• Let's treep
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South America 2017-2018

Let's tarafından sınır tanımayan bir macera Okumaya devam et
  • Silva Jardim - Le casse tête de la pompe

    24 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 25 °C

    Une journée dense malgré une amplitude horaire basique (7h - 17h30), la faute à cette fichue pompe à eau qui ne fonctionne toujours pas. Aux grands problèmes les grandes solutions, nous faisons appel à un électricien extérieur pour résoudre ce traças qui nous fait perdre un temps considérable. Nous finirons notre journée sur un point d’interrogation, la priorité étant qu’elle fonctionne avant notre départ, afin d’arroser les jeunes pousses et faire grandir ces arbres qui ne demandent qu’à croître. À noter tout de même plus de 210 trous à date et non loin de 170 arbres plantés. Nous aurions aimé avancer davantage mais c’est déjà bien, on garde notre optimisme. Malgré certains désagréments le cadre est magnifique et les conditions rêvées, il faut relativiser on est clairement pas à plaindre. Le soir ça sera soirée crêpes, bref que demander de plus 😊Okumaya devam et

  • Silva Jardim - On y est presque

    25 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 24 °C

    Aujourd’hui est le jour, nous avons enfin réparé la pompe !!! Nonnnnnn je plaisante 😫😫😫. Malgré une réparation chez l’électricien et 180 reis facturés soit 45€, celle ci ne fonctionne toujours pas. Deux sentiments partagés nous habitent, la frustration de s’être fait avoir et/ou l’impuissance face à la situation. Dans notre malheur nous sommes chanceux, le monsieur là haut a reconnu nos efforts et nous a amené la pluie. Et oui il arrive parfois que nous souhaitions qu’il pleuve. Nous finirons donc la journée sur cette note positive ainsi que le constat plus que positif sur la plantation. Nous en sommes à 250 arbres plantés, rien que ça !!! Plus que 50 et c’est la délivrance, croyez moi il est temps car la fatigue commence à se faire ressentir. Le soir nous réfléchissons au parcours des jours à venir. Après plusieurs mails envoyés à des prestataires, nous avons eu des réponses concernant les différents modes de transport. La Colombie, par bateau avec la voiture dedans c’est 3000€ et 15 jours de navigation. Cela n’inclut pas nos billets d’avions pour y aller par voie aérienne. Seconde option, mettre la voiture sur un camion jusqu’à Rio branco proche du Pérou, ce qui nous éviterait de conduire la moitié du trajet jusqu’à la Colombie soit 52h de route. Ce mode de transport coûte 1000€ et ne résout que partiellement notre problème. Également ça ne comprend pas les billets d’avion pour aller jusqu’à Rio branco et le temps de trajet du camion est de 20 à 25 jours ce qui est lent à notre goût. Le troisième mode de transport est la route intégrale avec 122h de route. Celui ci est le moins onéreux mais plus fatiguant et cela use la voiture. Hier une illumination nous est venue. Choisir le deuxième mode via le camion et prendre un vol direct pour la Colombie. Ce mode de transport est moyennement coûteux mais répond à toutes nos problématiques (temps, fatigue, usure de la voiture, etc). Nous serons donc livrés à nous même, sans voiture pour visiter la Colombie pendant 1 mois, en mode bagpack. Nous récupérerions la voiture en descendant à notre retour vers le Pérou. Ça nous permettrait d’amener une nouvelle dynamique de voyage et de gagner du temps pour faire les pays qui nous restent à faire sereinement. Nous étudierons cela demain et statuerons dimanche car il est temps d’avancer sur le sujet.Okumaya devam et

  • Silva Jardim - Finale ligue de champions

    25 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 24 °C

    Aujourd’hui c’est jour de match ! Après presque 10 jours de travail intensifs, nous nous octroyons un petit moment de détente pour regarder la finale de la ligue des champions. Il n’y a beau ne plus avoir d’équipe française cela reste malgré tout la consécration annuelle. Nous supportons le challenger « liverpool » qui nous espérons détrônera le géant « réal de madrid » victorieux des deux précédentes ligues. Avant le match nous avons poursuivi notre œuvre et sommes actuellement à 284 arbres, plus que 16 et l’objectif sera atteint. Le soir nous irons déguster une pizza malgré une nouvelle victoire du réal ...Okumaya devam et

  • Silva Jardim - Objectif atteint

    27 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 25 °C

    Ce matin c’est non sans une certaine émotion que nous plantons notre 300ème arbre ! Et oui, après presque 10 jours de travail acharné et de nombreuses péripéties rendant la tâche plus ardue encore, nous avons achevé notre œuvre. Nous nous étions engagés auprès de nos donateurs, ils auront eu raison de nous faire confiance car tout comme eux cette cause nous tenait/tiens à cœur. C’est d’autant plus symbolique d’avoir réalisé cette action au Brésil. Brésil, pays considéré comme étant à la fois le poumon de la terre mais aussi la terre de la déforestation. Nous avons hâte de vous faire vivre cette aventure à travers la vidéo Let’s treep! que nous publierons prochainement. En attendant Pierre et Romain se sont faits le pari de se raser la tête, une fois les 300 arbres plantés ! Pierre a donc joué le jeu et s’est fait raser la tête avec un petit scénario sympa (vidéo à venir). Après ce moment de divertissement sympathique, nous nous attelons a statuer sur le programme des prochains jours et surtout sur le pays de notre prochaine destination. Les cerveaux surchauffent, plusieurs scénarios sont envisagés. Des scénarios qui, il y a encore quelques mois/semaines, n’auraient jamais été envisagés. En effet, la voiture étant une contrainte de temps/fatigue importante pour gagner la Colombie, nous avons statué sur le fait de faire la Colombie/Équateur en mode bagpack, via un vol interne ! Cela apportera une autre dynamique au voyage et nous donnera l’impression de voyage, dans le voyage. Nous clôturerons donc le débat sur un départ en Bolivie. Dès demain nous prendrons la route pour une traversée fantastique de 47h pour atteindre La Paz, à quelques 6000 mètres d’altitude ! Il nous faut dormir car les prochains jours seront intenses, bonne nuit à tous 🌙Okumaya devam et

