Salar d'Uyuni - Jour 2
7 de agosto de 2018, Bolívia ⋅ ☀️ 9 °C
Après la journée d’hier nous sommes curieux de voir ce qui nous est réservé aujourd’hui. On a commencé fort mais aujourd’hui tiendra j’en suis convaincu toutes ses promesses. Au programme visite du désert, cette fois en mode Far West, c’est donc complémentaire avec ce que nous avons vu jusqu’à présent. On commence la journée par un stop au pied d’un rocher qui ressemblerait à s’y méprendre à la coupe du monde (rire) 😅. Champion du monde que nous sommes, impossible de passer à côté d’une photo 😊. Nous ferons un autre stop pour une petite photo sur un rocher qui ressemble à un chameau. On fait la rencontre de plusieurs groupes qui font le même tour c’est plutôt sympa. On poursuit par un lac sans grand intérêt avec des lamas. La suite est plus intéressante avec un canyon qui domine un fleuve qui serpente, on l’appelle l’anaconda canyon. Le prochain stop sera vraiment sympa, c’est pour le coup une première, nous n’avons jusqu’alors pas encore vu ce type de paysage. On se croirait en plein tournage du film « Le bon, la brute et le truand ». C’est assez surréaliste, on n'a pas vu de coyotes mais c’est tout comme 😆. La roche est rougeâtre, la végétation est très peu présente, si ce n’est quelques plantes arides. Bref rien d’incroyable mais c’est dépaysant et on ne s’attendait pas à voir ce type de paysage dans un tel tour. Nous ferons un dernier stop dans une ville morte, soit disant abandonnée... C’est surtout un bon prétexte pour s’arrêter et faire consommer les touristes. Nous succomberons à la tentation de goûter des bières locales (parfum cactus, coca, miel, quinoa, etc). Bref rien de tel que de se délecter d’une bonne bière artisanale en faisant une partie de pétanque ! Après un moment, nous reprenons la route, direction l’hôtel. À notre arrivée c’est la surprise, nous savions que l’hôtel serait de sel mais nous étions loin de penser que ça rendrait aussi bien. La chambre est faite intégralement de sel, le sol est fait de grain de sel, les lits d’un gros bloc tout comme les briques qui forment les murs qui nous entourent. L’expérience est pour le moins atypique, c’est très sympa ! Avant de dîner Mathieu et moi même enfilerons nos baskets pour profiter du désert qui s’offre à nous pour faire un petit footing. On prend donc les frontales et c’est parti, chacun va de son côté nous avons l’impression d’être seul au monde. Quelle sensation de liberté que de fouler le sol et de ne voir que ses propres pas, l’horizon à perte de vue avec un coucher de soleil juste sublimissime ! Après le dîner nous irons tous les trois profiter d’un ciel sans pollution lumineuse. Le ciel est complètement découvert, nous apprécions de mettre en pratique l’enseignement de la sortie astrologie. Nous reconnaissons donc aisément l’incroyable voie lactée, Mars, Jupiter et Saturne. La Croix du sud afin de nous repérer dans l’espace ainsi qu’Alpha du Centaure, bref c’est juste magique même s’il fait un froid de canard ! On y fera quelques belles photos avec l’appareil de Matthieu, l’iPhone étant clairement limité pour ce genre de clichés. On ira se coucher vers 23h30 ravis de cette merveilleuse journée et pressés de découvrir le Salar, demain aux aurores, réveil à 5h ça va piquer 😅.Leia mais
Salar d'Uyuni - Jour 3
8 de agosto de 2018, Bolívia ⋅ ☀️ 10 °C
Comment dire ... Sûrement la plus belle journée/soirée du séjour ! Le lever à 5h est compliqué mais l’excitation du Salar ne fait que masquer les cernes d’une nuit trop courte. Nous partons donc de nuit, sans grand repère pour s’orienter dans le Salar, le guide n’a pas de gps et il n’y a pas de route type, les traces de roues partent dans tous les sens. Le Salar est très humide, voir par endroit complétement trempé, nous sommes donc ravis de ne pas avoir pris notre propre 4x4. On distingue peu à peu le soleil qui se lève, le reflet de celui ci dans les différentes flaques d’eau salée est déjà sympa mais ça n’est rien à côté de ce qui nous attend. Le premier stop de la journée se fera sur une île appelée Incahuasi. C’est une île recouverte de cactus géants, le tout en plein milieu du Salar. Nous y resterons un moment afin d’observer le lever du jour, c’est tout simplement à couper le souffle ... L’île en elle même est déjà très impressionnante, je n’ai jamais vu de tels cactus, mais le tout avec l’immensité cristalline du Salar et le reflet des montagnes sur l’eau c’est tout simplement majestueux. À chaque nouveau rayon de soleil le décor est encore plus fantastique. Nous profitons d’un panorama à 360 degrés qui nous laisse apprécier l’intégralité de l’environnement qui nous entoure, c’est sublime. Nous resterons là une bonne heure, ébahis par temps de beautés avant de prendre le petit déjeuner sur le Salar même. Tout est prêt, nous n’avons qu’à mettre les pieds sous la table (de sel s’il vous plaît) et apprécier le moment présent. Nous marcherons par la suite dans le Salar avant que le guide nous amène à plusieurs endroits pour prendre des photos. Nous commencerons par une partie mouillée afin d’avoir notre reflet sur l’eau, puis sur du sec afin de faire certains montages d’illusion (le plus connu étant le fait d’être poursuivi par un dinosaure). Nous ferons de nombreuses photos ainsi que quelques clichés en drone, le guide est plutôt très patient ! Cette expérience est unique, nous tâchons d’apprécier chaque instant pour graver ces images à tout jamais dans nos têtes. Les images s’immortalisent mais la sensation perçue ne peut se retranscrire, malgré ces quelques mots cela se vit. Nous poursuivrons par une pétanque proche du monument emblématique du salar, une étoile recouverte des drapeaux des différentes nations du monde. L’expérience est anecdotique, nous pourrons nous targuer d’avoir fait de la pétanque dans des lieux improbables. Le prochain stop se fera au marché à souvenirs, à la sortie du salar. C’est un point de passage obligé afin de faire marcher l’économie locale. Nous ne serons pas très inspirés si ce n’est Matthieu et moi qui souhaitons ramener un bloc de sel. Je ferai un folie avec un bloc cristallisé de plusieurs kilos ... Sûrement un héritage de mamounette avec ses voyages archéologiques de fossiles au Maghreb, durant sa jeunesse. Le dernier stop se fera au cimetière de trains d’époque, un vestige du passé pour acheminer les minerais de Potosi vers Uyuni. C’est assez sympa mais les locomotives sont presque toutes taguées ... Nous finirons la journée par Uyuni, la ville est assez grande et l’architecture sans intérêt. Comme nous sommes le trio toujours plus, nous demanderons à l’agence s’il est possible d’allonger notre séjour et rentrer sur San Pedro un jour plus tard. Ils accepteront gentillement, nous aurons donc l’occasion de booker une autre excursion pour profiter une dernière fois du salar. Il est seulement 15h, nous repartons donc dans le salar avec un autre groupe de 4 personnes pour une sortie de 15h30 jusqu’à 21h. Le guide est encore un niveau au dessus pour les photos, nous ferons des clichés sublimes et une vidéo sublime. Le clou du spectacle se fera à la tombée de la nuit ! Le coucher de soleil est surréaliste, un miroir d’eau ainsi qu’une nuit étoilée indescriptible. De loin la plus belle de notre vie, tant le ciel est pur. Le ciel reflète sur le miroir d’eau c’est juste magique, incroyable, majestueux, les superlatifs me manquent tellement c’était un rêve ... Que la nature est belle 💚 !!Leia mais
Salar d'Uyuni - Jour 4
9 de agosto de 2018, Bolívia ⋅ ☀️ 3 °C
Dernier jour du tour, aujourd’hui consiste à passer le temps en attendant le départ pour le trajet retour. Nous avons rendez vous à l’agence à 15h30, nous prenons donc d’assaut un café avec une bonne connexion internet afin de geeker un peu. Nous partirons finalement vers 17h de l’agence, les chauffeurs ont l’air complètement désorganisés. Nous faisons le trajet à deux voitures afin de pouvoir s’assister mutuellement en cas de panne. C’est en effet une idée judicieuse car l’autre voiture aura des ennuis mécaniques, ils se perdront dans un premier temps, puis la voiture n’aura plus de freins. Nous arrivons tout de même tous à bon port vers 21h30. L’auberge ne s’attendait pas à nous voir arriver à cette heure, le repas n’est pas prêt, les quantités sont minimes et nous apprenons qu’au lieu de partir à 8h comme prévu demain matin, nous devons partir à 4h30 car le chauffeur a d’autres personnes à prendre sur le trajet retour. Bref, rien de dramatique mais on en fera part à l’agence car ils se targuaient d’être une des agences, voir l’agence la plus sérieuse. Nous irons finalement dormir après une petite partie de cartes, une fois de plus la nuit va être courte!Leia mais
San pedro de Atacama - Back to reality
10 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 9 °C
Aujourd’hui le réveil pique ! Le guide nous sort du lit à 4h du matin pour soit disant récupérer des clients à la frontière vers 9h30. Ça n’est pas du tout ce qui a été prévu par l’agence. Nous sommes sensés partir vers 8h et arriver à la frontière vers 12h mais bon nous laissons passer, cela fait partie du voyage. Le trajet est le même qu’à l’aller si ce n’est qu’on le découvre aux aurores et non en plein milieu de l’après midi. De plus nous faisons le trajet inverse donc la perspective est toute autre. Nous ferons cette fois un seul arrêt qui devait être pour le petit déjeuner (le guide s’y était engagé la veille) mais finalement non, il n’y a rien à manger nous poussons donc un petit coup de gueule, mais rien n’y fait. On fera simplement le plein d’essence avant de gagner la frontière de bonne heure ! Là, nous attendons que la frontière chilienne ouvre, on attend 1h, 2h, 3h, 4h et la situation finit enfin par se débloquer ! Heureusement nous nous sommes occupés avec un jeu de cartes et une partie de pétanque ! Nous recroisons notre pote carabineros. Celui ci nous apprécie beaucoup, Matthieu en rajoute un peu, ça y va à coup d’accolade, c’est un sketch mais c’est génial d’avoir cette « complicité » avec une personne représentant la force de l’ordre. Celui ci nous montre ses photos de vacances, les lieux à visiter aux alentours bref les gens de l’agence hallucinent car ça ne doit pas être leur meilleur ami. Nous en profitons pour lui demander si la douanière qui nous avait recaler la dernière fois, se trouve au poste frontière par lequel nous comptons passer demain. Heureusement non, c’est déjà ça les chances de passer en Argentine sont déjà plus grandes 😅, même si rien n'est fait ! Nous rentrerons finalement à San Pedro avec la sensation d’y avoir passé 1 mois et de ne jamais y partir (comme à Rio de Janeiro). Nous nous délecterons d’un bon burger après que Matthieu et moi ayons fait un footing. Dodo de bonne heure on est tous les 3 claqués (Matthieu s’endormira même sur son match de rugby ASM vs Toulon avec le retour de Raka, c’est dire ☺️).Leia mais
On the way to Argentina !
