et un iguane. Et malheureusement de beaucoup de moustiques. Je suis pas très rassurée parce que la dernière fois que j'étais sur la côte caraïbe j'ai attrapé la dengue. J'essaye donc de faire attention mais c'est compliqué, ils sont partout !
Finalement je décide de ne pas aller au festival, je ne suis plus très sûre d'en avoir envie. Et plutôt de rester 4 jours à Palomino pour profiter de la plage, de la nourriture et des copains rencontrés ici.
Je ne sais pas trop quoi faire après. Difficile de voyager seule parce qu'on est la seule à prendre des décisions. J'avais prévu d'aller plus à l'ouest pour visiter la partie qui m'est encore inconnue et trouver un spot de plongée, puis de retrouver Télio, Clémence et Sam (les copains avec qui on a voyagé un mois en décembre) au Refugio dans une dizaine de jours. En fin de compte en m'écoutant, je me rends compte que je préfère y retourner directement et les attendre là bas. Je n'ai pas très envie de bouger tous les 3/4 jours, je me vois bien rester là-bas pendant un petit moment.
Retour donc au Refugio !Leia mais
Retour au paradis
8 de março de 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 27 °C
Après encore 3 bus, 1 taxi et une petite intoxication alimentaire me voilà de retour au Refugio.
Je suis contente d'être revenue, j'ai pris la bonne décision.
Je retrouve des copains et copines que j'avais laissé quelques jours auparavant, ils sont surpris de me voir revenir aussi vite mais sont contents.
Et je retrouve mes animaux. Le Refugio porte bien son nom puisqu'il est autant un refuge pour les grimpeurs que pour les animaux. Alexa la propriétaire accueille les animaux dans le besoin, il y a donc 6 ou 7 chiens et autant de chats donc un qui a pris l'habitude de dormir avec moi. Elle a aussi eu des singes, des tortues et des chevaux mais ce n'est plus d'actualité.
Les journées au Refugio se ressemblent ; réveil aux alentours de 7h, une heure de yoga/ stretching, petit déjeuner avec les copains, puis lecture, jeux de sociétés, courses si besoin, déjeuner, escalade l'après-midi, puis on cuisine tous ensemble pour le repas du soir. On a la chance d'avoir que des gens qui aiment cuisiner et qui aiment la bonne bouffe. On se fait donc des rouleaux de printemps, des currys, des ratatouilles, des chakchoukas, des buddha bowls, des cocktails aux fruits exotiques, des guacamoles ...
De temps en temps je dois prendre des jours de repos, grimper tous les jours ça fatigue les doigts, la peau des mains et bien entendu les muscles. J'en profite donc pour découvrir la région et notamment voir cette cascade qui coule à l'envers ! On se croirait sur une autre planète.
Finalement je vais rester un peu plus d'un mois à cet endroit. La vie est douce ici.
Télio ne me rejoindra pas mais Clémence et Sam arrivent quelques jours avant que je parte.
Je repousse jusqu'au dernier moment le départ mais au bout d'un moment je n'ai plus le choix. Les parents arrivent demain à Bogota il faut donc que je prenne le bus de nuit pour les retrouver.
C'est les larmes aux yeux et le cœur lourd que je dis au revoir aux copains, au Refugio et au Canyon de Chicamocha, un peu de hâte de retrouver Télio et les parents se glisse au milieu de tout ça.
Ce n'est qu'un au revoir comme on dit et pas un adieu. Je suis sûre de revenir un jour dans ma vie grimper ces falaises.Leia mais

ViajanteAh oui, je comprends que tu sois tombée sous le charme de l'endroit et de ses "réfugiés" !!! Comment s'appelle ce joli petit roux ? Bises
Bogota con la familia
5–7 de abr. 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 18 °C
Retour à Bogota mais cette fois avec la famille presque au complet. Elea n'a pas pu venir elle est occupée à couver.
L'arrivée pour les parents est un peu difficile, les presque 24 heures sans sommeil et l'arrivée à 2600m d'altitude ont raison d'Alain qui reste au lit.
Avec Sylvie on va se promener dans la Candelaria le quartier historique de la Capitale pour voir ses petites maisons coloniales et colorées, ses rues pavées et ses peintures murales. Puis on est rejoint par Télio et Alain pour déjeuner dans un restaurant typique. Au menu soupe et menu del día (composé d'une protéine, de riz, de frijoles (haricot noir en sauce) et de légumes).
Ensuite on décide de monter à Monserrate, cette église qui domine la ville de quelques centaines de mètres. Pour y grimper on épargne les milliers de marches aux parents et on prend le funiculaire. En haut la vue sur la ville est magnifique, on se rend bien compte qu'on admire une mégalopole de 8 millions d'habitants, coincée au milieu d'une immense vallée.