  • Arrail do cabo - Départ de la ferme

    28 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ ⛅ 22 °C

    Au réveil ce matin c’est crêpe partie, Matthieu aurait t’il quelque chose à se faire pardonner ? Je plaisante, nous y avons droit depuis 3 jours, avec du nutella à plus savoir qu'en faire, miam ! Une fois repus, croyez le ou non mais c’est un des moments les plus incroyables du séjour, si ce n’est le plus incroyable ! Romain s’est enfin décidé à se raser le crâne. Ce moment ne se reproduira sûrement pas une deuxième fois dans sa vie, donc nous profitons de l’occasion pour faire un canular à ceux restés en métropole. Nous théâtralisons le fait que Matthieu et Pierre me rasent la tête en vengeance d’un saut d’eau que je leur aurais hypothétiquement jeté ! Nous prenons un malin plaisir à jouer la scène et la vidéo fait mouche sur facebook, les gens sont tous tombés dans le panneau.Okumaya devam et

  • Arraial do cabo - Soirée cinéma

    29 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 25 °C

    De nouveau en vacance, que c’est bon de se réveiller avec la sensation de ne pas avoir de contraintes. Nous geekons une bonne partie de la journée avant d’aller prendre l’air, Matthieu et Romain iront faire un footing, tandis que Pierre meurt de rire devant un film. Nous lancerons également l’invitation de notre week-end de retour, cette fois ci nous prévoyons de le faire sur 4 jours comme c’est le pont du 1 Nov. Le soir nous irons tester le meilleur burger de Cabo Frio avant d’aller voir le nouveau film de la saga Star Wars « han solo ». Le puriste Matthieu restera sur sa fin mais pierre et romain ont bien apprécié. Pour notre plus grand bonheur, sur le chemin du retour une pompe à essence est ouverte. À l’aller il y avait une queue de plusieurs dizaines de voitures mais pas au retour, nous sommes soulagés de faire le plein et donc de se projeter d’avantage dans le programme des jours à venir.Okumaya devam et

  • Arraial do cabo - Plage + Rio de janeiro

    30 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 24 °C

    Aujourd’hui c’est jour de départ ! Avec le gazoil trouvé la veille nous pouvons enfin regagner notre liberté et voguer vers d’autres horizons. Après plusieurs jours/semaines passés à la plage, dans des villes où dernièrement à planter des arbres, nous avons hâte de retrouver l’aventure (les campings, les auberges, les treks, les paysages montagneux ou verdoyants de la jungle bolivienne/péruvienne). Nous profitons des derniers moments à Arraial do Cabo, lieu reconnu pour ses plages paradisiaques, longues étendues de sable blanc. Petite sieste sur la plage, balade le long du port et pour la 6eme fois nous partons pour Rio de Janeiro ! Nous y déposerons Matthieu qui ira voir sa belle, pendant que Pierre et Romain s’offriront une nuit d’hôtel avec sushi s’il vous plaît ! La petite galette de cacahuète au caramel est un souvenir coup de cœur de romain qui, s’il avait su en aurait acheté 10 (chouchou format galette).Okumaya devam et

  • Rio de janeiro - Depart pour la Bolivie

    31 Mayıs 2018, Brezilya ⋅ 25 °C

    Ce matin, après une excellente nuit passée dans un hôtel fort peu onéreux avec parking et vue sur le pain de sucre, c’est avec un petit déjeuner gourmet que nous entamons cette belle journée ensoleillée. Une longue journée de route nous attend car nous avons prévu de gagner campo grande d’ici deux jours, or il y a pas moins de 17h de route, soit 8h par jour. Nous prenons donc notre mal en patience et prenons le temps d’observer le paysage même si de la voie express il n’y a rien d’incroyable contrairement au trajet Bonito Sao Paulo via la départementale qui était très verdoyant ! Ne trouvant pas d’ioverlander, nous dormirons proche de la route, près d’une église sous un préau !Okumaya devam et

  • En route pour la bolivie

    2 Haziran 2018, Brezilya ⋅ ☁️ 19 °C

    Cette nuit était sans nul doute une des pires de notre voyage ! Nous pensions avoir trouvé le camping sauvage rêvé, sous un préau à l’écart de la voix express. C’était sans savoir que nous avions loué refuge proche d’une porcherie et que les bêtes feraient un concert de mort toute la nuit ! Le réveil se fait dans la douleur après une courte nuit mais nous devons tout de même reprendre la route. Heureusement les grèves se sont dissipées, le trafic est fluide et nous n’avons pas trop de difficultés à trouver du gasoil (or noir). En chemin, nous prendrons en stop un policier en uniforme. C’est visiblement commun ici comme mœurs, pour nous c’est une petite anecdote rigolote avec nos crânes rasés de repris de justice. Le soir nous arriverons à Campo Grande sains et saufs, objectif atteint, nous serons sur place pour accueillir Matthieu demain matin à 10h45.Okumaya devam et