11 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 10 °C
Journée départ de San Pedro d’Atacama pour le Nord Ouest Argentin 🇦🇷
Après une matinée posée et quelques pâtisseries françaises, nous prenons la direction du Paso Jama, poste frontalier chileno argentin.
Le paysage fidèle à la région d’Atacama est lunaire et parsemé de petites lagunes et de salars.
Après les échecs de Hito Cajon et d’Ollague, c'est avec un peu d'appréhension que nous nous présentons au poste de douane. En effet pas question d’obtenir un refus sous peine de voyage abrégé.
Le poste est organisé façon Mc Drive entre les deux pays avec quatre comptoirs à valider pour obtenir le fameux sésame.
Step 1: Les passeports : un agent de la police frontalière chilienne plus préoccupé par la série à regarder sur son téléphone nous valide les passeports sans souci
Step 2 : La douane chilienne (nos amis): c'est là que ça se corse, une petite nénette bien consciencieuse (il faut savoir que les chiliens ne sont pointilleux que pour l'administratif) épluche notre dossier et n’est pas optimiste. Elle embarque nos documents de la voiture auprès de son chef en mode c’est quoi cette embrouille. Des français en voiture chilienne se rendant en Argentine. Quelque minutes plus tard c est le drame: « vous ne passerez ni aujourd’hui ni demain ». Bref situation bloquée.
Heureusement un vrai nanard a plusieurs combines à revendre, on lui sort notre « all in » le papelar d'un autre douanier d’Ollague qui stipule qu'avec un doc du notaire (durement gagné) et un article vaseux du code des douanes ça passe. Rien qu’à l’évocation du nom de l’autre responsable des Douanes alias Dany la Saumur (Daniel Sodo 55 ans qui en fait n’en avait rien à faire de notre cas bien au contraire) la nana tilte en mode si Dany est dans le coup y’a moyen de monneyer. Donc après avoir bluffé que Dany est un pote avec qui on a pris quelques pintes, la nana ramène son responsable auprès de nous. Le Senor Jefe Responsable de las Duanas Chilenas (un peu albinos quand même) n’en démord pas suite à de nouveaux articles (on les attend toujours) impossible de sortir une voiture du pays sans la résidence permanente chilienne. Et la c'est la combine de « Misère Misère » qu’allons nous devenir ? La petite pâquerette en Argentine ne reverra jamais son papa sans compter que Polo ne mangera plus jamais de burger aux œufs crus grande spécialité locale. On insiste un peu en jouant la corde de « je ne conteste pas ton autorité mais bon un peu quand même ». On remet une légère couche de Dany. On laisse le tout au four une vingtaine de minutes et après que le jefe relise ses articles vaseux et qu'on rajoute que l'ambassade française est au courant (oui oui) notre chefaillon revient à la charge en disant que ça va passer mais que pour 10 jours. On négocie 15, on jure sur la bible de ramener la voiture au Chili pour la revente et c'est dans la poche !
Papier signé ! NEXT
Step 3 : tampon Argentin RAS
Step 4 : douane argentine: bien plus rapide et facile mais on y coupe pas... contrôle intégral de nos bagages et question type « êtes vous résident permanent chilien » « raaahh quasi quoi » mais on fine ça finit par passer :)
Après être passés par tous les états, nous voilà en Argentine !!! Pour la fin du périple en 4x4
Les paysages continuent d être aussi beaux et arrivant à un petit patelin, on fait le plein de pesos argentins et du nécessaire à Barbecue.
Direction ensuite un petit spot bien sympa au milieu des montagnes avec au programme petite pétanque, barbecue et vision toujours aussi incroyables des étoiles et de la Voie lactée !Leia mais
Quebrada de Humahuaca - Raibow montain
12 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 18 °C
Après une bonne nuit en mode grasse matinée nous décollons vers 11h, direction Quebrada de Humahuaca. Humahuaca est une rimbow montain comme celle que l’on a vu près de Cusco mais paraît-il en 10 fois plus impressionnant (dires de Matthieu via une anglaise avec laquelle nous avions fait connaissance lors du trek de salkantay, avant le machu picchu). Nous sommes donc assez pressés de découvrir ce chef d’œuvre naturel. En chemin, ce ne sont pas les beaux paysages qui manquent. Nous passons par des plateaux faits de sel, jusqu’à longer un salar assez gigantesque. Nous nous arrêtons prendre des photos et faire du drone ! La particularité de celui ci, quoi qu’il soit moins grand que celui d’Uyuni, est qu’il est totalement sec, pour ne pas dire aride ! Des plaques de sel sont formées un peu comme dans les déserts classiques, tant il ne pleut guère dans la région. Le sel y est exploité et de petites dunes de sel jalonnent le salar. Il y a également des bassins d’une eau cristalline turquoise, c’est impressionnant. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Guérande même si ça n’a clairement rien à voir avec les marais salants de notre belle région. Nous en profiterons pour réaliser un des rêves de Matthieu, à savoir conduire sur un salar. Ceci n’est pas non plus pour nous déplaire, entendre le craquement du sel sous les pneus, éviter les cavités, parcourir cette nappe blanche sans fin, bref un petit kiff. Après un moment nous reprenons la route, ce fut une belle surprise mais ça n’était pas l’objectif du jour. Le reste de l’itinéraire est tout aussi joli, des montagnes colorées avec différentes variantes de vert, de rouge, de jaune, de marron, le tout parsemé de cactus géants, c’est vraiment sublime. Nous prendrons notre pic-nique face à une formation minérale épatante, des pics aiguisés comme des lames de rasoirs et poursuivrons notre « route » jusqu’à Humahuaca. Je mets « route » entre guillemets, car c’est plus un chemin terreux horrible avec des cailloux partout, rien de tel pour faire souffrir notre 4x4 d’amour. Une fois arrivés, nous aurons la bonne surprise de voir qu’un pneu est de nouveau crevé, étonnant ... 😕 Bref nous verrons cela plus tard, à présent nos yeux se portent d’avantage sur le spectacle qui se dresse devant nous. Une montagne gigantesque aux 14 couleurs ! L’édifice ressemble aux alvéoles d’une huître avec ces formes en dentelles aiguisées. Les différentes teintes sont sublimes et le cadre est des plus préservé ! Peu de touristes, moins de folklore comparé à celle de Cusco. Matthieu préférera ce lieu, en appréciant la nature à l’état pur du site. Tandis que Pierre et moi apprécierons plus le côté expérienciel de l’autre, certes peut être moins impressionnant car moins grand, mais la consécration d’un trek avec à son sommet la récompense, les ânes porteurs, les montagnes enneigées au loin, les photos faites au sommet avec un local déguisé et son lama. Bref c’est intéressant d’avoir des avis qui diffèrent, savoir que le cerveau à des perceptions différentes et que chacun est unique ! Nous profiterons du coucher de soleil avec un petit verre de vin rouge et quelques gâteaux apéritif, avant de chercher un coin où dormir. Nous louerons refuge au pied d’un cactus avec une vue à 360 degrés sur les montagnes avoisinantes, à 3500 mètres d’altitude. Une bonne platée de pâtes avec une tomate, un film et au lit ! 💤Leia mais
Quebrada de Senoritas - Welcome to Mexic
13 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 22 °C
Aujourd’hui c’est au pied d’un cactus géant que l’on se réveille ! Le temps est magnifique et le paysage est digne d’un western. Nous prenons la route direction Humahuaca afin de trouver un garagiste pour notre pneu crevé. On en trouvera un facilement qui nous réparera le pneu pour seulement 5€, c’est du don. Pendant ce temps Matthieu et moi faisons une petit pétanque sur un terrain vague juste devant. Après des semaines sans victoire, la malédiction s’en est enfin allée, victoire 13 à 8 (une seule manche), Matthieu est dégoûté 😋. Nous poursuivons la route direction Tilcara, une montagne rouge parsemée de cactus géants avec une petite randonnée rapide à faire !! Nous faisons donc un stop et partons à la découverte de ces paysages si peu communs dans notre bel hexagone. Le paysage est différent de la vallée de la Luna à Atacama, là-bas c’était plus lunaire, ici les cactus 🌵 amènent vraiment du charme au lieu. On a l’impression d’être les frères Dalton et d’être poursuivis par Lucky luke pour avoir braqué une banque ! Bref le décor est sublime, des dégradés de couleurs rouge, noir et rose pâle, un sol aride où l’on ne serait pas étonné de croiser un scorpion. On prend quelques vidéos en drone pour agrémenter notre collection et faire un montage fou à la fin, ainsi que quelques photos délires et on reprend de nouveau la route, cette fois direction Salta, toujours via la Quebrada Humahuaca (Quebrada voulant dire vallée). Le paysage ressemble à la montagne de couleur visitée hier, en moins dense et plus dispersé, mais c’est tout aussi joli car cela fait plus naturel. On longe donc cette vallée pendant plusieurs dizaines de kilomètres et perdons de l’altitude jusqu’à changer littéralement de paysage. Croyez le ou non mais en l’espace d’une petite demi heure, nous passons d’un décor désertique en mode lucky luke à une jungle dense et humide comme on en a vu au Brésil. C’est époustouflant tant le