Trek Ausangate 3 jours
27 novembre 2022, Perù ⋅ 🌧 5 °C
Par Alban
JOUR 1
Départ dimanche matin, le réveil sonne à 4h. On mange un petit dej avant de filer vers l’endroit où on pense pouvoir trouver un bus. Direction le point Maps « Terminal de buses », malheureusement le point est faux.. Et il n’y a aucun bus. Finalement, on trouve un taxi qui va nous orienter vers le bon terminal de bus ! ☺️ Une fois sur place un homme nous guide pour qu’on puisse prendre le bon bus pour Tinki, le point de départ de notre trek. On aura quand même marché plus de 4km dans Cusco 😅.
Impeccable il est 6h et on décolle, 3h30 de bus environ. Il y’a de nombreuses personnes qui montent et le bus est vraiment plein à craquer.
On refait une partie de la route qu’on a faite à vélo puis on bifurque pour aller vers Ocongate, ça grimpe fort !
Finalement, arrivée à Tinki vers 9h30 où on mangera un bon petit plat à base de riz, pâtes, frites et poulet fris. Miam miam, de quoi nous donner des forces pour partir.
La sortie de la ville est sympa, on passera sur un joli pont, puis s’en suit une longue partie sur une route de terre où il y’a pas mal de passage de motos. Après une petite pause eau, des enfants nous cours après pour qu’on paye 10S chacun pour l’entrée du Ausangate, soit nous paierons les tickets.
Puis enfin on commence à rentrer dans la nature. Une jolie vallée pleine d’alpagas. On s’arrête pour la pause midi ou on déguste les petits sandwiches pain, avocat, fromage, jambon. On va vite se remettre en route car le ciel se noircit et le tonnerre débarque. Heureusement, on a terminé de monter et il reste quelques km de plat avant le refuge. Malgré notre pas rapide on va se faire attraper par la grêle, une bonne saucée et on est bien trempé. On arrive enfin au campement de Upis, il y’a des bains chaud mais pour l’instant on a trop froid pour y aller, on cherche d’abord à monter la tente.
On aperçoit des tentes pas loin, on s’y rend et on demande à un homme qui s’occupe des tentes si on peut dormir ici. Pas très accueillant, il nous dis que non, qu’il va y avoir plus de tentes, et nous laisse poireauter dans le froid. Bon super on file à un autre endroit qui ressemble à un refuge, pas possible de camper non plus mais 50S pour une chambre. Ok génial. Personne ne nous dis ou on peut camper et on se sent vraiment pas bien accueilli… Ça nous saoule on ira se planquer dans un petit abris en brique sûrement chez quelqu’un ou en tous cas dans l’enceinte d’une propriété. Mais on a froid et on a envie de mettre des vêtements secs.
On se pose 30min avant de se dire qu’on va carrément monter la tente dans l’abris au sec. Car on a vraiment pas chaud même changés. Personne ne va venir nous embêter sauf le lendemain matin ou une dame, que l’on a croisé la veille, va nous réclamer 20S pour la nuit. On refuse de payer en expliquant qu’on ne comprends vraiment rien et qu’on a payé une entrée « ticket campamiento » déjà hier. Bref on remballe nos affaires et on part.
JOUR 2
Sûrement la plus belle journée du trek ! Après notre départ d’Upis, on grimpe dans la vallée, pour finalement surplomber une lagune à laquelle on descendra. Le paysage est superbe, le glacier, la lagune ainsi que la cascade qui s’écoule dans la vallée.
On surplombera la vallée encore un moment jusqu’à un col où l’on changera totalement de paysage, une terre bien plus rouge. On marchera, jusqu’à un refuge où la plupart des tours vont s’arrêter pour la nuit. Une gentille dame va nous accoster pour que l’on paye une entrée à la vallée, pour la maintenance du site de camping, on ne comprend pas trop tous les tickets qu’elle détiens et elle parle un mixte d’espagnol ainsi que de Quechua assez incompréhensible. Finalement on lui donnera 20S et on écrira nos noms/prénoms sur un vulgaire bout de papier en guise de preuve, marrant. Ensuite on décide de prolonger la journée, il est encore tôt et il y’a un col à 5000m à passer. On dormira de l’autre côté au pied d’une lagune. PL a peur de l’orage et décide donc de foncer monter la tente. Je le rejoindrais un peu après en prenant mon temps dans la descente pour préserver mon genou droit.
Finalement timing parfait car la tente est montée juste avant un orage de grêle puis de neige. On mangera de la polenta avec une super bonne sauce aux épinards ! Puis pendant une bonne heure on s’inquiétera de savoir si on peut se faire foudroyer dans une tente. PL est plus stressé que moi et compte le nombre de secondes entre l’éclair et le tonnerre pour estimer la distance de l’orage. Au plus proche il sera à 1km. J’avoue avoir moi aussi eu un peu peur lors d’un éclair qui a éclaté bien fort pas loin de nous. Mais ça va le faire. Finalement l’orage se calme mais la neige continue à tomber. On passe notre temps à frapper la toile de tente pour faire tomber la neige accumulée. Au petit matin il y aura quelques cm de neige sur le sol et pas mal autour de la tente 😅
JOUR 3
Réveil 4h pour moi, 1h pour PL qui n’arrive pas trop à dormir ces temps-ci.. bizarre. Dans la neige et avec un levé de soleil à couper le souffle ! L’un des plus beau réveil en tente pour chacun d’entre nous. Cf vidéo 😉
C’est un truc de fou comment le soleil nous réchauffe dès qu’il a dépassé la montagne ! Un RÉGAL ! Une petite marche dans la neige nous attend avant d’arriver à la montagne aux 7couleurs, 3km et un peu de D+. On y sera vers 7h30 quasi seuls ! On avait peur que la montagne soit couverte de neige mais elle est moitié blanche moitié 7 couleurs 😋 Un peu déçu de l’intensité des couleurs pour ma part, les photos touristiques sont bien plus pétantes. Néanmoins le spectacle autour de nous est magnifique. La encore un homme nous accoste pour payer l’entrée au 7 couleurs 20S chacun. Bon aller hein.
Après la montagne au 7 couleurs il y’a la vallée rouge pas très loin qui est aussi, voir presque, plus belle que la montagne. MAIS (alors qu’on vient de payer 40S il y’a 20min) une dame veut nous revendre des tickets à 10S pour monter à la vallée…. Je commence à en avoir bien marre et lui explique qu’on vient de payer 40S pour passer 20 min à la montagne aux 7 couleurs et qu’on pensait qu’ensuite tous était inclus. Bon je négocie 10S pour 2 puis on passe.
Une fois arrivé la haut le spectacle est encore splendide ! La vallée mi-rouge mi-blanche est immense est belle. Un mirador à 5069m nous permet d’apprécier le paysage. On décide de manger des petits gâteaux au sommet ! MAIS alors qu’on mange tranquillement nos Wafers, une dame vient ENCORE nous réclamer 10S, elle ne parle quasiment qu’en Quechua et franchement elle est agressive et me gave, pareil je lui montre le ticket qui a acheté 15min plus tôt sur quel c’est marqué « Vallée rojo » mais elle tente de m’expliquer un truc bref elle m’🤯🤬🤬😡😳 Je lui dis clairement que je ne payerais rien de plus et continu a manger mes gâteaux puis elle finis par s’en aller.
Bref on descend ensuite jusqu’au parking où tous les tours sont arrivés pour monter dans la matinée et on est biennnn content de ne pas être avec eux, 2h plus tard la montagne est noire de monde.
On fait le tour des minis bus pour négocier un prix jusque Cusco, on en trouvera un qui nous emmène plein centre pour 25S chacun, plutôt honnête. Il nous demande si on souhaite avec ou sans almuerzo, on a encore des pâtes bolo donc on répond sans. Mais c’était sans savoir que notre bouteille de gaz allait nous lâcher… tans pis on mange des feuilles de Coca pour couper la faim et passer le temps. On mettra la tente à sécher au soleil et un enfant de 2-3ans nous fera bien rire à jeter des cailloux sur un lama qui s’approche trop des toilettes 😅😅 Il imite en fait sa mère et c’est très drôle 😂
Après avoir attendu jusque 12h que les touristes redescendent on part sur le coup des 12h30.
Arrêt à Cusipata pour manger, un village où on aurait du manger mais ou tout était fermé lors de notre passage à vélo à cause du « paro », on décide d’aller manger au marché. On dégustera une très bonne soupe ainsi qu’un énorme morceau de viande avec du riz pour 12S chacun. On découvrira qu’on a loupé un énorme buffet pour 10S proposé par le tour.. dommage.
Retour à Cusco qui sera assez long, on se remémore les différents barrages que l’on a escaladé à vélo il y’a quelques jours sur la route, c’est drôle 😋
Finalement, on arrive vers 17h à Cusco, au programme, plan des prochains jours, lessive puis resto vegan et bar jazz.
J’ai été déçu du resto vegan car on a mangé des Burgers sans pain mais avec de la quinoa à la place, j’ai mangé du fromage vegan sans m’en rendre compte et l’ai réclamé pensant qu’il avait été oublié, bref c’était bon mais pas incroyable. PL avait fait un meilleur choix et son steak à la betterave était vraiment bon.
Après on doit boire une petite bière avec Lilian et ses colocs dans un bar jazz mais avec sa charrette classique à 22h30 on est fatigués et on rentre dormir avant que Lilian n’arrive au bar 😅.
Gros dodo en perspectiveLeggi altro
Jours de pauses à Cusco
30 novembre 2022, Perù ⋅ ⛅ 19 °C
Par PL.
Il y en aura 3 en tout. On est à la moitié de notre voyage et ils se situeront entre nos aventures en vélo et nos treks. Mine de rien on accumule quand même de la fatigue avec tout ce sport.
Samedi 26 novembre :
Au programme de la journée : pas grand chose on verra bien ahah.
En tout cas normalement grass mat’. Pour ma part je me réveille à 5h, prêt à partir faire du vélo. Ah non, y’a pas de vélo aujourd’hui. Bon je traîne jusqu’à 8h dans le lit. Puis en discutant avec Alban il a eu exactement le même réveil que moi ce matin. 😅
On a repéré une boulangerie française, on ira y prendre notre petit déjeuner. J’ai bien l’impression que cusco va nous permettre de reprendre quelques kilos, peut être. Ensuite on va acheter les billets pour le machu pichu et on se renseigne pour le billet touristique qui permet de visiter les sites principaux de la vallée sacrée. Celui là n’est valable que 10 jours, on l’achètera au retour du premier trek.
Ensuite, on rentre à l’hôtel je dois signer ma convention de stage et l’envoyer. Puis il y a le foot, France-Danemark à la télé alors je me laisse tenter. Alban lui n’est vraiment pas très foot alors il y ira se promener dans cusco.