On a aussi la chance d'observer des colibris butiner les fleurs de très près.
Le lendemain pour notre dernière journée dans la capitale, c'est journée musée. Le matin celui de Botero. L'artiste étant colombien, il a légué à Bogota et Medellín des centaines de ses oeuvres et d'œuvres de sa collection personnelle. On peut donc aussi y admirer son travail mais aussi celui de Dali, Pissarro, Delaunay, Picasso, Léger, Monet, Manet etc...
Et l'après-midi c'est direction le Musée National qui retrace l'histoire de la Colombie. Malheureusement tout est en espagnol et pas toujours facile à comprendre lorsqu'on manque de contexte sur l'historique de ce pays.
Demain direction la côte pacifique 🌊Leia mais
Humidité 99%
7–11 de abr. 2024, Colômbia ⋅ ⛅ 9 °C
Après 2 journées passées à Bogota il est temps d'aller sur la côte pacifique. Le problème c'est que cette côte se trouve à des centaines de kilomètres à l'ouest. On doit donc prendre 2 avions, 2 taxis et un tuktuk afin d'arriver à notre hostel. Normalement avec Télio on essaye de prendre le moins d'avions possible par souci écologique mais pour aller dans cette partie de la Colombie il n'y a malheureusement pas trop le choix : c'est soit une journée de bateau (minimum) soit 20 minutes dans les airs. La première fois on y était allé par la mer, cette fois on est limité par le temps, ça sera donc l'avion.
Arrivée à Bahia Solano à la sortie de l'avion la première chose que l'on remarque c'est l'humidité. On ne se souvenait pas que c'était à ce point. On n'avait pas prévu aussi que l'on était en plein pendant la saison des pluies. Il pleut donc un peu tous les jours mais ce n'est pas dérangeant car les températures restent hautes et on peut donc profiter de la plage même sous la pluie.
Le lendemain de notre arrivée c'est les 70 ans du patriarche (coucou papa) à cette occasion on se régale du rhum 19 ans d'âge, de riz coco ainsi que d'autres mets cuisinés sur le feu qu'on a réussi à allumer sur la plage malgré la pluie et l'humidité.
Le jour suivant, c'est déjà notre dernier jour sur cette plage, on retrouve Fidel Castro et son bateau pour qu'il nous amène à la cascade du tigre. Cette cascade se jette sur la plage, mais l'intérêt c'est surtout de remonter le lit de la rivière pour sauter des rochers et se baigner.Leia mais

ViajanteQuel bel anniversaire pour Alain, qui ne pouvait guère rêver mieux. Il est heureux, plein de bisous. Sylvie, tu es resplendissante, plein de bisous à toi aussi. Bravo, Alisé, pour ton organisation, peut-être un nouveau destin ? Mais quand vas tu nous présenter cette belle aux yeux noirs ?
Medellín
10 de abril de 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 22 °C
Après avoir vécu comme des Robinson (à quelque chose prêt) sur la côte Pacifique il est temps de retrouver la civilisation à Medellín, 2em plus grande ville du pays.
Au programme visite de la Comuna 13, le quartier tristement célèbre pour les activités et la violence du narco trafiquant Pablo Escobar aujourd'hui reconverti en temple des arts de rue et du graffiti et surtout haut lieu touristique de la ville. On y va en fin de journée pour voir les lumières de la ville s'allumer rapidement et éclairer la vallée.
Le lendemain c'est direction La Plaza minorista hébergeant le plus grand marché de fruits et légumes de la ville. On se promène un long moment dans les allées avant de s'arrêter pour déjeuner d'une bandeja paisa. Ce plat typique composé de frijoles (haricots en sauce), de salade, d'arepa (galette de maïs), de riz, d'avocat et de protéines au choix. Après ce déjeuner bien copieux, direction la fameuse place Botero pour y admirer ses sculptures. Puis pour finir la journée on se rend au jardin botanique. On peut y admirer un panel de plantes tropicales mais aussi des tortues, des iguanes, des papillons et quelques oiseaux.
Demain direction Guatape !Leia mais
Guatape & San Rafael
12–14 de abr. 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 23 °C
Un réveil matinal, un taxi et un bus plus tard nous voici arrivés à Guatape. Ce village est connu pour la Piedra de Peñol cet immense monolithe depuis lequel on a accès à un point de vue imprenable sur la region, le village avec ses maisons colorées et ses fresques sur le bas des murs, son lac et ses îles.
Histoire de se mettre en jambe pour cette journée, on commence par l'ascension des 900 marches de la Piedra de Peñol. D'en haut on a une vue imprenable sur le lac.
Malheureusement la Colombie subit une énorme période de sécheresse depuis 3 mois et puise dans ses réserves d'eau pour alimenter les habitations mais aussi pour éteindre les feux. Le lac (artificiel) est donc assez vide comparé à son niveau de novembre (la première fois où on était venu). L'eau a baissé d'environ 20 ou 25 mètres c'est assez impressionnant.