contraste est saisissant, c’est comme si nous avions été téléportés. Le décor est verdoyant, l’air est frais et humide, le silence a laissé place aux chants des oiseaux et aux bruits de la jungle, bref c’est déroutant ! Même la route n’a rien à voir, nous passons d’une nationale à 2 voies, sur une route ultra étroite qui serpente les pentes de la montagne, c'’en est même dangereux mais Pierre et moi faisons confiance en notre pilote Matthieu. Nous nous arrêterons un moment pour faire du drone, le paysage ressemble à s’y méprendre à celui de Rio de Janeiro, lorsque pierre et moi dominions la ville lors d’une sortie randonnée et rappel dans la jungle. Bref la nuit commence à tomber, le coucher de soleil est magnifique, avec ces différentes strates de montagne et ce brouillard léger qui laisse comme un voile mystérieux au loin. Nous finirons par arriver vers 20h sur Salta. Nous avions imaginé une ville assez petite, plutôt traditionnelle mais en fait non, c’est une ville de 700 000 habitants. Cette métropole a pour le moins été préservée, l’architecture y est belle, assez similaire à Rio elle aussi, des maisons de type colonial avec des colonnes et des symétries. On sent une richesse que l’on ne connaissait pas au nord de l’Argentine, en Bolivie ou encore au Pérou, le contraste est assez marqué. Nous prenons place dans notre hostel, petite douche et petit restaurant. Et oui nous sommes dans le pays de la viande et du barbecue, fini donc les burgers au profit d’une belle pièce de bœuf. Il paraîtrait même que la fameuse boucherie d’Evelyne à Clermont Ferrant serait largement au dessus de ce que nous venons déguster. C’est repu que nous irons nous coucher, demain c’est journée administrative, il faut être en forme.Leia mais
Salta - Journée corvée
14 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ⛅ 12 °C
Aujourd’hui c’est journée corvée ! Au programme, laverie, relance de l’annonce pour la voiture, programme et itinéraire jusqu’à Santiago, envoi d’un mail de remerciement Let’s treep aux donateurs et ça sera déjà pas mal pour aujourd’hui. On profite de faire tout cela dans le centre ville, dans un café à l’ambiance cosy car internet n’est pas praticable dans notre hostel. Nous visiterons tout de même le centre ville avec sa place principale ainsi qu’une église à la coupole particulièrement jolie. Pour le petit déjeuner ça sera « enpanada », une des spécialités de la ville et les meilleurs du pays selon le lonely planet. Le soir ça sera dodo de bonne heure, le lendemain nous partons pour 3 jours de route et près de 1300km pour rejoindre Mendoza.Leia mais
En route pour Mendoza - Jour 1
15 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 15 °C
Rien de spécial à raconter pour ces futurs 3 jours, si ce n’est plusieurs centaines de kilomètres avalés. Des routes rectilignes à perte de vue, des paysages rougeâtres dignes de canyons aux USA, des animaux traversants la route sans se préoccuper de leur sort (vaches, chevaux, renards, montons, oiseaux et bien d’autres). Ça n’est pas sans une certaine émotion que Matthieu fait son dernier barbecue en camping sauvage du voyage ... sûrement le meilleur de tous 😏Leia mais
En route pour Mendoza - Jour 2
16 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 19 °C
Même constat que hier, le paysage est très similaire ! Le seul événement marquant de la journée sera deux parties de pétanque, dont la dernière restera à tout jamais dans l’histoire, du moins la nôtre. Un score des plus serré avec un niveau international ! Chacun de nous trois méritait la victoire et malgré deux balles de match de Romain volées par Pierre via des carreaux qui sortaient de nulle part, Romain finit tout de même par décrocher la victoire. Matthieu n’aura pas démérité non plus.
Bilan :
- 1ere partie gagnée par Matthieu, suivi par Pierre (Romain largué) 13-8-3.
- 2ème partie gagnée par Romain, suivi de près par Matthieu et Pierre non loin 14-12-9.Leia mais
Arrivé à Mendoza
17 de agosto de 2018, Argentina ⋅ ☀️ 18 °C
Aujourd’hui c’est la dernière ligne droite pour Mendoza. Nous prenons la route de bonne heure pour les 5h restantes car nous souhaiterions arriver suffisamment tôt pour booker un tour, afin de visiter les vignobles de la région. Et oui Mendoza est réputé pour être une, si ce n’est la région viticole du pays ! Nous sommes donc intrigués de découvrir les techniques et déguster ce vin qui fait chaque année un peu plus parler de lui en occident. La route est une nouvelle fois droite, vallonnée et parsemée d’un décor aride rougeâtre. Nous y rencontrerons une colonie impressionnante de perroquets, au moins 300 spécimens qui décollent tous en cœur, c’était assez grandiose. Nous prenons toujours autant de plaisir à rouler sur cette route mythique qu’est la nationale RN40, un axe qui relie Ushuaia à la Bolivie, soit plusieurs milliers de kilomètres à travers une nature variée incroyable. Nous arriverons vers 17h sur Mendoza. Au premier abord c’est une ville assez quelconque en terme d’architecture, nous nous imaginions une ville toute autre, plutôt riche grâce aux bodegas avoisinantes, plutôt jolie genre Bordeaux mais non. Nous verrons demain lors de la visite si les abords de la ville sont différents !Leia mais
Mendoza - Visite de vignobles à vélo
18 de agosto de 2018, Argentina ⋅ 🌬 12 °C
Aujourd’hui Pierre et moi partons pour la visite des vignobles près de Maìpu, c’est paraît-il un peu touristique mais plus accessible pour faire des visites et dégustation. Matthieu quant à lui préférera rester à l’hostel et aller voir un match de rugby dans un bar, afin de prendre la température et apprécier l’ambiance argentine lors de ce type d’événement. Pierre et moi partons donc à pied car nous avons fait le choix de faire ce genre de tour par nos propres moyens, sans passer par une agence (un peu trop coûteux à notre goût 150$). C’est donc l’aventure, nous prenons le bus sans avoir de carte, il nous est pourtant normalement impossible d’y monter sans ticket et sans carte, or ces précieux sésames ne s’achètent qu’aux terminaux. Heureusement le conducteur est compréhensif et nous laisse monter sans payer. Trop sympa, l’aventure commence donc plutôt bien 😊. Une fois sur place nous nous dirigeons vers une station de location de vélo « M. Hugo », recommandé sur un des blogs que nous avions potassés. L’accueil est chaleureux et le tarif très correct « 6€ la journée », nous passons donc par eux même si les vélos ne sont pas de la meilleure facture (pas de suspension). Après quelques conseils sur l’itinéraire à suivre et le type de domaine (industriel ou familial) nous prenons la route direction le musée. Et oui nous sommes samedi et le musée ferme ses portes à 14h, c’est donc le stop prioritaire ! Une fois sur place, malgré le fait qu’il soit 10h passées, à notre grande surprise le musée paraît fermé, nous optons donc pour une solution alternative en nous rendant dans notre premier domaine « Domiciano », un domaine acheté par un natif de Mendoza après la crise de 2000, durant laquelle beaucoup d’argentins ont été victimes de l’inflation des prix, suite à la chute du cours du pesos argentin. Nous profiterons donc d’une visite guidée privée, sur ce domaine de taille moyenne, avec une production annuelle de 90 000 bouteilles, pour un domaine d’environ 60 hectares. La jeune fille prend son temps pour nous présenter une petite parcelle de vigne, la pièce de confection avec la macération, la fermentation et la mise en fûts avant la mise en bouteille. Le procédé a l’air plutôt quelconque même si les temps d’affinage semblent différer de chez nous, avec seulement 18 mois en baril de chêne pour les crus de réserves. La dégustation sera agréable, seuls à deux sur une table, nous testerons 6 vins différents dont un blanc chardonnay, 4 vins rouge (2 malbec et 2 syrah) ainsi qu’un vin pétillant. La révélation sera le Syrah, un cépage d’origine Iranienne, peu connu mais en forte croissance ces dernières années. Bref nous sommes ravis de cette première visite ! Nous repartons et tentons de nouveau le musée, il s’avère que nous nous étions trompés d’entrée, une d’entre elle était dérobée nous étions donc passés à coté, mais ouf le musée est bien ouvert. Nous y verrons plusieurs instruments servant à la récolte, certains servant à l’expertise de la qualité des crus, d’autres a la mise en bouteille, etc. Nous apprendrons les différents cépages utilisés dans la région ainsi que les différentes villes dans lesquelles il y a des parcelles. Nous y ferons également deux dégustations et nous nous verrons « offrir » une bouteille, le prix de l’entrée servant de crédit pour l’achat de vin. Après toutes ces dégustations nous avons comme un petit creux, nous irons donc manger un plat de pates dans une jolie brasserie très abordable. Nous clôturerons la journée par un domaine plus artisanal fondé en 1905. La production est plus modeste que dans le premier domaine visité, c’est intéressant de voir le contraste. La visite se fera cette fois en groupe et en espagnol. Il faut être honnête on ne comprendra pas tout même si les grandes lignes sont assimilées. On finira par la dégustation là encore de 6 vins différents (4 rouges « malbec, syrah, merlot et cabernet sauvignon ») et 2 pétillants dont un, plutôt sucré). Les doses sont plutôt très bien servies, ce n’est plus de la dégustation mais de vrais verres, on ne s’en plaindra pas surtout pour le merlot charnu que nous avons très apprécié. On rentrera à l’agence rendre les bicyclettes avant de prendre un bus pour rentrer a Mendoza. Nous négocierons avec des locaux pour qu’ils payent avec leur carte et en échange nous leur donnons la monnaie. Nous tombons sur une famille très sympa qui sera ravie de nous rendre service, nous tomberons d’ailleurs en panne avec le bus, le pneu ayant crevé, improbable !! Le soir c’est ravis de notre journée que nous retrouvons Matthieu, on se rejoint dans un sushi avec une serveuse charmante et souriante, l’un d’entre nous en aurait d’ailleurs bien fait son dessert 😋. À présent c’est dodo, après prêt de 10 mois de voyage, demain c’est le grand retour pour Santiago 😭😭😭.Leia mais