On se retrouve à 13h au marché San Blas, comme d’habitude le marché est divisé en sections dont la section « cantine ». On trouve un restaurant végé qui fait un menu à 3€, on fonce. On essaye de faire un peu plus gaffe à la viande que l’on mange quand on est dans des grandes villes et c’est pas plus mal. Je prendrai des lasagnes aux légumes qui se révéleront être savoureuses : le meilleur repas de marché depuis le départ assurément ! Alban lui penchera pour des falafels. Ensuite, on achète pas mal de fruits pour le trek qui commence demain. Il est déjà 15h, et alors qu’on se dirige vers l’hôtel, on tombe nez à nez avec le glacier d’hier. Arrêt obligatoire. Sur la route, on louera également un sac à dos pour 9 jours car un trek avec des sacoches de vélo ça n’aurait pas été évident et Alban prend des bâtons.
Après que l’on ai effectué les courses pour être autonome sur le trek, il est l’heure de re manger ! C’est génial cette journée hehe.
En plus, ce soir c’est crêpe, je peux vous dire qu’il y a un breton qui est plus qu’heureux. En apéro, il y a même du Ricard !!!! Le premier depuis le départ. Incroyable. Pas besoin de vous en dire plus pour vous dire qu’on a passé une super soirée. On ne tarde pas, demain debout 4h pour trouver un bus qui va à Tinki, là où commence le trek. Et, il semble que la mission ne s’annonce pas facile.
Mercredi 30 novembre :
Avant le trek, ce jour ne devait pas être un jour de repos mais une journée de vélo dans la vallée sacrée. Après réflexion, on a le temps et aussi l’envie de se reposer alors on le fera plus tard. Quitte à rester plus à Cusco.
Debout 7h30, c’est tard pour nous en ce moment ahah. Alban a prévu d’appeler ses parents. Pendant ce temps, je file à la boulangerie et au supermarché pour qu’on ai de quoi faire un succulent petit déjeuner.
En rentrant, le temps qu’Alban finisse son appel, j’appelle mon super copain Rémy pour son anniv !
On prend un super petit dej, en discutant un peu orga du voyage puis je me pose devant le match de la France pendant qu’Alban va réserver un bus pour aller au trek salkantay demain.
Il repasse à l’hôtel et on fonce à notre petit marché San Blas déguster un super menu pour moins de 2€. On mangera tellement que je me sentirai énorme en sortant et tout fatigué. Sur la route, on passe acheter notre boleto turistico nous permettant de visiter 16 lieux incas autour de Cusco. On récupère notre linge et c’est parti pour visiter les 4 lieux les plus proches de Cusco.
On y sera charmé, entre les énormes murs avec d’immenses(le mot est faible) pierres taillées à la perfection, des escaliers, des chaises, des « tables de morts » installés directement dans la pierre, des lieux de détentes. On en a pris plein les yeux.
En redescendant, vers l’hôtel, car les ruines étaient bien 300-400m plus hautes, on tombera encore une fois sur le glacier…. Arrêt obligatoire. Il se fait déjà tard, comme pour le trek précédent on file faire des courses, manger et se coucher tôt car demain encore debout 4h pour un départ en minibus.
Mardi 6 décembre :
Retour du trek salkantay. Là c’est vraiment un jour de repos, on a rien au programme et on est bien content. On a passé la nuit dans un autre hôtel : la bo’m. Le même endroit où on a mangé les crêpes l’autre soir. Et la raison pour laquelle on a dormi là, c’est qu’au petit déjeuner c’est crêpes illimitées. Alban engloutira une grosse douzaine de crêpes, je sais pas où il les a mise… Ensuite, on retourne à l’ancienne hôtel, où nos affaires de vélos sont restées. On met nos affaires de trek à la laverie, franchement il le fallait car l’odeur était devenue insoutenable.
On passera le reste de la matinée à ne rien faire. Qui dit journée sur cusco, dit repas du midi au marché San Blas, on ne s’en lasse pas. Sur le retour, on dépose les affaires de trek que l’on avait loué. Et on en profite pour acheter quelques souvenirs. Il est déjà 16h, le temps passe vite quand on ne fait rien. Il est temps de monter la vidéo de notre journée à IPTK, ça nous prendra un certain temps. Puis le soir, de retour à la b’om pour gourmander car comme nous avons passer la nuit là bas : -20% sur toutes les crêpes. Ce ne se refuse pas. Le soir on ne fera pas long feu, on est encore fatigue. Ce qui prouve que l’on a besoin de repos.Leggi altro
Trek Salkantay jour 1
1 dicembre 2022, Perù ⋅ ☀️ 15 °C
Par Alban.
JOUR 1 :
Aujourd’hui levés 4h pour un départ vers 4h50 avec le transport que j’ai réservé la veille et qui nous fait l’aller retour du trek du Salkantay pour 27€ chacun. On monte donc dans le minibus avec d’autres personnes qui font la rando de la laguna Humantay que l’on a aussi prévu de faire aujourd’hui mais en partant d’un peu plus bas que les tours.
On s’arrête pour un p’tit dej à 15S avec le tour, on ne fait pas la même erreur que la dernière fois et on mange avec eux. On a eu raison car c’est un grand buffet hyper bon 😋
Ensuite le bus nous dépose un peu plus loin sur la route, à Chalacancha, le départ du trek. Première journée très tranquille car on a seulement 8km de marche et 200m de D+ sur le premier km. On arrive donc très tôt (10h) à Soraypampa, point où l’on doit dormir le soir. On se pose dans une ferme qui élève des chevaux pour le tourisme (mules pour le trek et pour monter les touristes à la lagune). On mange un bout le temps que les touristes montent à la lagune, c’est encore un pèlerinage de touriste que nous voyons. Et on est bien content d’y aller vers 13h lorsque tous redescendent car on a la lagune pour nous tous seul ! Une très belle lagune bleue turquoise. Le chemin du retour est un petit sentier longeant une rivière, bien sympa ! Finalement il est 14h30 et on a l’aprem devant nous, au programme bronzage au soleil, podcast écriture de FindPenguins. Puis montage de tente, repas et dodo.Leggi altro
Trek Salkantay - Jour 2
2 dicembre 2022, Perù ⋅ ⛅ 17 °C
Par Alban
JOUR 2 :
Journée réputée « la plus dure » dû Salkantay, car il y’a un petit col à 4700m, 800m de D+ et 15km de descente avec 2000m de D-, un total de 22km. Une promenade de santé pour nous finalement. Le plus long est clairement la descente, ça tape les genoux à force mais les paysages ont changé, on rentre dans la forêt !
Une journée sympathique avec de belles cascades, un repas sur la popote le midi au milieu de la descente, une arrivée à 14h à Colpapampa avec une petite bière dans l’herbe du camping. Puis rebelote, montage de tente, bon almuerzo le soir préparé par la dame du camping ! Les poules de la ferme sont d’ailleurs bien plus belle que celle de la ferme d’hier 😅Leggi altro
Trek Salkantay - Jour 3
3 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 16 °C
Par Alban
JOUR 3 : 4h30 Réveil dans le brouillard avec le chant de tous les coqs du quartier certains chantent mieux que d’autres on s’amuse à faire un palmarès avec PL. Il a peur en voyant le brouillard qu’on ne voit pas le Machu dans 2 jours, en tant que bon Breton je lui dis que le brouillard va se lever et qu’au Machu il fera beau !
Aujourd’hui encore 12km de descente puis 8km de montée pour dormir au Llactapata Lodge avec une vue panoramique sur le Machu ! 23km en tout avec 600m de D+ une journée un peu plus sérieuse car les jambes sont un peu fatigués d’hier et il faut se motiver à grimper.
Aujourd’hui, on fera la rencontre de Thibault en voulant faire une pause café dans un camping. Malheureusement il est fermé et on s’assoit sur un banc pour discuter de se qu’on fait. C’est LA que l’enfer des moucherons commence, on a beau avoir du répulsif à moustiques, c’est en fait des petites mouches qui viennent nous piquer 🤬🤬 C’est terrible elle tourne autour de nous et se pose sur nos mollets. MAIS c’est aussi là que Thibault arrive, un jeune français ingé agro en école à Montpellier ! Sympa comme rencontre, on échangera quelques mots sur nos voyages et sur le point dodo de la journée qui est le Llactapata pour nous. Il nous dis qu’il dormira sûrement la haut aussi ! On décolle pour finalement trouver un super bon café, artisanal et du coin avec lequel on mangera des gâteaux pour être en forme pour la côte. On se fera dégommer par les moucherons encore une fois..
Puis c’est parti, direction la côte du Llactapata ! On est hyper en forme car on grimpe en seulement 1h30 les 800m de D+ à faire et sans être essoufflé😋 On arrive donc au sommet à 14h, et de la, quelle vue ! Première vue sur le Machu, mais des moucherons aussi 🤬🤬 Ils nous rendent fous à nous tourner autour et à se poser sur nous.. On boira quand même un très bon jus d’orange au sommet avant de redescendre sur le Llactapata Lodge et de passer devant des ruines incas 😋
Au Llactapata on mangera dans la comedor du gîte où il y’aura moins de moucherons. Puis on demande par curiosité quel est le tarif d’une nuit, 80soles…. CHACUN 😅 Oh pétard, « et la tente madame c’est combien ? » « 5 soles » Bon bah vous connaissez notre choix 😋 Et ça sera parfait car on dormira en face du Machu ! On prendra une douche quand même puis on se reposera tout l’après-midi en admirant le Machu. Dans la soirée notre pote Thibault arrive, on discutera un bon moment avec lui avant le repas du soir.
Le repas est bien copieux ! Popcorn chocolat chaud et maté en entrée, puis truite ou viande en sauce en plat, affamé on finira même les plats du groupe d’à côté 😋 On finira la soirée à jouer au dodge, jeu de carte, avec un espagnol, 2 française, Thibault et nous deux. Soirée très sympathique avant un dodo de qualité.Leggi altro
Trek Salkantay - Jour 4
4 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 14 °C
Par PL
JOUR 4 :
Réveil en face du machu ce matin. Je suis de plus en plus inquiet car encore une fois il y a du brouillard et en fait on ne voit pas la merveille contrairement à hier soir… on croise les doigts pour demain. Contrairement aux autres jours on ne s’inflige pas un réveil aux aurores mais seulement à 7h (2h30 après le lève du soleil!). En effet, pour rejoindre aguas calientes, le village au pied du machu pichu, il n’y a que 14km et quasiment pas de d+.
Après un petit dej trql, notre pote Thibault nous rejoint et on fera la route ensemble aujourd’hui et pareil pour la visite demain. On commence par une descente de 600m de d- qui nous emmène jusqu’à hydroélectrica. Fin de la route pour les voitures, pour aller jusqu’au bas du machu 2 options : marcher ou prendre le train.
Cette fois je ne ferai pas l’erreur de ne pas me couvrir alors c’est collant et manche longue. Avec toutes les piqûres mes chevilles ont enflé, et j’ai eu presque du mal à enfiler mes chaussures. Je ne supporterai pas une piqure de +. Mais problème comme on ne fait que descendre il fait beaucoup trop chaud couvert comme je suis. J’ai remarqué que les moucherons ne piquent pas quand je marche donc j’enlève mes couches longues et dès que l’on s’arrête + que 2 min je remets tout. C’est chiant mais pas le choix.
