• Jéré H
  • Alice M.
Jan – Dec 2024

Amérique du Sud

A 357-day adventure by Jéré & Alice Read more
  • Sevilla

    February 21, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 23 °C

    Et c’est reparti!
    Ça n’a pas été facile de quitter Pablo, Mélissa et Tana, ainsi que le délicieux nid Flora del Rio, après s’être sédentarisés avec plaisir pendant 2 semaines.

    J23
    47km
    Ascension 1100
    Temps actif 5h - temps total 7h32
    Vitesse moyenne 9km/h
    Pluie

    Nous prévoyions partir tôt, vers 7h, mais pour la première fois depuis notre arrivée il y a deux semaines une grosse pluie s’abat sur Pijao. Nous attendons d’être sûrs que la pluie est finie pour repartir vers 9h.
    La journée commence avec la montée pour sortir du village, certaines sections sont toutes boueuses… nos vélos, sacoches et souliers tout propres, bien astiqués à Pijao redeviennent très rapidement sales! La montée se poursuit jusqu’au village de Buenavista, de l’autre côté du sommet, où nous avions fait une initiation de parapente quelques jours auparavant. Après Buenavista, c’est la descente jusque dans la vallée, un plaisir bien mérité après avoir monté depuis le matin. Nous retrouvons Mélissa pour le lunch, à Caicedonia, pour un dernier au revoir! Après quelques km de plat, on remonte de manière assez raide vers Sevilla, pour une montée de 530m sur 8km, assez essoufflante, surtout après deux semaines de pause. A mi-chemin, nous sommes surpris par une bonne averse. Nous nous abritons avec deux jeunes hommes en moto, qui étaient étonnés et fatigués juste de penser à notre voyage!
    Arrivés à Sevilla, une belle petite ville avec centre historique mignon et bien entretenu - point bonus pour les projets de piétonnisation temporaire de la rue sur la place centrale, style urbanisme tactique. Souper burger et papabel - poutine locale (ou belge?).
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  • Buga

    February 22, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 28 °C

    J24

    79km
    Ascension 344m
    Descente 945m
    Temps actif 4h33 sur 6h45
    Moy 17km/h

    Première journée où l’on écoute des podcast en roulant. On profite d’avoir un bel accotement sécuritaire 👌

    Le début de la journée commence avec une belle descente sur une dizaine de kilomètres. Je constate que mes patins de freins sont déjà pas mal usés, et me prends une note de les ajuster pour la fin de leur durée de vie qui va sûrement bientôt arriver. Avec les 945 mètres de descente que nous roulons, nous quittons le paysage vallonnée et frais de la montagne pour retrouver le bas de la vallée et sa chaleur. Le paysage devient une genre de savane sèche et chaude sur le piémont et des champs irrigués et orthogonaux dans le plat de la vallée. En bas, nous rejoignons l’autoroute, ce qui signifie paysage plus monotone et trafic routier, incluant camionnage, mais également une route belle, droite, avec un bel accotement, qui nous permet d’avancer beaucoup plus vite. Nous voyons aussi à nouveau des familles de migrants sur la route, avec enfants, chiens, poussettes ou charriots surchargés de leurs maigres affaires, ou parfois juste un sac à dos. Nous avons vu ces migrants, parfois en famille, parfois en petits groupes, rarement seuls, marcher le long des autoroutes et voyager parfois sur des remorques sur la Ruta del sol. On comprend que sont des Vénézuéliens, réfoulés par le Pérou, qui traversent le pays dans l’autre sens pour retourner au Vénézuéla, où aller ailleurs.
    Pour la première fois, nous profiter de la longue portion d’autoroute pour rouler en écoutant des podcasts. Nous constatons que ça fait une énorme différence! Le temps passe si vite, que les kilomètres s’accumulent sans y penser.
    Nuit à Buga, ville patrimoine de Colombie et destination de pèlerinage importante, équivalent de Lourdes en France. La cathédrale est toute belle, et de proche, ce qui semblait être des briques roses est en fait une peinture en trompe-l’œil… tout autour de la place publique sur laquelle donne la cathédrale pullulent des boutiques de souvenirs religieux, tableaux de Jésus, chapelets, bougies, encens et autres.
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  • Santander de Quilichao

    February 23, 2024 in Colombia ⋅ ☀️ 30 °C

    J25

    113km : RECORD 💪
    Ascension 165m
    Temps actif 6h12 sur temps total 8h23
    Moyenne 18,2km/h
    Autre record : 3h30 et 68km avant notre première pause du 2eme déjeuner.

    Nous profitons de la dernière portion à plat de l’autoroute avant la remontée vers Popayan pour nous donner un objectif un peu plus ambitieux que nos stats passées : 113km. Cela nous amène juste au pied de la montagne où se rejoignent les Cordillères occidentale et centrale. Il ne nous restera donc plus que 82km et 1800 d’ascension avant Popayan, notre prochaine étape.
    Nous écoutons encore des podcasts, ce qui nous permet d’avaler les kilomètres sans y penser. Nous ne prenons notre première pause qu’après 3h30 de vélo et 68km, un nouveau record!
    Le paysage se ressemble tout le long de la journée, des champs de canne à sucre à perte de vue. Il y a beaucoup de camions transportant les produits de la canne, incluant d’impressionnants camions de 4 ou 5 remorques transportant les résidus de la canne pressée.