  • Campo grande - Journée geek 1

    2 Haziran 2018, Brezilya ⋅ 16 °C

    Ce matin Matthieu devait nous rejoindre à Campo Grande dans l’optique de poursuivre la route pour la Bolivie. C’était sans savoir qu’il louperait son vol (Rio de Janeiro - Campo grande) à cause du marathon qui se déroulait en pleine ville, proche de son hôtel. Nous avons donc une journée à tuer à l’hôtel car Campo Grande n’est pas réputée pour être la plus belle ville du Brésil. Heureusement nous avons de quoi faire ! Romain poursuit la vidéo de la plantation pendant que Pierre lui met à jour le site Let’s treep! Il met à jour le nombre d’arbres plantés, ceux achetés, la carte avec notre itinéraire ainsi que les photos des donateurs et enfin l’image en homepage car nous avons à présent de la matière. Nous sommes content car la journée a été productive, la vidéo est fin prête, nous n’attendons plus que l’aval de Matthieu pour la poster et le site est à présent presque à jour ! Le soir nous retrouvons Matthieu à l’aéroport et fêtons nos retrouvailles au meilleur burger de la ville. Celui s’avérera ne pas être incroyable, du moins pas autant que l’attraction dont nous faisons l’objet face aux nombreuses serveuses qui nous dévisagent du regard, improbables !Okumaya devam et

  • Campo grande - Journée geek 2

    3 Haziran 2018, Brezilya ⋅ 17 °C

    Aujourd’hui nous devions prendre la route de bonne heure pour tenter de passer la frontière Bolivienne dans la journée, nous prendrons finalement le temps de nous mettre à jour sur différents sujets. Nous avons mis la vidéo de la plantation en ligne sur facebook, you tube, ainsi que sur le site Let’s treep! en homepage ! Nous avons également lancé le formulaire d’inscription à notre week-end retour qui aura lieu en novembre prochain, ainsi que la cagnotte pour récolter l’acompte de 50€. Maintenant que le site Let’s treep! est à jour, Romain en a profité pour mettre à jour son profil linkedin. Il est à présent « Co-fondateur » de Let’s treep!, lui qui rêvait d’être entrepreneur c’est à présent chose faite ! Sur le coup de 18h nous prenons tout de même la route, le camping sauvage nous avait manqué. Après plus d’un mois d’absence nous retrouvons ces sensations et notre fameux barbecue adoré (pain, saucisses, poivrons), un régal !!!Okumaya devam et

  • Pantanal - Proche frontiere bolivienne

    4 Haziran 2018, Brezilya ⋅ ⛅ 14 °C

    Après une bonne nuit passée en camping sauvage, nous reprenons la route direction la Bolivie ! Nous pensions passer la frontière dans la journée, mais c’était sans savoir qu’il y avait une Carratera Australe locale, en mode jungle dans le Pantanal. Malheureusement nous n’avons pas assez de gasoil pour la faire entièrement et dans tous les cas la route est barrée à cause de l’eau à partir de 30km. Sur la route nous rencontrons un couple de français originaires du même endroit que Matthieu et Pierre, vivant à la réunion, bref improbable. Lui est photographe professionnel, nous sommes face à deux alligators sur une berge proche d’un pont. C’est incroyable de se dire qu’il n’y a pas de barrière entre eux et nous, seule la nature et ce paysage marécageux hostile. Nous échangerons nos contacts puis poursuivrons notre chemin pour y découvrir de nombreux autres animaux (biche, sanglier, furet, piranha, toucan et oiseaux en tout genre), bref nous sommes ravis, c’est incroyable un véritable zoo à ciel ouvert. Nous décidons de dormir sur place car c’est le matin que les animaux sortent et le concert auditif aux aurores est paraît-il une vraie expérience. Nous demandons à un fermier s’il est possible de dormir dans son champ au milieu des vaches et des chevaux ! Il accepte sans condition, c’est ça le Brésil 😊. Nous nous couchons très tôt pour se lever de bonne heure demain, en espérant voir alligator, jaguar et autres espèces rares 😋 !Okumaya devam et

  • Pantanal - Passage en Bolivie

    5 Haziran 2018, Bolivya ⋅ ☁️ 16 °C

    Ce matin c’est aux aurores que nous nous réveillons car les animaux sortent entre 7 et 9h du matin. À 6h30 nous sommes donc debout, prêts à scruter le moindre mouvement. Nous n’attendrons pas longtemps avant l’émerveillement car de l’autre côté du champ, durant notre petit déjeuner, on distingue un rassemblement d’oiseaux bleuâtres qui dansent en balais dans ce qui parait être un enclos à bétail. Nous nous approchons en silence avant de prendre conscience que c’est en réalité une colonie de aras, une des espèces d’oiseaux tropicaux les plus beaux de la planète et nous en avons une dizaine face à nous, à à peine 5 mètres. C’est une chance incroyable que de vivre un tel moment dans un cadre naturel en plein pantanal, ce type d’occasion ne se représentera sûrement pas, nous profitons donc pleinement pour prendre des photos et apprécier ce moment rare ! Après un long moment nous remballons le campement et poursuivons notre safari. Nous verrons de nouveau, de nombreux alligators, 2 autres toucans posés sur une branche, des sangliers, une espèce de ragondin énorme et de nombreux autres animaux ! Nous sommes ravis de cette expérience sauvage authentique dans un lieu inconnu des touristes mais il nous faut reprendre la route car la frontière ferme ses portes à 17h. Après quelques heures de route nous atteignons donc la frontière, triste de quitter le Brésil mais excités de découvrir un nouveau pays qui promet un dépaysement total. La promesse sera tenue, le choc culturel est immédiat, il n’y a rien à voir avec le Brésil, la pauvreté semble plus présente quoi qu’heureuse. Les gens semblent moins enjoués de nous voir mais plus intrigués, les commerces plus modestes et les coutumes plus poussiéreuses. 2h Après avoir passé la frontière, Romain force un barrage policier. Il n’avait pas distingué le barrage sommaire, heureusement pas de barrière, seulement une corde que les policiers avaient baissée à la dernière seconde. Le passage en Bolivie commence mal, nous ne faisons pas les malins... Nous descendons du véhicule, contrôle des papiers, heureusement ils ne tiennent pas trop rigueur du barrage forcé mais réclament un autre papier. En plus du papier fourni par les douanes pour que le véhicule puisse circuler en toute liberté dans le pays, ils nous réclament un papier fourni lui par l’équivalent du commissariat. Ce papier coûte la modique sommes de 50SB soit 7€. Il peut être délivré dans le commissariat le plus proche ou via un simple tampon sur le papier des douanes pour le même montant. Sceptiques nous irons au commissariat le plus proche afin de s’acheter une tranquillité pour le reste du voyage ! Petite anecdote sans gravité mais qui marque le passage dans un autre pays. Nous irons nous coucher non loin de là dans un petit village perdu au milieu de nulle part, merci la tente 2sec.Okumaya devam et