La deuxième et dernière partie de la journée sera la partie la moins marrante de tout le trek. 10km le long des rails de train, c’est beau mais très répétitif… comme il est tôt et qu’on ne veut pas arriver trop rapidement à aguas calientes on se posera au bord de la rivière et on sera rejoint par tous les autres randonneurs qui ont dormi au même endroit que nous hier. Après une pause d’une heure on reprend la route. Globalement on foncera, juste un arrêt au stand pour acheter des bananes.
13h, on arrive au camping municipal. On monte rapidement la tente pour poser les affaires et foncer au centre du village manger. Il y a 1,5km à pied mais sans le sac à dos c’est un jeu d’enfant :). Comme dhab repas à l’étage du marché pour rien. On achète aussi des avocats et des fruits pour ce soir. Une petite bière et des cacahuètes plus tard, il est temps de rentrer au camp se reposer un peu. Avec alban c’est sieste pour nous et Thibault ira lui pêcher, sans succès. Il reviendra avec des tomates et m’emmènera au spot où il en a trouvé. C’est parfait ça complétera notre salade de ce soir.
Après une nouvelle belle soirée à discuter de plein de sujets différents à 3. On part se coucher car demain debout 4h, début de la montée à 5h et ouverture du machu à 6h.Leggi altro
MACHU PICHU (trek salkantay jour 5)
5 dicembre 2022, Perù ⋅ ⛅ 15 °C
Par PL
JOUR 5 :
Réveil pas trop dur parce qu’on est bien excité hihi 🤪. Et génial il fait beau! Pas de brouillard !!
Sous l’impulsion d’un Thibault en grande forme, on avalera la montée en 30 min au lieu de l’heure nécessaire normalement 😅.
On entre sur le site pile pour le lever du soleil. Que dire à part que c’est grandiose. On est tous les 3 impressionnés par ce lieu fantastique qui sort du commun. Une fois sur le lieu on a le droit à 4h de visite max. Interdit de retourner en arrière. On s’y promènera 3h30. C’est juste magique. On a bien fait de se renseigner un peu avant et d’avoir le guide du routard avec nous car il n’y a aucune indication sur le site même.
Après ce moment génial sous un grand soleil, on redescend rapidement jusqu’au camping qui est vraiment au pied du site. C’est plutôt sympa ça. On démonte le campement et c’est reparti pour 10km le long des rails dans l’autre sens. Encore plus ennuyeux qu’hier… mais c’est pas grave j’ai encore en mémoire tout ce qu’on vient de voir et je me repasse les images en boucle dans la tête.
On arrive à hydroeletrica peu après 12h, on a 2h avant le minibus de retour. On se pose donc dans un petit restau pour un almuerzo à 3€. Au moment où on entre, des gros nuages sont arrivés et un énorme orage éclate. Quelle chance on a eu ! Il a fait beau 4h, juste le temps que l’on visite le machu !!
A 14h on se dirige vers les navettes. Après un transfert de 5min, on apprend que l’on est bloqué jusqu’à 15h à cause de travaux.
Il faut savoir que cusco est à 70km à vol d’oiseau du machu mais 170km par la route car il faut faire le tour des montagnes. On mettra 9h à faire les 170km dont notamment 4h pour les seuls 20 premiers km……
Pendant le trajet le chauffeur écoutera des musiques de « kiff », ça nous fera bien rire et ça nous occupera les 2 premières heures, c’est déjà ça. Puis on fera une pause hamburger. Il y avait deux enseignes côte à côte dont les prix variés du simple au double pour le même service… on se régalera! Et pour les 3 dernières heures de route, alban me laissera seul car il s’endort sur mon épaule et rien ne pourra le réveiller 😆. Finalement on arrivera à cusco à 23h après une grosse grosse journée car on est quand même debout depuis 4h du matin…
C’est donc la fin d’un trek vrmt sympa malgré la présence de moucherons vraiment désagréable mais qui nous a amené jusqu’à un lieu magique qui mérite le détour 😜. Un souvenir qui restera gravé pour toujours c’est sûr.Leggi altro
Promenade dans la vallée des Incas
7 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 12 °C
Par Alban
Aujourd’hui réveil tranquille à 7h car on est fatigués du trek et de la journée de retour en bus d’hier. 7h15 bien réveillé je pars chercher les croissants 🥐 pains au chocolat et pains aux raisins 😋😋 plus une petite baguette 🥖 à la panederia frances Qosco Maki. Sur le chemin du retour j’achète du lait et du chocolat ! Le petit dej sera copieux, mais déçu du goût du chocolat acheté.. Après avoir sorti nos affaires de la chambre et préparé nos sacoches, on enfile nos affaires de vélo car aujourd’hui grande balade de 100km prévue pour visiter 3 lieux emblématiques de la vallée des incas : Moray, les salineras de Maras et le village de Chinchero.
Départ vers 9h tranquillement, après quelques misères pour sortir de Cusco (Komoot nous fais prendre des escaliers à vélo 😓) on part direction Moray. Arrivés au village de Maras on décide d’aller d’abord visiter le site archéologique avant de manger. On empruntera un chemin en terre qui mène tout droit vers le site. Mais c’était sans compter les pluies des jours précédents. Dans le chemin c’est Gadoue Party.. On s’enfonce et le vélos se remplissent de boue. PL aura la merveilleuse idée de passer dans une flaque qui marquera ses chaussures et son vélo pour un bon moment 😂 Mais bon on rigole bien dans la boue. La suite du chemin est plus sèche, MAIS on reprend les bonnes habitudes et PL crève 2km avant d’arriver à Moray😅 Une énorme galère de changer la chambre à air avec toute cette gadoue sur le pneu, la jante.. Des bouts de terre restent dans le pneu lorsqu’on le remet. Mais bon ça tiendra la journée.
Après 30min et quelques kg de boue plus tard nous voilà à Moray ! Le paysage est à couper le souffle, une série de terrasses dans un contre bas dont les formes sont parfaitement circulaires.
On fait le tour du site il y’a d’autres petites terrasses par ci par là, très sympa comme visite.
Mais la pluie arrive et on se presse de rentrer (par la route cette fois) à Maras manger un Almuerzo. C’est sur la place du village qu’on trouve notre bonheur, chicharons de cerdo (morceau de cochon grillé) avec pommes de terres et maïs. En boisson, chicha, à base de maïs fermenté comme nous en avions déjà gouté lors de la fameuse journée avec les barrages. A notre table il y’a une famille aussi en visite dans le coin qui vient d’Arequipa, on discute puis on échange les numéros car on y passe dans 4jours.
Allez hop, une fois le repas terminé, direction les salineras, il y’a une belle descente dans un chemin bien sympa, des Vtt passent dans le coin car j’aperçois des sauts et des virages relevés sur la droite. Bref après une bonne descente on arrive en surplombant les salineras, magnifique. Il y’a une source d’eau salée qui coule de la montagne et qui est canalisée dans des centaines de bassins pour décantation et récupération du sel. Pareil on fait le tour des miradors puis des tiendas touristiques et on file car il fait froid 🥶.
Maintenant qu’on a bien descendu il faut remonter ! La côte pour sortir des salineras est sympa et la vue est belle sur les montagnes au loin. Mais une fois revenu sur la route c’est 25km de montée qui nous attendent jusqu’à Chinchero.. Et c’est long.. PL à faim et pas énormément d’énergie, moi ça va mais j’en ai marre et le village paraît innatteignable. En plus il est tard et le site archéologique ferme à 18h on arrive pile poil avant la fermeture vers 17h40. Mais le village vaut le détour, petites ruelles de maisons bâties sur des ruines incas, une grande église surplombant les terrasses de Chinchero. Le soleil se couche et les lumières sont vraiment belles. Mais bon ça veut dire qu’on va rentrer dans la nuit… On s’arrête prendre un petit goûter dans Chinchero, des churros au Dulce de Leche😋😋 Miam miam 🤤 En mangeant tranquillement nos churros un homme crie « Cusco, Cusco » c’est un chauffeur de collectivos qui rentre sur Cusco. Sachant qu’on doit : faire les courses pour 3j de vélos, passer à l’hôtel prendre nos affaires et se doucher si possible, manger, aller au terminal de bus pour 21h30, qu’il est déjà 18h20 et qu’il reste une grosse heure de vélo pour rentrer dans la nuit, je fonce lui demander le prix.
4S par personne et 2S par vélo, 1,5 € autant vous dire qu’on a pas hésité et qu’on a montés les vélos sur le toit et mis les bonhommes dans le mini bus.
Bilan de la journée, 85km 1800 de D+ mais on est pas mécontent de s’arrêter la.
Finalement, on aura le temps de tout faire en rentrant, impeccable, et malgré quelques misères faire monter les vélos dans le bus on part direction Puno à 22h dans un bus qui ressemble plus à un avion qu’à un bus.
Bonne nuit les petits, rendez vous à 6h demain matin à Puno ! 😉Leggi altro
C’est reparti !
8 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 11 °C
Après plus de 10 jours à Cusco et seulement une journée de vélo, on reprend la route avec les sacoches !
Par PL.
5h45 : après 7h45 de bus et une nuit plus que correcte, les bus sont tellement conforts ici ! on arrive à Puno où on est passé manger un midi il y a plus de 15 jours.
Nous ne sommes pas en habits de vélo mais on décide de sortir de la ville comme ça et de se changer plus loin tout en prenant notre petit dej. On remonte nos vélos (selles, roues) que l’on avait démonté pour le bus et 6h20 c’est le départ. On commence directement par une côte que l’on avait déjà faites, ça rappelle de bons souvenirs à alban qui ne râle même pas.
Puis en haut, au lieu de tourner à droite vers Juliaca, on prend tout droit direction AREQUIPA !
Après 10km, on s’arrête comme prévu. Mais au bout de seulement 15-20 min il se met à pleuvoir alors on se dépêche de repartir car au moins quand on pédale on a moins froid. La pluie ne durera pas longtemps mais le ciel restera lui bien encombré.
Le matin la route se passera vraiment tranquillement avec toujours ces paysages d’altiplano sur un terrain un peu vallonné, on oscille entre 3800 et 4000m d’altitude.
On est passé dans un village où c’était la maxi fête, on a oublié de demander pourquoi, tant pis.
Viens l’heure du midi, on a bien roulé et on a coupé dans un chemin gravel alors on en profite pour s’arrêter ici car moins de circulation. Le soleil fait son apparition! Alors on en profitera et ça sera une assez longue pause midi ! Malheureusement, pas assez prudent on cramera du visage…
On se remet en route ! 25km sur une nationale avant de bifurquer vers la route gravel que l’on empruntera jusqu’à Arequipa. Au moment de changer de route, on traverse Santa Lucia et là aussi c’est la fête : pleins de musiques, de gens en habits traditionnels ou costumes, des stands ambulants pour manger. On traversera le village tout doucement pour profiter du spectacle en hésitant à s’arrêter. Mais la fatigue de la route et de la nuit en bus ainsi que le ciel noir très menaçant nous amènent à continuer notre route. Dès que l’on rentre sur la portion gravel ça roule moins bien, on le sait mais on avait presque oublié depuis le temps.