    À l’hôtel, nous rencontrons Jesse, flamand de 50 ans, et son fils Milan (autour de 20 ans). Ils nous raconte avoir acheté des billets pour la Colombie lors d’une soirée arrosée et ont eu un mois pour se préparer! Cela explique pourquoi ils voyagent avec leurs vélos de route Bianchi, ensevelis de sacoches de bikepacking. Nous leur demandons si le choix de vélo convient… pas vraiment, Jesse a eu deux crevaisons seulement aujourd’hui! Nous partageons anecdotes et recommandations de voyages, ainsi qu’un souper.
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  • Piendamó

    February 24, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 19 °C

    J26

    Journée d’ascension

    51km
    1325m d’ascension
    Temps actif 5h38 sur temps total 9h34
    Moyenne 9km/h (mais plutôt 4km/h dans les montées longues et ardues)

    Peu longtemps après être sortis de Santander de Quilichao, nous nous arrêtons sur le bas côté pour régler quelque chose quand nous sommes rattrapés par un couple de (jeunes?) Japonais. Manabu et Yayu sont les premiers cyclistes qui vont aussi jusqu’à Ushuaïa que l’on croise sur la route (sans compter les amitiés virtuelles). Nous sommes très contents de les croiser, malgré les échanges laborieux en anglais et espagnol. Ils ont un set up similaire à nous, le Surly Disc Trucker (comme Jérémie), les sacoches Ortlieb de la couleur assortie au vélo (rouge pour Manabu, vert pour Yayu), qu’on devine relativement neuves malgré la poussière et l’usure des 9 mois de vélo depuis Anchorage, Alaska. Ils semblent pas mal plus chargés que nous avec un gros sac de sport par dessus le porte-bagage arrière (ils nous expliquent s’être fait voler leur sac de dessus original au Costa Rica, pendant leur sommeil en camping), et pas mal plus “roots” aussi. Manabu nous explique en riant et presque en s’excusant de ne pas avoir de données sur son cell, et de ne savoir qu’approximativement les informations du trajet du jour. Il est horrifié d’apprendre les 1800m d’ascension jusqu’à Popayan, et conclut comme nous qu’il faudra s’arrêter avant. Ils campent le plus souvent auprès des pompiers, qui acceptent généralement les cyclistes sur la caserne. Nous échangeons le contact, et les recroisons un peu plus tard sur le chemin également. Nous trouvons cela drôle de n’avoir croisé qu’un cyclotouriste le premier jour de notre voyage, puis un couple plus âgé vers la côte en plus d’un mois et demi de voyage, et voilà qu’en 24h nous croisons deux binômes!

    La journée de vélo est dans les plus difficiles de notre parcours, avec plus de 1300m d’ascension, sans marcher pour pousser le vélo une seule fois, une autre première. La journée est principalement composée de longues pentes, entrecoupées de rares plateaux et quelques descentes. Vers la fin de la journée, j’ai une sensation de légère nausée caractéristique des fois où je touche et dépasse les limites physiques de mon corps. C’est plaisant de constater que je recalibre mon corps à un effort plus soutenu, signe que l’on pourra continuer à augmenter progressivement la difficulté… ça tombe bien, 8000m de dénivelé positifs d’ici la frontière avec l’Equateur nous attendent en environ 1 semaine.

    À Piendamó, notre étape du jour (à 34km de Popayan), la ville bourdonne d’activité et de monde. On lit que le samedi est jour de marché et que notamment beaucoup de Guambianos (Autochtones de la région) viennent pour l’occasion. On voit d’ailleurs en fin de journée des chivas (bus colorés) emplis de personnes habillés en tenues traditionnelles de noir et bleu, retournant chez eux.
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  • Popayán

    February 25, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 21 °C

    J27

    34km
    Ascension 462m
    Temps actif 2h25 sur temps total 2h50
    Moyenne 14km/h

    Demi-journée de vélo pour rejoindre Popayán, notre dernière étape avant la frontière avec l’Equateur. C’est dimanche, et cela transparaît par les dizaines et dizaines de cyclistes croisés sur la route!
    Nous arrivons à 11h, ce qui nous laisse une journée et demi pour nous reposer et visite la “ville blanche”. Premières impressions de Popayán : la ville semble assez tranquille comparée aux autres villes colombiennes visitées.

    Journée de repos à Popayán : nous nous promenons dans la ville blanche, tour guidé à pied, visite de plusieurs maisons et bâtiments patrimoniaux typiques (en carré avec une cour au milieu, en fait généralement deux ou trois cours en enfilade). Nous goûtons les spécialités culinaires locales qui ont des saveurs complètement différentes de ce que nous avons mangé et bu. Il y a les carancanta, grandes chips de maïs soufflées que l’on mange avec la sauce hogao (tomates et oignons, très douce et savoureuse), les empenaditas de pipián (mélange de patate, cacahuète et achiote (roucou) en forme de toutes petites empenadas frites que l’on mange avec une cause aux arachides, le tamal de pipián avec le même mélange mais sous forme de tamal (donc en purée, et cuit dans une feuille, dans l’eau bouillante). Nous goûtons des variantes de mets connus : patacones (plantains écrasés et frits) recouvert de fromage, plantains en boulettes fourrés au fromage, et tamal de maïs. Nous goûtons aussi à la fameuse boisson de Popayán : le salpicón payanes : un granité de mûres, lulo et guanábana, et nous rattrapons notre retard en goûtant aussi au shampu, boisson à base d’ananas, lulo et mais en grain. Les desserts “aplanchandos de Doña Chepa” sont aussi fameux : il parait que la recette aurait été reprise de France il y a plus de 70 ans. La forme évoque un peu les galettes croustillantes que l’on mange avec le café, mais le goût est plus celui des gâteaux cœur de palmier, délicieux!