Ensuite direction Guatape pour déjeuner et surtout pour s'y promener, avant de reprendre un bus direction La Perla Negra notre hostel proche de San Rafael. Dans la propriété se promènent en liberté un cheval blanc, des canards, des oies et leurs petits, des chats et des chiens. Le cheval blanc donne un air irréel au lieu.
Télio connaît déjà l'hôstel, le lieu est réputé pour son accès à la rivière dans laquelle on peut se baigner
C'est d'ailleurs notre programme du lendemain : escalader les rochers, se baigner et lézarder au soleil sur ces mêmes rochers. On aura même la chance d'observer toute une colonie de singes se déplacer d'arbre en arbre.Leia mais

ViajanteC'est magnifique. Et toutes ces couleurs! Comme vous êtes courageux, mais effectivement la vue récompense vos efforts. Alain, j'ai cru que tu sautais de 5 mètres !!! C'est bien d'alterner efforts et farniente ! Bisous à tous . Une afficionados
Jardín le retour 🫶
15–18 de abr. 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 24 °C
Encore une bonne journée de bus et nous voilà de retour à Jardín. Télio y revient pour la 3em fois et moi pour la 2em mais ce n'est pas pour nous déplaire.
Jardín c'est ce village authentique, entouré de nature verdoyante et exotique, de cascades, de cultures de café, c'est ce village avec cette petite place si typique, ses cafés aux chaises si droites, ses cowboys à cheval, ses maisons colorées...
Pour commencer ce séjour : randonnée sur les hauteurs du village pour admirer une cascade (et s'y rafraîchir pour les plus courageux et courageuses), observer les plantes, les oiseaux, les papillons et les libellules. On s'abrite dans un café/ mirador le temps qu'un gros orage passe et on continue le chemin au milieu des champs de bananiers.
Le lendemain c'est visite d'une finca de café, là encore c'est la 3em fois pour Télio et la 2em pour moi. Télio peut presque nous faire le tour de la petite exploitation familiale sans guide. On est plus efficace que la première fois que je suis venue, nos paniers sont presque pleins et l'agriculteur hésite à nous employer pour ramasser les grains de café ! On finit la visite comme elle a commencé ; par une dégustation de café avant de prendre le chemin du retour direction Jardín à bord d'une jeep/taxi.
Demain on doit se lever tôt (oh surprise !) pour prendre un bus (déjà vu non ?) direction Salamina.Leia mais

ViajanteComme une impression de déjà vu entre la cascade et le champ de bananes 🧡
Salamina (ça se mérite)
17–19 de abr. 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 26 °C
Le prochain objectif c'est les fameux palmiers de cires, emblème de la Colombie, et qui peuvent atteindre 80 mètres de haut.
L'endroit le plus connu pour les observer c'est Salento. On y est déjà allé deux fois avec Télio; c'est un magnifique village mais très touristique, certainement un des endroits les plus visités du pays. On vise donc un nouveau village : Salamina. On ne connait pas mais on a entendu et lu que c'était peu fréquenté par les touristes mais que ça valait le coup.
À la gare on nous annonce 4h de trajet : un bus et une jeep, facile ! Finalement le trajet durera presque le double (ça surprend encore quelqu'un ?). On devra prendre un bus qui nous lâchera sur le bord d'une sorte de nationale, que l'on devra traverser au pas de course pour monter dans une jeep qui elle nous lâchera dans un village en travaux et nous demandera de le traverser à pied pour prendre la jeep suivante, qu'on attendra une heure. Puis cette deuxième voiture nous abandonnera quelque part dans la brousse pour que la troisième jeep nous amène enfin à bon port. Le tout au milieu des sacs de livraison de farine, d'œufs, de végétaux, des familles et de leurs jeunes enfants, de contrôle de police... Les parents ont la full expérience colombienne ! Nous aussi d'ailleurs on ne s'attendait pas à ça.
Enfin arrivé, on pose nos valises dans l'hôtel colonial qui porte bien son nom : il est resté dans son jus. Puis on profite de l'après-midi pour se promener dans le village, on a l'impression d'être les seuls touristes.
Le lendemain on se rend dans un finca à 1 heure de route. C'est une ferme familiale dans laquelle ils élèvent des vaches, des moutons et un lama ! Mais ils essayent aussi de préserver la biodiversité locale notamment en replantant ces fameux palmiers de cire. On fait un tour guidé de 2 heures et demie avec le fils de la famille qui nous explique leur travail et la vie de ces palmiers. C'est une espèce endémique et surtout très fragile, elle a besoin d'énormément de conditions réunies pour grandir et s'épanouir (altitude, humidité, ombrage etc...). Elle pousse aussi très lentement, il lui faut presque 2 ans pour qu'une petite feuille sorte de terre et plus de 30 ans pour atteindre une forme de palmier avec tronc et feuille.