  • Santa Cruz - Bolivia discovery

    6 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 13 °C

    Après une nuit passée près d’un chemin de fer dans bourgade perdue de Bolivie, nous reprenons la route vers la Paz pressés de découvrir ce nouveau pays qui promet de belles surprises. Nous nous arrêtons pour faire de l’essence et là étonnamment le tarif international est de 8,89SB (dollar boliviano) le litre de gasoil (soit plus d’un euro), tandis que le tarif local est de 3,40SB (a peine 0,50€). Pour pouvoir bénéficier du tarif local il faut acheter un bidon, se garer avant la station d’essence et faire le plein à pied pour le déverser par la suite dans le réservoir ! Nous connaissions la combine mais pas l’écart de tarif. Nous sommes donc partis à la quête d’un bidon d’essence car clairement, si l’on peut bénéficier d’un tel tarif on ne va pas s’en priver 😊. Une fois dans le centre ville, après quelques boutiques nous trouvons donc notre bonheur. Le dépaysement est total, rien à voir avec le Chili, l’Argentine, l’Uruguay ou encore le Brésil. On reconnaît aisément la pauvreté du pays, les visages typiques mais aussi la gentillesse. Certains essayent de profiter des occidentaux pour gonfler les tarifs mais n’aurions nous pas fait la même chose à leur place !? Nous nous rendons dans un primeur pour acheter des fruits et légumes, choses rare au Brésil, ici il semble y en avoir abondamment ! Les 2 marchandes sont attentionnées, elles nous font goûter certains mets que nous ne connaissions pas, notamment du fromage local très bon (genre de tome locale), ainsi que du (mote) un peu comme du maïs, à cuire et à manger avec du fromage. Bref nous sommes ravis de ce début en Bolivie. Le chemin se poursuit vers Santa Cruz avec un stop pour visiter un sanctuaire, là se dresse un énorme rocher rougeâtre de 65 mètres proche d’une vielle ligne de chemin de fer. Le lieu est lui aussi dépaysant, un mélange de far-west tropical et de temple aztèque avec des sculptures en bois gravées à la main, une porte en bois massif sculptée digne d’un véritable tableau. Nous clôturerons la journée par une visite dans une église coloniale à San Rosé de Chiquitos. L’endroit est digne d’un monastère, la façade de nuit est éclairée et laisse ressortir la couleur ocre de la pierre. sur la place des arbres magnifiques dont la base ressemble à celle d’un baobab et le reste à un cerisier en fleur, bref une très belle journée. Nous avons hâte à demain 😊Okumaya devam et

  • Bulo bulo - La clé réparée, on the road

    7 Haziran 2018, Bolivya ⋅ ☁️ 13 °C

    Aujourd’hui notre première mission consiste à réparer la clé du Thule cassée la veille par Romain lors d’un contrôle de police. Ce type de clé américaine ne se trouve pas partout mais heureusement Santa Cruz est le temple de la clé. Après avoir fait quelques boutiques en vain, nous trouvons « El palacio de la llave », soit le palais de la clé et miracle il a le fameux modèle. Nous en faisons donc 2 jeux en plus de l’original que nous avions déjà. Une fois fait il est temps de déjeuner, nous avons suffisamment perdu de temps, nous mangeons donc sur le pouce au burgerking (pas bien 😫). On reprend la route, nous sommes encore loin de la Paz ! On s’arrêtera à Buena Vista, ville proche du parc national de Carrasco d’où partent certains treks à la journée ou de plusieurs jours. Après un arrêt à l’office du tourisme (endroit avec un bureau avec quelques photos) et dans une agence (bureau chez l’habitant) pour recueillir des informations, nous décidons finalement de ne pas nous attarder là car il y a un trek identique à faire proche de la Paz, dans le parc national Madidi. Néanmoins les habitants étaient très sympathiques, leur espagnol facilement compréhensible et la ville très mignonne (genre coloniale) avec une place principale bitumée et le reste fait de chemin de terre. Nous reprenons la route avant de se faire arrêter par un énième barrage de police. Ceux ci prétextant que nous ne sommes pas aux normes sur le nécessaire de sécurité obligatoire dans la voiture (extincteur, trousse de secours, etc), ils réclament 100SB en guise d’amande ou que nous achetions le matériel sur un stand dédié, cela juste à côté du barrage de police. Comme par hasard le marchand (sûrement de mèche) nous réclame 110SB, sûrement la somme réclamée par la police plus sa commission. Première fois que nous nous faisons soudoyer en Amérique latine ! Nous passerons la nuit dans la jungle proche de la route dans notre tente 2sec préférée.Okumaya devam et