    Nous profitons aussi d’être en ville pour faire quelques courses et nous reposer.

    Enfin, en voulant ajuster mes freins pour m’adapter à leur usure, je constate qu’ils sont finalement bien plus au bout de leur vie utile que je pensais. Je prends mes 4 patins de frein de rechange et je change le tout. Demain, outre les 1400m d’ascension, il y aura beaucoup de descente, ainsi que dans les prochains jours. De nouveaux patins de frein ne seront pas du luxe!
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  • El Bordo

    February 27, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 26 °C

    J28

    81km
    Ascension 1403m et descente 2118m
    6h35 de vélo sur 8h50 temps total
    Vitesse moyenne 12km/h

    Une grosse journée, autant pour le kilométrage que pour l’ascension. Nous sommes partis assez tard de Popayán, car hier soir l’opération réglage de frein s’est transformée en opération changement de patins de frein, laquelle a évidemment pris plus de temps que prévu, et a retardé notre coucher. Je teste un nouveau snack : melkocha : une genre de saucisse sucrée de cacahuètes pilées avec de la panella (sucre de canne), le tout enveloppé dans une feuille. Délicieux et parfait pour la route!
    Quelques belles vues arrivés en haut de la crête en fin de journée. Nous sommes accueillis à El Bordo par une impressionnante congestion de camions et autres véhicules arrêtés sur la voie sur plusieurs kilomètres. Nous spéculons : giga parésiga (barrages de construction routière avec conduite à sens alterné), accident, péage sans employés… nous apprenons qu’il s’agit d’un mouvement de manifestation en lien avec des demandes des enseignants.
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  • El Remolino

    February 28, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 26 °C

    J29

    81km
    880m d’ascension / 1240m de descente
    5h25 actif sur 8h05 total
    Moyenne 15km/h

    Nous pensions qu’aujourd’hui serait une petite journée malgré le kilométrage, car nous croyions que ce serait plat et qu’il ferait plus frais… double erreur! Premièrement, si le trajet d’aujourd’hui nous apparaissait plat, c’était quand on regardait le segment dans l’ensemble et qu’il était plat relativement aux 8000m d’ascension du trajet Popayán-frontière… mais en le regardant de plus près, c’était en fait une succession d’ascensions-descentes de toutes les bras de la montagne, où les points bas étaient les ponts sur les rivières émergeant de la montagne, qui ne nous permettaient pas vraiment de profiter de notre élan. Quant au second point, nous étions finalement à environ 600m au dessus du niveau de la mer, et il faisait très très chaud! Nous n’avions pas sué autant depuis longtemps! Ajouter à cela un départ tardif - puisque dans l’illusion que nous avions une petite journée… et puis un départ encore plus tardif puisque j’ai eu un problème de vélo. Dès la sortie de l’hôtel, j’entends un drôle de bruit en roulant. Nous nous arrêtons pour regarder. Le frottement venait du porte-bagage sur le garde-boue, sur la roue. La vis tenant ensemble ces éléments sur le cadre avait cédé, perdant la tête je ne sais où et laissant le corps de la vis dans le cadre… nous réussissons à extraire le morceau de vis restant, remplaçons celle-ci par une vis de rechange (merci internet de nous avoir suggéré d’emmener une panoplie de vis en tous genre!), et comme elle n’est pas assez longue, accrochons les attaches du garde-boue avec des tie-raps. Merci bonsoir!

    La journée commence donc assez tard, passé 9h, et nous enchaînons les ascensions et descentes, sous un soleil de plomb. Il y a relativement peu de circulation, rendant le trajet plus plaisant. Le paysage de montagne est grandiose, nous sommes en hauteur, et voyons la vallée et la rivière d’en haut, dans son lit immense et rocailleux qu’elle doit occuper en saison des pluies. C’est très sec, la végétation est une broussaille couleur savane, et nous voyons aussi apparaître des cactus! La région n’est pas très peuplée, et nous faisons de longs kilomètres sans voir une maison, ce qui est rare en Colombie le long de l’autoroute. C’est même si peu peuplé que nous sommes sur le point de manquer d’eau à deux reprises, espérant tomber sur un resto ou dépanneur qui tarde à arriver sur notre route.

    Je goûte aux kumis, qui semblent populaires ici si j’en crois le nombre de panneaux d’annonces croisés sur la route aujourd’hui : un yogourt liquide sucré qu’on me vend congelé. Bref, un merveilleux snack d’effort!
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  • Chachagüí

    February 29, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 18 °C

    J30

    Ascension 1903m - Record🎉
    Temps actif 6h57 - Record🎉
    Temps total 10h41
    54km
    8km/h

    Vuelo alto!

