• Los Golmones
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Quetzal-Quatre Folies

Продолжающееся приключение от Los & Benjamin Читать далее
  • Repos, rando et parillada

    27 февраля 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 17 °C

    [Benji]

    Après 2 jours de bus, on arrive enfin a San Carlos de Bariloche, dans un super Airbnb. La ville ne nous dépayse pas du tout car très similaire à ce que l'on connait des villes suisses en bord de lac. Enfin une journée off, sans bus, sans rien de prevu. Nous avons donc le temps de laver nos vêtements, refaire le plein de batterie, et surtout de gouter aux spécialités argentine. Pour le midi, nous allons manger dans un restaurant du coin, pour y manger de bons steaks et de la bonne truite du lac. Le soir, nous sommes allé profité du coucher de soleil sur le lac en dégustant la bière locale Patagonia, plutôt pas mal !

    Deuxième jour, une randonnée est prévue dans le coin. Mais, problème, l'apparition de superbes panaris sur mes 2 gros orteils (Benji) me font douter de ma capacité à participer à cette rando. Je décide donc de ne pas participer et de rester à l'appartement pour les soigner. Pendant ce temps, les 3 autres plaisantins font un rush d'une randonnée longue de 6h pour finalement la finir en 4h, à travers de magnifiques paysages, où les montagnes semblent déchiquetées.

    [Les 3 autres plaisantins: ] La randonnée était vraiment incroyable, à travers les arbres secs sans feuilles et les grands lacs autour de Bariloche, on a croisé un garde forestier qui nous a vu partir à 14h en se foutant de notre gueule comme quoi on allait pas arriver en haut (au refugio Frey) dans la journée mais en 2h (au lieu de 4) on a monté le tout et on lui a bien donné tort. Le paysage en haut était vraiment sympathique, il y avait des pics assérés et déchiquetées peu importe là où on posait le regard, le brouillard enveloppait le tout donnant une ambiance très gothique. On a fait le retour en suivant des gens qu'on a rencontré précédemment sur un sentier de ronde panoramique très sympa.

    Ils ont rush la rando, mais pourquoi ? Parce que ce soir c'est rendez vous au restaurant avec le père de Pierre et sa compagne, qui se trouvent eux aussi en Argentine en même temps que nous. Il nous invite, c'est trop sympa. On y teste des spécialités comme la parillada, grosse plâtrée de différentes viandes pour 4 personnes. Résultats : un pur régal, des ventres remplis à foison, et de belles retrouvailles pour Pierre.
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  • Auto-stop vers El Chalten - J1

    28 февраля 2024 г., Аргентина ⋅ ⛅ 20 °C

    Le jour J est arrivé : c'est le moment du stop !
    Personne n'en a jamais fait et on se demande comment ça se passe ou même comment la journée va se dérouler. On sait simplement notre but : le village d'el Chaltèn qui reste à plus de 1400 km au sud de Bariloche.
    Bref, on a décidé pour se faciliter la tâche de se séparer en 2 groupes de 2, et le but étant d'arriver en premier à el Chaltèn.
    On choisit les 2 équipes sous les conseils avisés du grand Ben (le chien) : Pierrot et Benj VS Louis et Thomas.
    Comment va t-on aller à el Chaltèn, où va t-on dormir, comment va t-on communiquer entre groupes ? Tant de questions, tant de choses qu'on ignore mais une seule certitude : chaque groupe veut gagner la course, que les meilleurs gagnent.

    Note : chaque équipe a son texte dédié et ce pour chaque jour de l'aventure, une photo permet de voir où chaque équipe dort chaque soir afin de suivre la course.

    [Équipe 1 - Benjamin et Pierre] :

    Le stop a été semé d'embûches : après plusieurs heures sur les grands axes de Bariloche à lever le pouce et à écrire "hacia el sur" (vers le sud) sur un vieux carton on a retrouvé le spot de Thomas et Louis qui attendait en sortie de ville depuis déjà 1h.

    Après avoir grignoté un sandwich et s'être fait ignorés par des centaines de voitures, une voiture sans que nous nous y attendions s'est arrêtée pour nous prendre jusqu'à El Bolson, une petite ville à 2-3h de Bariloche. C'était une mère, une haute fonctionnaire de l'éducation dans tout le sud de l'Argentine et sa fille avec qui on a pu discuter de beaucoup de choses : la linguistique, les particularités des paysages mais aussi l'histoire des peuples indigènes, les problèmes spécifiques au peuple argentin et leur système politique corrompu etc. C'était très enrichissant tout en ayant en fond une vue magnifique sur les vallées typées canadiennes du coin (beaucoup de forêts, de lacs, de rivières et des montagnes somme toutes classiques).

    Une fois déposé à destination, on a réussi à enchaîner avec un autre stop, un vendeur local qui nous prendra dans son pick up en nous parlant des incendies qui ont touché la région qui nous déposera au prochain village.

    Une fois là-bas on tendra le pouce à proximité d'un contrôle de police qui ralentira pour nous la grande majorité des voitures. Un argentin super sympa dans sa camionnette au pare-brise criblé d'impacts nous prendra, son accent était hyper compliqué à comprendre mais on arrivait tout de même à communiquer c'était une rencontre assez marrante. Il nous déposera à un carrefour oú il y avait un autre controle de police mais au milieu de nulle part.

    Au final aucune voiture ne nous prendra pour le restant de la journée mais on a pu assister à une course poursuite entre des policiers et des fugitifs, une bonne dose d'action pour compenser notre attente bien longue. On trouvera un super coin dans du sable pour bivouaquer, on fera un petit feu de bois et on s'offrira un magnifique sommeil à la belle étoile, étoiles par ailleurs visibles de manière impressionnante.

    Bref une première journée de stop qui commence sur les chapeaux de roues, la concurrence n'a qu'à bien se tenir ! Enfin.... C'est ce qu'on croyait jusqu'à qu'on reçoive un appel de l'autre équipe annonçant qu'ils ont potentiellement le plan du siècle.....

    [Équipe 2 - Thomas et Louis] :

    Après avoir dévalisé les boulangeries de la ville pour avoir du pain, des fougasses, des sandwich et encore plus de pain, on est prêt pour prendre un petit bus nous amenant a la sortie de la ville. Ici, on use d'une pancarte (trouvée dans une poubelle) "Hacia el Sur" et de notre charmant sourire pour ensorceler les voitures. Résultat : 0 contact humain en 2h. Enfin jusqu'à que les 2 autres golmons viennent prendre notre spot sans pitié. Tant pis, marchons quelques kilomètres pour s'éloigner.

    Là, c'est la douche froide. C'est dans ces moments là que tu peux perdre foi en l'humanité. On notera notamment les mecs qui ont un pick up entièrement vide qui esquivent le regard, ceux qui disent qu'ils tournent a droite (il n'y a littéralement rien a droite sur 2h de route), et ceux qui nous disent qu'ils vont dans l'autre sens puis nous klaxonnent pour nous narguer.
    Après 5-6h de disette complète au total, on innove : sur les misérables bouts de cartons qu'il nous reste, on écrit le nom des deux bleds les plus proches. Alors que la luminosité baisse et notre mental encore plus, on écrit timidement "El Bolson".

    Et c'est la qu'arrive le miracle : une belle jeep noir s'arrêtant au loin, claxonnant. Excités, on court jusqu'à elle, la boule au ventre de penser à ce flop potentiel. Et là on y découvre les rois du monde. César et Gladys, chiliens, quasiment 40 ans de mariage, parents de 3 enfants dont une miss Chile junior et 2 coeurs immenses.

    On apprend à faire connaissance, le sourire au lèvres, et on arrive en un rien de temps à la fameuse el bolson. Bon on a de la chance de s'être déjà avancés ici... Mais ils vont où déjà ces chiliens... Punta Arénas, en dessous de l'Argentine, pratiquement pile sur notre route. On va pas demander à encore les rejoindre le lendemain quand même...

    Quand on arrive au p'tit village d'El bolson, l'instinct paternel des bons César et Gladys les rattrapent : ils flairent direct les bons gros golmons que nous sommes. Ils nous emmènent donc en face d'un hostel, et on le prend pour la nuit. On s'est fait un peu douiller mais bon, on va pas les faire attendre.

    Comme dans un rêve, ces doux mots nous parviennent à l'oreille : à demain. On osait pas leur demander mais ça nous brûlait la langue. On en revenait pas, comme des gosses on savait qu'on allait faire un bout de chemin ensemble. On appelle alors les autres golmons pour leur annoncer machiavéliquement qu'on a le plan du siècle.
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  • Auto-stop vers El Chalten - J2

    29 февраля 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 22 °C

    [Équipe 1 - Benjamin et Pierre] :

    2eme jour de stop, on se fait doucement réveiller par le soleil et la rosée qui a gentiment mouillé nos sacs de couchage (on rappelle qu'on a dormi à la belle étoile). Malgré la terrible nouvelle d'hier soir annonçant une potentielle victoire écrasante de la part de l'autre équipe de golmons, nous ne perdons pas espoir et continuons de faire du délicieux stop.

    Pour cela, on décide de marcher jusqu'à la ville la plus proche, à savoir Epuyen, village minuscule où il n'y a pas grand chose. On y fait quelques petites courses et on commence le stop. Ça fonctionne pas trop et on a faim donc on décide d'aller chercher à graille dans ce même village. A coté de la station de bus, il y a un petit stand tenu par un couple super sympa dans lequel on peut manger des sandwichs argentins, des empanadas et d'autres petites folies comme un espèce de gâteau a la bière IPA, on a bien discuté et gustativement c'était pas mal.

    Debut d'aprem, on reprend le stop, et là c'est le drame................ AUCUNE voiture ne s'arrête, envie de chouiner comme un mioche qui veut son lait. Cette journée fut un énorme flop pour nous, un jour entier à poireauter au bord de la route, avec le moral dans les chaussettes.