Arrivé à Santiago - La boucle est bouclé
19 de agosto de 2018, Chile ⋅ ☀️ 8 °C
Aujourd’hui c’est le grand jour, nous nous apprêtons à rentrer à Santiago, là où tout à commencé et là où tout finira dans un peu plus de 2 mois (sauf pour Matthieu qui aura encore 2 mois de bonus en Australie et Nouvelle Zélande). Ça fait bizarre de se dire que cela fait déjà presque 9 mois que l’on voyage, on a l’impression que Santiago c’était hier ! Avant de partir comme pour faire le deuil de ce voyage avec le 4x4, Matthieu et moi nous achetons des nouvelles chaussures toutes blanches et oui les autres ont fait leurs temps et sont dans une piteux état. Une fois fait nous prenons donc la route, le paysage est de nouveau magnifique, nous profitons des derniers instants au milieu de cette cordillère des Andes. Nous croiserons notamment l’Aconcagua, le sommet le plus haut d’Amérique latine avec plus de 7000mètres d’altitude. Le dernier passage à la douane chilienne avec la voiture se passe merveilleusement bien. Je crois qu’ils n’ont jamais été aussi sympas avec nous, le check-up est complet mais se fait dans la joie et la bonne humeur. ça y est nous sommes passés, une page se tourne et une autre s’ouvre, celle d’un voyage dans le voyage en mode bagpack d’ici quelques jours en Colombie ! Nous arrivons donc à Santiago, ça fait bizarre de reconnaître les lieux et cet environnement qui nous est familier. Les retrouvailles avec Chris qui nous avait hébergés avec Delphine au tout début sont également étranges, bizarre. Nous avons l’impression de ne les avoir jamais quittés, pourtant en 9mois, de leur côté de l’eau à coulé sous les ponts. Ils ont retapé leur maison, c’est d’ailleurs sublime et Delphine aura eu le droit à une demande en mariage... Bref que le temps passe !Leia mais

ViajanteJe sais que je ne devrais pas dire ça. Mais pour nous c'est long. On a hate de te retrouver au coin du feu et de regarder toutes tes videos avec une raclette. Vous partez quand en Colombie? Je comprends que ça dois etre difficile d'envisager la fin d'un voyage inoubliable, que d'aventures, de paysages grandioses, de depassement de soi. Profitez a fond encore les gars, pleins de belles choses vous attendent encore et vont vous surprendre.
Santiago - Journée voiture
20 de agosto de 2018, Chile ⋅ 12 °C
Aujourd’hui c’est la journée corvée afin de remettre la voiture dans les meilleures dispositions, dans l’optique de la vendre au meilleur prix. Nous commençons donc par un check-up Nissan complet. En temps normal, nous étions des rois dans tous les concessionnaires Nissan que nous avions faits (Buenos Aeres en Argentine, La Paz en Bolivie, Arequipa au Pérou) et là rien ne se passe comme on l’aurait souhaité. Nous nous retrouvons à payer 100€ pour un check-up bâclé et une réparation miteuse, or dans les autres pays les révisions étaient gratuites. Dès le départ le prix et ce que ça incluait n’étaient pas clairs, la personne avec qui nous avions pris rendez vous n’était pas transparente. Résultat un devis de plus de 4000€, un examen partiel car ils n’ont même pas été faire un tour avec, or il y a quelques bruits que nous aurions aimé identifier. Également, un devis sans preuve numérique réalisé par des machines et pour couronner le tout, le parallélisme n’a pas été fait. Bref nous sommes remontés, le mec s’en fout éperdument et n’a aucune empathie et ne fait aucun effort de langage et a un accent atroce, bref ça commence mal. Nous demandons donc à traiter avec quelqu’un qui parle anglais. Il n’y a personne, si ce n’est une des personnes qui lavent les voitures qui parle anglais et même français. Il a l’air de bonne volonté et content de pouvoir aider, les choses devraient donc renter dans l’ordre. Nous demandons donc à faire un tour avec la voiture en compagnie du garagiste, afin de lui faire écouter les bruits et de les identifier. Après un petit tour, il réduit le devis aux réparations essentielles à réaliser afin de faire partir les bruits (devis divisé de moitié mais tout de même de 2000€). Bref nous déciderons finalement de ne faire que le strict minimum car nous estimons que la voiture est en très bon état et que ces choses sont mineures (freins et amortisseurs usés, essuie-glaces fatigués, etc). Nous partons de là énervés car nous avons perdu notre temps en passant près de 2h avec eux sur place. Nous sommes en parallèle allés trouver un revendeur de pneus d’occasion car les neufs sont au Chili hors de prix et en avons trouvé de bons à un prix raisonnable. Pour le coup c’est valable de changer ceux à l’arrière car ils sont complètement usés et c’est la première chose que va regarder un acquéreur. La journée sera passée à une vitesse folle et on a eu le temps de ne rien faire, bref une journée à oublier. Heureusement au programme demain c’est ski 😍 !!!Leia mais
Vallé Nevado - Journée ski
21 de agosto de 2018, Chile ⋅ 5 °C
Malgré notre départ en novembre 2017 pour ce merveilleux voyage, nous étions frustrés de louper notre semaine annuelle au ski. Il nous fallait prendre notre revanche et c’est chose faite ! Aujourd’hui c’est donc de bonne heure que nous prenons la route, direction la station Vallée Nevado à 1h30 de route de Santiago. C’est une station assez modeste par rapport à ce que nous connaissons en France mais le domaine skiable est largement suffisant pour se faire plaisir sur une journée. Nous arrivons non loin de la station, dans un petit bled recommandé par Chris notre hôte, afin de louer du matériel à faible coût. Nous ne serons pas déçus, c’est à l’image de l’Amérique latine, des petites cases avec du matériel qui a quelque peu vécu, sans compter que les skis et snow ne sont pas fartés ni à notre taille, mais ça fera très bien l’affaire pour une journée. Bref on file donc au pied des pistes pour récupérer nos forfaits (moitié prix le mardi) et c’est parti pour le kiff d’une journée de glisse. J’oubliais de préciser que nous avons pris soin d’avoir les meilleures conditions, le temps est donc magnifique avec un soleil sublime et pas de vent, petit bémol malgré tout sur la qualité de la neige, mais on fera avec !! Quel kiff d’enfiler les skis et snow pour les deux cocos ! La première piste est toujours marquée par un peu d’appréhension mais chacun prend rapidement ses marques, même Pierre qui s’essaie au snow pour la deuxième fois seulement ! Nous sommes mardi il n’y a donc personne sur les pistes et zéro attente aux remontées mécaniques, bref c’est le rêve. Nous essayerons de nous filmer en drone mais pas évident avec la vitesse et la perte d’altitude soudaine. On déjeunera en haut des pistes, face à un point de vue plutôt sympa, au menu ça sera sandwich, le porte monnaie n’est pas extensible 😜 ! On profitera à fond jusqu’à la fermeture à 17h. Bilan de nombreuses gamelles, surtout pour Romain et une journée de kiff total. On pendra une petite bière face à la montagne avant de rentrer sur Santiago, dodo de bonne heure on est claqué !!Leia mais
Santiago - Journée voiture 2
22 de agosto de 2018, Chile ⋅ 6 °C