Une crevaison plus tard, avec une réparation express, on arrive à une jolie et grande lagune avec une petite plage en herbe. Ça sera notre spot du soir pour dormir, très très agréable.
On s’est acheté des chorizos pour manger avec la polenta et on envisage des les cuire au feu de bois. Depuis le temps qu’on en parle avec Alban. Parce que ça fait 2 mois et demi qu’on bivouac et on a toujours pas tenté un feu sauvage quand même.
C’est parti : on ramasse des pierres pour se délimiter un foyer, on ramasse des grandes herbes sèches pour l’allumage, on coupe des branches d’arbustes grâce au super couteau suisse d’Alban et on ramasse même des crottes bien sèches car je crois que ça brûle bien. On essaye de mettre le tout en route, les herbes pour allumer : parfait, mais malheureusement ni le caca ni les branches d’arbustes ne prendront feu, sûrement trop frais ou trop vert encore. Bref. On fera la saucisse à la popote et ça sera tout aussi délicieux.
Demain est une journée superbe car il n’y a pas de programme. Juste on avance autant qu’on peut et on verra bien où le vent nous mène !Leggi altro
De la lagune au col à 4700m
9 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 10 °C
Par Alban
Aujourd’hui réveil 4h30, j’ai hyper bien dormis, PL aussi. Le réveil est dur, je met bien 30 min à me réveiller. 🥵 On a pris la pluie cette nuit mais la tente était bien installée et la toile tendue donc on est pas mouillés et les affaires non plus ! Et ça c’est cool 😎.
C’est parti pour la journée, il fait gris, et pas très chaud.. Aujourd’hui on a une bonne journée devant nous, au moins 70km et plus de 1000 de D+.
Mais à peine 11km effectués, crevaison pour PL… Bon la chambre à air a déjà une rustine d’hier, rien dans le pneu même si il est abîmé. On change de chambre à air.
Malheureusement, au 13eme km rebelote pfiouuuu crevaison…
La on comprend qu’à l’endroit où le pneu est abîmé la chambre à air est quasiment en contact avec le sol.. Donc au moindre petit cailloux, paf. Pl s’attelle à la réparation de la chambre à air, qui n’est pas facile car la rustine n’est pas ouf.. Moi je m’occupe de découper un bout de rustine dans une vielle chambre à air pour la coller dans le fond du pneu. Pas évident non plus mais après quelques misères la réparation fonctionne ! 😋 Espérons que ça tienne jusqu’à Arequipa.
Bref on se remet en selle, ça nous a quand même couper le moral cette histoire, car on a pas beaucoup avancé.
Après une côte de 300 de D+ on redescend à 4200 dans un petit village où on décide de manger et de s’arrêter acheter de l’eau et des fruits ! Miam ! Une bonne pause de midi avec pâtes bolo, raisins, bananes et gâteaux. En forme pour la côte de 24km qui nous attend.
On repars, le temps est bizarre car lorsqu’il y’a du soleil on crève de chaud, puis lorsqu’il y’a des nuages et du vent il fait froid.. Les 10 premiers km sont un faux plat montant plutôt tranquille, mais après ça commence à grimper plus fort.. C’est long, d’autant plus qu’il y’a des bornes kilométriques tous les km, donc la côte passe vraiment km par km tout doucement… On prendra une mini pluie mais pas de quoi nous tremper trop fort. Puis on grimpe on grimpe. PL m’attend à un petit pont avec des gâteaux miam, il reste 4km mais pareil en faux plat, c’est plus facile. On arrive finalement au col à 4700m ! Le dernier col aussi haut de notre voyage ! Ensuite c’est descente jusqu’au pacifique😋 Bien content d’être arrivés en haut, on est tous les deux bien fatigués..
Place à la descente, on fera quelques km avant de s’arrêter vers 16h10 pour monter la tente, il fait vraiment pas chaud ! On se pose sur un petit coin d’herbe plat à 4650m d’altitude. Après avoir monté la tente, petit goûter bananes/gâteaux pour se réchauffer puis lecture des guides du routard. Il est l’heure de manger, 17h30 comme à la maison de retraite 😅 Au menu purée saucisses et raisins en dessert😋 Puis dodo et demain rebelote réveil 4h30.Leggi altro
Des nouvelles de nous…
13 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 18 °C
Par PL.
Après 6 jours sans nouvelles il est temps de vous en donner.
Surtout que ne pas donner de nouvelles alors que l’on est actuellement au Pérou où c’est bien le gros bazar c’est pas le top.
On s’est quitté vendredi soir dernier à 4600m d’altitude. Après une nuit bien fraîche, on remonte sur les vélos avec comme objectif avancer le plus possible vers Arequipa. Première partie d’étape très cool avec la traversée d’un grand désert où on est toujours seuls au monde avant une descente jusqu’à 4100m d’altitude. Une montée de 10km puis une route sablonneuse nous emmènera jusqu’à un village où l’on dînera sur la place comme la veille. Alors que le soleil nous a accompagné toute la matinée, dès notre retour sur le vélo en début d’après midi c’est le vent qui fait son apparition. Il nous a pas manqué celui là, quand on va vers le nord il est de face pendant 2 mois puis quand on commence à aller vers le Sud il change de direction avec nous… De plus, ce petit malin amènera un brouillard à n’en plus voir ses propres pédales. Bref, on roule dans des conditions vraiment pas terribles pour nos derniers kilomètres à plus de 4000m… Finalement on foncera pour repasser en dessous des nuages. On plantera la tente à 3300m après 115km sous l’orage.
Le lendemain départ vers 7h, on sent que l’altitude a bien diminué car il fait déjà plus doux. Arrivée à arequipa, deuxième ville du pays, à 8h20. Tout est encore fermé car il est tôt alors on se pose sur la grand place, la fameuse plaza de armas comme dans toutes les villes d’Amérique du Sud. En fait, avec les événements récents on a appris qu’elles s’appellent comme ça car c’est l’endroit où les gens manifestent et on y trouve toujours à l’opposé un bâtiment politique et un bâtiment religieux. Ensuite petit déjeuner avec de délicieux pains de toutes sortes, ça change du « pain » que l’on trouve dans les tienda. Le reste de la journée sera uniquement du repos, avant une petite soirée dans un bar rock bien sympa avec des bières, mojitos et notre ami Thibault rencontré lors de notre trek pour la machu pichu !
On arrive au lundi 12 décembre, jusqu’ici la destitution du président n’avait pas apporté trop de réactions du type blocage de route, manifestation mais ce jour marque un tournant.
Alors qu’en ce lundi matin on fait un free tour de la ville, en gros une visite guidée avec plein d’anecdotes gratuite et la paye se fait au pourboire, on voit nos premières manifestations. Notamment le groupe « construction civile » qui est en fait appelé « destruction civile » par la majorité des péruviens. Ça annonce la couleur. La visite sera charmante dans cette ville… charmante. L’après midi sera consacré à l’envoi de mail de mon côté et à la recherche de stage pour alban.
Mardi, c’est reparti on entend encore des manifs, bcp de lieux touristiques et magasins fermés, heureusement le magnifique (je vous laisse juger par les photos) couvent que l’on voulait visiter est ouvert. Ce sera notre seule activité de la journée, avec une petite visite au marché pour Alban en fin d’après midi mais fermé à cause des manifs. On préfère rester à l’hôtel pour nous reposer, ce qui ne fait pas de mal, plutôt que de errer dans la rue à chercher le peu de choses ouvertes.
Mercredi, on a rendez vous à 11h pour régler les détails de notre ascension du Chachani ce jeudi et vendredi. Le Chachani c’est ma revanche sur le Huyuna Potosi. Oui je vais le grimper mon 6000m. On part un peu avant car on a repéré des magasins de vélo près de l’agence. Évidemment fermés pour cause de manifs. Bref, après avoir réglé l’ascension et loué un peu de matos, genre un gros duvet pour moi car le +12°C par -15°C je ne recommence pas l’expérience 😅. On se dirige vers le marché pour manger un menu, rocotto en second plat, spécialité pimentée d’arequipa. L’après midi, après la demi finale de la France, on cherchera d’autres magasins de vélo, et l’on trouvera notre bonheur. Nouvelles chambres à air, rustines et nettoyage des vélos. Également petit passage chez le coiffeur pour soigner mon mulet et la moustache d’Alban.
Jeudi & Vendredi : Ascension du volcan Chachani (6075m!)
Départ jeudi à 6h du matin, dans un 4x4 plein à craquer avec deux guides et 4 autres aventuriers (2 🇵🇱, 1 🇨🇭, 1 🇧🇪).
2h30 de route plus tard on arrive au début de la randonnée. Premier jour : 3km, 200m de d+ jusqu’au camp de base situé à 5200m de d+ où l’on va camper.
On arrive vers 11h là bas, il commence à neiger, on monte la tente pendant que les guides nous préparent un petit repas. On mange puis ils nous conseillent de faire une sieste cet après-midi, il est plus facile de dormir en journée à cette altitude apparement. Après 1h de sieste, un énorme orage de grêle/neige éclate, tiens ça nous rappelle une nuit pas si lointaine sur le trek Ausangate. Bon cette fois je suis moins inquiet on est pas seul. Finalement, repos jusqu’à 18h avant un mini repas car il ne faut pas trop mangé sinon plus assez d’oxygène pour le cerveau car l’estomac utilise tout. Il neigera en continue toute l’après midi. 19h, tout le monde au lit. Réveil prévu à 00h pour un début d’ascension à 01h.
Après un maté de coca, c’est parti dans le noir avec notre frontale tous à la queuleuleu derrière le guide. La première heure et demie sera tranquille, je prends le temps de bien respirer, de pas marcher trop vite, le temps est plutôt frais. Puis des rafales de vent commencent à arriver. Elle nous envoie toute la grêle tombée hier dans la figure, notamment dans les yeux car au final il n’y a que ça qui dépasse. On continue 1h, et là le vent devient continue, il souffle à + de 80km/h c’est même pas toujours facile de tenir sur ses cannes. Le guide nous demande si on veut quand même aller jusqu’au sommet, je n’ai même pas le temps de réfléchir qu’Alban dit : OUI. Bon bah Go, j’en ai marre car c’est très dur, mentalement avec le vent mais pas physiquement heureusement. Au bout de 5h50 d’ascension on arrive au sommet : c’est incroyable quelle aventure ! Je suis si content, je KIFF. On restera pas trop longtemps car tjrs bcp de vent mais vraiment la vue, avec le soleil, est incroyable.
Pour la descente on prend un chemin plus direct, donc plus raide. Normalement c’est un énorme pierrier mais comme il a neigé bah c’est que de la neige, youhou. On fera bien mumuse dans la descente avec le camarade alban. Une grande partie se fera d’ailleurs sur les fesses eheh. De retour, au camp de base on replis tout puis on rentre jusqu’à la voiture et de nouveau 2h30 de route.