    Bref, du coup on décide de prendre un bus pour nous avancer un peu et arriver dans la ville de Tecka. On y arrive tard, les chiens de la ville nous accueillent chaleureusement (non), on trouve un petit camping miteux pour y dormir, on se fait des pâtes et, comme pour couronner le tout, les pâtes se renversent sur le sol. Génial. On en refait. On se régale pas. Bam. On s'écroule dans nos tentes pour mettre fin à cette terrible journée.

    [Équipe 2 - Thomas et Louis] :

    2eme jour, on se dit qu'on doit absolument leur faire un cadeau (a César et Gladys), on doit alors se lever tôt. Évidemment on est en retard, évidemment on court et on trouve rien au supermarché, on leur prend alors des viennoiseries. Ce qu'on avait pas calculé c'est quils ont fait la même et quon a donc tout bouffé comme des rats.
    On se met en route et on découvre les beaux paysages de la route 40.
    Faut qu'on en parle de cette route aussi. Un village toutes les 2-3h de route, sinon rien mais genre rien du tout. Par contre l'immensité des paysages, les montagnes au loin, les buissons secoués par les vents incessants : hermoso.

    On s'arrête dans un p'tit village pour manger des pizz, super bonnes, gens super sympa, et là au moment de payer on se fait avoir. On voulait vraiment payer mais on a pas réussi : "l'important c'est les rencontres, le contact humain, on s'en fout de l'argent". Là on a failli chialer.

    On continue ensuite notre route et on arrive à Perito Moreno, p'tite bourgade sympa. César le king va demander a la station essence si on peut dormir par ici, et il nous trouve un spot. Bon finalement le spot était merdique (littéralement), du coup on est allés au camping. On s'est dits au revoir chaleureusement pour ensuite continuer notre voyage de notre côté.
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  • Auto-stop vers El Chalten - J3

    1 марта 2024 г., Аргентина ⋅ 🌬 16 °C

    [Équipe 1 - Benjamin et Pierre]

    Réveil en douceur dans le vieux camping de Tecka, avec peu de motivation au vu du flop misérable de la veille. On rencontre dans ce même camping un allemand qui voyage à vélo : ce gros taré atteint bientôt les 200 000 km de son voyage à vélo, juste incroyable. Bref, on prend notre peu de motivation avec nous et on se met en route pour continuer le stop assez tard (déjà midi tu connais...). Et si cette fois on avait un peu plus de chance... Juste un peu...

    15 minutes. Environ 15 minutes. C'est le temps qu'on a attendu avant qu'une voiture ne s'arrête, la chance nous sourit enfin. On rencontre alors les deux reines du monde : deux espagnoles voyageant en Argentine en van, et allant très loin au sud, jackpot. Elles nous font monter donc à l'arrière du van, où les places assises s'avèrent être tout simplement le lit ou elles dorment, on est Gucci.

    Le voyage se déroule sans accroc, elles sont hyper sympas, écoutent de la bonne musique, et sont pleines de joie de vivre. La route passe par des paysages dignes de la planete Mars, des étendues de rien peuplées de troupeaux de guanacos et d'autruches. Première vois qu'on voit des autruches youhouuu.

    Le temps passe gentiment, la fatigue se fait ressentir et donc les filles décident de s'arrêter pour se reposer et dormir dans la prochaine ville, Rio Mayo. Il est seulement 18h donc on cherche un moyen de prendre un bus pour continuer a s'avancer. Il n'y a aucun bus s'arrêtant ici, c'est la merde. Heureusement, on recroise les deux espagnoles à la station service , qui nous proposent gentiment de nous reprendre le lendemain (on avait pas osé demandé nous même plus tôt 😬). Évidemment qu'on accepte, c'est quoi ce plavon de roi mage ahahahaha

    La nuit tombe, on mange à la "pizzeria" de la "ville". Pourquoi des guillemets ? Parce que les pizzas sont probablement surgelées et la ville tellement minuscule qu'on ne peut pas appeler ça une ville. On se régale quand même, et c'est parti pour un bon dodo au camping de la ville.

    [Equipe 2 - Louis et Thomas]

    Bon finalement après avoir parlé avec les autres, on s'est dit qu'on allait encore leur demander un jour de plus : on trouvait pas trop de bus et apparemment le stop c'était pas trop ça. Un peu gênés on les choppe une nouvelle fois ; ils étaient contents et nous aussi mais on s'est sentis comme des bons golmons. On continue alors la route avec eux jusqu'à gobernador gregores. On arrive vers 14h et ils hésitent de malade a nous lâcher (en même temps normal). On avait aussi envie de voler de nos propres ailes et de ne surtout pas abuser de leur gentillesse. Après s'être assurés de la présence de bus, César et Gladys nous déposent a une intersection (fallait voir l'intersection).

    On va pas mentir l'idée nous est venu d'atteindre la prochaine ville à pied, mais bon 38h de marche pure ça fait long.
    On quitte notre coin de stop pour atteindre la ville et prendre un bus pour le lendemain. La bas on a rencontré un couple de ricains et un couple de français, les deux ont mangé leur caca pendant 2j disons les termes ; ça nous a conforté dans l'idée de prendre le bus. Bon par contre fallait pas déconner, on va pas payer deux fois d'affilée un camping quand même ?! On s'est posés derriere un arbre et on a dormi a la belle étoile. Repas de bons vivants s'il vous plaît, au menu : du "bon" pain, a balle de queso et de thon et bien évidemment du vin pour faire passer tout ça. Magique.
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  • Auto-stop vers El Chalten - J4

    2 марта 2024 г., Аргентина ⋅ 🌬 13 °C

    [Équipe 1 - Benjamin et Pierre] :

    Avec Benjamin, on se réveille à Rio Mayo pour continuer le stop (sans lever le pouce cette fois) avec les reines de ce monde (les seules qui ont bien voulu nous prendre en stop), on est allé, avant de les rejoindre et pour les remercier, piller une boulangerie en bonne et dûe forme. À ce moment là on s'est rendu compte d'une folie : les patisseries argentines qu'on appelle là-bas les facturas sont extrêmement peu chères, avec Benji on saute sur l'occasion et on s'empiffre comme il se doit.
    Pour ce qui est de la course, on pense encore avoir nos chances avec Benjamin même si ça s'avère compliqué... On garde espoir !

    Après du désert, du désert, un podcast sur la psychologie et encore du désert on finit par arriver à un bled sorti tout droit d'un western et totalement perdu (à plus de 100 km de toutes civilisations) pour y manger... Entre les tomates fades, le fromage au goût de plastique, le pain qui se confond avec les cailloux et les facturas du matin qui nous ont un peu dégoutés, la nourriture française nous a bien manqués...

    Après avoir fait les cons avec les guanacos, pris des photos entre les voitures abandonnées et grimpé une colline pour voir à quel point il n'y avait rien à l'horizon, on est reparti pour quelques heures au fond du van. Depuis les fenêtres du van, on pouvait entrevoir les grands espaces de la Patagonie, qu'est ce que c'est vaste... Tellement que l'éloignement entre les 2 stations essences du coin nous a obligé à recharger le van au bidon. Si tu le renverses, t'es comme un con au milieu de nulle part...

    En fin d'après midi, on arrive au village de Gobernador Gregores, le dernier grand village avant notre objectif final : el Chalten. On fait nos adieux avec les espagnoles qui nous ont sauvé la mise. On est tellement motivé qu'on se met à demander sans gênes à tous les gens de la station essence s'ils vont à el Chalten.

    Mais là, une nouvelle sans précédent vient de tomber : Thomas et Louis sont arrivés à el Chalten dans la soirée. Avec Benjamin on a pris un coup au moral... On a perdu comme des gros looseurs et on doit en plus de ça attendre un bus pour el Chalten qui passe à 3h du matin. Bravo à l'autre équipe même si leur histoire de Gladys et César était un peu de la triche.

    [Équipe 2 - Thomas et Louis]

    On se réveille assez simplement (première fois du voyage) pour aller a la station de bus. On retrouve les français, mais ces gros fous de ricains se retapent un 3e jour de suite.

    On arrive pour donner nos sacs dans le bus (pas de prise sinon ce serait pas drôle), et on dit la destination : la les deux conducteurs se tapent une énorme barre.
    Ce qu'on a pas dit c'est qu'on a pris un bus pour un village un peu avant la destination, pour économiser un peu et tester un peu plus le stop.

    Dans le bus, on sympathise avec une française très sympa et on voit notre sauveur : un des conducteurs nous donnent des sandwichs et des gâteaux, et comme pour nous aider au vu du bled pau-mé où on va, il nous donne le double de rations (en gros il a pitié).

    On nous appelle en rigolant encore une fois pour sortir. On nous donne 4 sandwich en guise de bonne fortune, et on a un petit aperçu de la ville fantôme où on a atterri : Tres Lagos. On leur a demandé alors : mais où sont les Lagos à Tres Lagos ... Bah yen a pas.

    Normalement, on a aucune connexion Internet a part dans les villages ... Bah apparemment pas dans celui-là. On se choppe une petite bière dans un bar et on comprend très vite la situation. Ya pas de bus.

    Donc on a qu'une seule solution : faire du stop et attendre. Qu'est ce qu'on décide de faire : marcher 28h jusqu'à notre destination finale, El Chalten. Et comme on dit, la chance sourit aux audacieux (vilaine phrase) : à l'échoppe où on achète le jambon, un transporteur passait pour nous et accepte de nous rapprocher de El Chalten. Puis en marchant 15 min, un habitant nous prend et nous emmène à bon port.

    Une chose est sûre : on a fu-mé Benj et pierre.

    Une fois à El Chalten, c'est 2 petites bieres et au dodo, mais avant ça rencontre avec les gens du camping qui nous racontent leur trek avec des étoiles dans les yeux. C'est décidé il faut qu'on reste un certain temps pour profiter des environs !!
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  • Fitz Roy 🏔️

    4 марта 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 6 °C

    [Pierre]

    03/03 :

    Après cette magnifique et insoutenable course en auto-stop, on se retrouve finalement à El Chalten pour y voir les merveilles que réservent la patagonie !
    Après moult discussion avec des gens insolites et bien amicaux au camping du coin, on se décide de partir visiter (et éventuellement d'y dormir) les lacs sucia et delostres au pied d'une montagne impressionnante déjà visible depuis le village d'el Chalten : le Fitz Roy.