Aujourd’hui aura été la journée la plus productive de notre voyage ! Nous commençons par aller chez Carglass pour réparer notre par brise, suite à un impact causé par un camion croisé sur la route. Nous avions pris rendez vous et l’affaire est plié en 40 minutes chrono, le tout pour une somme exorbitante de 50 €. Nous enchaînons par Miami center, le garage où nous avions acheté le thule (coffre à l’arrière de notre voiture). Nous sommes contents de voir qu’après 9 mois de voyage, Daniel avec qui nous avions traité, se souvient encore de nous (petite photo souvenir). On en profite pour réparer le thule, la prise était sectionnée, certaines pièces étaient cassées ou mal fixées, bref pour 25€, tout est arrangé il est presque comme neuf. La suite se passe au temple des pièces détachées, un boulevard où vous trouvez toutes sortes de boutiques ayant pignon sur rue. Nous y avions repéré 2 pneus d’occasion qui convenaient très bien, nous demandons à les installer car comme vous pouvez le voir sur la 3eme photo, les nôtres étaient très fatigués, pour ne pas dire complètement morts. À vrai dire nous ne pensions pas qu’un d’entre eux était dans un tel état... La prochaine étape consiste à payer notre permis de circulation expiré depuis mars dernier, c’est quand même plus pratique pour vendre la voiture à un acquéreur. On poursuit cette journée folle par un stop chez Nissan, nous n’avions pas de logo à l’arrière, à présent c’est le cas et ça fait une nette différence pour la vente, 25 € tout de même, ça fait cher la publicité mais nous sommes contents du résultat. On clôture cette journée marathon par bichonner notre beau 4x4, tous à vos éponges et que ça frotte !! On fait au mieux pour la nettoyer correctement, la première impression est toujours importante pour un acquéreur. Nous pensions avoir une visite mais elle sera finalement décalée au lendemain, on croise les doigts 🤞!!! Après cette journée incroyable nous avons bien mérité un peu de détente. Ça tombe bien, ce soir Chris fait un barbecue et à invité les personnes que nous avions rencontrées avant notre départ en décembre dernier. On passe donc une super soirée notamment en compagnie de Tom et Lucie, Tom étant le frère de mon beau frère. Ils sont de passage à Santiago, ils ont fait 3 semaines de voyage à travers le pays et repartent dans 6 petits jours pour la France. Ça fait plaisir de voir des visages familiers !!!Leia mais
Santiago - Journée off
23 de agosto de 2018, Chile ⋅ 8 °C
Journée off et ça fait du bien, nous nous accordons une journée sans obligations ! Chacun vaque à ses occupations (film, recherche pour la Colombie, repos, footing pour Matthieu), bref les vacances, les vraies 😋. Le soir j’irai pour ma part rejoindre les deux frenchy qui repartent demain pour la France, tandis que Matthieu et Pierre se motiveront au dernier moment à aller voir une boîte qui s’occupe de vendre des voitures pour les voyageurs qui souhaitent faire un road trip en Amérique latine. Ils y vont avant la fermeture à 18h et recueillent toutes les informations nécessaires, le mec visite la voiture et visiblement il pourrait se charger de la vendre en contrepartie de 5% de frais de commission. Selon lui on pourrait la vendre plus cher et inclure les frais en question dans le prix de vente. Le deal nous paraît honnête et au moins cela nous évite de la brader. On stockera la voiture chez lui le temps qu’il faudra jusqu’à la vente. Pour cela nous devons fournir un papier avec les caractéristiques de la voiture, ainsi qu’un autre attestant du fait qu’il n’y a pas d’amende en attente sur la voiture. Ces deux papiers se téléchargent sur internet, en payant une fois de plus avec une carte bancaire chilienne, heureusement Chris nous aide sur le sujet ! Nous irons donc demain chez le notaire afin de donner procuration à cette société dans le but d’être autonome en notre absence.Leia mais
Santiago - Au revoir Nissan X-Trail
24 de agosto de 2018, Chile ⋅ 6 °C
Aujourd’hui la mission est de faire tous les papiers nécessaires afin de laisser la voiture auprès de Suzi, cette agence qui gère la revente de voitures auprès de voyageurs. Rendez vous donc chez le notaire afin de faire le mandat donnant procuration à Suzi pour vendre la voiture en notre absence. Encore une fois le cabinet du notaire est bondé de monde et Matthieu est sollicité pour faire de l’agencement (fixer une porte a battant) 😜. Après une petite heure, nous avons le précieux sésame qui nous achètera 2 mois de tranquillité en Colombie, sans avoir la contrainte de faire les visites, gérer les annonces, faire la vente et le transfert de propriété. Nous espérons vraiment que cela va marcher car nous n’avons pas vraiment de plan B. Nous fêtons cela autour d’un excellent sushi pour lequel nous avions eu un coup de cœur à notre arrivée et nous partons chez Suzi afin de signer le contrat et laisser la voiture ... La transaction à l’air honnête même s’il y a toujours une petite appréhension, d’autant que nous n’avons pas de double du contrat moral ou des autres papiers. Seules des photos prises font foi de la transaction, mais nous sommes assez confiants, ils savent de quoi ils parlent ! Une copine à Matthieu est passée par le même organisme pour vendre son camion, donc dans le pire des cas nous serons 2 à s’être fait rouler. L’après midi, Matthieu part dans le centre se faire couper les cheveux pour être tout beau pour la Colombie, il achète une nouvelle paire d’adidas car les précédentes étaient trop petites 😅 et tentera sans succès de faire reprendre sa doudoune chez The North Face. Pendant ce temps Pierre s’active pour poster des annonces afin de vendre le matériel de camping dont nous n’aurons pas nécessairement l’utilité en Colombie, d’autant que lui rentre plus tôt que nous. Je dis vendre le matériel mais en fait c’est plutôt bradé (-50% voir -70% pour certains articles), le temps joue en notre défaveur ils n’ont donc pas le choix. À son retour Matthieu en fera de même, tandis que je choisis de tout conserver, quitte à être surchargé pour les 2 derniers mois, je sais que j’en aurai l’utilité à mon retour. C’est le sentimental qui parle, ce matériel a à présent une histoire !!Leia mais
Santiago - Work hard / Play hard
25 de agosto de 2018, Chile ⋅ 10 °C
Aujourd’hui nous avons pour objectif de préparer notre départ, la voiture c'est « réglé » il est donc à présent temps de préparer nos sacs et de prévoir quelque peu le programme de la Colombie. Matthieu et Pierre s’activent donc pour vendre leurs affaires, c’est un défilé d’inconnus qui viennent chaque demi heure acheter un article ! Ils ont posté leurs articles sur un groupe facebook et ça fonctionne très bien, c’est limite du harcèlement avec chacun au moins 40 contacts intéressés. Bref pendant ce temps je m’active à faire le tri dans mes affaires, beaucoup de choses ne me sont pas indispensables, même si c’est parfois dur de donner ou jeter. Je m’absenterai pour faire un petit footing, essayer une série mi longue pour tester mon genou dans un effort un peu plus intense. C’est donc parti pour la colline qui surplombe la ville, une petite montagne fermée aux voitures, avec beaucoup d’adeptes de vélos de courses, car une longue route serpente pour monter. Bref le temps est magnifique c’est vraiment agréable, mais le retour sera un peu plus compliqué avec quelques petites douleurs passé le 17ème kilomètre, c’est triste ! Bref déçu mais ça m’a tout de même vidé la tête. Le soir nous peaufinerons nos plans pour la suite des aventures et Matthieu et moi avons finalement décidé d’aller en Amazonie, avec comme premier stop Iquitos 😍. Nous avons presque 3 semaines pleines avant la plantation et l’itinéraire est plus pertinent que de commencer par la Colombie et revenir par la suite, sans parler du coup plus élevé. Pierre quant à lui décide d’aller directement en Colombie et de commencer par Bogota pour finir vers le sud et la plantation. On clôturera la journée par un barbecue chez un des amis de Chris, couchés à 4h du matin, ça pique 😝 !Leia mais
Santiago - Dernier jour au Chili
26 de agosto de 2018, Chile ⋅ 16 °C
Aujourd’hui est notre dernier jour plein au Chili car nous partons dans la nuit pour Iquitos, Pierre quant à lui reste un jour de plus sur Santiago dans l’espoir de recevoir sa nouvelle carte bancaire qu’il est sensé recevoir depuis une semaine déjà. C’est aussi le retour de Delphine notre hôte, partie en France pour 2 semaines voir sa famille. Nous sommes donc tout contents de la revoir après 8 mois de voyage et elle est ravie de sa petite virée en France avec notamment le mariage d’une très bonne copine à elle. Nous profitons de sa venue et du fait qu’elle ait une carte chilienne pour payer nos billets d’avions. Et oui une fois de plus seules les cartes chiliennes peuvent payer des vols en partance de Santiago, sur des compagnies chiliennes. Une fois fait nous partons déjeuner dans un concept en extérieur. C’est en fait un espace avec terrasse avec plusieurs foodtruck, chacun peut donc partager un repas avec des souhaits différents (burger, pizza, pâtes, sushi, etc). C’est agréable d’être en terrasse par ce beau temps ! Nous irons ensuite nous balader sur la colline qui surplombe la ville, là où j’ai couru hier, Matthieu ne peut pas partir sans avoir fait cet incontournable à Santiago. Nous rentrerons vers 19h chez eux, tout le monde est fatigué et nous partons de bonne heure demain !!! Tellement hâte ça va être génial 😍😍😍Leia mais
Iquitos - Arrivé en Amazonie
27 de agosto de 2018, Peru ⋅ 25 °C
Départ de Santiago pour Iquitos ! Le réveil pique car nous partons à 3h30, pour un vol à 6h du matin, mais l’excitation comble pour l’instant le manque de sommeil. Nous arrivons après 2h30 de vol à lima pour une escale jusqu’à 14h30, l’avion aura finalement du retard et nous devrons attendre 18h30 afin de prendre le vol pour Iquitos. Nous tuons le temps en regardant un film, en bouquinant le routard de la Colombie, ou encore en faisant une petite sieste. Après un petit coup de chaud car un réveil de sieste tardif, nous arrivons tout de même à prendre notre avion. Finalement, après 1h30 de vol nous arrivons donc à Iquitos. La sensation de dépaysement se fait sentir dès la sortie de l’avion, sur le tarmac. En effet, l’air chaud et humide et le bruit de la jungle nous font prendre conscience que nous sommes bel et bien arrivés en Amazonie, trop contents 😍. Les premiers pas vers l’hôtel seront pour moi également dépaysants car il y a plus de motos et de tuk-tuks que de voitures. Matthieu ayant fait l’Asie et l’Inde retrouve ses repères et apprécie le flashback de ses belles années d’études. Nous arrivons à l’hostel, déposons nos affaires et allons manger un bout dans une brasserie de quartier qui propose des brochettes à cuire au feu de bois. Encore une fois c’est assez typique de l’asie, quoique l’endroit est beaucoup plus clean que les vendeurs à la sauvette dans les rues. Nous irons nous coucher, pressés de découvrir la ville et excités de faire cette croisière demain en bateau lent jusqu’à Leticia.Leia mais