    Nous partons tôt, à 6h30, car nous avons devant nous une grosse journée avec près de 2000m d’ascension et 54km avec une majorité de côtes brutales, en continu. Nous aurions préféré faire moins de kilomètres, considérant l’ascension, mais il n’y a pas d’hôtel sur le trajet, qui est la route longeant les sommets de la montagne. Sur les 54km, nous comptons 2km de plat (en sortant de la ville ce matin) et 13km de descente (au milieu de la journée), et le reste n’est que côte, côte, côte… des podcasts dans les oreilles pour nous divertir des genoux qui brûlent et des fesses douloureuses, nous montons quasiment toute la journée, limitant la longueur des pauses pour ne pas prendre de retard et risquer d’arriver à la noirceur.
    Nous prenons tout de même régulièrement des petites pauses boissons fraîches et snacks pour soulager nos genoux et nos muscles endoloris. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai solidement mal aux fesses! Plus nous grimpons, plus la route s’élève et le paysage devient grandiose. Nous finissons la journée à 1776m, une altitude similaire à celle de Pijao mais avec un paysage beaucoup plus montagnard, broussailleux et sec. Tout l’après-midi, nous nous émerveillons devant les vues qui s’enchaînent les unes avec les autres, culminant par un route entre deux sommets avec une vue dégagée surplombant les vallées de chaque côté de la route (voir 2ème vidéo). Nous nous arrêtons régulièrement le bord de la route pour prendre des photos, mais difficile de rendre justice à l’immensité du paysage avec l’appareil photo. Traversée de 2 petits tunnels de 200m, on sort toutes nos lumières et vélo et vestes fluo. Pas mal de camions sur la route aujourd’hui! Arrivée à Chachagüí vers 17h20, après un temps de vélo de 7h, ce qui est quand même considérable, et une heure avant le coucher du soleil. Mission réussi pour cette grosse journée! On se gâte avec un hôtel confortable et des burgers. Demain une trentaine de kilomètres et environ 1000m d’ascension encore avant d’arriver à Pasto où nous irons chez notre premier hôte Warmshowers. Nous prévoyons y prendre une journée de repos avant d’attaquer les 80km / 2000m d’ascension restants avant la frontière avec l’Equateur. Ces trois dernières journées ont été dures sur les muscles et articulations!
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  • Pasto

    March 1, 2024 in Colombia ⋅ ☁️ 13 °C

    J31

    28km
    3h58 actif, 6h50 total
    1169m ascension
    7km/h

    Nous sommes arrivés à Pasto après 4 journées de vélo. On va rester 2 nuits chez notre hôte Mateo qui nous accueille chaleureusement, on se sent rapidement comme à la maison.



    Une petite journée de vélo pour finir les 28km nous séparant de Pasto. Nous partons tard, nous avons une bonne montée à faire, puis une longue descente. Le paysage a changé par rapport à la veille, et maintenant nous sommes entourés de verdure et pâturages. Nous pédalons sur une belle autoroute bien entretenue, qui monte, monte, monte, monte… nous trouvons une petite tienda pour faire une pause boisson sucrée, et sommes finalement agréablement surpris de voir qu’on y sert aussi des lunchs! Nous nous arrêtons un bon bout de temps pour nous reposer. Nous ne sommes pas pressés. Arrivés tout en haut, juste avant de redescendre vers Pasto, nous sentons quelques gouttes. Nous nous arrêtons à une station service, et prenons un café dans un kiosque fancy promouvant le lettre de chèvre. Le café latte au goût de lait de chèvre est spécial, mais ça vaut la peine d’essayer! Un monsieur, Léonardo, tout contents de voir des cyclistes, nous filme. Et un autre monsieur, l’air très aisé, sans rien nous demander ou dire, nous offre un sachet de biscuits! Nous mettons nos imperméables et amorçons la descente vers Pasto.

    À Pasto, nous allons loger deux nuits chez Mateo, rencontré sur la plateforme warmshowers, genre de couchsurfing pour cyclistes. Mateo accueille des cyclistes et voyageurs depuis près de 10 ans déjà, et nous montre son livre d’or rempli de gentils témoignages. Nous profitons d’avoir un appartement tranquille pour prendre une journée de repos, nous reposer, faire des appels, laver le linge etc. Nous visitons le musée de l’or local. Nous rejoignons en soirée Mateo à son magasin de vaisselles et équipement pour un maison et restaurant, et allons souper dans un food court.
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  • Pedregal

    March 3, 2024 in Colombia ⋅ 🌧 19 °C

    J32

    41km
    Ascension 704m
    Descente 1412m
    Vitesse 12km/h
    Temps actif 3h24, temps total 5h14

    Considérant la relative « petite » journée, nous prenons le temps de déjeuner avec Mateo, notre hôte. Nous mangeons un déjeuner de rois, entre les œufs, revueltos de maïs (genre de petit tamal sucré et au fromage), et les restes du lunch gargantuesques de Jérémie de la veille.
    Comme c’est dimanche, c’est la cyclovia à Pasto : les axes de circulations principaux sont fermés aux véhicules et réservés aux cyclistes, joggueurs, marcheurs, familles. C’est plaisant de rouler dans la ville dans ce contexte bon enfant.
    En sortant de la ville, nous grimpons deux bonnes heures pour arriver au point le plus haut de la journée. Nous y prenons un lunch. Le reste de la journée sera une descente pendant 23km. Au moment de repartir, la pluie se met à tomber. Nous nous couvrons et roulons pour la première fois avec doudoune, gants et imperméables, et cela n’empêche pas que nos souliers soient complètement trempés en quelques minutes. Finalement la pluie se calme rapidement. La descente, en plus d’être très longue, est très abrupte. heureusement que la route est en bon état et qu’il y a peu de circulation car c’était assez stressant!