  • On the road - Paysages improbables

    8 Haziran 2018, Bolivya ⋅ ⛅ 2 °C

    Ce matin nous prenons la route de bonne heure dans l’idée d’arriver samedi midi à la Paz pour faire la fête le soir. Après quelques heures de route nous sommes stoppés dans un bouchon à cause d'un accident, une collision entre deux camions provocant un incendie. Là dans le ruisseau, deux femmes font leur lessive à la main, ce paysage est j’imagine commun ici, mais depuis la révolution industrielle, chez nous cela fait partie de l’histoire. Après quelques minutes nous reprenons la route ! Les paysages sont ultra variés, en l’espace de 30 mn, nous passons d’une jungle de végétation dense, à des montagnes de steppe aride. Certaines coutumes locales nous interloquent et nous font sourire (le parasol en photo sur le scooter, le taxi local avec les personnes dans le coffre, les familles sans casques à 4 sur une mobylette de fortune), bref on sent que nous sommes loin de la France. Ravis de voir également les champs de blé avec ces espaces de tas de paille que l’on voit souvent sur les magazines de voyage. Petite anecdote, moins sympa cette fois ! Nous nous arrêtons sur le bord de la route, dans les hauteurs pour faire du drone et filmer le cadre. Visiblement cela déplaît à un habitant qui vit là, il commence par marmonner quelque chose que l’on ne comprend pas, puis s’approche de nous avec son chien et nous menace. Il gesticule avec la laisse et donne un coup violent à Matthieu pendant que celui ci fait du drone. Nous partirons soudainement en évitant de rétorquer même si ça n’est pas l’envie qui manque ! Improbable, première agression en 7 mois de voyage, même à Rio de Janeiro au Brésil il nous est rien arrivé... nous poursuivrons la route jusqu’à tard dans la soirée avant de se coucher non loin de la route escarpée, sous un froid glacial (environ 0 degré).Okumaya devam et

  • On the road - Arrivée à la Paz

    9 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 9 °C

    Après une nuit rude sous la tente nous reprenons la route pour La Paz, il nous reste 4h30. Une fois encore le paysage n’a rien à voir avec la veille, à présent nous sommes sur les hauteurs, environ 3000 mètres d’altitude. Nous apercevons la cordillère au loin, les monts sont tous enneigés, cela contraste avec la jungle et les 30 degrés de la veille. Le cadre est incroyable c’est un vrai plaisir de conduire avec un tel panorama, rien à voir avec les paysages de montagne par chez nous, c’est de l’inédit ! L’arrivée à la Paz est tout aussi surprenant, la capitale la plus haute du monde n’a pas volé sa réputation. Elle est localisée dans une cuvette entourée par les montagnes avec paysages semblables à des canyons c’est magnifique ! La ville est desservie par des téléphériques, ici pas de métro et peu de bus, le trafic y est relativement fluide pour une ville de 2,5 millions d’habitants. Nous arrivons à notre airbnb. Le propriétaire est très sympa, il nous invitera le soir à l’anniversaire d’une copine à lui. Matthieu et Romain s’en donnent à cœur joie, il est samedi soir, c’est une bonne raison pour faire la fête ! Pierre restera à l’appartement, il a un mal de tête lié à l’altitude. La soirée est typique d’un anniversaire américain avec les cupcake, le gâteau déco, etc. Plus tard dans la soirée nous irons dans une des plus grosses discothèques de la capitale, bref super soirée couchés à 4h du matin !Okumaya devam et

  • La paz - Marché

    10 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 1 °C

    Ce matin c’est avec un mal de crâne mutuel que nous nous réveillons. La soirée de la veille a laissé des séquelles, la vodka employée n’était sûrement pas d’une très bonne qualité ,,,. Malgré tout nous trouvons l’énergie d’aller à la découverte de la ville, notamment pour visiter le marché local, seulement ouvert chaque dimanche. C’est souvent un bon indicateur pour apprécier la culture du pays. À notre grande surprise, au premier abord les habitants ne sont pas chaleureux, complètement sur la réserve, voir totalement opposés à être pris en photo. Chaque culture est différente, nous acceptons la démarche. Peu à peu nous réalisons quelques achats (fruits et légumes, en abondance sur les stands) et progressivement les langues se délient. Nous en prenons plein les yeux, les arc-en-ciel de couleurs des vêtements traditionnels sont sublimes, l’odeur des épices, l’usure du temps sur le visage des femmes, bref c’est un régal. Nous en profiterons pour réserver l’activité phare de la Paz à savoir la descente à selle sur la death road !! Nous paierons 450 pour l’activité avec un vtt de compétition, le tee shirt et le dvd, vive la Bolivie et les prix plus qu’abordables. Une activité identique de 12h au Chili nous aurait coûté le triple ! Nous prendrons également des renseignements pour faire l’ascension du Potosi, un sommet qui culmine à 6100 mètres d’altitude. Une excursion sur 3 jours pour s’acclimater à l’altitude sur plusieurs paliers, le tout en crampon et piolet ! Encore une fois l’activité ne coûte rien, 100€ avec hébergement en refuge, la nourriture, le transport et un guide pour 2 personnes. Nous rentrons excités du programme à venir qui promet des souvenirs inoubliables !Okumaya devam et