J’ai eu mon premier 6000m, en plus j’ai pu partager cette expérience avec Alban, c’était parfait ! Je suis vraiment hyper heureux.
De retour à arequipa, on a l’après midi pour se renseigner sur l’etat des blocages et faire des courses car l’on veut se mettre en route pour le Chili, ce samedi 17 décembre. On espère que tout va bien se passer, on croise les doigts.
En tout cas pour le moment tout va bien pour nous.
On a également sorti notre vidéo sur notre visite à l’association IPTK, si vous voulez la découvrir c’est par ici : https://www.instagram.com/reel/CmDIhzKsWki/?igs… ;)Leggi altro
Départ d’Arequipa
17 dicembre 2022, Perù ⋅ ☁️ 22 °C
Par Alban
Aujourd’hui, ça descend ! On fait 2000m de dénivelé négatif pour rejoindre la mer. Journée plutôt tranquille donc même si il y’a plus de 100km à effectuer et comme on est bien fatigué du Chachani on fait une petite grasse mat. 😋
Départ donc vers 11h, on sort d’Arequipa tranquillement. Il n’y a pas trop de circulation c’est chouette, pas de barrages non plus malgré nos inquiétudes face à la situation politique. On s’arrête dans un des derniers villages de l’agglomération d’Arequipa pour manger un bout avant de prendre la grande route. Pas mal de choses sont fermées mais on va trouver un petit menu à 9soles très sympa. Guiso de fideo pour PL et Higado frito pour moi. Je ne sais pas ce que c’est mais en bouche c’est bon et je pense à du sang bouilli. Mais je viens de regarder et Higado c’est du foie😅
On repart après ce bon repas, une petite côte nous attend. Les paysages sont étonnants, c’est désertique et un dirait que l’on est entourés d’immenses dunes de sable. La route est vraiment belle et la descente hyper cool ! 😋 Mais pour reprendre les bonnes habitudes, PL crève au départ de la côte… son pneu est vraiment abîmé et la réparation avec la chambre à air plus rustine a été transpercée 😧😧 On en remet encore une couche du coup 😅
Puis on arrive sur la grande route 🛣. Plus de circulation, de grandes lignes droites, des traces de barrages des jours précédents. Moins fun. Les pneus brûlés sur la route ont fait fondre le goudron et ça fait comme des trous. On comprend les panneaux ensuite « no quemar llantas en la ruta ».
Il fait chaud ! Mais il y’a du vent et du vent de face pour changer 🤬🤬 C’est dingue, je crois qu’on est maudit.
Après avoir longé pendant 30km une immense zone militaire, le brouillard se lève. Ça a l’air d’être un phénomène courant car il y’a des panneaux « zona de neblina »😅 Bref on fait encore quelques km dans le brouillard avant de planter la tente dans le sable, il est 18h.
Après un super repas de pâtes qu’on mélange avec une sauce/ratatouille préparée la veille avec les légumes du marché par PL, gros dodo en perspective. Il fait hyper doux, et j’ai chaud dans mon duvet 0 degrés 😅Leggi altro
Retour à l’ocean pacifique !
18 dicembre 2022, Perù ⋅ ⛅ 20 °C
Par PL.
Après une bonne nuit à 700m d’altitude où j’ai eu chaud dans mon duvet 12°C la chance eheh. La journée sera découpée en deux temps car il y a finale de coupe du monde à 10h. Alban a accepté de s’arrêter pour la regarder avec moi 🥰. Avant de partir, changement de chambre à air express pour ma roue arrière. Non je n’ai pas crevé cette fois mais juste on a acheté des chambres à air de m***e, on a juste pris ce qu’on a trouvé en fait. Bref, la valve était mal collée et avec la nuit elle s’est détachée 🤦🏼♂️.
Les premiers 40km seront uniquement une descente vers l’océan. Pas de grandes difficultés juste une grande descente de 10km puis un faux plat descendant de 30km. La route est agréable, pas bcp de voitures et une chaleur pas encore trop accablante à 8h du matin. On traversa de grandes cultures de cannes à sucre, ça sent bon. La culture à l’air permise par le temps plus doux et également car une rivière fournie, avec un super système de canalisation, passe par ici. On arrive vers 8h30 soit une bonne heure et demie avant le match à l’océan alors on en profite pour lui faire un coucou. Bronzette pour moi et petit plouf pour alban !
On retourne ensuite dans le centre du village où on trouvera un petit bar sympa pour regarder le match. On se prend une grande bière chacun avec des gâteaux apéros, sayest on est prêt. Il y a également un supporter Argentin, déjà bien saoul avant même que le match ne commence. Il veut parier 6 grandes bouteilles de bières sur la victoire de l’argentine ^^. Au final, c’est lui qui payera des bouteilles à toutes les personnes du bar et une dernière bouteille pour nous lorsque la défaite de la France fût actée. En tout cas on a vécu un sacré match 🥵 et je crois que même alban y a pris un peu de plaisir 😉.
Sauf qu’avec les prolongations et les tirs au but il est déjà 13h30, et on a pas mangé.
On trouve un menu un peu plus loin et finalement on s’y remet à 14h. On décide donc de faire moins de 30km cet aprem, il y a une plage qui a l’air sympa on va y dormir ce soir !
Globalement la route de l’après midi c’est : tout droit tout plat. Pendant 22km ça sera ça avec un petit vent de face qui se fait sentir mais rien de bien méchant. Ensuite 4km de montagnes russes avant d’arriver au spot. On est à 120m au dessus de la mer, on décide donc de faire la moitié du chemin en vélo, de poser la tente et si on a la deter d’aller jusqu’à la plage pour se baigner.
Finalement, seulement Alban tentera d’approcher la plage mais de nombreux oiseaux morts ainsi que des méduses échouées feront qu’il ne se baignera pas. Il restera quand même une petite demi heure en bas, amusé par de nombreux petits crabes qui se réfugient dans des trous à son passage.
C’est l’heure du repas, pour la première fois depuis très longtemps on peut manger dehors en observant un magnifique coucher de soleil sur l’océan ! C’est trop beau et on est vraiment content de vivre ça. Moment très très agréable. Cette nuit j’aurais la tente uniquement pour moi car alban choisi de dormir à la belle étoile, vu le ciel clair qu’il y a, il a raison de se faire plaisir !
Ce fut une journée riche en émotion et en moments sympathiques même si on a pas pu avancer autant qu’on le souhaitait sur le vélo. Pas grave on se rattrapera les jours suivants !! Et puis surtout toujours aucun problème lié aux événements actuels au Pérou 🇵🇪 !Leggi altro
Réveil en même temps que le ☀️
19 dicembre 2022, Perù ⋅ ⛅ 24 °C
Par Alban
Après une bonne nuit à la belle étoile pour moi et une bonne nuit avec plein de place en tente pour PL, réveil 4h30 en même temps que notre pote fidèle le soleil qui nous suit depuis le départ. ( On a vraiment pris que 2jours de pluie depuis qu’on est parti ). Heureusement qu’il est là pour contrebalancer le vent 🤬
Bref le lever de soleil est aussi beau que le coucher. Petit dej et hop on monte sur nos vélos ! Direction Ilo, une ville assez importante en bord de côte. Sur la route on croise d’importantes usines, le bord de côte est pas mal industrialisé.
Après 68km on arrive à Ilo et même si il est 11h on décide de s’arrêter manger car il n’y a plus de village ensuite. Être au bord du pacifique nous donne envie de poisson😋😋
On mange dans un petit resto sympa avec des prix quand même 3x plus cher que le menu classique mais pas cher (9,5€) pour des fruits de mer et la qualité du repas servi ! Le ceviche de poisson est un vrai régal. 🤤
Une fois la panse bien remplie on file acheter de l’eau dans une tienda et on mangera un petite glace 🍦🙃. Et hop on remonte sur les vélos 🚲 ! Mais le vent nous attend au tournant 😢 Grrrrr c’est long les montagnes russes sous le vent. PL est devant et heureusement qu’on a chacun un podcast dans les oreilles pour pas devenir fou avec le vent.
Puis j’aperçois PL qui m’attend, enfin il a plutôt été forcé car son pneu est tellement abîmé qu’il y’a un autre trou à côté de celui qu’il y’a déjà 😅 Bon bah réparation rustine ( Cf photo ). Après 2-3 misères à réparer la chambre à air on repars. Mais on a décider de s’arrêter 15km plus tôt car on en a marre du vent et on est fatigués… Le spot est vraiment cool ! Il est déjà 18h, on monte la tente et je file sur mon vélo descendre à l’océan pour me baigner, je croise un homme sympa qui me conseille un endroit pour me baigner et me propose même de prendre un douche (gratuite) ce que je fais avec grand plaisir ! PL n’a pas eu le courage de descendre, mais bon je pense que vous aurez compris qu’on est pas à un jour de douche près dans notre voyage 😅 .
Je remonte ensuite en vitesse pour manger les hyper bonnes coquillettes/thon et soupe de tomate du repas du soir 😋
Encore un dodo à la belle étoile pour moi même si il y’a plus de vent qui hier.Leggi altro
Volver a chile 🇨🇱
20 dicembre 2022, Cile ⋅ ☀️ 25 °C
Par PL.
Après une journée difficile hier avec du d+ mais surtout à cause d’un vent de face très dur à manœuvrer, on tente qqch pour éviter cela et être sûr d’arriver au chili ajd.
De ce fait : réveil 3h du matin, c’est bon pour une fois mais clairement pas une habitude à prendre. On espère que cela nous laissera plus de temps pour pédaler avant que le vent ne se lève.
Malheureusement dès mon réveil, Alban qui a encore dormi dehors ne me dit même pas bonjour mais « y’a encore le vent d’hier ». Misère.
On petit déjeune et on se prépare à la lampe torche, vraiment c’est bon pour une fois mais pas plus. Et au moment du départ, devinez quoi ??? Bah la valve de ma nouvelle chambre à air est cassée…. Bon on change rapidement et départ 5h15 au final.
Le vent n’est pas trop fort même s’il est bien présent. On se fait un lever de soleil sur le vélo et c’est INCROYABLE. On longe la mer avant de croiser un cycliste sud américain qui est parti de pantagonie et qui remonte vers l’équateur. Il nous dit « madrugada » en gros c’est un mot espagnol pour dire se lever tôt. On est pas peu fier que même un inconnu ait reconnu nos efforts. On avait prévu d’acheter de l’eau au premier village, depuis que la chaleur est parmi nous, on transpire et on boit beaucoup plus. Mais on passera trop tôt et rien ne sera ouvert.
Finalement, on trouvera une tienda au bout de 30km, aux alentours de 7h15. La route étant bien cabossée encore, on a pas avancé à un rythme très soutenu. On repart 15 min plus tard et le vent semble déjà s’être levé… on est dégoûté. Puis finalement, il ne durera que 30 min de face et pour le reste de la journée on l’aura de côté, en tout ça jusqu’à la frontière, le temps qu’on longe la côte quoi. Ouf. On est rassuré et on avance bien, en plus de ça la route devient vraiment plus plate.