    Arrivés à Pedregal et installés dans un petit hôtel, la pluie se remet à tomber de plus belle. Nous avons de la pluie au moins une fois par jour depuis quelques jours. Est-ce le changement de région et l’arrivée dans les Andes plus équatoriales qui en est la cause? Si oui, ça s’annonce pluvieux en Équateur!
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  • !!!ÉQUATEUR!!! - Tulcan

    March 4, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 13 °C

    J33
    55km
    Ascension 1578m
    9km/h
    Temps actif 6h15, total 8h40

    Byebye Colombie!
    Bonjour Équateur!!!

    Nous quittons Pedregal ne sachant pas si nous réussirons à passer la frontière avec l’Équateur, et ce n’est pas très motivant… Depuis la mi-janvier, en lien avec le conflit ouvert entre le gouvernement et les narcotraficants de l’Equateur, les douaniers demandent un extrait de casier judiciaire po un toute personne entrant en Équateur par la voie terrestre. Demander cela hors du Canada est très compliqué car cela nécessite la prise d’empreintes. Le groupe d’entraide de cyclistes de WhatsApp nous donne une piste : demander à un propriétaire de guesthouse du côté équatorien de nous “inviter” et nous mettre sur une liste de touristes ayant le droit d’entrer sans casier judiciaire. Je remplis le document, mais nous apprenons que nous serons sur la liste seulement à partir de la semaine suivante. Nous décidons tout de même de tenter notre chance, tout en ayant un plan B en tête. Si nous nous faisons refouler à la frontière, nous resterons une semaine de plus en Colombie (nous avions repéré de beaux petits chalets sur le bord d’un lac) pour retourner au piste frontalier au moment d’être sur la fameuse liste. C’est donc avec un mental pas très convaincu que nous faisons les quelques 50km de la journée (incluant deux bonnes côtes d’une dizaine de km). Nous essayions de ne pas trop y penser et de rester positifs, mais évidemment nous sommes complètement préoccupés par ça! Nous nous donnons une heure maximale de 16h30 pour passer la frontière, pour avoir le temps de revenir en Colombie et trouver un hôtel avant la noirceur, au cas où. Nous traversons la ville frontalière colombienne de Ipiales, très bondée, bruyante, peu rassurante, et arrivons à la frontière. C’est un chaos de camions, véhicules, et ce n’est pas très clair ce qu’il faut faire. Nous obtenons des indications pour faire tamponner notre sortie de territoire de la Colombie, avant de poursuivre côté équatorien, Arrivés aux douanes, nous nous faisons immédiatement demander notre casier judiciaire. Nous répondons que nous ne l’avons pas, mais que nous sommes sur la liste du Ministère du tourisme. Le douanier ne nous voit pas sur la liste (normal, nous ne devions y être que la semaine suivante), mais voit que j’ai remplis le bon formulaire - un simple fichier Excel. Il demande à son supérieur son avis, et nous pouvons entendre celui répondre « ce sont des étrangers, c’est correct ». Il va sans dire que le fameux casier judiciaire vise essentiellement les trafiquants de drogue et d’armes transitant entre les deux pays. Nous sommes soulagés et presque surpris d’avoir été laissés passer! Nous pédalons les quelques kilomètres pour rejoindre Tulcán, la ville frontalière côté Équateur, où nous passons la nuit avant nos premières aventures dans ce nouveau pays.Read more

  • Reserva Ecologica El Angel

    March 5, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 15 °C

    J34

    34km
    906m ascension
    6km/h
    5h28 actif, 8h47 total

    Altitude du Paramo 3720m

    Nous partons assez tard de Tulcán : nous prenons le temps de déjeuner en ville (des grosses boules de bananes plantains recouvertes de fromage), achetons des cartes SIM locales et nous reposons avant de reprendre la route.

    Pour arriver au parc national El Angel, nous avons une quinzaine de kilomètres d’ascension à faire sur des routes de campagne, puis la route se détériore quand nous arrivons dans le périmètre du parc. Nous roulons très lentement, il faut éviter les trous, les bosses, les roches etc. Plus nous avançons, plus la route devient boueuse et à certains endroits, la route disparaît dans de grandes flaques boueuses que nous essayons tant bien que mal de contourner. L’altitude se fait sentir, nous sommes essouflés et roulons (ou poussons les vélos) très lentement. Le paysage est incroyable, nous arrivons dans le páramo, nous voyons des frailejones à perte de vue! Nous sommes tous seuls sur cette route (et vue la route on comprend pourquoi), les vues sont magnifiques, nous sommes heureux que notre premier jour en Équateur soit aussi mémorable! Nous avançons très lentement et arrivons finalement au refuge du garde-parc vers 19h. Il fait nuit depuis plus d’une demi-heure et nous avons fini en poussant les vélos dans l’obscurité, dans les montées rocailleuses et la boue. A l’arrivée, Jérémie découvre que sa béquille a été arrachée par une roche sur le chemin…