Il est possible de parrainer un palmier pour les soutenir dans leur travail de conservation et de protection de ces palmiers. On parraine donc un palmier "Nouraud" d'ici 75 ans on aura un palmier d'une taille raisonnable dans leur ferme !
Pour cette dernière soirée à Salamina, on va dîner dans un restaurant caché chez une cheffe, participante de la première édition du Master chef colombien.Leia mais
Murillo (il fait froid)
20 de abril de 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 9 °C
Après Salamina, direction Murillo. Un village perché à presque 3000m d'altitude. Pour une fois y aller n'est pas si compliqué : on prend juste 2 bus, on monte à plus de 4000m sur les flancs d'un volcan et nous voilà arrivé.
L'objectif en venant ici c'est de faire une randonnée dans les páramos et de se baigner dans les sources d'eau chaude.
Les páramos c'est cette zone située entre les forêts tropicales et les glaciers, que l'on peut retrouver exclusivement dans la cordillère des Andes. Il sont peuplés de ces étranges plantes grasses / cactus (ils sont en réalité de la famille des tournesols) et sont nommés les frailejones.
Avec Télio on avait déjà eu l'occasion de les voir lors de notre randonnée de 4 jours dans Los Nevados et on voulait que les parents aient aussi la chance de profiter de cette biodiversité unique.
Les frailejones à l'image des palmiers de cire sont uniques en leur genre. Ils ont d'ailleurs failli être l'emblème de la Colombie avant que les palmiers l'emportent.
Normalement depuis la place centrale du village, derrière l'église on peut voir les glaciers du volcan Nevado del Ruiz et sa fumée. Malheureusement lorsqu'on arrive il pleut et tout est couvert.
Le lendemain on prévoit une visite avec un guide d'une petite partie du parc national de Los Nevados. Après un réveil à 5h du matin, cette fois on a la chance de voir le volcan. Un petit déjeuner nous voilà parti en direction du parc. Au programme : randonnée au milieu des frailejones, on passe à nouveau le cap de 4000m, cascade, lagune, déjeuner dans une finca et baignade dans une source d'eau chauffée par le volcan. Malheureusement l'eau n'est pas si chaude (27°) et l'air extérieur est bien froid (10°) on reste donc juste le temps de sentir (puer) le souffre. Puis on se rhabille en vitesse avant de redescendre au village et de faire une sieste bien méritée.
Alain et Sylvie sont contents de leur voyage en Colombie mais celui-ci n'a pas été de tout repos entre la saison des pluies, les différentes randonnées, l'altitude, les heures de bus et de jeep, le froid des montagnes... Maintenant et pour notre dernière étape ensemble et leurs derniers jours dans ce pays on a prévu d'aller dans un endroit chaud ou il n'y a rien à faire si ce n'est profiter de la piscine et manger.Leia mais
Honda dernière étape
21–24 de abr. 2024, Colômbia ⋅ ☁️ 29 °C
Après ces presque 3 semaines actives et avec un temps pas toujours très clément, il est temps de se reposer. On décide donc de louer une maison avec piscine dans une petite ville du nom de Honda située à 400m d'altitude et donc réputée avec un temps chaud et plutôt ensoleillé.
On passe les trois derniers jours des parents en Colombie à profiter de la piscine (même sous la pluie), à beaucoup cuisiner (surtout Télio) et surtout à se gaver de fruits exotiques en tout genre avant le retour sur le vieux continent. Même pour nous le temps est compté il ne nous reste qu'un mois avant le départ.
Pour notre dernier jour ensemble c'est retour à Bogota, Sylvie se fait le même tatouage que Télio et moi (!!) avant de monter dans l'avion. Telio reste encore quelques jours à la capitale tandis que de mon côté je prends un bus de nuit direction Medellín (ou presque).Leia mais
































































































































































































































































































Viajante
On dirait une sorte de yuca !!
ViajanteUn peu oui !
Viajante
En camouflage😅