  • La paz - Death road by bike

    11 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 10 °C

    Aujourd’hui c’est tout excités que nous partons aux aurores pour l’agence avec laquelle nous avons réservé une des activités phares de la Paz, la descente en vtt d’une route considérée comme étant la route de la mort. En effet il y a quelques années de cela, cette route a fait de nombreux morts car elle est très étroite, à fleur de montagne et le sens de circulation n’était pas adapté. Nous partons donc en minibus de l’agence vers 7h30 du matin ! Nous sommes un groupe de 14 personnes de différentes nationalités mais les français sont bien représentés, nous sommes 7 avec des canadiens, une américaine et une espagnole. Le groupe est jeune et l’ambiance est bonne, ça promet une belle descente. Nous commençons l’ascension vers la montagne pour atteindre plus de 4000 mètres d’altitude. Le trafic est dense et la route enneigée/verglacée, nous prenons donc un retard important ce qui aura pour conséquence de squizer la première partie destinée à s’acclimater au vtt. Nous prenons donc notre mal en patience devant un petit déjeuner sommaire confectionné par les deux guides. La vue est magnifique, les montagnes sont enseignées, on se croirai dans les alpes. Après on un moment vers 14h nous arrivons enfin à bon port, le début de la route de la mort nous attend. Nous nous équipons (combinaison, protection des genoux, tibia, coude et surtout un casque et les gants), chacun se voit décerner le vtt qui fera office de monture durant cette course folle. Nous avons fait le choix d’un vélo tout suspendu pour absorber les chocs et apprécier d’avantage la pente, les bolides sont de vraies pépites ! Après une photo souvenir devant le panneau, nous commençons donc la descente, dans un premier temps doucement, puis le rythme s’accélère ! Les hauts sont couverts de brouillard mais au fur et à mesure de la descente on apprécie le magnifique paysage et cette végétation dense. En chemin nous passons par quelques cascades et rivières, de quoi faire quelques stops pour prendre des photos souvenirs. Après 34km de descente incroyable et des sensations folles nous nous délectons d’une bière bien méritée dans la vallée. Après un moment nous faisons route vers un Hôtel avec piscine pour nous prélasser et détendre les muscles durement sollicités ! On en profitera pour dîner un buffet plutôt très correct avant de reprendre la route pour la Paz ! Dans le bus l’ambiance est au beau fixe, le guides ont acheté de l’alcool, on commence donc à s’ambiancer ! Une fois de retour à l’agence nous réservons l’activité phare de la Paz à savoir l’ascension d’Huayna Potosi, une montagne qui culmine à 6100 mètres d’altitude. Cela se fait sur 3 jours, nous avons choisi des conditions qui se veulent idéales, départ jeudi, on a hâte 😍. On poursuivra la soirée dans l’auberge de l’américaine, moment très sympa avant de rentrer vers 2h.Okumaya devam et

  • La paz - Get back the car

    13 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 5 °C

    Aujourd’hui c’est la journée entre guillemet corvée dans le sens où nous avons un programme assez dense sans visite particulière. Nous commençons la journée par aller se renseigner pour le parc Madidi, en chemin nous nous arrêtons à l’agence dans laquelle nous avions recueilli des informations pour l’ascension de l’Hayna Potosi. C’était une mauvaise idée car nous avions déjà réservé via la même agence pour le vtt. Romain découvrira qu’il y a en fait deux voies pour gravir le sommet. Comme à son habitude il décidera de prendre la plus dure. Nous changeons donc d’agence. On a réussi à se faire rembourser par la précédente pour passer par celle là. Nous poursuivons notre todo et allons donc prendre des informations concernant le parc Madidi. Les excursions en pleine jungle ont l’air sympas mais les tarifs sont élevés. Environ 130€ pour l’avion aller/retour et 150€ minimum pour 3 jours sur place, sans les à côtés ! On prend donc le temps de réfléchir car nous aurons peut être l’occasion de refaire ce type d’expérience autre part au Pérou ou en Colombie, pour moins cher et sûrement aussi bien. On s’arrête demander pour faire des tee shirt sur mesure, malheureusement nous devons acheter nos propres tee shirt, Romain fera tout de même une casquette « Let’s treep! » sur le pouce. Morts de faim nous nous arrêterons au même sushi que la veille, l’établissement a deux magasins, miam miam. Nous clôturerons la journée par aller chercher la voiture toute réparée et toute propre pour seulement 31€, incroyable on aurait au moins payé 250€ en France.Okumaya devam et

  • Huayna Potosi - Journée entrainement

    14 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 7 °C

    Aujourd’hui c’est le jour J, la nuit à été mitigée pour l’un et très bonne pour l’autre, une part d’excitation mais aussi d’anxiété nous anime ! L’excitation car c’est une réelle chance de pouvoir faire une telle ascension, en Europe des diplômes ou de l’expérience seraient nécessaires. De plus le tarif est incroyable, 106€ pour 3 jours logés, nourris, tout le matériel (chaussure, veste, pantalon, casque, baudrier, crampon, gants, etc), ainsi qu’un guide pour deux personnes. Il y a aussi un petit peu d’anxiété car cette ascension n’est tout de même pas anodine, on se parle de 6088 mètres or nous n’avons aucune expérience et n’avons pas nécessairement d’avis sur l’agence sélectionnée. Cette agence, comme beaucoup dans les pays défavorisés, manque de professionnalisme dans le sens où il y a un petit peu de laxisme part rapport à ce que l’on connait en Europe. Personne nous demande si nous avons des indispositions (asthme, problème cardiaque, vertige, etc), ils vendent l’ascension comme étant accessible à tout le monde, bref nous verrons bien. Romain n’est pas de nature anxieux mais Matthieu est un peu plus sceptique ! Nous partons donc de l’agence en mini bus, nous sommes un groupe de 6 personnes dont 1 qui va faire l’ascension en seulement 2 jours. Pour ce qui est du reste il y a une allemande et deux hollandais. L’ambiance est très bonne, les deux guides qui nous accompagnent nous mettent à l’aise et c’est beau temps, ça commence bien 😊. Le trajet jusqu’au campement est sublime ! Entre la vue sur la Paz et celle du glacier, les 2h de trajet passent vite. Nous arrivons au premier campement qui est modeste mais tout le nécessaire y est et les propriétaires sont très sympas. Le refuge dispose de 2 toilettes à l’extérieur, la chasse d’eau se fait à la main en mettant de l’eau. Le reste se limite à une pièce qui fera office de salon et une autre pour le dortoir. Nous commençons par poser nos affaires et déjeuner, puis nous nous équipons pour la session entraînement ! Nous partons sur les coups de 12h30 par une ascension modérée dans la neige pour atteindre des endroits plus pentus. Là nous mettons baudrier et crampons pour commencer à grimper encordés. Le guide pour le coup nous encorde l’un derrière l’autre et est sensible au moindre faux pas. Nous devons laisser la corde du côté de la pente et utiliser le piolet du côté montagne afin qu’il nous retienne en cas de chute. L’exercice reste assez ludique mais nous sommes concentrés, certes actuellement c’est l’entraînement mais demain et après demain il n’y aura pas de place à l’improvisation. Comme dit le guide aujourd’hui « disculpa », demain « no disculpa », une erreur se paie cash ! Romain aura une formation spécifique pour l’ascension de la « ruta frances », la voie pour atteindre le sommet constitué d’un mur de 300 mètres de neige et glace à 70 degrés. Il devra monter via deux piolets pour grimper avec ses crampons et en même temps récupère des espèces de piolets plus costauds qui nous assurerons. Le guide déposera donc 3 gros piolets sur une distance de 50mètres, une fois cela fait Romain pourra grimper en prenant le soin de bien les récupérer. Il rejoindra le guide qui refera la même manipulation par paliers de 50 mètres à chaque fois. La chose n’a rien de technique mais la pente, l’altitude et l’effort rendront la chose plus que complexe pour un novice. Nous achèverons l’entraînement par un exercice sur un petit glacier, avec ascension et descente via piolet. Ceux qui empruntent la voie normale n’en auront logiquement pas besoin mais l’activité est sympa. Nous rentrerons au refuge, la nous rencontrerons un pionnier de la montagne qui a gravi 3 fois l’Everest, une fois seulement avec succès . Nous passons une super soirée avant de nous coucher vers 20h30.Okumaya devam et