    C'est tard dans l'après-midi que l'on partira en compagnie d'un nouvel ami, Nicolas, un argentin bien sympathique avec qui on aura bien sué et parlé montagne.
    La montée était déjà bien épique étant donné les montagnes nous entourant, prenant parties dans un paysage découpé, glacé d'un côté et désertique de l'autre, le tout séparé par une rivière tantôt méandrée tantôt bucolique.

    Après avoir traversé des marais, des forêts des sentiers cachés et finalement des pierriers, on arrivera au lac sucia avec l'impensable devant nous : le massif du Fitz Roy dégagé de ses nuages, des glaciers à gogo, un lac encaissé dans ces reliefs granitiques agissant comme un miroir comme si nos rétines n'avaient déjà pas assez de gigantisme pour se casser en miettes...

    C'était impressionnant... Tellement impressionnant qu'on a été pris d'une fièvre : l'envie de se baigner dans ce lac glacé était grande, quoi de mieux pour être certain de ne pas nager en plein rêve ?
    Du culot on en a eu, des frissons aussi. On y est resté à peine le temps d'un clin d'œil mais bordel quel pied ! Ces moments là sont restés comme hors du temps, irréels. Face à tant de plénitude, à tant de chance et de beauté, les mots ont leur limite et ne suffisent pas à décrire à quel point la nature est impressionnante.

    Mais redescendons sur terre, le soleil se coucha prenant avec lui le peu de chaleur qu'il y avait. Le vent se lèva aussi, poussant Louis et Benji à se mettre dans leur duvet rapidement. Le bivouac était clairement pas des plus confortables mais franchement nous n'avons pas fait les fines bouches puisqu'il était interdit sans autorisations préalables et que le lendemain on pourra profiter d'un merveilleux lever de soleil.

    Ce soir là, seuls les nuages de Magellans (galaxies visibles à l'œil nu) nous accompagnèrent, la grande voûte d'étoiles aussi, dessinant la silhouette des crêtes du fitz Roy et pendant que l'écho sourd des bouts de glaces résonnèrent dans toute la vallée de par leur chute, le spectacle continuait donc.

    04/03:

    Comme si tout ça n'était pas assez, on se lève le matin avec un lever de soleil fracassant un peu plus nos rétines, on va finir aveugle merde !

    Les nuances orangées prenant un peu plus le dessus sur le paysage, tout ce qui nous entoure se met à briller. Une cascade se met à se colorer d'un arc-en-ciel, le lac sucia nous fait perdre la tête avec ses reflets parfaits transformant tout en kaléidoscope géant... Les mots ne suffisent plus une fois encore, la simple contemplation silencieuse suffit et que c'est beau !

    Après des heures on se décide à partir pour l'autre lac, le lac delostres, lui aussi était impressionnant mais il y avait beaucoup plus de monde... Ça n'enlevait rien à la beauté du lieu mais le côté sauvage partait aussitôt. On y a mangé un modeste (pour pas dire dégueu) riz et on y a fait une bonne sieste bien culte au soleil avant de redescendre à el Chalten avec encore une fois pleins de paysages magnifiques. On a aperçu le cerro Torre depuis le village, un pic de glace tout fin et on se demanda même comment ça peut encore tenir debout.

    Bref, 2 jours incroyables en somme !
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  • Huemul J1 - Départ en chillance

    5 марта 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 4 °C

    [Benji et Thomas]

    Aujourd'hui, 1er jour de notre 1er vrai trek tous ensemble : la vuelta de Huemul, une boucle de 4 jours de marche. On est tellement excités qu'on se lève à 7h pour se préparer au plus vite... Non je rigole : réveil 10h, on est irrattrapable 😫. Le temps de faire les courses, prendre les dernières douches (avant longtemps) et de manger, on arrive à partir dans les temps.... Non je déconne encore, on part à 16 HEURES (aberrant) sous les étonnements des rangers du parc, pour 6 heures de marche (ça va en vrai chill).

    Le début de la marche se fait plutôt bien sentir, dû aux sacs de 25 foutus kilos, poids très elevés d'après la plupart des randonneurs.. mais tu connais on se fait plaisir sur les repas. Mais bon, on prend rapidement de la hauteur et ce mal se voit être rapidement remplacé par l'admiration des différents paysages dans lesquels nous faisons route.

    On y voit différents biomes (Tsais Minecraft la le jeu tsais) qui n'ont aucun sens et qui nous rappellent les paysages du seigneurs des anneaux. Tout d'abord, la prairie où vivent des vaches sauvage (plutôt étonnant pour nous d'en voir en liberté), donnant vue sur un lac gigantesque, et qui rappelle la contée. Ensuite, une forêt paisible rappelant la première apparition d'un Nazgul (#ref). Puis, une énorme vallée contenant un petit marécage, des troupeaux de vaches à foison (avec des taureaux en colère qui plus est) et offrant au loin une vue sur des montagnes rappelant le Mordor. Lors de la descente dans la vallée, on s'est fait une petite frayeur en passant au beau milieu d'un troupeau de vaches, près des petits, où un taureau nous regardait plutôt mal.

    Bref, malgré certaines douleurs (RIP l'epaule de Louis), on a plié cette rando de 6h en 4h30, on arrive donc avant la nuit au campement prévu pour le trek. On y rencontre celui qui va devenir le 5eme mousquetaire de la team pour le restant de ce trek : le magnifique Sidar, un suédois voyageant en solo à travers l'Amérique latine.
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  • Huemul J2 - La mer de glace

    6 марта 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 4 °C

    [Benjamin]

    2eme jour, on se réveille assez tôt pour prendre de l'avance... Toujours pas, vous connaissez les bonhommes, on prend notre temps encore une fois pour ainsi partir avec Sidar. Le début de la journée est marquée par une traversee de rivière a l'aide d'une tyrolienne (ne vous en faites pas on était équipés pour). C'est plutôt marrant, on traverse la rivière avec nos sacs, à environ 7m de haut. Après 1h (il y avait de la queue à la tyrolienne, 0 vannes), on est enfin tous passés et il est temps de démarrer une très longue montée de col : un bon gros 800m de dénivelé.

    Cette montée... juste sublime. Le chemin, tellement rocailleux que l'on peine à le suivre correctement par moment (merci les cairns), passe au abords d'un spectaculaire glacier nourrissant nos yeux pendant une bonne partie de la montée. Le glacier est vraiment trop stylé, le chemin nous permet même de marcher une centaine de mètres dessus, tout en esquivant les mini crevasses remplies d'eau de source a 0 degrés. On peut ainsi remplir nos gourdes de cette eau pure, elle est succulente c'est quoi ce poulet ?

    En continuant de monter, nous faisons face à un vent de malade mental, tellement fort que j'ai failli m'envoler premier degré (merci louis mon bb de m'avoir rattrapé). C'est environ vers la que nous rencontrons Guy, un gros taré américain faisant la boucle en short et basket de running, et que l'on recroisera très souvent le long du trek. Guy est trop sympa, mais plus rapide que nous donc n'hésite pas à nous tracer pour rush le col.

    Il reste une dernière étape avant d'atteindre le col promettant une vue inoubliable (d'après tous les gens croisés au camping) : la fin de la montée, bien plus raide que le début. Moi, je vous cache pas que je galère comme un porc depuis le début de la journée, contrairement aux autres qui à mes yeux sont complètement cheatés. Donc, la montée qui se dresse face à moi est un challenge plutôt ardu. Mais bon, pas le choix, il faut s'y foutre.

    On commence à monter, je suis hyper lent, à tel point que Louis et Thomas partent loin devant pour ne pas casser leurs rythmes. En même temps 25kg sur le dos, premier trek de ma vie, ca se fait plutôt sentir. Là, la vraie épreuve, c'est le mental, je découvre à quel point tout se passe dans ma tête. Plusieurs émotions me submergent, allant de l'admiration à la souffrance. Chaque pas me donne envie d'arrêter tout, mais parallèlement, à chaque fois que je lève la tête et voit la grandeur de la nature, je réalise la chance que j'ai, ce qui me fait avancer. D'ailleurs, il n'y a pas que la vue qui me motive, il y a aussi : Pierre qui marche avec moi et me booste, la volonté de progresser sportivement, et surtout l'esprit shonen (oui oui je suis un gros weeb et je pensais à des scènes de manga pour me deter tu connais). Je commence à maîtriser mon mental, la clé c'est de ne pas s'impatienter et se précipiter, enfin je crois.

    On en voit enfin le bout, je suis si heureux, on arrive enfin en haut du col et là..... On fait face à un spectacle incroyable mais genre VRAIMENT incroyable : une mer de glace gigantesque se trouve devant nous, c'est le glacier Viedma, de la pure folie. C'est vraiment grandiose, on en voit même pas le bout. Tout ces efforts valaient largement le coup. On retrouve donc nos 2 compères Louis et Thomas, ainsi que le ricain Guy qui était déjà en haut depuis un moment. Le vent est encore très puissant, c'est marrant, on s'amuse a sauter et se faire déplacer de quelques centimètres par le vent. On kiffe un moment ensemble avant de se taper la descente pour enfin arriver au deuxième campement.

    La descente est plutôt raide mais ça va, elle est surtout compliquée parce que c'est vraiment pas chose aisée de se concentrer sur nos pieds et non sur la sublime vue du glacier ahaha. Pendant, j'ai le temps de cogiter et de réaliser que je suis a l'autre bout du monde avec mes gigas potes, face à ce que la nature a de plus beau à offrir. Franchement, j'en suis fort ému, j'en lâche même une mini larmichette 🥲 (après Pierre a bien pleuré comme un bébé devant le glacier lui aussi mais 🤫).