Cependant, elle n’est pas très passionnante car on se tape des longues portions de tout droit, on voit presque une dizaine de km au loin et c’est pas tjrs bon pour le moral. Pour passer le temps, Alban discutera avec un vttiste passionné de 61 ans. Avant de me rattraper un peu plus loin, je m’étais perdu dans mes podcasts et avait bien avancé avec personne dans ma roue.
Vers 10h, on s’arrête manger un bon melon sur le bord de la route. Puis 5km plus loin on s’arrête dans un restau. On mettra plus d’une heure à être servi mais c’était trop bon. Encore 30km jusqu’à la frontière ! On y arrivera pour 15h mais en réalité 17h maintenant !! Et oui, on gagne 2h d’un coup et ça fait bizarre. Au moins fini la vie de papys et les couchers à 18h30 car il fait tout noir et froid. On mettra un moment à passer la frontière.
C’est quand même plus compliqué de rentrer au chili qu’au Pérou ou encore en Bolivie. Ils demandent plein d’infos et fouillent tout. Par exemple, on ne peut pas rentrer avec des fruits et des chiens avec un sacré pif vérifie bien que tu ne caches rien dans ton sac. On devra donc manger devant eux nos bananes et notre melon pour ne pas devoir les jeter…
Il faut aussi payer une sorte de billet de taxi à 1€ car ce n’est pas possible de passer seulement avec ton vélo 😅.
Dès notre retour au chili, on se rappelle que les chiens d’ici sont très bêtes et agressifs. Mais vraiment en seulement quelques kilomètres d’écarts la différence est choquante. On ne comprend pas pourquoi, mais en vélo c’est insupportable. En espérant qu’en pantagonie ça soit plus tranquille …
Pour dormir à Arica en attendant les parents d’Alban, on espérait trouver un camping en bord de plage et un peu à l’écart de la ville. C’était bien utopiste car ça n’existe pas ici. Bon bah Go en centre ville. Après un arrêt completo, oui oui le sandwich saucisse tomate avocat que l’on mangeait il y a deux mois, on arrive au centre. Tous les hôtels complets, ou presque. Après quelques négociations, on est accepté dans un hôtel des plus simple. Le prix nous fait mal et nous prouve que l’on est bien de retour au chili.
Programme du soir : dévaliser une boulangerie car on est affamé, se doucher car on est TRÈS sale, et dormir car on est épuisé. Rien de plus.
Place à 7 jours tranquillou pour les fêtes et les choses sérieuses reprendront aux alentours de nouvel an.Leggi altro
Arrivée de papa et maman Alban
22 dicembre 2022, Cile ⋅ ⛅ 25 °C
Par Anne
Nous voilà pris au jeu des Penguins ! Relevant le défi qui nous a été lancé. Et on va tenter de faire aussi bien… 😉
Petit récapitulatif donc des 10 jours passés avec notre jeune pingouin retrouvé tout au nord du Chili, à Arica la ville aride, et son compagnon que l’on a adopté pour la semaine avec l’accord de ses parents. Dix jours de découvertes, d’aventures et de plaisirs partagés pour notre plus grand bonheur.
Jeudi 22 : Accueil par Alban à l’aéroport où nous arrivons depuis la Bretagne, via Santiago, après deux jours de voyage. Choc du soleil, du sable… On est vite plongés dans le bain de la débrouillardise des deux garçons et de leur talent de la négociation. Notre Alban, qui porte désormais la moustache, échange avec fluidité, saisit toutes les subtilités ; PL, qui a adopté la coupe mulet, ne s’en laisse pas conter non plus. Et surtout, on réalise à quel point le téléphone est leur outil de base, indispensable, incontournable, qui a réponse à toutes les questions et tire de nombreuses épines du pied. Tous deux sont des experts, mais PL le dégaine plus vite que son ombre. On découvre aussi leur totale complicité, leur belle solidarité et leur parfaite complémentarité : l’un plutôt speed, l’autre plutôt cool… un bel équilibre qui fait leur force. Des tempéraments faciles, simples, qui s’adaptent à tout. On s’est donc rapidement mis d’accord sur le programme des journées à venir et leur organisation pratique.
Après avoir retrouvé PL dans le centre et pris un bon petit-déjeuner, on rejoint notre hébergement sur les hauteurs d’Arica. Chez un Breton que j’avais déniché sur le Guide du routard (si, si !). C’est un bon plan, il est de bon conseil pour notre virée en altitude et gardera les deux vélos jusqu’à notre retour. On échangera aussi avec lui sur les évolutions que connait le Chili, il y vit depuis 12 ans.
Pour le déjeuner, les garçons nous entrainent dans le mercado central où se côtoient de multiples petits commerces de restauration locale rapide et de jus naturels. Plongée dans la tradition culinaire à base de poissons et de crustacés. On retrouve les goûts des fruits amazoniens connus côté Brésil, mais on en découvre aussi d’autres. Puis nous partons à la recherche d’un moyen de locomotion qui nous permettra de grimper sur l’Altiplano et de circuler dans le désert, même en cas de pluie et de boue. Ce qui finalement ne se produira pas, la pluie arrivera sur la région de Putre après que nous l’aurons quittée. Un Chilien nous repère, errants d’agence en agence, et nous dirige vers la bonne adresse en périphérie, où nous trouvons l’engin adéquat. Après la réservation d’un logement sur Putre, qui sera notre camp de base pour rayonner sur les hauteurs, un passage à la banque et l’achat ou la recharge de cartes téléphoniques locales, nous voilà parés et dispos pour un bain dans le Pacifique. Qui n’a rien de pacifique… Il nous happe dans ses gros rouleaux et nous couvre de sable noir, mais qu’est-ce que l’eau est bonne, un vrai plaisir !
Après un bon completo au bord de l’eau (sorte de hot dog agrémenté d’avocat et de tomates, voire de frites pour PL parce qu’on ne rigole pas avec son estomac ! Bernard et Alban opteront pour un autre menu un peu plus loin), retour vers le centre au son de groupes folkloriques andins en répétition et visite de la cathédrale San Marcos. Monument national original puisque commandé par le président péruvien (Arica était alors péruvienne) et fabriqué dans les ateliers Eiffel en France, avant d’être assemblé en 1876 à l’emplacement de l’ancienne cathédrale détruite par un tremblement de terre, suivi d’un tsunami. Partout dans la ville, mais aussi dans les autres villes côtières, figurent d’ailleurs des panneaux surprenants d’alerte/évacuation en cas de tsunami.
Une bonne nuit de sommeil bienvenue pour les 4 voyageurs nous fait reprendre des forces avant de partir à l’aventure le lendemain.Leggi altro
Arica - Putre
23 dicembre 2022, Cile ⋅ ⛅ 14 °C
Par Bernard
Nous quittons notre hôte breton chez qui nous laissons les vélos et la tente pour aller récupérer notre voiture et départ direction Putre à 130 km d'Arica, par une belle route goudronnée qui mène jusqu'à La Paz en Bolivie et sur laquelle le trafic de camions est intense.
Première étape à une quarantaine de kilomètres pour visiter un projet LowTech repéré par nos baroudeurs : un éco-village pour touristes de passage ou résidents pour de plus longs séjours. Une jeune volontaire chilienne nous accueille pour la visite. Le lieu a été créé, il y a une quarantaine d'années, par des adeptes d'Hare Krishna ce qui explique l'aspect « pagode » d'un certain nombre de constructions (chambres individuelles, lieux de méditation, réfectoire…). Murs en briques de terre, essences de bois locales pour les meubles, bouteilles de verre incrustées dans les murs pour apporter lumière, couleurs et fraicheur... on est vraiment dans l'éco-construction. Les deux années de Covid ayant stoppé toute activité d'accueil, de touristes ou de jeunes volontaires, les jardins servant à la production de légumes pour une vie le plus possible en autarcie, sont à l'abandon. Il y a du travail pour tout remettre en état nous confie notre jeune guide qui nous offre de délicieux gâteaux de Noël de sa confection pour nous remercier de notre passage.
Deuxième étape avant d'arriver à Putre : le village de Socoroma situé dans une vallée surplombée par la route que nous empruntons. Village paisible, avec une réserve d'eau en surplomb qui permet d'arroser les jardins en terrasse. Village vivant et occupé à la différence des nombreux villages que nous traverserons sur l'Altiplano, mais où nous retrouverons sur la place du village, comme ici, un accès libre à la WiFi, installé par le gouvernement !
Arrivée en début d’après-midi à l'auberge Chakana, à Putre, où nous nous installons et déjeunons avec steak d'alpaga et pommes de terre locales, avant d'aller faire une petite visite du village. Et là... surprise..., nous croisons le père Noël tout juste arrivé du pôle Nord sur son … Pick Up 4x4 escorté par les « carabineros » distribuant les ballons multicolores aux enfants ! Puis, pendant que les garçons se cherchent une petite bière et des cacahuètes, Anne part à la recherche d'un chapeau local pour être bien protégée du soleil. Elle le trouvera dans le magasin de Julia qui, après avoir vendu le chapeau adéquat, nous fait découvrir son atelier et l'arrière-boutique où sont stockés ses ouvrages tricotés et tissés par elle à partir de la laine de ses alpagas élevés sur l'Altiplano. Du bel ouvrage ! Dernière artisane du secteur à pratiquer le tissage à la main, Julia vend sa production à l'étranger et est d'ailleurs déjà venue à Paris pour un salon.Leggi altro
Journée sur Putre
24 dicembre 2022, Cile ⋅ ⛅ 31 °C
Par Anne
La magie du Chili est d’offrir des fruits tropicaux jusqu’en Patagonie et des cerises, des pommes, du raisin et des poires arrivant du Sud sur les plateaux andins et dans le désert du Nord. Au petit-déjeuner copieux servi par nos hôtes (le plus copieux de tout notre voyage : pain, fromage, charcuterie ou œufs brouillés, jus de fruit, fruits frais, yaourts, purée d’avocat, céréales..) se côtoient donc pommes et mangues fraiches.
On a bien dormi sous nos chaudes couvertures en triple exemplaire. Les garçons sont dans leur élément. Bernard et moi, on se sent au ralenti, mais pas de signe particulier de mal d’altitude. Depuis notre arrivée, on respecte scrupuleusement les consignes : boire beaucoup d’eau, se servir à volonté de la tisane locale contre le mal de tête, et surtout ne pas vouloir en faire trop… Ce sera donc une journée d’acclimatation, au rythme tranquille.