  • Huayna Potosi - High camp 5400m

    15 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 11 °C

    Après une excellente soirée passée la veille c’est de bon matin que nous nous levons car nous sommes sensés partir vers 10h pour le refuge de haute montagne « high camp ». Après un petit déjeuner copieux et un peu de drone nous sommes fin prêts pour le départ. Le guide « José » nous indique qu’il y a 2h de marche pour 3km, le temps est plutôt ensoleillé, ça devrait donc être agréable. D’autres personnes notamment des guides doivent nous rejoindre avant de commencer l’ascension. Après 1h30 de retard nous récupérons une suissesse, trois boliviens ainsi que trois guides. Ici même si ce genre d’activité est moins réglementé qu'en Europe, la norme veut un guide pour 2 personnes, la montagne n’est pas un jeu et encore moins pour des novices comme nous. Nous sommes donc rassurés, les promesses sont pour l’instant tenues. Nous commençons donc l’ascension équipés de nos gros sacs de randonnée avec toujours plus de matériels (3 tenues alors qu’il n’y a pas de douche, serviette, 2 paires de chaussures, etc) bref c’est comme ça que l’on apprend. L’ascension se fait bien même si le poids des sacs se fait sentir, nous n’avions pas imaginé qu’une ascension aussi ludique serait autant physique. L’altitude y joue aussi sûrement pour quelque chose, nous sommes facilement essoufflés. Les paysages sont éblouissants (les reliefs, les couleurs, les lacs, le manteau neigeux), tout y est dommage que le temps se soit un petit peu couvert. Après finalement plutôt 3h d’ascension, c’est la délivrance, nous arrivons au refuge de haute altitude. On se demande toujours comment ils ont acheminé les matériaux à cette altitude en sachant qu’il n’y a pas de routes, ni probablement d’hélicoptères (nous découvrirons par la suite que les bouteilles de gaz sont montées par des porteurs sur leurs dos). L’effort demandé nous fait prendre conscience de l’énorme défi qui nous attend demain, ça va piquer... Le refuge est rudimentaire mais ça ne fait qu’ajouter au charme des lieux et pimente d’avantage l’expérience. Un bâtiment fait de tôle avec une pièce de vie pour manger, un coin cuisine (au réchaud) et un dortoir. Les toilettes sont deux cabines faites de briques avec un trou et un saut pour récupérer les excréments, le tout en extérieur pour mieux apprécier la température. Le panorama de ce point de vue culminant à 5400m est époustouflant, le coucher de soleil y sera magnifique avec notamment des couleurs rosâtres qui laissent présager du beau temps pour demain ! Certains montés le matin descendent en ski dans la poudreuse, ça donne envie même si le niveau nécessaire doit être élevé. On mangera vers 17h afin de se coucher de bonne heure, réveil à 00h pour un départ a 1h du matin, ça va piquer 😅.Okumaya devam et