    Bref, ma cheville me fait toujours mal mais c'est bientôt la fin, plus que 20min avant le camping. Je marche tout heureux en tête de file avec Louis, on a de bonnes discussions, je suis tout confiant et la BAM... rappel à l'ordre : ma cheville instable décide de faire le move interdit, elle se tord sur un sol plat, tellement plat qu'on pourrait en devenir platiste, c'est ironique. J'empire donc légèrement ma blessure, la douleur n'est pas forte, mais j'avoue que j'ai peur pour le lendemain.

    On arrive au campement en bons derniers, on s'empresse donc de faire la bouffe dans une petite cabane prévue a cet effet. Là, on croise 2 français que l'on avait déjà croisé dans la journée. Ils restent avec nous tout le long de notre repas car je cite "vous nous divertissez" tellement on est des clowns 🤡. Une bonne nuit de sommeil bien méritée nous attend.. 😴
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  • Huemul J3 - La descente de l'enfer

    7 марта 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 11 °C

    [Louis]

    Avec les bonnes trouvailles d'hier, on était chauds de continuer avec eux. Ou au moins de se lever plus tôt. Bon on ouvre les yeux un peu trop tard, il reste personne qui dort a part Sidar et Guy, le ricain d'hier. On décampe en deux temps 3 mouvements (une bonne heure et demie j'ai envie de pleurer), on va réveiller le vilain Sidar parce que lui aussi a le sommeil lourd, et on part en dernier comme d'hab. On redoute un peu la journée d'aujourd'hui, c'est la plus technique, une sale descente de 2-3h avec des cordes en rappel pour aider, on sait pas trop a quoi s'attendre. On commence à marcher, début de journée tranquille. 

    On a la chance de continuer notre route le long du glacier Viedma, c'est vraiment magnifique. On peut voir le haut de la glace recouvert de couches de cailloux, sûrement tombés lors d'éboulements. Comme au jour 2, on peine à deviner la fin de ce glacier surplombé par des montagnes immenses, qui semblent disparaître dans la brûme. À notre droite l'énorme glacier touche à sa fin, tandis qu'à notre gauche le col vers l'autre côté de la vallée pointe le bout de son nez.

    On arrive ensuite face à une petite montée bien sympa, on se l'a graille bien comme y faut. C'était joli avec des p'tits passages où il fallait mettre les mains, c'était assez plaisant. Sur le chemin on croise des (vieux) chiliens bien sympas (bon on a pas compris un traître mot à ce qu'ils racontaient) et on continue notre route. On se dit qu'on va manger en haut de la montée, on a un peu puisé dans nos ressources et on arrive enfin en haut du col. On retrouve Guy qui avait fait route seul et on mange tous ensemble avec lui.

    Honnêtement ça va pas faire l'unanimité, mais la polenta goût jambon queso x ketchup, le combo est irréel. On s'est régalés avec nos différents restes de pain et de queso et on profite de la vue. Devant nous se dresse l'énorme lac Viedma juste a côté d'El Chalten, d'un bleu presque turquoise, vraiment magnifique. Là nature est pratiquement luxuriante, une multitude d'arbres jonchent ce qui s'apparente au sentier que nous allons emprunter. Derrière le col, le glacier Viedma se dresse fièrement, entouré d'un terrain arride, soufflé par les vents puissants et les différents éboulements. La différence d'ambiance et de température est effrayante.

    Après cette bonne petite pause, on se dirige vers la 'fameuse' descente. On sent qu'on entame la fin de la vuelta Huemul.

    Un avantage à partir tout le temps en dernier, c'est qu'on est tout le temps seuls au monde : on est vraiment seuls face a la nature. D'ailleurs la nature après quelques heures de marche on l'a bien défoncée. On va dire qu'on a eu une belle envie de chier. On a trouvé un endroit très stylé avec pleins d'arbres un peu Vibe bonsaï, et on va dire qu'on a largué les amarres. En parlant pour moi, on va dire qu'il était temps, on est encore choqués de la taille du bail et de la couleur orange boue d'illa Grande.

    La bande de joyeux lurons arrive enfin devant la descente de la mort. Benj a rechopé un p'tit easter egg à la cheville, on est parés du coup. Et là on comprend le côté ✨technique✨ de la randonnée. On est sur une pente vraaaaiment très raide, avec des cordes de partout, le terrain tout sec qui glisse de partout, et bon bah sur le côté ya un peu le vide quoi. Mais on a une sale vue donc tranquille. On entame alors l'épopée avec Pierre en tête de proue, c'est lui qui a le plus d'expérience. On vous épargne les détails mais on a mis 4h, on est tous tombés une fois, en alternant entre cordes attachées aux arbres et passages d'escalade.

    Une fois en bas, il commence à faire nuit donc on met les frontales, et là faut chercher le vilain camping. On avait pas encore compris a l'époque, on était mignons à l'époque. On croyait encore les topos (le truc nous disait que c'était juste à la fin de la descente). Résultat, on a marché pendant une bonne quarantaine de minutes de nuit en esquivant les bouses de vaches et les marécages vaseux. On a enfin trouvé ce qui s'apparente à un camping, avec des vilains crânes de vaches partout. Ambiance un peu film d'horreur mais on se pose à un spot pas mal (on apprendra plus tard que c'était le spot à caca), tout en pendant la bouffe aux arbres pour éviter que les souris graillent tout. Une bonne nuit en perspective.
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  • Huemul - J4 : La fin de la vuelta

    8 марта 2024 г., Аргентина ⋅ ☁️ 8 °C

    [Louis]

    On se lève assez tôt pour une fois et on essaie de faire vite pour accompagner Sidar qui a un bus à prendre. Heureusement les souris n'ont rien graille (apparemment), on a passé une bonne nuit. Je disais dans l'emprunte précédente qu'on avait choisi le spot à caca. On va dire que de jour avec l'aide de la lumière du soleil, avec des vilains bouts de PQ éparpillés partout et une p'tite odeur qui se dégage ... Faut pas être Sherlock pour faire le lien. Bof glamour, mais au moins on a bien dormi.

    Aujourd'hui c'était la journée chill (très osé de dire aujourd'hui en sachant que j'écris ça au Chili plus d'un mois et demi après) avec pas trop de dénivelé mais pas mal de distance. On marche quelques minutes avant de trouver un autre camping, celui qui était sensé être indiqué, au bar d'un grand lac. On y retrouve notre copain Guy le ricain des autres jours, on était comme des oufs (c'était bien évidemment encore le bon dernier).

    On continue notre route ensemble et franchement c'était trop beau. On commençait à se rendre compte de tout le voyage qu'on a fait, avec de superbes paysages de partout. Le bon Sidar a passé la seconde, il marchait super vite on a même eu du mal a le suivre. Hop, musique dans les oreilles, c'était grandiose.

    On continue à marcher et on arrive au deuxième et dernier spot a poulie (c'est très mal dit mais je sais pas comment ça s'appelle). Autant celui d'avant on pouvait passer par la rivière, autant la faut être un homme poisson pour le passer sans poulie. Benj a fait le surhomme et est passé avec 2 sacs sur lui au dessus de l'eau, ça s'est passé comme sur des roulettes.

    Après ça, Sidar est parti devant parce que son bus était vraaaaiment dans pas longtemps. Au final pierre l'a aidé a trouver un stop en parlant à un couple qui faisait du yoga (???).

    On continue alors notre route pour finir cette boucle à 5, avec Guy. C'était bien sympa mais un peu long cette fin, moins vertigineux que le reste. On arrive à une étable, et le chemin que Guy possède nous fait passer par une propriété privée ; il s'était jamais trompé auparavant.

    On se fait virer par la proprio du coup, et on passe par un chemin insoutenable tout droit bien long pendant 30 min, et on comprend que Guy avait vu juste : on s'est juste faits niquer. A force de marcher dans ce qui s'apparente à un mini désert le long d'une barrière, Pierre se sentait assez mal du manque d'eau : heureusement la fin était proche.

    Là fin est un peu moins instagrammable, mais on voit la montagne qui cache el chalten. On passe sous une barrière, et on arrive sur la route qui mène au village. Après quelques dernières minutes en marchant le long des voitures on arrive enfin au village. On se pose sur les bancs de la place publique et on va acheter pain, eau, banane et chocolat. On a tout défoncé en bonne et due forme comme des rois. On a ensuite retrouvé Sidar et Guy, pour se dire au revoir et remercier les moments qu'on a passé ensemble, c'était une aventure de fou mine de rien.

    Le soir, on trouve un hostel sympa où on peut loger pour pas trop cher et avoir une sorte d'appart pour nous (= un squat), my dream. Dès qu'on arrive, pierre se déconnecte complètement et sombre sur le fauteuil. Thomas décide de se faire des pâtes pendant que Benj et moi décidons de nous faire le repas du siècle : des bonnes pièces de viande avec pâtes et sauce à la crème, à l'ail et au parmesan. On s'est régalés comme des rois et le temps de finir ce festin, le bon vieux thomas est parti se coucher.

    Après toute cette aventure, fallait bien qu'on aille fêter ça quand même. Les vaillants ( = Benj et moi) sommes sortis pour nous prendre une p'tite binouze de la victoire. On a enchaîné quelques bars et on a même visité un bar dansant, mais a vite déguerpi. On a suivi un mec sous Vin glaçon (apparemment c'était un classique pour lui) quelques temps mais il nous a vite lâché. On a donc fait un truc que font mecs très chelous : on s'est posés sur la place publique, la où il y a de la 4g en fait, pour scroller comme des connards à 3-4h du matin.

    Après une bonne dose de vidéos honteuses, on rentre à la maison. Le temps de parler vite fait et de se mettre au lit, c'est le bon vieux Pierrot qui se réveille à 5h du mat : il avait tapé une vraie nuit l'enfoiré. On peut enfin aller se coucher après ce sacré périple.
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  • El Calafate - La branlette

    9–11 мар. 2024, Аргентина ⋅ 🌬 13 °C

    [Louis]

    Après des jours bien remplis et 6j de marche à el chalten, on part pour El calafate, une ville à 3h au sud. Là bas on a pour objectif deux choses. De 1 voir le perito Moreno, un bon gros glacier pas loin, et de 2 bien se reposer pour pouvoir enchaîner sur notre prochain objectif : Torres del paine au Chili. Bon là on s'est bieeeeeeen reposés on va dire.