On consacre la matinée à randonner sur les monts alentours, tout en admirant les hauteurs enneigées les plus proches. Objectif : dénicher les peintures rupestres se trouvant à 3 km de notre hébergement. Il fait beau, le ciel est superbe, le fond de l’air est frais malgré tout. Nous sommes à 3 500 m. On parcourt cet univers minéral parsemé de cactus sur un étroit sentier. À la sortie du village, on découvre quelques espaces plus plats et surtout plus verts, pâturés ou fauchés, ou encore occupés par un peu de maraichage. Et voilà un petit tracteur qui fane du foin, le seul que l’on verra sur toute cette région ; le conducteur est ravi de se faire prendre en photo. On marche, on marche, chacun à son rythme, le soleil tape. On désespère un peu de trouver les peintures, et finalement elles sont là, pile à l’endroit qu’indiquait le téléphone d’Alban. Des lamas et alpagas de toutes les tailles, des silhouettes qui semblent guider le troupeau. C’est toujours troublant de constater qu’aux quatre coins du monde, on trouve la même volonté de raconter, de mettre en images, de laisser une trace peut-être… et la même technique employée. Quel dommage que certains n’aient pas perçu la valeur de cet héritage et l’aient bien abimé… Un homme sur son âne arrive en contrebas, poussant quelques moutons. Un peu avant et un peu après, on trouve des enclos de pierres servant à regrouper les troupeaux. Des ruines, un chemin bien tracé entre deux murs de grosses pierres, des vestiges de conduits d’irrigation laissent penser que l’activité a été plus dense à une époque. Une cabane inoccupée, cadenas sur la porte, dispose d’un lampadaire et de son panneau solaire. Quelques condors nous survolent. Sur le chemin du retour, arrive un autre homme sur un cheval, bien âgé, bien typé, qui pousse un autre troupeau de moutons. De loin, il crie, agite son bâton. On se range sur le côté, pensant qu’il stimule ses bêtes pour qu’elles avancent, puis on finit pas comprendre qu’il n’est pas content. Il est même très en colère ; on n’aura pas su pourquoi, mais c’est intéressant d’avoir entendu la musique (même énervée) de la langue aymara.
On rentre un peu KO de la balade. L’après-midi sera plus cool : bains chauds et bains de boue dans les termes en plein air de Jurasi. Délassant et vivifiant à la fois. On apprécie !
Retour au village et courses dans une des multiples tiendas (qui s’insèrent parfaitement dans l’architecture locale, avec leurs larges portes aux linteaux de pierre sculptés datant de la période glorieuse et ayant résisté aux tremblements de terre) pour préparer nos sandwiches pour la sortie du lendemain ; au programme : lagune, lac et volcans.
C’est Noël, alors on s’offre un bon diner dans un bon resto au cœur du village. Grâce aux garçons, on découvre peu à peu les diverses spécialités locales, ils nous aident à nous repérer dans les menus et, surtout, ils finissent nos assiettes qui sont vertigineusement remplies.
Puis retour à l’hébergement où on se souhaite un Joyeux Noël avant de se coucher.Leggi altro
Parc nat. Lauca – Parinacota - Chungara
25 dicembre 2022, Cile
Par Bernard
Départ pour notre première balade vers l'Altiplano avec notre chauffeur attitré pour la journée : Alban. Nous entrons dans le parc national Lauca, un des nombreux parcs du Chili et allons passer progressivement de 3 600 m à 4 500 m. Comment allons-nous supporter le mal des montagnes ?... Nous sortons de l'axe principal pour contourner le volcan Taapaca par le nord, passer par le village de Colpitas et aller visiter la petite église de Chujlluta. Nous retrouverons ce même type de jolies églises dans tous les villages de l'Altiplano – nef sans absides, murs de terre blanchis à la chaud, couverture de paille/herbe – plus ou moins entretenues. Hélas, elles seront souvent fermées. Le petit village est constitué de maisons basses, toiture maintenant de tôles avec ça et là des tas de bois dont nous découvrirons ensuite qu'il s'agit de branches et racines de quinoa des hauteurs, plante qui recouvre par endroit ces grands espaces désertiques, bois dur et imputrescible servant à la construction des maisons et églises. Avec le soleil, dans cet univers minéral, nous avons un peu l'impression d'être dans un western de Sergio Leone avec les villages mexicains un peu déserts... Il n'y manquait que le son de l'harmonica ou le tic-tac d'une montre gousset...
Nous nous arrêtons pour pique-niquer au village de Parinacota – 4 400 m - dont le nom est inscrit en grandes lettres de cailloux empilés sur la colline qui le surplombe. « Parinacota » qui, en langue aymara, signifie « l'endroit des flamands roses ». L'église, qui date du XVIIe siècle, reconstruite en 1789, est magnifique. Nous apercevons, au loin, le volcan enneigé du même nom qui culmine à 6 342 m. La vue de son cône enneigé nous suivra tout au long de notre périple de la journée. Nous croisons régulièrement des troupeaux de lamas et alpagas, auxquels se mêlent quelques vigognes (la vigogne n'est pas domestiquée), qui paissent dans les zones humides, seules oasis de verdure dans ce paysage désertique, qui bordent les cours d'eau qui attendent les pluies pour grossir. Nous longeons ensuite les lagunes de Cotacotani avant de découvrir le lac de Chungara, 4 518 m d'altitude, un des plus hauts lacs du monde. La vue sur le Parinacota est sublime et Anne fera une irréelle photo du volcan se reflétant dans le lac ! Nous irons jusqu'à la frontière bolivienne mais ne la traverserons pas, ne sachant pas exactement ce qu'il y a à découvrir de l'autre côté dans une distance raisonnable et n'ayant aucun « bolivar » pour étancher une éventuelle petite soif. Retour vers Putre à « l'hospedaje » où nous prenons un temps pour préparer la suite du voyage et dîner d'un sandwiche, sans pain mais copieux. Mais nos neurones sont vraiment au ralenti : cette première journée sur l'Altiplano nous a fait ressentir, à Anne et moi, la fatigue des hauteurs qui nous impose un rythme physique plus lent, car nous sentons bien que toute accélération est impossible, et qui provoque des saignements de nez pour Anne. Quant à nos deux baroudeurs, aucun souci. Ils sont acclimatés après leur séjour prolongé à plus de 4 000 m, leur petite escapade sur des sommets à 6 000 m et leur entrainement physique !Leggi altro
Salar de Surire
26 dicembre 2022, Cile
Par Anne
Après un nouveau petit-déjeuner copieux, nous partons à la découverte d’un deuxième parc national, « Las Vicunas » (les vigognes). Et de fait, on en voit très fréquemment qui gambadent au loin. Leur laine très fine les distingue des lamas. L’objectif de la journée est la visite du Salar de Surire, deux à trois heures de route dans les espaces désertiques de l’Altiplano (à l’aller ; autant au retour).
Après un bon bout de chemin, nous faisons un premier arrêt au premier village, Guallatire, où un panneau indique qu’il nous faut nous signaler au poste de carabiniers et nous renseigner sur l’état de la piste avant de nous y engager. On sonne. Un chien se dore au soleil sur le pas de la porte, mais de carabiniers, point. On s’avance alors vers le centre du village et la belle église rénovée. Elle est encore plus charmante que celle de la veille et il est plus facile de grimper dans son clocher. On s’étonne une nouvelle fois de l’accès à la WiFi offert par l’État chilien sur cette place déserte et de l’éclairage nocturne installé autour de l’église dans ce village vide. Un « lapin local » nous a accueillis à l’entrée du village, ce sera le seul que nous verrons de tout notre périple. Des bruits de voix de l’autre côté de l’enceinte m’interpellent : le village n’est pas totalement désert ! Je découvre par-dessus le mur deux hommes et une femme qui déblaient une vieille maison traditionnelle et paraissent y faire des travaux. J’engage une conversation limitée, mais je comprends qu’une quarantaine de personnes habitent (ou habitaient ?) ce village, que la personne qui a la clé de l’église est sur la ville d’Arica. Plus tard, quand j’interrogerai notre hôte à Putre sur cette étrangeté des villages déserts, alors que des panneaux touristiques indiquent encore des possibilités d’hébergement et de restauration, il m’expliquera que seuls quelques anciens occupent encore ces villages ; les jeunes cherchent autre chose et descendent vers Arica ; mais certains retapent les maisons et y reviennent de temps à autre. Quelques fermes isolées, aperçues de loin en loin, paraissent cependant encore avoir leurs troupeaux de lamas et leurs familles de bergers. Encore une fois, quand je réponds « France » à la question sur notre pays d’origine, on me lance « Mbappé ! » avec de grands sourires. Le foot, langage international…
On reprend la route au cœur de l’immensité. C’est sec, c’est beau. On dépasse quelques camions qui filent. Alban assure au volant. De temps en temps, on traverse un large lit de rivière où il reste un filet d’eau. Les gros tuyaux d’écoulement protégeant la piste nous laissent imaginer l’important volume d’eau lors des pluies. Quelques camions s’y approvisionnent pour arroser la piste. Les abords de ces quelques étendues humides attirent les troupeaux de lamas et de vigognes, qui trouvent là de quoi s’alimenter et se désaltérer. Ce magnifique spectacle nous accompagne jusqu’au Salar que l’on distingue d’abord de loin, comme une tache blanche entre les montagnes de roche. Mais plus on s’approche, plus on distingue du mouvement. À proximité, on comprend qu’il s’agit de l’exploitation du sel et du lithium, on comprend aussi que les camions croisés font le va-et-vient pour transporter la matière extraite en dehors du désert. Et ils seront nombreux, les camions dépassés sur la route du retour… Néanmoins, l’application iOverland de PL nous permet de bénéficier d’un superbe point de vue sur l’ensemble du salar par une petite route qui grimpe. Curieuse, j’aurais bien poursuivi pour voir où elle menait (6 km étaient annoncés jusqu’au prochain village), mais PL et Alban nous expliquent que les distances indiquées sur les panneaux au Chili ne sont souvent pas réelles ; et effectivement, cette route parait sans fin. On renonce et on fait demi-tour pour aller pique-niquer sur les bords du salar, aux termes naturels de Pollocuere où des flamands roses flânent puis s’en vont dans un vol magnifique. Un peu plus tôt, nous avons aperçu quelques nandous (sorte d’autruche locale). Le soleil tape, le vent est fort. Heureusement qu’un petit abri de pierres est aménagé autour d’une table. Une vapeur jaune s’échappe du point de source et le vent nous amène de temps à autre une odeur d’œuf pourri… L’eau est extrêmement chaude à la sortie, elle est plus supportable dans les méandres. Tous hésitent à s’y plonger à cause du vent, puis Alban se lance. PL et Bernard suivent. En raison de mes saignements de nez de la veille, je me contente de faire les photos. Les lieux et le moment sont magiques.