Iquitos - Découverte de la ville
28 de agosto de 2018, Peru ⋅ 28 °C
Aujourd’hui est notre premier vrai jour à Iquitos, nous partons donc à l’assaut de la ville, en quête de dépaysement et d’anecdotes atypiques. Nous commençons par chercher quel est le port qui dessert la ville de Leticia, notre prochaine destination, à la frontière entre la Colombie, le Pérou et le Brésil. Nous partons donc en tuk-tuk en quête de ce fameux embarcadère. Le tuk-tuk est une première pour moi, je suis donc aux anges et Matthieu reprend plaisir à ce genre d’expérience 😍! C’est génial de profiter de l’effervescence de la ville comme chaque local, tout le monde sur le même pied d’égalité, nul besoin de réserver un Uber, il y en a tellement qu’on en trouve en claquant des doigts. Certains vous abordent sans aucune insistance, ce qui est à noter par rapport à l’Asie ou même l’Afrique ! Bref nous arrivons dans un port qui semble être le bon. Nous montons à bord du bateau qui nous a été indiqué, confirmons auprès du capitaine qu’il va bien à Leticia et demandons l’heure de départ. Nous en profiterons également pour demander s’il y a des cabines de libres et imaginer ou nous pourrions suspendre nos hamacs. Malheureusement il n’y a pas de cabines de disponibles, pour cela il faut venir tôt, or il est 11 h... Nous désirons avoir une cabine car nous avons des choses de valeur (ordinateur, go pro, casques sans fil, appareil photo, drone, etc), or durant la nuit où les allers/venues des marchands durant les stops, il n’y a aucun moyen de surveiller nos affaires. Nous sommes donc un peu sceptiques et prenons le temps de réfléchir. Nous en profitons pour aller au marché de Belén qui est réputé pour recueillir le fruit de l’Amazonie, c’est le cas de le dire et heureusement car Iquitos est la plus grande ville au monde qui n’est pas desservie par voie routière (seulement par bateau ou avion). Nous ferons donc le tour de ce marché compartimenté comme souvent par catégories (viande, fruits, vêtements, etc). Il y aura également une petite allée destinée aux produits/plantes médicinales, notamment pour approvisionner les chamans et guérisseurs ou pour l’automédication, beaucoup en connaissent un rayon sur le sujet. Nous y rencontrerons d’ailleurs un guide qui nous explique les vertus de différents produits et nous fait notamment sentir l’ayahuasca et la chacruna, qui servent tous deux lors des rites chamaniques. Le but étant de purifier le corps et de faire fuir les mauvais esprits, faire le vide et se concentrer sur son fond intérieur. Cela procure la plupart du temps des visions, ce sont des plantes très puissantes qui ne doivent pas être prises à la légère, seules des personnes très expérimentées peuvent agir positivement sur les personnes via ce genre de thérapies. Cela demande plusieurs jours pour ne pas dire semaines, le tout dans un environnement propice à l’apaisement à travers le yoga et la méditation. Nous y verrons de nombreuses autres choses comme du cacao pur sous forme de pâte à diluer dans du lait, des cigarettes artisanales fabriquées par de véritables robots. C’est marrant de voir comment elles sont fabriquées et surtout à quelle vitesse celles ci sont confectionnées, c’est vraiment impressionnant. Ce même guide s’avérera très sympathique et pas envahissant même si ce genre de relation met mal à l’aise dans le sens où nous ne savons pas s’il nous demandera une contrepartie financière. Nous décidons donc de prendre son contact, en prétextant l’éventualité de faire un tour avec lui le lendemain, dans ce même marché car nous avons loupé le marché aux poissons, or c’est visiblement impressionnant. Nous nous quitterons donc bons amis et il ne réclamera rien, comme quoi ... J’ai oublié de préciser que le but premier de ce marché était d’acheter un hamac, l’idée étant d’en trouver des compacts et plutôt jolis afin de les garder après ce voyage. Et oui, ça n’est pas tous les jours que l’on achète un hamac en plein milieu de l’Amazonie, dans le but de faire une croisière sur le plus grand fleuve du monde, dans ce qu’on appelle le poumon de la terre. Personnellement je vis un rêve éveillé, je rêve de cette expérience depuis mon plus jeune âge. Après un benchmark complet nous avons donc fait notre choix, nos hamacs sont magnifiques, tous deux bleus, piqués de motifs typiques des habits traditionnels péruviens, bref nous sommes ravis. En fin de journée nous irons profiter de la vue que nous offre l’Amazon, ce fleuve qui fait vivre plusieurs peuples d’une diversité culturelle incroyable. Ces gens qui vivent dans ce que l’on pourrait appeler « nous occidentaux », une précarité plus que modeste. Ces gens ont en fait une richesse indescriptible, qui vaut bien plus que tout le superflu qui nous entoure au quotidien dans le monde moderne. L’atmosphère est paisible or nous n’avons pas encore pris le « large », c’est en fait un bordel organisé où il fait bon vivre, les gens ont le sourire, sont avenants et contents de voir des touristes (touristes qui sont entre parenthèse rares). Le soir nous irons prendre l’apéro sur une lancha (sorte de petit ferry lent) laissée à l’abandon, qui donne un jolie cadre sur l’Amazone et la végétation luxuriante. Lily, une anglaise rencontrée à cusco lors du trek du Machu Picchu vient nous rejoindre, elle revient d’un périple de 7 jours à travers l’amazone, depuis manaus au Brésil. Nous débrieferons chacun de nos périples respectifs, sa retranscription laisse entendre que la Guyane française a l’air très sympa. On ne peut s’empêcher de lui demander comment était sa croisière de 7 jours, lui poser 10 000 questions afin d’avoir des détails (as-tu vu des dauphins roses, des crocodiles, etc). Le bilan est qu’elle ne regrette pas du tout cette croisière, bien au contraire c’était magique, quoiqu’un peu long, 5 jours auraient été visiblement suffisants. Nous passerons une belle soirée et retournerons manger des brochettes là où nous avons été hier. Encore une fois les dames qui tiennent la brasserie sont adorables, on fera même une photo souvenir avec elles, charmant moment ! Après cette merveilleuse journée il est temps d’aller dormir, demain nous nous levons tôt pour réserver le ferry et les cabines en espérant profiter pleinement de cette croisière tant attendue.Leia mais
Iquitos - Marché & Début de la croisière
29 de agosto de 2018, Peru ⋅ 24 °C
Aujourd’hui est sans nul doute la journée la plus dépaysante du voyage et sûrement une des plus sensationnelles. Nous commençons par retourner au port où nous étions allés la veille, afin de s’assurer de pouvoir réserver une cabine. Le tuktuk qui nous a amenés à l’embarcadère est vraiment pro, il prend le temps de demander à quelqu’un s’il y a bien un bateau en partance pour Leticia ce jour. Il s’avère que non, à cet embarcadère il n’y a pas de départ aujourd’hui, il prend donc le soin de demander à cette même personne à quel autre port il y a des départs pour cette destination et nous y emmène en s’assurant de nous montrer le bateau qui y va. Bref il a été adorable, nous lui donnons donc une solde de plus que ce que la course coûtait initialement, soit 0,25€, ce qui n’est pas rien ici. Nous sommes donc rassurés, nous allons pouvoir partir aujourd’hui ! Nous montons sur le bateau et nous assurons qu’il y a une cabine de libre, ce qui pour notre plus grand bonheur est le cas. La différence de prix étant mineure, nous ferons même du zèle avec une cabine contenant douche et toilette (alimentés par l’eau de l’amazone). Nous sommes donc tout heureux, nous partons aujourd’hui, sur une très belle lancha avec cabine et de la place sur le pont supérieur pour poser le hamac acheté la veille. La journée commence bien, pour ne pas dire très bien ! Nous poursuivons notre lancée par un petit déjeuner face au fleuve, celui ci est exquis/healthy. Un bol d’une texture assez liquide et fruitée (assay), saupoudrée de petits morceaux de noix de coco, de fines rondelles de bananes, de cacao pur concassé, des grains de blé et de petites choses « jaune or » ressemblant à du pollen produit par des abeilles, le tout accompagné d’un jus pressé a base de carotte, gingembre et pomme, un régal. Une fois repu il est à présent temps d’affronter les méandres du marché et de goûter aux mets typiques du coin. Nous nous précipitons vers le marché aux poissons, nous ne sommes déjà pas en avance, il est 10h passées. Le cadre n’a rien à