    À notre arrivée, le garde-parc, Ivan, nous accueille et nous montre notre hébergement : une roulotte qui sert de refuge pour y camper à l’abri du froid. Il nous invite à utiliser la cuisinette où nous faisons nos ramen du soir en discutant avec lui. Puis nous allons nous coucher, pour la première fois depuis le début du voyage nous sortons matelas de sol et sacs de couchage (sauf à Barranquilla, chez Hernando). Ivan estime la température de la nuit entre 4 et 8 degrés, il fait froid à 3700m d’altitude! Mais dans nos quilts, nous dormons bien au chaud!
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  • El Angel

    Mar 6–11, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 15 °C

    J35
    14km
    9km/h
    1h34 actif, total 2h10
    Descente 731m

    Après une très bonne nuit bien au chaud dans nos sacs de couchage malgré la température fraîche, nous prenons un café et notre déjeuner avec Ivan. Nous faisons la petite marche pour aller voir la lagune, qui fait 4km mais qu’il faut marcher très lentement en raison de l’altitude. Nous gagnons cent mètres de plus et nous retrouvons au mirador à 3800m d’altitude. Nous sentons bien les effets de l’altitude sur le corps et le souffle! La vue est incroyable en haut.

    Nous redescendons du páramo et réalisons les 15km qui nous séparent du village de El Ángel. La route est très difficile, composée de roches et souvent en descente à pic! Bien que nous n’ayons fait que 15km, la tension de ces deux jours de vélo sur des chemins cahoteux et difficiles et les effets de l’altitude ont raison de nous et nous décidons de passer la nuit à El Ángel ou au village suivant. Nous trouvons un bon petit resto dans le village où cuisiniers et serveurs sont habillés chics. Le serveur nous aide à placer nos vélos dans l’arrière-cuisine pour nous permettre de manger à l’intérieur sans nous soucier de leur sécurité. Il nous demande si nous prévoyions rester ici pour la nuit ou si nous sommes de passage et nous propose une petite chambre inutilisée dans leur bâtiment pour y dormir. Nous acceptons avec gratitude et soulagement de finir notre journée ici! Dans la rue, nous goûtons les quimbolitos, pâtisseries sucrées à la farine de blé cuites à la valeur dans une feuille. Miam!
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  • Ibarra

    March 7, 2024 in Ecuador ⋅ ⛅ 22 °C

    J36
    65km
    Ascension 1012m
    Descente 1772m : on passe 3040m à 1530m
    Temps actif 6h08 sur temps total
    Moy 13km/h

    Nous quittons la petite chambre de notre hôte Jorge ce matin, en lui promettant de passer le mot à d’autres cyclistes qu’ils et elles peuvent venir passer la nuit ici.
    La journée commence par une descente de 1500m sur 25km sur des surfaces extrêmement variées… depuis une asphalte toute neuve, jusqu’à de la gravelle, route avec trous, etc… Nous quittons les routes de campagne pour rejoindre la panamerica, une grosse autoroute bien entretenue et achalandée.
    Lors de notre arrêt snack lunch (un pain au fromage et une boisson énergétique… tout ce que nous avons trouvé!), nous rencontrons Andrès un jeune cyclovoyageur qui nous raconte partir de Medellín et aller au moins jusqu’au Pérou, idéalement jusqu’à Ushuaïa. La différence d’altitude est frappante dans le climat, beaucoup plus chaud en bas. Nous remontons une longue côte sur l’autoroute pour gagner 700m d’altitude… ouf! Arrivés à Ibarra, nous nous arrêtons brièvement voir la Laguna de Yahuarcocha, mais la vue est finalement décevante, tout est urbanisé autour et un projet de Malecon (promenade riveraine) semble avoir été abandonné. Nous trouvons un hôtel avec une vue incroyable sur le volcan Imbabura dont le sommet est caché dans les nuages. Promenade et souper dans le centre. Demain petite journée vers Otavalo où nous prendrons plus le temps de nous reposer.
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  • Otavalo

    March 8, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 19 °C

    J37

    27km
    2h28 actif, 3h15 total
    11km/h
    Ascension 448m

    Départ d’Ibarra en direction de Otovalo.
    Nous restons sur l’autoroute qui n’est ni très belle ni tranquille, et sans accotement. Heureusement il y a deux voies donc les véhicules nous dépassent sécuritairement. Sur la route, nous commençons à voir beaucoup de personnes habillées de manière traditionnelle, chemise et jupe bleue pour les femmes, pantalon pour les hommes, cheveux longs portés en tresse ou en queue de cheval autant pour les hommes que pour les femmes.
    Nous faisons un arrêt à mi chemin à la fabrique Imbabura. C’est une ancienne filature de coton qui a été active de 1924 à 1960, et semble avoir employé beaucoup de gens dans la région. Un jeune garçon d’environ 10 ans nous sert de guide, après avoir pris la relève du gardien de sécurité qui faisait le guide. Le garçon insiste sur les doigts, mains perdus dans les machines, la petite fille tombée et brûlée vive dans un récipient d’eau bouillante, l’audition perdue des travailleurs, et évoque aussi les débuts de la syndicalisation et combats pour les droits des travailleurs.
    Nous arrivons à Otavalo en début d’après midi. On confie les vélos à un bike shop pour nettoyage et révision des freins, et remplacement des nos béquilles (la mienne fonctionne mal, celle de Jérémie a été arrachée).
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  • Guayllabamba

    March 11, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 20 °C

    J38
    57km
    950m d’ascension / 1380m de descente
    5h30 de vélo sur 7h30 total