    On atterrit dans un hostel au hasard, on a de la chance c'est apparemment le moins cher de la ville. Bon ce qui est un peu moins cool c'est qu'on est constamment surveillés, épiés, traqués par le gérant de l'hostel (on s'est crus dans Outlast un jeu d'horreur). Yavait des horaires assez strictes pour les horaires de cuisine ... Il y a une possibilité qu'on ait souvent étés en retard et il y a un monde dans lequel on mangeait comme des gremlins dans une chambre pour 3. Dès que le psychopathe venait prendre de nos nouvelles ( = tâter le terrain pour mieux nous tuer dans la nuit) on cachait tout sous le lit, on est pas des sauvages non plus.

    Après avoir déposé nos affaires on est sortis dans la belle ville de El Calafate pour fêter ça avec une bonne bière. On a aussi goûté le guanaco, sorte d'alpaca local en Argentine qu'on voit beaucoup sur les routes : le flop était titanesque.

    On sympathise ensuite avec des argentins pour décaler au bar dansant d'à côté. On passe une petite heure puis on change a nouveau de bar en suivant nos nouveaux meilleurs amis. Tandis que Thomas et Benj rentrent se coucher, Pierre et moi allons dans l'autre bar afin d'attendre que la boîte du coin, le Coyote ouvre. Après un p'tit verre de cocktail chelou (coca fernet, un trucs aux herbes), on part pour la boîte a l'arrière d'un pick up.

    Très sympa la boîte même si on se fait vanner par des gros fans de Messi, on en pouvait plus. En sortant de la boîte on dit au revoir à nos potos pour rentrer tranquille mais ... on trouve un After a base de hot-dog, place assise bien au chaud dans le coffre et visite du lac local avec des meufs qui vivent ici. On rentre donc à 9h tranquillo après une journée bien gé-char.

    Vous savez ce qui est incroyable après une bonne journée de branlette (vraiment, on a RIEN fait pendant une journée c'était hallucinant): bah une deuxième journée de branlette. Nos deux missions de la journée : trouver une laverie (mission de rang S) et écumer toutes les panaderia de la ville a la recherche de folies au dulce de leche. C'est de la confiture de lait, ils en sont très friands en Argentine et ça tombe bien, nous aussi.

    On se pose dans la cuisine de l'hostel où on doit sûrement raconter n'importe quoi, et un français nous capte ; on commence à taper la discute. Il s'appelle Matteo, il habite à Lyon et il nous file des strats pour éviter de trop payer au Torres (chose qu'on va à tout prix essayer de faire parce que ça coûte une bliiiiiiinde). On part après explorer la ville avec lui, il nous montre un plavon de laverie bien sympa et on va se graille un énorme sandwich pour pas cher (littéralement la taille de mon bras). Normalement soit tu le manges à deux, soit tu gardes la moitié pour plus tard ... mais là j'avais trop trop faim j'étais obligé.

    Il nous montre aussi un camping moins cher où on peut se poser, et on se sépare ici. On quitte donc l'hostel maudit (enfin selon la dame de l'accueil) pour aller planter les tentes. Après quelques temps on tombe sur deux français encore, Simon et Yas. Sans aucune originalité ils font littéralement pareil que nous, c'est énorme. En école d'ingé, en césure, en Amérique du sud. Yen a même un qui a fait prepa avec une de nos meilleures potes de Grenoble (S/O Gégé). On se fait le barbeuc du siècle avec de la bonne viandasse, force a pierre, et on se prend une p'tite binouze bien méritée après notre dure journée. Pas grand chose de plus à dire sauf qu'on a découvert un penchant inquiétant de Benj ... Il est potentiellement addict aux casinos : on y est allés avec 3 balles 50 et il a tout flambé.

    PS de Benji : Thomas et moi sommes littéralement devenu addict aux viennoiseries au dulce de leche. On allait genre 2 fois a la panaderia par jour pour en acheter.... Sublime.
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  • Le gros glaçon 🧊

    12–13 мар. 2024, Аргентина ⋅ ☁️ 7 °C

    [Thomas André]

    12/03 :

    Apres ces quelques jours de branlette, on décide de reprendre les affaires en allant voir l'attraction principal du coin : le Perito Moreno. Un glacier qui n'a pas échappé aux vilaines conséquences du réchauffement climatique, il est alors en constant mouvement et aux proies à des chutes de glace régulières. De quoi se régaler les yeux mais aussi une occasion de réfléchir à l'impact de cet enfoiré d'être humain sur notre bonne vieille planète (#ense3).

    On décide de faire du stop pour aller voir cette merveille (histoire de changer). Je me retrouve avec le poissard du groupe, j'ai dénommé Benji le clown (gratuit) alors que Gontrand bonheur (Louis) se retrouve avec le Piercet. Le top départ est donné vers 13h. Bon, heureusement qu'on a un bon sens de l'humour parce que disons le franchement, on s'est bien fait chier. Usant de nos plus beaux sourires, montant sur les poteaux pour attirer un maximum l'attention, faisant littéralement les morts sur le trottoir, rien à faire les calafatiens n'ont que faire de 2 vulgaires franchouillard sur le pas de la route.

    Alors qu'on rentre bredouilles au camping après 5h de stop, les autres nous rejoignent des étoiles plein les yeux après être tombés sur une conductrice nous ayant refusé quelques minutes avant. Littéralement du racisme anti blond si vous voulez mon avis. Enfin bref, on décide de retenter le lendemain.

    13/03 :

    2ème journée, même spot, armés de notre belle pancarte, de délicieux pains au dulce de lèche du formidable Don Luis (boulangerie sublime) et de notre volonté de fer d'aller enfin voir ce glaçon qui flotte. Comment dire ? Le flop de 9h a 14h, ça démoralise... En même temps, un vilain chien nous suit sans qu'on ait rien demandé et décide comme passe-temps de se jeter sur les roues des automobilistes qui passent. On décide de changer de spot apres avoir repérer 2 auto-stoppeurs venant juste d'arriver qui se mette 50 m derrière nous, on les reverra 20 min après dans une voiture.

    Alors que le moral est au plus bas, un bus vide (oui oui un bus) s'arrête et nous prend. Nos 2 sauveurs travaillent dans le tourisme et désobéissant aux ordres de leur boss choisissent de nous prendre gratis : los reyes ! Ils nous déposent alors juste avant l'entrée du parc pour ne pas se faire choper. Problème ? Le Perito se trouve à 20 km de l'entrée du parc et impossible d'y pénétrer à pied.

    On prend alors en otage chaque voiture s'arrêtant pour payer l'entrée jusqu'à ce que 2 âmes charitables nous amènent enfin devant le joyaux du parc. Il pleut, il fait froid mais on s'en branle, nous voilà enfin devant le mastodonte et ses chutes de glaces légendaires. Profitant à fond du moment, on ne remarque même pas l'heure, le parc ferme bientôt et il ne reste plus qu'une voiture sur le parking. Et oui, vous savez laquelle. La chatte du siècle, on revient avec les 2 loulous qui nous ont amenés a l'aller.

    Pendant ce temps, les 2 autres golmons tentent d'aller à notre prochaine destination en auto-stop : Puerto Natales.

    14/03 :

    Après une bonne nuit de sommeil au camping, on décide de prendre le 1er bus pour rejoindre les 2 autres, arrivés à destination dans un Airbnb. Un matin compliqué pour Thomas (moi, mais je parle à la troisième personne car je suis bête) qui passera 1h à courir dans toute la ville pour pouvoir retirer de l'argent et payer le camping (mission d'ailleurs échouée à cause de ces enfoirés de Don Luis) avant de tracer comme un taré pour avoir le bus.
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  • Puerto natales - Scénario zinzin

    13 марта 2024 г., Чили ⋅ 🌬 10 °C

    [Louis]

    On garde les mêmes deux équipes. Les deux autres se lèvent tôt pour retenter le stop au perito Moreno, pendant que pierre et moi optons pour une bonne grasse mat bien méritée. Vers 14h on se balade en ville histoire de choper de la graille pour la suite, on arrive a décamper tranquille vers 16h à notre spot pour faire du stop, pour prendre de l'avance et économiser sur les prix. Le blem c'est qu'en Patagonie, ya pas trop de connexion. Faut être sur de notre coup, mais on est confiants.

    Ok on était bien en retard mais sur la route on se disait que ça allait le faire, on le sentait. Arrivés au spot on fait les strats habituelles, cartons, bouilles d'ange et gestuelles approximatives. On doit sûrement avoir des gueules de mort parce que ça a pas trop marché.

    On commence a avoir froid, on commence à perdre espoir mais un bon gars s'arrête en camion. Il nous prend et nous emmène plus loin. Bon on dirait que le camion a des impacts de balles mais le mec est trop sympa. C'est un chilien et il nous raconte de tout, notamment des histoires de fantômes sur la route où on passe. Il y a énormément de vent par là, on a notamment vu un mobil-home littéralement déchiqueté par les bourrasques. Apparemment le conducteur a déjà eu -25 degrés compteur dans les environs.

    On passe pas trop par l'endroit prévu mais c'est surtout maps qui déconne, et on arrive finalement à une station essence un peu perdue au milieu de nulle part. On remercie le chef et on continue le stop comme des golmons dans le noir total, au bord de la route à deux. Faut voir la scène : deux mecs chelous au bord de la route éclairés par un iphone, dans un vent insoutenable, au bord d'une route avec 3 voiture à la demi-heure. Bon a pas trouvé notre bonheur.

    On retourne alors à la station essence pour aller chercher un endroit où dormir, et en marchant une dame nous interpelle : elle voit notre pancarte et elle nous dit : montez. La reine du monde ; bon yavait une machette dans le coffre mais la reine du monde. Elle nous emmène alors à Rio Turbio, ville minière pour le charbon. La reine nous fait """"visiter"""" la ville et nous dépose a la frontière pour aller à Puerto Natales.