voir avec la veille, le marché est plein à craquer et les stands ne sont pas à moitié vide comme hier. Une fois sur place c’est la surprise, les poissons sont tous plus bizarres ou grands les uns que les autres. Nous rencontrerons le plus grand poisson d’Amazonie, ceux rencontrés sont petits (entre 30 et 40kg) mais les plus grands font plus de 100kg et sont pêchés au harpon 😱. Nous verrons aussi certains spécimens ressemblant à des petits requins marteau, d’autres sombres comme la noirceur de l’enfer ou encore de petits alligators. Oui messieurs/dames, vous avez bien entendu, des petits alligators fraîchement pêchés ce matin. Autre chose peu commune et triste à voir ici, des tortues dont toutes les parties sont vendues, la tête, le corps ou encore la carapace. Nous poursuivons notre visite et tombons sur un stand de vers cuits en brochette sur un barbecue 🐛 ! Les vers sont donc embrochés et cuits vivants... Malgré cela, nous nous lançons le défit de goûter, après tout c’est aujourd’hui ou jamais 😜. Je me lance en premier, avec l’espérance que Matthieu ne me lâche pas en chemin 😅... Tout est filmé rassurez vous, vous aurez la chance de voir nos têtes durant la « dégustation ». Finalement ça s’avérera moins dégeulasse qu’on l’aurait imaginé, le corps du vers est plutôt creux, rien à voir avec ceux qui giclent dès le premier croc 🤢. Avant la dégustation, nous trempons d’abord le vers dans du sel et une mixture à base d’ail et une matière grasse. Pour être honnête ça passe, on en ferait pas un repas, loin de là, mais ça se digère. Nous sommes contents de l’avoir fait, c’était une expérience marrante, une expérience anodine pour les marchandes mais inédite pour nous. Nous poursuivons et demandons aux commerçants des informations afin de savoir comment se cuisine ou récolte tel ou tel produit et j’aurai la mauvaise expérience de me voir proposer un des mets. Une petite baie jaune qui paraît inoffensive, me voyant intrigué, la dame me propose gentiment de goûter. J’étais loin d’imaginer que c’était en fait un horrible guet-apens 😱. En effet j’ingère la chose et je vois qu’autour de moi les yeux sont attentifs. Au début c’est plutôt agréable en bouche puis peu à peu une chaleur s’empare de moi, après quelques secondes j’ai littéralement la bouche en feuuuuuu 😵 !!!!!!! Cette chose s’avérera être aussi, voire plus piquante qu’un vrai piment. Je transpire à grosses gouttes et la douleur ne met pas longtemps à s’emparer de moi. C’est ce que l’on appelle un bizutage en règle, tous les commerçants sont littéralement bidonnés et je n’ai rien vu venir 🤣 !! Matthieu est lui aussi pété de rire, je me suis fait avoir comme un bleu, je finis moi même par en rigoler tellement c’est marrant, même si je dérouille vraiment. Bref Alala qu’elle bonne ambiance dans ce marché, les marchands sont généreux même si à présent je me méfie d’avantage nous goûterons du tapioca, une baie qui sert à faire des jus, et bien d’autres produits du coin. Après toutes ces émotions nous prenons la route de l’auberge, il est temps que nous récupérions nos sacs nous n’avons pas encore fait le Check out or il est 11h passées. Nous retrouverons l’anglaise qui nous attendait pour faire le marché, mais malheureusement nous n’avions aucun moyen de la prévenir car les communications étaient toutes HS, c’est ça d’être dans un coin pommé. Nous irons manger un bout dans une brasserie typique peu onéreuse. Au menu c’est ceviché, du poisson cru assaisonné avec du citron, des lamelles d’oignon et des herbes. Ça n’est pas tous les jours que l’on peut goûter aux poissons de l’amazone 😊. Nous irons par la suite acheter quelques snacks car les repas durant la croisière ne sont parait-il pas très fournis. Nous passerons ensuite à l’auberge récupérer nos sacs et c’est parti pour l’embarcadère. Les gens s’affairent depuis ce matin à remplir le bateau de vivres et produits en tout genre pour desservir les différents villages reculés. Ce balai d’allers et venues de gens qui portent des charges incroyables est assez impressionnant quoi qu’intriguant, je me demande pourquoi ils n’utilisent pas des diables, ça irait plus vite et ils ne se casseraient pas le dos (il y a peut être un business à faire s’ils ne connaissent pas ça, à moins que ça soit culturel ...) Nous montons donc à bord, mettons nos sacs dans la cabine et nous lançons dans le montage de hamac. Les premiers essais sont folkloriques... On demandera de l’aide à des locaux qui ont visiblement le coup de main, puis reproduirons ce qui a été montré. Ça tient très bien on est ravis, d’autant que nous sommes les premiers, nous avons l’embarras du choix concernant l’emplacement. Il faut éviter d’être à côté des toilettes, des lampes à cause des moustiques et de préférence à côté d’un poteau afin d’y accrocher son sac (inutile pour nous). Nous sommes donc installés et fiers comme des papes ! À présent nous pouvons profiter du cadre et attendre le départ. Nous prendrons l’apéro face aux nombreuses personnes qui s’empressent de charger le bateau et en profiterons pour faire du drone. Inutile de dire que c’était l’attraction, tous les enfants s’empressent de se coller à moi pour voir ce que je filme. Nous ferons des images magnifiques, le cadre est tellement beau et dépaysant, c’est vraiment incroyable !!!!! Nous irons peu après nous installer dans nos hamacs en attendant patiemment le départ ! 20h sonnent et c’est le grand départ, le bateau manœuvre et c’est parti pour 2 nuits et un jour de croisière, sur cette étendue d’eau qui longe une jungle hostile et accueillante à la fois. La sensation d’être bercé à la fois par le hamac et par le rythme du fleuve est magique ! Le vent léger apporte dans un environnement lourd et humide, une fraîcheur agréable. C’est tout simplement magique, il n’y a pas de mots pour décrire cela, il faut vraiment le vivre c’est une expérience unique !!!Leia mais
Amazonie - Croisière sur l'Amazone
30 de agosto de 2018, Peru ⋅ 🌧 25 °C
Que dire de cette journée à part qu’elle était magique ! Je n’avais jamais fait de croisière auparavant, mais je dois dire que c’est vraiment exceptionnel. Certes nous sommes cloisonnés sur un bateau mais il y a tant à faire, à observer ... Cette nuit a été assez agitée, nous avons eu un orage assez violent avec des trombes d’eau importantes ! Ce matin nous décoinçons assez tardivement car jusqu’à 11h le temps était assez couvert. Malgré l’orage et une nuit assez fraîche, nos hamacs ont vraiment fait l’affaire, on a plutôt très bien dormi. Partis hier dans la nuit, c’est donc au petit matin que nous découvrons le cadre dans lequel nous naviguons. Nous commençons à réaliser que nous sommes sur l’Amazone, c’est improbable 😱 !!!! Par endroit le fleuve fait plusieurs centaines de mètres pour ne pas dire kilomètres de large. Les rives sont bordées d’habitations et la végétation luxuriante est omniprésente. On peut pleinement profiter du cadre car le bateau fait peu de bruit et l’air est pur. Au déjeuner nous ferons d’ailleurs la rencontre d’un homme et son oncle de 71 ans qui fait la croisière pour revoir sa sœur qu’il n’a pas vu depuis 31 ans, histoire incroyable 😳. Pendant ce temps le soleil fait peu à peu son apparition et heureusement car le bateau doit desservir beaucoup de villages qui attendent patiemment leurs commandes. Je profiterai d’ailleurs des escales pour faire du drone, encore une fois les enfants sont ultra intrigués et me collent pour voir ce que je filme. Nous jouerons avec 3 d’entre eux qui, malgré le petit bordel qu’ils font sur le bateau sont très mignons. On en profitera également parfois, lors des longues escales, pour sortir mettre un pied sur la terre ferme et observer la perspective de l’autre côté. Concernant les vivres, le système est plutôt simple, les commerçants vivants dans les villages reculés commandent par téléphone ce dont ils ont besoin et payent leurs marchandises lors de la livraison. Nous participerons d’ailleurs lors de l’une des escales, au déchargement des sacs de ciment, des sacs de pâtes, des œufs ou encore du papier toilette. Le personnel de bord est ravi que des occidentaux les aident et nous nous sommes ravis de nous sentir utile. L’entraide est le maître mot ici et nous sommes ravis de prendre part à ce genre de moeurs, c’est le genre d’expérience que nous sommes venus chercher ici. À présent nous faisons partie de la famille, on trinquera d’ailleurs avec eux une fois le travaille terminé. Nous discuterons un moment avec le personnel, notamment Hernando qui gère le transit de passagers sur le bateau, ainsi que la gestion du déchargement (poste clé). Il connait très bien la région puisqu’il fait cela depuis 20 ans, son fils lui aussi présent prendra sûrement la relève dans quelques années. Nous rencontrerons également un colombien arrivé il y a un mois du Venezuela, celui-ci a été pris sous l’aile d’Hernando qui l’a recruté au sein de l’équipage. Nous n’avons pas osé lui demander s’il fuyait la crise économique, politique et sociale de son pays ainsi que l’énorme inflation, mais dans tous les cas il paraît heureux ici et c’est le principal. La nuit commence à tomber, le coucher de soleil est radieux, le cadre est tellement magnifique... La sensation de bien être est indescriptible, nous n’avons juste qu’à nous laisser porter et profiter des ces couleurs sublimes. C’est d’ailleurs l’heure du repas ! C’est plutôt bon jusqu’à ce qu’à ma grande surprise, je découvre une patte de poulet dans mon assiette, burkkkkk 🤢. Matthieu et moi prendrons une bière et des cacahuètes en guise de dessert, le tout à la proue du bateau, face aux éclairs qui jaillissent du ciel au loin. Il est à présent temps d’aller nous coucher, demain de nouvelles aventures nous attendent.Leia mais