    Nous quittons Otavalo avec une grande montée pour sortir de la ville, ce qui noud essoufle dès le début de la journée. Nous continuons à grimper pendant 2h sur l'autoroute, au moins il ne fait ni très chaud, et nous sommes protégés du soleil par les nuages.
    Nous retrouvons le volcan Imbabura, un géant de 4609m que nous voyions depuis notre chambre d’hôtel à Ibarra, mais que nous voyons cette fois depuis l’autre côté.
    La pause lunch nous permet de découvrir de nouvelles spécialités culinaires dont le mouton, ou encore des sortes de biscottes fraichement sorties du four, ce qui semble être une spécialité locale. En continuant notre route, nous passons à travers une ville de production de fleurs, avec beaucoup de serres fermées et de kiosques vendant des fleurs coupées sur le bord de la route. Nous descendons de plus de 1000m sur environ 20km, un vrai régal, d´autant plus que la vue sur la vallée (voire le canyon!) est magnifique. Nous sommes surtout très très contents d´avoir fait réviser et remplacer (pour Jérémie) nos freins à Otovalo!
    Nuit dans un hôtel de bord d´autoroute, demain nous serons à Tumbaco, aux portes de Quito!
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  • Tumbaco

    March 12, 2024 in Ecuador ⋅ ⛅ 23 °C

    J39

    39km
    861m ascension
    3h31 actif, 5h39 total
    11km/h

    Notre première Casa de Ciclista! Chez Santiago et Ana Lucia.

    Deux grosses montées de 300m dans la matinée, entrecoupées d’une descente épique. On retraverse le canyon traversé la veille, la profondeur est impressionnante!
    Pause lunch à côté de l’aéroport de Quito. Arrivée à la casa de Ciclista vers 15h à Tumbaco, assez tôt pour relaxer et jaser avec Santiago, le propriétaire, initiateur du lieu et mécanicien, ainsi qu’avec Cristian, un argentin sur la route depuis un an et demi, du Sud au Nord. Nous passons la soirée à discuter avec Christian et échangeons des infos sur nos trajets passés et à venir.
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  • Rando Volcan Pichincha

    March 14, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 5 °C

    4 696m d’altitude
    On a vu un condor des Andes 🤩

  • Rando Volcan Antisana

    March 16, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 0 °C

    Magnifique journée avec Diego, Camille et Anastasia.

    Volcan Antisana - le plus gros glacier de l’Équateur.

    Des superbes observations:
    2 ours à lunettes
    +30 condors
    Chevaux sauvages
    Lamas
    Cerfs andins
    Alpacas
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  • Rumipamba

    March 17, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 15 °C

    J40

    35km
    977m d’ascension
    4h15 actif sur 7h25 total
    9km/h

    Altitude à l’arrivée 3016m

    Départ ce matin de la casa de ciclista de Tumbaco. La veille, nous étions revenus en soirée pour pouvoir partir directement ce matin vers Cotopaxi. Santiago nous a même gratifié d’une nuit dans une chambre inutilisée de sa maison, pour ne pas avoir à monter la tente. Finalement, nous ne partons pas si tôt car… c’est l’anniversaire de Lucas, un des deux jeunes cyclistes allemands qui sont arrivés la veille. Gustav, son ami, a acheté un gâteau qu’il nous sert pour déjeuner, et nous lui chantons joyeux anniversaire en espagnol et en allemand.. Santiago, sa conjointe Ana-Lucia, leur fille Ana-Carolina, et la grand-mère nous invitent à partager un déjeuner.

    Nous roulons environ 1h30 sur des routes asphaltées et tout en montées/descentes pour sortir de l’agglomération de Quito. Nous faisons un arrêt lunch à un bon petit resto dans une ville qui a l’air de faire du cochon grillé sa spécialité! Dès que nous quittons la ville, nous arrivons sur des routes de pavés, et puis pire encore après : des caminos de piedras, soit des chemins de pierres très cahoteux.
    Je (Alice) vois pour la première fois au loin le Cotopaxi, volcan reconnaissable avec son cratère symétrique et enneigé, à moitié caché dans les nuages! Nous le perdons de vue rapidement, il est probablement caché derrière un de ses volcans voisin. Ici, un volcan peut en cacher un autre!
    Nous avançons très très lentement sur les caminos de piedras, entre 4 et 6km/h et en mettant souvent le pied à terre pour pousser dans les côtes. Nous réalisons que nous ne pourrons pas nous rendre à notre destination avant la tombée de la nuit. Il ne reste qu’une dizaine de kilomètres, mais cela correspond à 2h sur ces chemins, et il nous reste encore à nous arrêter pour acheter de quoi manger pour les prochains jours et/ou pour souper. Après un arrêt rapide pour manger de délicieuses empenadas au queso (qui ressemblaient plutôt à de beignets sucrés) et un verre de colada morada bien chaud (boisson de farine de maïs mauve aux fruits rouges locaux et épices), nous commençons à nous mettre en quête d’un endroit où dormir. Nous achetons quelques vivres à un dépannage du village et Jérémie demande s’il y aurait un endroit où camper. La vendeuse nous indique tout simplement le parc du village juste en face, devant ce qui semble être le bureau des pompiers. Nous installons la tente et nous préparons à dormir, après 2 mois et demi, c’est notre premier camping « sauvage »!
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  • Cotopaxi

    March 18, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 15 °C

    J41

    26km
    Ascension 855m
    Temps actif 4h50 et temps total 9h
    Vitesse 6km/h : record de lenteur