  • Huayna Potosi - Summit 6088m

    16 Haziran 2018, Bolivya ⋅ 12 °C

    Après nuit blanche tourmentée par le défit du lendemain et un mal persistant à l’omoplate, c’est à 00h que le réveil sonne. ça y est c’est le moment tant attendu, je n’aurais pas pu rêver réaliser une telle expérience un jour. Avoir la chance de gravir un sommet à une telle altitude par une voie découverte par un français c’est juste magique. Je prépare minutieusement mon sac en veillant à ne rien oublier et surtout apporter le stricte nécessaire. Ce type d’exercice n’est jamais simple car la haute montagne est imprévisible, il ne faut donc pas négliger le matériel mais en même temps un excès de poids peut entraîner l’abandon. Après un rapide déjeuner c’est l’heure du départ. Nous partons avec nos crampons aux pieds, encordés en ligne sous une nuit étoilée. Nous sommes peu nombreux (environ 10) mais le sillon de nos lampes frontales dans la nuit rend l’expérience assez surréaliste. Nous marchons donc à rythme cadencé, mon guide (le responsable de l’agence) n’est pas très agréable. Aucune complicité entre nous avant le départ, même pas d’encouragement, bref je fais abstraction de cela. Après quelques minutes nous apercevons la Paz au loin. Les lumières de la capitale scintillent de 1000 feux, c’est magique de voir un tel contraste à si peu de distance. Une mégalopole de 2,5millions d’habitants d’une part et ici à 25km, une nature vierge et préservée de toute civilisation. Nous poursuivons l’ascension jusqu’à nous séparer du reste du groupe, nous bifurquons à gauche pour emprunter la fameuse voie découverte par un français. Un chemin vierge de tout passage, parsemé de crevasses et de monticules de glace, le tout clôturé par un couloir de poudreuse avec un mur de 300mètres de haut à 70 degrés. Nous poursuivons donc notre chemin dans le noir à la seule expérience et au seul instinct d’Irineo mon guide. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour emprunter le meilleur itinéraire, il a beaucoup neigé ces derniers temps, le sol est donc couvert, sans une grande connaissance du site, une erreur est vite arrivée. Nous nous arrêtons pour donner notre position au camp de base via la radio envoyée par Irineo. Croyez le ou non, il ne sait pas s’en servir, nous sommes donc seuls, coupés du monde. Heureusement je ne suis pas de nature anxieuse car nous n’avons pas de réseau et il fait nuit noire. Nous reprenons donc notre chemin jusqu’à arriver au pied du mur en question. Un petit ravin recouvert d’une couche de neige importante fait bloc pour y accéder, mais pas le choix c’est le seul accès possible et nous n’avons pas envie de renoncer, après plusieurs essais Irineo finit malgré tout par se frayer un chemin. Celui-ci me donne des instructions, il va disposer des barres d’aluminium dans la neige pour sécuriser notre ascension. Ces barres sont reliées à la corde fixée par des mousquetons. Il va donc en positionner deux, une au point de départ pour nous sécuriser et une autre 60 mètres plus haut. Nous enchaînons donc comme ça plusieurs sessions où nous nous relayons, lui grimpe et positionne le matériel, puis il m’assure pour que je grimpe à mon tour et récupère le matériel. Il faudra bien 5 à 6 sessions intensives où l’on se hisse à la seule force ne nos pieds et nos bras, c’est épuisant mais quelle sensation d’être dans le noir sans repère sur une pente abrupte avec de la neige à profusion. Savoir que l’on est vulnérable, que potentiellement à tout moment une avalanche peut se déclencher ou que l’un de nous peut tomber, rend l’expérience unique. Ici la moindre erreur se paie cash, c’est pourquoi je suis constamment concentré notamment quand je sors le téléphone pour filmer. Après un moment, les premières lueurs du jour font leurs apparitions, je commence donc à distinguer l’environnement dans lequel nous évoluons. Ce moment est tout simplement magique, nous sommes au dessus des nuages, des couleurs rosâtres reflètent sur la neige, j’aperçois le vide sous mes pieds et l’immensité des montagnes au loin. Dans un premier temps je peine à distinguer le sommet, la pente est tellement abrupte qu’il est difficile d’apercevoir la crête. Je resterai là des heures à observer la beauté de ce monde, la richesse de cette nature à l’état sauvage, cette infini de montagnes majestueuses à perte de vue. Encore quelques coups de piolet et c’est la consécration. Après 6heures d’ascension intense me voilà arrivé sur cette fine crête friable, balancé entre deux pentes aussi belles que mortelles. Une sensation d’invincibilité me gagne, c’est magique d’avoir le sentiment d’être sur le toit du monde. Mon premier réflexe sera d’observer les deux versants avant de sortir fièrement mon drapeau de la France. Quoi de mieux qu’un français au sommet, pour une voie découverte par la personne de cette même nationalité. Cette symbolique me rend fier, j’ai l’impression d’avoir gravi l’Everest c’est tout simplement fabuleux. Après quelques photos et vidéos il est temps pour nous de poursuivre notre chemin. Je n’avais pas conscience de cela mais le point pour redescendre se trouve à l’opposé, nous devons donc longer toute les crêtes avant d’entamer la descente. Le chemin est long et périlleux, le froid et le vent se font sentir, la neige s’est transformée en glace et je commence à être épuisé. Exténué je perds le contrôle et dévale 10 mètres de pente avant de me rattraper dans un sursaut de vie grâce à mes piolets (grosse frayeur). Je continue à avancer malgré la fatigue, le froid me gagne et j’ai une douleur atroce à la main droite, mes doigts sont congelés, le guide m’aidera à les bouger et les réchauffer. Heureusement la vue vaut toutes « les douleurs du monde », je m’accroche et avance pas à pas, j’ai les jambes et les bras en souffrance, chaque mètre est un combat. J’arrive tout de même à prendre plaisir, j’essaie de graver ces images à jamais dans ma tête car cette occasion ne se représentera peut être jamais. Après une heure sur les crêtes nous arrivons au point culminant à 6088 mètres, panorama à 360 degrés c’est magique. Après un court instant nous entamons la descente, je n’ai plus d’énergie, je me laisse glisser sur la pente mais le guide me demande de me relever. Je serre donc les dents car mon genou gauche me lance à chaque pas. Je sens que je n’ai plus les mêmes réflexes, mon équilibre n’est plus aussi assuré que durant la montée. J’en prends encore plein les yeux, de nombreuses crevasses nous entourent et la vue est sublime. Après 9h passées à travers toutes les émotions, en voyant le camp de base je craque. Trop de sentiments me gagnent, je pense à plein de choses, certaines moroses d’autre plus joyeuses, bref c’est pour ce type de moment que j’ai tout plaqué, que la vie est belle !Okumaya devam et