    Par contre il est genre 0:30/1h et bien évidemment la frontière est fermée. On a de la chance on est juste à côté d'un petit champ. Résultat on a dormi pile devant la frontière en tente comme des rois. En plantant la tente, on s'est faits surprendre par un troupeau de chevaux qui traversent la frontière (???), de quoi bien dormir.

    Le lendemain grosse masterclass : on traverse la frontière sans encombres on se fait prendre deux fois en stop et on arrive en deux temps trois mouvements à Puerto Natales, au Chili. Pendant que les deux autres zozo font n'importe quoi et oublient de payer une pauvre dame (cf Perito Moreno), on se prélasse dans notre bon Air BnB.

    Ce qu'on a pas dit c'est qu'en attendant les deux autres, on a cherché un hostel qui avait des strat pour payer le moins cher le Torres del Paine (vous verrez c'est une volonté récurrente). Après 20 min de marche, un peu sous la pluie, on apprend que ce dit hostel est plein à craquer. Le mec est trop sympa et à un peu pitié de nous, donc il nous laisse utiliser le four pour chauffer un fond de pizza qu'on a chopé au préalable.

    Il nous donne quelques strat supplémentaires pour notre prochaine ascension, et on se décide à faire la liste de courses pour les 8 jours à venir. Autant dire que les francophones autour ont bien dû rigoler quand ils ont entendu les 4kg de fromage et les riz ketchup, semoule ketchup, quinoa et polenta ketchup (on a vraiment mangé ça c'était .... Une expérience).

    Une fois qu'on s'est réunis avec les 2 autres, on a fait les courses ; une bonne nuit de sommeil et on est partis pour notre plus grand trek jusqu'à maintenant : le Torres del Paine. On va pas vous dire les kg qu'on avait sur le dos parce que ça fait peur.
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  • Torres J1 - L'arrivée des escrocs

    15 марта 2024 г., Чили ⋅ ☁️ 6 °C

    [Benji]

    Apres une bonne nuit de repos, il est temps de se préparer pour notre second trek : la boucle "O" du parc Torres del Paine, 8 jours de marche. On se dépêche donc de faire toutes les courses et préparatifs puis direction le terminal de bus de Puerto Natales en courant (pcq on est en retard 🤡). 25kg c'était pas assez, donc cette fois nos sacs avoisinent les 30kg. Mais bon, niveau bouffe c'est important de se faire plaisir... On a pris 3kg de fromage voilà fallait que ça sorte.

    Après 2h de bus, on arrive à l'entrée du parc national, où les rangers vérifient nos billets d'entrée, car oui l'entrée du parc est payante. Bon, l'entrée c'est 40 EUROS, on est ruinés ... Non je rigole, on a usé d'une super stratégie donnée par Simon et Yas pour ne pas lâcher un seul sou : les billets pour les - de 12 ans sont gratuits. Ainsi, Louis a 11 et demi, Pierre a 10 ans, Thomas 11 ans et moi 10 ans et demi, donc pas besoin de payer 😃😃😃. On a donc juste montré le QR code a l'entrée et ils ont rien cramés ahahahahah

    Après l'entrée, direction le premier camping pour y passer la nuit, car le vrai trek commence demain. On décide d'y aller à pied plutôt qu'en navette, ce qui nous prend une bonne heure et demi quand même. Sur le chemin, on aperçoit difficilement le bout du Torres, une big montagne en forme de tour (Torres = tour tu connais), ce qui a pour conséquence de nous hyper à mort pour la suite. On y croise aussi un squelette de guanaco, sûrement graille par un puma.

    On arrive donc au camping central (cf la carte), connu pour être plutôt cher (les campings sont juste là pour soutirer un max de thunes). On décide donc de tenter un autre stratagème : Thomas et Pierre vont payer 2 emplacements de tente tout seul, pour que l'on paye seulement pour 2 personnes, et non 4. Ça passe. Par contre, le gars du camping donne des prix différents en fonction du faciès, on a payé 15000 pesos par emplacement, d'autres gens ont payés le double, c'est aberrant.

    Vient ensuite le meilleur moment de la journée, le temps de la graille. On se fait un plat de maître, riz haricot blanc sauce tomates et aji (la sauce piquante réputée au Chili). Les haricots mettent trop de temps à cuire donc sont bien duuuurs. En plus, des gens super sympas nous filent leur reste d'épices Merken, succulent. Ce délicieux cocktail mélangeant reste d'épices piquantes et haricots blanc pas cuits ne risquent pas de nous faire grand mal hein ? ........ Aucun risque n'est ce pas 😅? ........................
    To be continued

    PS : au passage, on a pris en photo le topo du trek, qui s'avérera être le truc le plus faux de l'histoire et qui nous fera bien rager.. foutus rangers.
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  • Torres J2 - Easter egg et camping nature

    16 марта 2024 г., Чили ⋅ ☁️ 5 °C

    [Binji]

    Bon, c'est parti pour la boucle. Pour ce premier jour, le programme est chargé : 4h de marche sous petite pluie et chemin odieux. Bon j'abuse un peu mais sur le début de la rando les chemins étaient assez larges pour faire passer des voitures, et des barbelés nous séparaient de la forêt, ce qui rendait la marche peu intéressante.

    Après quelques heures à soupirer, le soleil sort sa petite tête, dévoilant alors le paysage nous entourant. On marche dans une petite plaine entourée de montagnes enneigées, c'est vraiment sympa.

    Comme un trek sans galère ça n'existe pas, voilà qu'un bug se dévoile. L'easter egg à l'épaule de Louis revient en vitesse. Pour faire simple, la douleur à l'épaule qu'il s'est trimballé tout le long du Huemul revient en force, ce qui va l'obliger à mettre tout le poids de son sac sur les hanches et à très peu utiliser ses bâtons. C'est un gros désavantage mais bon, pas le choix.

    Cette fois, on veut vraiment pas payer le camping, surtout que c'est le dernier qu'on doit payer avant quelques jours. En gros les 4 nuits d'après celle-ci on été réservées par Pierre en ligne, chose obligatoire si on veut faire la boucle O. Donc on décide de ne pas aller au camping, de s'arrêter quelques km avant, et de trouver un spot en pleine nature pour camper, ce qui est complètement illégal dans le parc. En bon escrocs que nous sommes, on trouve donc un spot sympa caché dans la forêt où l'on s'installe vers 18h. Pour pas trop se faire cramer, il faudra partir tôt le lendemain matin...

    PS: Bizarre, j'ai l'impression d'avoir du mal à digérer, Thomas et Pierre aussi.... Mmh j'espère que ça ne créera pas de problemes pour la suite ? 🤔🤔🤔🤔🤔
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  • Torres J3 - Paso del viento

    17 марта 2024 г., Чили ⋅ ☁️ 2 °C

    [Pierre]

    Ce jour là, on souhaite se lever tôt pour vite déguerpir et ne pas se faire prendre en flagrant délit par la conaf dans notre bivouac bien perdu. Mais en sortant la tête de la tente à 7h, juste du ciel gris et des cordes qui tombent : vous l'avez deviné, on a préféré attendre une éclaircie et dormir un peu plus... on se lève il est bien 10h30 mais au moins le soleil nous accompagne pour sécher nos affaires et nous réchauffer.

    On lève le camp à 12h et on profite du refuge qu'on a évité la veille pour y faire un coup de vaisselle etc. On continue le sentier vers des lieux bien reculés au fin fond du parc Torres. Un lit de rivière bien large, des sommets enneigés avec quelques rares arbres et surtout un super ciel bleu sont les décors de cette "matinée".

    La première étape de la journée était de passer le " paso del viento " et effectivement plus on montait vers ce col et plus le vent soufflait fort. Après l'effort de la montée, on arrive sur un super point de vue sur le lac Paine, une énorme étendue d'eau au bleu laiteux avec en amont une immense vallée qu'on va devoir traverser dans la journée. On est un peu comme hypnotisé par le lac qui ressemble si on oublie ce qu'il y a autour à une mer avec sa houle.

    Après une avance pas très rapide vu le nombre de fois qu'on a déconné sur le chemin, Benji aura un petit coup de fringale et on se fera un super pique nique avec une vue magnifique sur le lac. Au menu : purée, pain, fromage goda et oignons caramélisés, que du kiffe !

    Après le repas il commançait à se faire tard et on se demandait si on allait finir de nuit. On passe ensuite un post de ranger en fond de vallée mais le temps se gâte : on se met à marcher comme des bourrins pour avancer le plus vite possible sous la pluie et le vent. En s'enfonçant dans la vallée, on se sent vraiment seuls au monde et vraiment très éloigné de toutes civilisations, c'était génial de se dire ça surtout avec des provisions pour plus de 6 jours encore dans les sacs : la vraie vie de hobbits quoi !

    Après des kilomètres de marche, on traversera un marais avec des éclaircies sur les montagnes des alentours, des énormes murs et des pics très fins qui se mêlent aux brouillards et qui se montrent pour seulement 2 minutes... on verra même des supers glaciers dans la distance. On a l'impression que personne n'a exploré cette région tellement tout est intact, pas de sentiers, pas d'autres randonneurs, juste la nature immaculée et nous.

    Et c'est au crépuscule exactement que l'on arrivera au refuge Dickson et là il y a déjà plus de monde, on y plante la tente en vitesse et on mange des bonnes pâtes au cheddar avec des tomates. On verra pour la première fois les visages des gens qui nous accompagneront sur tous les prochains campings, notamment 2 chiliens : Benjamin et Eugenio. Ensuite on va vite se pieuter avec en tête le mystère de la direction qu'on va prendre le lendemain, dans quelle vallée va-t-on monter ?
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  • Torres J4 - Glacier suspendu

    18 марта 2024 г., Чили ⋅ 🌫 2 °C

    [Pierre]

    De la pluie, un peu de vent ont ponctués la nuit, le matin y'avait pas mal d'affaires trempées c'était bagdad. On a mis à notre habitude 2 plombes pour partir, entre le petit dej de roi, le chocolat chaud, le temps de faire sécher les affaires et le temps que Benji sorte des toilettes... la routine.