    Température à l’arrivée 7 degrés
    Altitude à l’arrivée 3831m

    La journée était longue mais les vues valaient la peine! Nous commençons avec les terribles caminos de piedras pendant quelques kilomètres, puis la route se transforme en route de gravier avec des trous et bosses. On fait en moyenne du 5km/h, mais il faut régulièrement mettre le pied à terre pour naviguer entre les montées, les trous, les roches et le sable, et pousser le vélo. Au bout d’environ 2h, nous dépassons le volcan Pasochoa et apercevons enfin le majestueux Cotopaxi, caché partiellement dans les nuages. Nous avançons très lentement, ce qui est un peu décourageant, mais nous savons que nous avons le temps d’arriver. Nous arrivons finalement à l’entrée du parc vers 14h30, juste à temps car à 15h les gardes parcs ne laissent plus entrer les visiteurs. Alors que nous faisons une pause au portique, un jeep d’un groupe d’alpinistes passe. Ils vont monter jusqu’au refuge ce soir et partiront à minuit pour monter jusqu’au sommet. L’ascension leur prendra de 6 à 8h. Nous croisons aussi un jeune homme qui nous dit aller rendre visite à son oncle. Quand nous lui demandons si son oncle vit dans l’enceinte du parc, il répond que son oncle est décédé et que ses cendres ont été répandues ici…
    Une petite heure de vélo encore et nous arrivons au Lodge Tambopaxo vers 16h qui est doté d’un resto. Nous n’avons pas mangé beaucoup aujourd’hui, seulement le déjeuner et des snacks et nous mourrons de faim! Nous profitons du resto avec vue sur l’impressionnant Cotopaxi pour faire une longue pause, avant de repartir vers le camping, 7km plus loin. Nous faisons ce dernier segment au crépuscule, et nous croisons des troupeaux de vaches, de cheveux sauvages (incluant des petits poulains!), des chevreuils, tout détalant en nous voyant arriver.
    Nous arrivons vers 19h au camping, nous installons la tente. Nous sommes tout seuls en tente, et à quelques centaines de mètres il y a une famille de français qui sont venus en camping car (ou plutôt un camion haut sur roues), ils voyagent avec leurs 2 enfants depuis 1 an et demi déjà!
    La température se rafraîchit très très rapidement!
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  • Au pied du Cotopaxi

    March 19, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 17 °C

    J42

    19km
    Ascension 98m / descente 763m
    Temps actif 1h10
    Vitesse 17km/h

    Même si la nuit est froide et que nous nous endormons en ayant peur d’avoir froid, nous nous réveillons quelques heures plus tard car nous avons trop chaud dans nos sacs de couchage. Bref nous avons très bien dormi!

    Nous nous réveillons face à une épaisse brume… nous déjeunons, nous réchauffons dans la tente en attendant qu’elle se lève, mais plusieurs heures plus tard le nuage blanc est toujours aussi fermement installé! Nous décidons finalement de lever le camp car nous ne pourrons rien voir de la journée, ni les vues depuis le refuge à 4600m, ni la lagune de Limpiopongo… nous rangeons la tente et tout notre stock humide voire trempé.

    Heureusement, la sortie du parc de Cotopaxi est une pente, qui plus est bien asphaltée! Nous rejoignons rapidement une auberge, où nous faisons sécher nos affaires et profitons des canapés face au feu de bois.
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  • Sigchos

    March 20, 2024 in Ecuador ⋅ ☁️ 15 °C

    J43

    58km
    Ascension 1133m / descente 1395m
    Temps actif 5h20 / temps total 7h14
    Vitesse Moy 11km/h

    Nous amorçons la boucle de Quilotoa, qui va nous amener au cratère du volcan, qui forme une lagune apparemment magnifique. La température est fraîche malgré un gros soleil, ce qui nous convient bien. Nous nous éloignons de l’autoroute pour entrer vers la campagne et commencer à grimper. Quasiment tous les chauffeurs de voiture, camion, moto nous saluent d’un petit coup de klaxon amical! Les chiens nous saluent aussi, mais moins amicalement. Ils viennent vers nous en aboyant, mais sont rarement effrayants. En général nous les désamorçons en leur parlant comme à des bébés avant qu’ils n’aient l’idée de nous aboyer dessus (ho le beau chien chien!!), mais sinon simplement arrêter le vélo fonctionne aussi bien. Si vraiment ils sont insistants, un petit jet d’eau fait des merveilles pour éloigner les plus tenaces. Moi qui appréhendais les chiens agressifs, finalement ce voyage m’a désensibilisée et maintenant ils ne me font plus peur du tout. Je croise les doigts pour qu’on ne fasse pas de rencontre plus mauvaise que ça.

    Quand nous arrivons au plus haut point de la première montée, nous changeons immédiatement de paysage et nous retrouvons dans un nuage de brouillard très épais! Nous amorçons une descente de 25km, jusqu’en bas de la vallée, sous une légère pluie. Mais le paysage est si beau, nouveau, vert, et nous sommes bien habillés. Les 7 derniers kilomètres sont une remontée vers le haut de la montagne depuis la fond de la vallée où nous étions descendus, un stretch final et nous arrivons à un petit hôtel cozy qui offre un souper réconfortant.

    Vu aujourd’hui: un colibri à longue queue, 3 ou 4 fois la taille de son corps!
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