Bernard prend le volant pour le retour par la piste qui fait le tour du lac ; ça secoue ! À la fin de la boucle, un nouveau village minuscule et, cette fois, un carabinier nous contrôle. On est tout près de la frontière bolivienne… PL prend le relai au volant à mi-parcours et nous conduit jusqu’à Putre. Nous sommes ravis de pouvoir diner et nous poser à l’hospedaje, notre hôte nous propose un menu avec du quinoa. On se régale, et c’est copieux, comme toujours. Les garçons finiront nos assiettes, comme toujours.Leggi altro
Retour vers Arica
27 dicembre 2022, Cile
Par Bernard
Après un copieux petit-déjeuner, comme toujours, nous préparons notre départ : rangement, plein de réservoir de la voiture avec les jerricans que nous avons amenés d'Arica. Anne et Alban vont retirer de l'argent et payer notre dette à Julia pour les petits souvenirs en alpaga achetés et nous faisons une photo souvenir avec nos hôtes. Retour vers Arica en passant par la vallée d'Azapa car nous souhaitons visiter le musée archéologique de San-Miguel-de-Azapa. En arrivant dans la vallée, nous découvrons de grandes serres de toile qui protègent les plantations maraichères et autres du soleil et limitent l'évaporation trop rapide de l'eau d'irrigation. Nous découvrons également de grandes plantations d'oliviers, introduits par les Espagnols en 1560, qui sont une des richesses anciennes de cette vallée. Après un petit en-cas, nous visitons le musée qui présente l'histoire du peuplement de la région et qui recèle des trésors : des momies chinchorros datant de 5 000 ans avant J.-C., soit 2 000 ans avant les Égyptiens. Autres trésors, des tissus et habits en fibres végétales ou laine d'alpaga, des poteries, divers outils, bijoux, objets de cultes... 7 000 ans d'histoire jusqu'aux Incas qui n'arriveront qu'en 1470 et seront chassés 60 ans plus tard par les conquistadores espagnols. Une autre partie du musée présente la vie en altitude des indiens Aymaras que nous avons pu percevoir lors de notre court séjour sur l'Altiplano. Dans une dernière salle, un énorme pressoir espagnol est exposé, relatant l'histoire de l'exploitation de l'olive.
Puis nous repartons vers Arica pour rendre la voiture, passer à la banque et acheter nos billets de bus pour les trajets jusqu'à Santiago. Le soir, PL nous offre le restaurant pour nous remercier de le supporter... (Je rigole... C'est un plaisir que de partager ces quelques jours avec lui.) Nous nous restaurons de délicieux plats de poissons.Leggi altro
Iquique & Humberstone
28 dicembre 2022, Cile
Par Anne
C’est le premier jour de la longue descente en bus le long de la côte désertique jusqu’aux portes de la Patagonie. Première destination : Iquique où nous souhaitons faire une halte pour visiter le célèbre village d’Humberstone. Départ à 7h45 de la gare routière. Les garçons y vont avec leurs vélos, on suit en taxi. Ils nous avaient prévenus : au Chili, tout se négocie ! Bien que le volume de leurs vélos/sacoches ne soit pas plus important que certaines montagnes de bagages de voyageurs chiliens, il faut discuter, argumenter pour mettre les vélos dans la soute… Et ça se fait en direct avec les chauffeurs… Alban mène fermement la discussion, avec le soutien de PL. On essaie d’intervenir aussi… Au refus initial suit un accord avec un prix fort, puis finalement un accord avec un prix plus raisonnable… Ouf, c’est parti ! On oscille entre le Pacifique et ses énormes rouleaux, et les montagnes de roche et de sable. C’est beau beau beau sous le soleil de plomb et le ciel azur.
Arrivée à 13 heures. On dépose nos valises et les vélos à l’hostal (entre l’hôtel et la pension) réservé par PL, un dédale de couloirs dans des bouts de bâtiments qui semblent avoir été progressivement ajoutés les uns aux autres. On décide de déjeuner au marché central, qui ressemble à celui d’Arica. Cette fois, on sera sur les toits. On adopte le menu pour reprendre des forces : soupe du genre pot au feu (avec la viande), puis des tripes avec du riz (quand on ne comprend pas, voilà ce qui arrive… mais avec la bonne sauce, ça passe plutôt bien), et deux grandes carafes de jus d’ananas frais.
Vers 15 heures, direction Humberstone en minibus (40 mn), cité créée en 1862 autour d’un gisement de salpêtre et portant le nom de l’ingénieur qui a impulsé son exploitation. Cette ville fantôme, patrimoine de l’humanité, a compté jusqu’à 5 000 habitants et produisait jusqu’à 142 tonnes de salpêtre par jour. Le nitrate chilien était exporté sur tous les continents et a constitué la principale source de richesse du pays au début du XXe siècle. Une visite extrêmement intéressante donc, dans la chaleur et le vent du désert. Et c’est justement ce climat sec qui a contribué à la conservation du lieu et permet aujourd’hui de circuler entre les maisons en bois des ouvriers, contremaîtres et dirigeants, dentiste, médecin, de traverser le secteur industriel, les différents ateliers, les entrepôts, l’église, l’école, le théâtre, le magasin général, l’administration… Impressionnante organisation ! Les tôles rouillées grincent, les portes claquent… Ambiance western… Plongée dans un autre monde, une autre époque. Passionnant.
Au retour, douche pour enlever la poussière et petit tour dans le joli centre-ville (on sent que c’est un peu plus cossu qu’Arica, et plus on ira vers le Sud, plus ce sera vrai) pour trouver une petite bière et de quoi recharger les estomacs dans un sympathique petit resto. Chanteurs et musiciens défilent devant les terrasses pour agrémenter la soirée des clients. Très sympa !
Une bonne nuit avant de repartir le lendemain pour 25 heures de bus, et prochaine étape : Santiago !Leggi altro
25h de bus pour Santiago
29 dicembre 2022, Cile
Par Bernard
Départ 8h45 vers Santiago pour 25 heures de bus. Comme hier, négociation pour mettre les vélos dans la soute. Il faut ferrailler dur car les chauffeurs sont peu complaisants et argumentent qu'il y a déjà trop de valises. Après une âpre négociation et … moyennant une « propina » aux chauffeurs, les vélos finissent par trouver une place. Au cours de cette journée en bus, nous continuons à alterner entre la côte agitée du Pacifique et le désert aride de l'intérieur. Nous ne trouverons un peu de végétation qu'à l'arrivée à Santiago. Nous occupons notre temps entre regard sur le paysage, films projetés et observation de la vie des familles et des enfants dans le car.Leggi altro
Journée rapidos à Santiago
30 dicembre 2022, Cile
Après une nuit dans le bus relativement confortable, nous arrivons à Santiago vers 9 h. Alban et PL chevauchent leurs fiers destriers pour aller faire des courses – pneu pour PL, changer un rayon pour Alban, chambres à air, bouteille de gaz... - pour poursuivre leur voyage vers la Patagonie. Pour nous, petit-déjeuner dans une « panadaria » à la « rodoviaria » (gare routière) où nous laissons nos bagages à la consigne. De là, nous prenons le métro pour aller visiter le centre historique. Nous nous dirigeons vers le palais présidentiel de la Moneda, hélas fermé au public au moment des fêtes. Nous faisons quand même des photos de ce haut lieu de l'histoire politique du Chili et, notamment, une photo de la statue de Salvador Allende commémorant le triste jour du 11 septembre 1973. Visite ensuite du musée pré-colombien. Nous retrouvons la présentation, comme à San-Miguel-de-Azapa, de l'histoire du pays avant l'invasion espagnole, mais ici cela concerne l’ensemble du Chili.
On se retrouve le midi pour déjeuner tous ensemble au Bar national (merci encore le Guide du routard). Alban part retrouver Leïla en transit entre la Patagonie et Buenos Aires. Nous kidnappons PL et son vélo pour aller visiter la maison de Pablo Neruda qui fermait exceptionnellement à 16 heures au lieu de 18, cause fêtes de fin d’année. Et on est arrivés à… 16 h ! PL profite de ce contretemps pour appeler ses parents et négocier la rançon. Ils refusent ce rapt. Finalement, nous le relâchons et son instinct le conduit alors dans une ruelle où il déniche une « sorveteria » où, pour nous consoler de nos déboires, nous dégustons une glace 2 boul...issimes que nous avons du mal à finir (sauf PL bien sûr, qui terminera aussi celle d’Anne). En fait, la glace est dans un petit bol en carton et le cornet en biscuit est enfoncé dessus à l’envers, original !
Retour vers le centre-ville en essayant de passer par un parc dont toutes les entrées sont fermées avant de retrouver Alban, de découvrir de nouveaux quartiers et de déguster une « cerveza » bien fraiche. Il est temps alors de se diriger vers la gare routière, en vélos pour les garçons, en métro pour nous. Petit repas « d'empanadas » à la gare routière avant de reprendre le bus pour 12 heures de route en direction de Puerto Montt au sud. Nouvelles négociations pour mettre les vélos dans une soute archi pleine, mais avec des chauffeurs très sympas qui font tout ce qu'ils peuvent pour tout faire passer. 21 h départ, Alban et PL à l'étage et nous au « rez-de-chaussée » dans des sièges « cama (lit) », les seuls encore disponibles. Mais, finalement, le fait d'être plus près de la chaussée ne rendra pas le voyage plus agréable malgré les sièges plus confortables.Leggi altro
Puerto Montt et bye bye papa maman
31 dicembre 2022, Cile
Par Anne
Dernière étape commune, arrivée à 10 heures à la gare routière de Puerto Montt, aux portes de la Patagonie. Alban et PL partent à vélo faire leurs courses alimentaires pour la suite du voyage. De notre côté, nous profitons pour nous renseigner sur l’achat d’un billet de bus pour remonter plus tard vers Valparaiso (notre dernière étape) et nous cherchons une voiture de location pour circuler sur l’île de Chiloé (prochaine étape, 200 km de long) et visiter la région des lacs (étape suivante).
Après ces diverses démarches, on se retrouve tous les 4 pour un dernier repas commun en centre-ville, à El Tablon del Ancla, adresse recommandée par le Routard. Assiette extraordinaire, encore une fois, partagée avec les garçons, encore une fois… De bonnes bières australes pour eux et un jus de mangue à tomber par terre pour moi. Je commande et je recommande… C’est trop bon !... On règle les derniers détails et on papote jusqu’à ce que nous devions prendre la route pour rejoindre le bateau pour Chiloé (vers 16 heures).
C’est le moment des au revoir. Beaucoup d’émotion, bien sûr ; ces 10 jours passés ensemble auront été incroyables ! Tellement magiques, sympa, drôles, riches en découvertes !... Une belle période d’acclimatation au pays aussi, avant de poursuivre en autonomie 😉 Un grand merci les gars !!! Et à très bientôt ! <3Leggi altro
















































































































































































































































































ViaggiatoreVraiment chapeau bas les gars! 👍
Viaggiatore
Magnifique 😍 !!
Viaggiatore
C’est une nuit qui restera gravée…!!