    On partira évidemment en dernier du camping mais assez rapidement on arrivera dans la vallée qu'on doit remonter tout au long de la journée. C'est étrange parce qu'une énorme forêt habite la vallée alors que partout autour il n'y a rien de suffisamment hospitalier entre le vent, les pentes et la neige pour laisser des grands arbres pousser.

    Dans cette forêt on parlera que de bouffe et en particulier de ces plats ou patisseries qu'il n'y a qu'en France. On se fait baver tellement on a des idées de plat à faire mais dans nos sacs, que des vieilles lentilles, du vieux riz et des fromages bien trop fades. Benji comme la veille fait un coup de fatigue assez tôt : on se met à manger le même repas du midi que la veille : pain fromage et oignons caramélisés avec une ptite soupe des familles. Là Benji est beurk et pas trop remis sur pied par le repas, quelque chose ne va pas...

    On continue le peu de kilomètres qu'il nous reste à faire, on traverse plusieurs fois une superbe rivière et on aperçoit un énorme glacier bleu en fond : on veut voir la suite ! Là sur la dernière montée les oiseaux se mettent à voler autour de nous, l'air devient léger et le soleil est à deux doigts de nous toucher. Le temps est bon mais Benji galère fort alors que la journée était jusque là tranquille. On le motive pour arriver en haut de la pente et là le paysage devient incroyable ! Un énorme glacier suspendu avec une cascade de glace qui se jette dans un énorme lac, là au milieu de nulle part. Y'avait des glaciers et des pics incroyables dans tous les sens où on regardait, c'était majestueux et immaculé, un moment très fort après des jours de balade dans des décors plats et une météo désirable, c'est clairement un cadeau qu'on nous offre là.

    Arrivés au camping, sous les conseils d'un français, on se décide d'aller voir un mirador qui donne sur la cascade de glace qu'on voyait juste avant, mais Benji ne se sent pas, il est sur le point de vomir et va dans son sac de couchage pour se réchauffer. On le laisse tranquille, il a bien assez fait d'efforts pour aujourd'hui étant donné son état.

    Du coup, Louis, Thomas et moi on se met à courir vers le mirador comme des grands malades au milieux des pierriers et on voit de près le spectacle et l'expérience qu'offre le glacier plongeant dans le lac. Avec quelques carreaux de chocolat blanc et un peu de pain, j'étais comblé. On croisera à ce moment là les chiliens de la veille, Benjamin et Eugenio avec qui on a eu pas mal de discussion dans un cadre de malade. On apprend à se connaître, ils nous donnent des bons plans sur Santiago, c'était bien sympa.

    Dans la soirée on cuisine des vieilles pâtes au thon et Benji essaie tant bien que mal de manger mais ça semble compliqué pour la journée du lendemain, qui est la plus physique et engageante du trek, le doute plane sur ce qu'on va faire demain...
    On se couche rapidement et avec grand plaisir dans nos duvets parce que là on se les caille, un camping à côté d'un glacier avec de la neige au sol... on a vu plus confortable.

    PS : C'est lors de cette journée que l'on croise pour le première fois "le mec au bonnet", un gars étrange silencieux que l'on recroisera PARTOUT tel un fantôme nous collant au baskets. Notre théorie n°1 dit qu'il serait un ranger observant nos escroqueries depuis le début pour mieux nous arrêter.
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  • Torres J5 - Topos, maladie et anniv

    19 марта 2024 г., Чили ⋅ 🌫 2 °C

    [Benji]

    Aujourd'hui, c'est la journée la plus longue et par conséquent, la plus hardcore (c'est aussi l'anniv de Pierre mais chill 🎉). 11h de marche sont prévues donc réveil à 6h30, ça pique fort. Hier, j'ai vomi et aujourd'hui je suis encore plus malade que les autres jours (Shoutout aux haricots pas cuits du premier jour), donc impossible de manger ce matin. Je pars donc le ventre vide et sans énergie pour une belle montée de col.

    Il y a de la neige partout, il neige et il y a du brouillard, ce qui rend vraiment la montée particulièrement stylée. Armé de mon poncho, ça fait bien vibe de pèlerin dans la montagne perdu dans le void. Évidemment c'est galère, je fais une hypoglycémie, donc une pause, toute les 40 min. Chaque fois c'est pareil, les gars me filent leur cacahuètes, leurs fruits secs et c'est reparti pour un round. En vrai ils sont adorables, merci à eux, j'étais materné carrément (je vous aime). Pour ceux qui connaissent les jeux vidéos, c'est comme si j'avais une barre d'énergie au plus bas, que je rempli à peine en me nourrissant, puis qui s'épuise très vite, et ainsi de suite.

    Sur la fin de la montée, j'avance lentement comme un zombie mais les encouragements de mes gars me poussent à me surpasser à en serrer les dents. On arrive donc en haut du col sans faire de pause supplémentaire, un exploit à mes yeux dont je suis bien fier ehehe. Par contre gros flop pour la vue car on a la tête dans les nuages ☁️.

    On se met à descendre de l'autre côté avec une idée en tête : aller au plus vite au camp de rangers pour manger, qui d'après le topo est seulement quelques kilomètres en dessous. Donc on entame la descente, qui au départ se fait sur la neige tassée, et donc bien glissante. Je compte plus les fois où on est tombé, on a bien rigolé. On a même pu descendre sur le fion à certains endroits. Bon, le gros désavantage c'est que nos godasses se sont transformées en piscines municipales.

    Plus on descend, plus la descente est raide, à tel point qu'il y a des cordes pour nous éviter de dévaler la montagne. Après un nombre incalculable de glissades, on descend suffisamment pour que la neige se transforme en pluie. On descend quelques kilomètres dans la boue sur une pente vraiment raide, mais toujours pas de camp de rangers. Misère il est où ce foutu camp on a faim nous ! Là on comprend vraiment une chose : ne jamais suivre les topo, c'est du full mytho. Ils nous ont bien niqués ces rangers. Bon du coup on décide de manger sur un vieux tronc d'arbre sous la pluie, des vilains bouts de pain avec du gauda, tsais le vieux fromage dégueu du Chili (il nous en reste encore plus de 1.5 kg j'ai envie de chouiner)

    La descente semble infinie + vue cachée par les nuages + pluie = pas de motivation pour le groupe. Toujours pas de camp en vue, je perd patience et commence à m'énerver tout seul. Jusqu'à ce que la vue se dégage et que l'on arrive en haut d'une cascade, laissant place à une sublime vue sur un glacier impressionnant et bad long. Encore un mais on s'en lasse pas. Nan la vraiment c'était ça qu'il nous fallait pour raviver le moral des troupes, pile au bon moment.

    Après avoir kiffé un bon moment la vue, on arrive enfin au camp de rangers 🤡. Là, il nous reste encore 4h de marche, c'est looooooong on dirait un findpenguins des golmones (force à ceux qui lisent tout). On longe donc l'énorme glacier, rendant la marche agréable, jusqu'à atteindre un énorme pont suspendu tah Indiana Jones. C'est vertigineux, on est hyper haut et le pont bouge, pur kiff. En tout on en traversera trois comme ça.

    La dernière heure est compliquée car on est tous impatients d'arriver, d'autant plus que la nuit tombe. Je perd encore une fois patience et je m'énerve tout seul (la maladie me rend nerveux visiblement) ce qui s'avère être un moteur d'énergie pour moi. Je trace donc devant et je vois enfin au loin de la lumière. On est enfin arrivé au campement, après 13 HEURES de marche au lieu de 11. ENFIN. Nan franchement gg à nous là c'est très fort. Mais bon c'est pas grave, demain c'est grasse matinée 😴.

    On se dépêche d'aller acheter des bières au refuge pour fêter l'anniv de Pierre et la journée de porc qu'on vient de faire. On fait chanter tous les gens de la salle, il est bien gêné comme il faut, c'est génial. Maintenant, dodo bien mérité
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  • Torres J6 - Ultra chill la journée

    20 марта 2024 г., Чили ⋅ ☁️ 7 °C

    [Thomas]

    On profite de cette petite journée de marche (3h30 annoncé) pour bien se remettre de la journée d'enfer. Au programme : réveil 11h, séchage des vêtements, tentative d'échange de ressources (enfoire de Louis qui stack ses chocos), douches et tout ça en fond de musique.

    "Camino cerrado despues las 3", voilà ce que l'on peut lire lorsqu'on commence la marche à 16h. Le pas est lent, les esprits sont ailleurs. Le partie unique du O est bel et bien fini donc on profite des dernières vues sur le glacier Frey. On y voit les premières apparitions des hauts pics qui nous attendent (s/o le cerro paine grande) avec en contrebas une forêt de bois blanc comme si un feu était passé par là. "Un décor de Vinland Saga" d'après Benji, "les montagnes du Mordor" pour Pierre ou "les marécages de Shrek" venant de Louis, tout le monde y va de sa remarque pour expliquer ce qui nous entoure. De mon coté, je passe 2h à me refaire tout le voyage dans ma tête et à avoir une pensée pour ma petite famille en France : moment réflexion pour le Thomas.

    On arrive alors au camp Paine Grande de nuit, bordé par des montagnes ressemblant plus à des murs d'escalade qu'autre chose. Que dire du camp : un énorme hôtel au milieu de la nature où les nobles se régalent de vin rouge tandis que le travailleur du Tiers Etat cuisine lentille/riz avant d'aller se coucher dans une prairie remplie de centaines de tentes entremêlées les unes sur les autres. On y retrouve Benjamin et Eugeno qui nous demande ce qu'on fait demain. Problème : on a plus de réservations pour les autres camping du W et on est des crevards ! Quelles supercheries vont encore trouver vos loustics préférés pour gruger les méchants rangers ? Suite au prochain FindPenguins...
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  • Torres J7 - Miradors de zinzin

    21 марта 2024 г., Чили ⋅ ☁️ 8 °C

    [Thomas]

    Au lever, 2 options : on fait un aller-retour pour aller voir les miradors Francès et Britanico (THE attraction du W) en modifiant le jour de départ sur l'étiquette fournie à notre arrivée et accrochée sur notre tente OU on la joue réglo au risque de ne pas avoir de place dans le prochain camp. La première solution est logiquement choisie, enfin jusqu'à qu'on se rende compte qu'on a pomé les étiquettes...