Amazonie - Arrivé à Leticia
31 de agosto de 2018, Colômbia ⋅ 29 °C
Après une nuit troublée par la douane et un contrôle en pleine nuit, nous nous réveillons de bonne heure car l’arrivé à Leticia était prévue à 6h du matin. J’en profite pour apprécier les derniers moments de cette croisière merveilleuse, riche en rencontres et en paysages. Le lever du jour est sublime, le fleuve est d’huile et il n’y a pas un chat sur le pont. Les couleurs sont magnifiques et le silence est apaisant. Je ne réalise toujours pas que nous sommes à des milliers de kilomètres de la France, au beau milieu du poumon de la terre, sur l’amazone ... C’est juste incroyable 🌳❤️🌳!!! Je poursuis une discussion entamée hier avec un local, qui ne comprend toujours pas comment le lobby des entreprises prédomine sur la catastrophe environnementale qui menace notre écosystème. Il insiste sur le fait que s’il n’y a pas de projet global pérenne fédéré par toutes les grandes puissances du monde, nous courons à notre perte d’ici à 80ans. Je lui fais part avec désarroi de la démission de Nicolas Hulot, notre ministre de l’écologie... Une preuve de plus, de notre impuissance face aux profits des multinationales ! Il fait malheureusement le constat que pourtant nous avons des solutions pour pallier aux énergies fossiles, prenant pour exemples les satellites qui fonctionnent à l’énergie solaire à plusieurs milliers de kilomètres au dessus de nos têtes... Je lui dis de garder espoir, que la solution viendra du peuple, à travers certaines petites initiatives comme celle de Let’s treep!, qui à grande échelle changerons les mentalités. Je lui montre la vidéo de la plantation du Brésil, il veut y croire même s’il dit que les mentalités changerons si nous passons le message aux générations futures à travers l’enseignement ! Bref, quel triste constat lorsque nous avons sous nos yeux, une des plus belles créations de la nature, ce cœur vert qui ne demande qu’à subsister ! Matthieu se lève à son tour et profite lui aussi de ce panorama époustouflant. Nous faisons une escale ou deux puis arrivons vers 8h à Santa Rosa, la ville frontalière de la Colombie, afin de justifier du tampon de sortie auprès de la douane péruvienne. Une fois fait, nous prendrons une pirogue afin de rejoindre Leticia, mais avant cela nous prêterons main forte à un chilien rencontré sur le bateau, afin de mettre sa moto sur la pirogue, que d’aventures pour lui aussi... Inutile de vous dire que le petit tour en pirogue nous donne le sourire, c’est toujours une expérience dépaysante, surtout dans ce cadre avec des maisons sur pilotis, ces berges aménagées où vivent de nombreux habitants. Nous arrivons sur la rive de Leticia, là encore l’émerveillement, quoi de plus authentique qu’un colombien ébéniste qui peaufine la fabrication de sa future pirogue ! Les premières impressions sont très bonnes, les gens sont souriants, on sent une atmosphère encore plus chaleureuse qu’au Pérou, ça parait d’ailleurs assez festif. Nous sommes vendredi, nous constaterons cela ce soir. En attendant nous allons avec allemand, entassés comme jamais à 3 dans un tuk tuk, vers l’hostel qui nous a été conseillé par l’anglaise. Il est paraît t’il pas loin du centre, la population est assez jeune et il y a une piscine 😋. Après un moment les gérants nous trouverons finalement une place, oufff on aurait été déçu de passer à côté. L’après midi on ira faire les agences afin de trouver un tour qui nous permette de remplir tous nos souhaits, à savoir voir un maximum d’animaux dans leur cadre naturel, idéalement Anaconda, Caïman, Paresseux, Piranha, Jaguar, mais aussi un certain nombre d’activités que sont, faire de la pirogue, de la pêche aux piranhas et de la survie. On souhaiterait apprendre les basiques, savoir faire du feu sans briquet, savoir construire une habitation, savoir pêcher, savoir chasser et faire des pièges et enfin connaître d’avantage sur l’écosystème, savoir se nourrir de ce que la forêt a nous offrir, savoir quelles sont les plantes médicinales, quelles sont celles à éviter ainsi que les fruits non comestibles, bref un programme souhaité très dense ! Nous ferons deux agences très bien notées sur le routard et le lonely, celles ci ont en plus la particularité d’être les seules à pouvoir aller sur le Rio Javari, qui est un affluent plus fin que le bras principal de l’amazone, la concentration animale devrait donc logiquement y être plus importante et il y a surtout zéro touriste car nous entrons dans la forêt primaire. La première agence est très réputée mais au premier abord la dame de l’agence qui travaille là depuis 2ans, ne comprend pas bien nos demandes, elle nous propose un tour de 5 jours dans un coin très reculé et c’est ce que nos voulons, mais nous dit ne pas avoir la possibilité de faire de survie. Il s’avérera qu’après avoir demandé à une autre personne de l’agence, nous sommes finalement aiguillés vers le boss qui lui nous dit pouvoir fusionner nos deux souhaits, à savoir le tour proposé incluant chaque jour de la survie et ce pour le même prix. En effet, dans tous les cas les guides sont des indigènes natifs de la région qui savent parfaitement survivre en autonomie pendant plusieurs semaines en pleine jungle, donc nul besoin de faire appel à une autre personne pour nous apprendre les rudiments de la survie. Nous sommes donc ultra contents, le boss de l’agence en décrivant les activités de survie a totalement cerné nos besoins. Reste un problème, le prix ! C’est réellement très cher le meilleur prix proposé est l’équivalent en pesos colombien de 500€, soit 100€ par jour ce qui est généralement la moyenne ici mais ça reste un prix démentiel pour une telle destination. Afin de se rassurer ou non sur les tarifs nous faisons la deuxième agence ! Celle ci est beaucoup plus claire car il y a seulement 2 tours proposés. Un tour en forêt primaire inondée. Durant la saison des pluies cette zone est totalement inondée, seul le transport en pirogue est possible, ou en forêt primaire sèche dans laquelle la végétation est plus grande. Chaque tour a ses avantages, le premier permet de voir plus d’animaux d’eau notamment des caïmans, des piranhas et permet un peu plus d’activités, tandis que l’autre permet seulement le trekking, et une végétation plus grande, des arbres plus hauts, etc. Les prix dans cette deuxième agence sont très transparents, 290 000 pesos colombiens, soit 87€ par jour et ce peu importe le nombre de jours souhaités ou le nombre de personnes par groupe. En revanche dans cette agence nous dormons dans un lodge luxe tous les soirs, toujours au même endroit et mangeons très bien alors que l’autre l’expérience était plus authentique avec une première nuit dans une petite case très sommaire au bord du rio, la deuxième dans la jungle dans un hamac, la 3eme dans une cabane perchée à 35 mètres avec vue sur la forêt et la dernière dans un habitat basique sur le chemin du retour. Bref, en conclusion la première nous botte énormément tandis que l’autre est plutôt faite pour les familles, couples et autres. Nous prendrons le temps de la réflexion et déciderons demain en négociant au maximum le prix car c’est vraiment excessif ! Il y a toujours moyen de remonter le fleuve dans un coin pommé et demander a quelqu’un du village le même type d’expérience pour 25€ par jour, mais pour une première ça n’est pas nécessairement envisageable, ça reste la jungle et on ne sait pas ce qui peut s’y passer ! Le soir nous prendrons l’apéro a l’hostel avec 3 francais, un canadien et une allemande. Le canadien s’avérera être le genre de personne que tu ne croises pas tous les jours. Il a pris la décision de tout plaquer il y a 12 ans de cela, il travaillait dans l’informatique et gagnait très bien sa vie mais ce mode de vie ne lui convenait plus. À présent il a gardé un petit pécule et voyage de pays en pays durant des périodes longues de 6mois en faisant du workaway. Il propose ses services aux familles en échange du logis et de la nourriture. Il fuit le capitalisme et à sûrement un certain passif pour tout plaquer comme cela car il ne garde contact qu’avec sa mère, ni femme, ni enfant, ni amies ! Bref nous philosopherons sur des sujets divers et variés, c’est un sacré personnage... Nous sortirons rapidement pour voir la vie nocturne d’un coin pommé au milieu de l’Amazonie et irons nous coucher vers 2h en espérant booker notre tour demain.Leia mais






















































































































