    Bref, c'est parti pour 2h30 de marche chill sur des petites plaines pépères jusqu'au début de l'ascension. En effet pour profiter des miradors, c'est 900m de dénivelé en 3h de montée ! Apres que les 2 (grands ?) sportifs que sont Pierre et Thomas ont couru jusqu'au au camp suivant pour vérifier si y avait de la place, on commence à monter sous un soleil radieux.

    Bon, une claque tout simplement. Montée avec musique dans les oreilles (force à Benji sans écouteurs) et retrouvailles avec nos 2 Chiliens préférés (après Cesar et Galdys bien sûr). On y admire les vues des miradors. Le Francès permet d'un côté de voir le glacier du même nom avec des avalanches toutes les 20min, les montagnes du Cuernos del Paine d'un autre et même les lacs Skottsberg et Nordernskjöld en contrebas (oui j'ai appris leurs noms à l'heure où j'écris ses lignes c'est à dire 1 mois après). Le Britanico quant à lui offre un panorama sur plusieurs montagnes côte a côte, formant tout simplement le logo des bierres Patagonia (oui je l'ai remarqué du premier coup d'oeil). L'avantage de monter en dernier c'est que le mirador n'est rien que pour nous, on s'y pose en plein soleil (mais avec un petit vent frisquet) en profitant du moment à fond et en prenant des petites photos avec les potos. Quand certain court pour se décrasser, d'autres descendent avec du rap bien-pensant dans les oreilles tandis que d'autres font de nouvelles connaissances.

    Après que Pierrot ait discuté avec un travailleur du camp Francès, on découvre que l'accueil ferme dans quelques minutes. Il décide alors de (re)courir jusqu'au camp prendre nos places avant de faire demi-tour pour prendre l'argent qu'il avait oublié et de (rere)courir jusqu'au camp. Bref après ce marathon improvisé et une petite hypothermie en prime (pour le marathonien du groupe), nous voilà au camp Francès mangeant notre dernier repas avec les goat du Torres.
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  • Torres J8 - Le retour des escrocs

    22 марта 2024 г., Чили ⋅ ☁️ 9 °C

    [Thomas]

    Dernier jour pour boucler notre tour et revenir au camp principal (afin de payer une blinde pour dormir ?). Journée tranquille avec 6h de marche sans dénivelé marquant au programme. Départ 12h et pause au bout de 1h pour se poser tranquillou auprès d'un lac en mangeant nos dernières cacahuètes ou fruits secs (sauf Louis ce gros stackeur je vous le rappelle).

    On s'arrête manger une tonne de fromage sur une colline, la température est bien meilleure que les autres jours (j'enlève enfin mon surcorp qui était devenu ma peau artificielle pendant 7j). Entre nouveau échanges de ressources (Pierre ne contrôle décidément pas son envie de chocolat), tentative de pari (n'aboutissant pas dûe à la grande gueule de Louis) et marches rapides à la limite de la course sur la ligne d'arrivée, nous voilà enfin à ce foutu camp principal.

    Bon, on a pas envie de payer (encore une fois) donc on attent 22h pour poser la tente et on partira (trèèès tôt) le lendemain. En attendant, repas de roi. On se fait tous nos restes sans vergogne en faisant le maximum de bruit possible en plein milieu du camping qu'on est censé grugé quelques heures après : plus c'est gros et mieux ça passe.
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  • Torres J9 - Déter finale

    23 марта 2024 г., Чили ⋅ ☀️ 7 °C

    [Louis]

    Après notre festin d'hier et avoir cherché des spots de tente comme des petites fouines sans payer, on se réveille à 3h du mat. Bizarrement sans trop de problèmes on se fait nos petits thé / chocolat chaud / p'tit dej matinaux. Comme des zombies ça c'est sur, ya pas un mot échangé mais on est efficaces. Le temps de s'habiller et de tout ranger, on était partis pour commencer à marcher à 4h du mat.

    L'objectif : choper un magnifique lever de soleil tout en haut, à 3h30-4h de montée. L'objectif principal. Le Torres del paine, le nom du trek qu'on se coltine depuis 7j non stop quand même. Hier on a chopé un mec de l'accueil qui nous a assuré que le levé de soleil sera tout rouge. On se chope la déter finale.

    Comme hier, Benj se sent mieux, et on le ressent. On monte comme des cochons à bon rythme. Tous avaient des frontales sauf moi, je les ai perdues comme un golmon au Brésil, j'ai (toujours) envie de chialer. C'est sympa cette montée dans la nuit, parce qu'on sait qu'on passe à côté de beaux paysages, et on aura la surprise en redescendant.

    Tout se passe bien, on croise beaucoup de monde ( = on les dépasse tous ; faut se l'avouer ça nous faisait plaisir). On sue comme des gorets, normal. On se fait vanner, logique. On kiffe notre vie, le bonheur.

    On continue et on continue de monter, on dépasse un mec insoutenable qui avait un phare en guise de frontale, on croise des princesses (l'américaine ... J'en pleure), et on dépasse un p'tit chalet au milieu de la montagne.

    On arrive enfin dans la montée finale. On a un pressentiment que le spectacle va être grandiose, mais personne ne veut le dire par peur du flop cuisant. Là, retour à la réalité : easter egg de Benj, pas le même que d'habitude. Il a un truc bizarre au talon, quelques courtes pauses ne changent absolument rien. On pense à des solutions de golmon, genre faire une attelle avec une ceinture et nos bâtons de marche ; au final on a pu continuer à monter à un rythme moins soutenu.

    On arrive enfin au spot. On voit la neige, on voit les gens s'arrêter ; on ne voit plus le chemin, on sent la luminosité augmenter petit à petit. On arrive pile à l'heure, même un peu en avance pour une fois.

    Ça se présente comme ça : 3 énormes tours, pile face à nous. Entourées de barres rocheuses qui surplombent un magnifique lac. Quand on arrive ce lac est tout juste a nos pieds ; il n'y a tellement pas de vent qu'il réussit à faire un miroir parfait.

    On attend alors le levé de soleil, et on regarde. On se graille chacun ce qu'on a ramené, un petit peu de choco par là, des cacahuètes par ci. On patiente et on regarde : c'est vraiment beau, mais ... On veut pas le dire, pourtant on le pense tous : c'est beau, mais ... Le Fitz Roy c'était mieux. On s'en veut de penser ça, parce que la montée était folle, parce que c'est quand même magnifique, parce qu'on a de la chance d'être là. On a limite le sentiment d'être ingrats.

    Et là contre toute attente. Alors qu'on pensait le levé du soleil fini depuis peu, au vu de la luminosité grandissante : 10 minutes de folie. Même pas, 5 minutes hors de ce monde. Pendant 5 minutes, un rouge à s'en décrocher la rétine teint les 3 tours du Torres del Paine. D'abord le bout le plus haut, puis un autre, puis une moitié, puis la totalité. Le temps de faire une photo, une vidéo, l'orange gagne du terrain, nous absorbe. On en perd les mots, on se la ferme et on contemple.

    Aussi vite qu'elle est apparue, la couleur s'estompe rapidement. Une fulgurance qui nous a rendus complètement bouche bée. On se remet du spectacle, il est maintenant temps de redescendre.

    Force à ceux qui viennent d'arriver, ils ont loupé le truc du siècle. On redescend rapidement, même très rapidement (à la fin en courant) pour retourner à notre premier camping. Ça y est, on a fini le Torres, la boucle de taré qui est pour nous tous, à l'heure actuelle, le plus long trek qu'on a fait de notre vie. Huit jours et demi en autonomie c'est quand même fort. On file à peu près tous au chiottes, ça doit être l'émotion, et on retourne à l'entrée pour finir ça une bonne fois pour toute.

    On arrive sous un beau soleil, et on se pose dans l'herbe, étalés comme des rois du monde, sans soucis. Avec une petite musique bien douce, les rayons du soleil qui semblent nous caresser. On a un bus à prendre, on sait pas à quelle heure il est exactement : ça attendra. On entend des gens qui passent, qui rigolent, qui font les affolés : peu importe, on a fini le Torres.

    Une dame nous demande si on a de l'effectivo (du cash) chilien, et on le donne volontiers contre des dollars (ce détail a son importance). On se réveille enfin et on part à la recherche de nos bus retour (faut quand même qu'on se taille d'ici).

    On commence à retourner à "l'arrêt de bus" à pied comme au début, mais Benj a toujours ce mal au talon ; on décide alors de donner notre reste d'effectivo à Benj pour qu'il prenne la navette pendant que Thomas Pierre et moi nous mettons à marcher. Benj nous dépasse alors en navette. Il tilte pas direct, mais il nous voit sans les sacs : en effet on a fait un truc de joli golmon. En faisant du stop, on a juste donné nos sacs à des gens pour qu'ils les amènent à l'arrêt de bus. Sans nous donc. Là dit comme ça c'est pas ouf, eh bah c'est vraiment pas ouf en fait. Et comme la confiance paye, ils nous ont pas volé les sacs + ils sont revenus nous chercher : les rois.

    Bon là on entre dans la partie moins rigolote. Fallait bien qu'il arrive une couille après cette journée de taré. En gros on regarde les bus et apparemment, de ce qu'on voit ... Ya plus trop de place quoi et on est un peu les seuls. On se sépare une nouvelle fois en team de 2 Benj et oim contre Pierre et Thomas. Il n'y a qu'un seul spot donc ils commencent, et au bout d'un certain temps ils sont pris dans un school bus. Jusqu'à maintenant tout va bien.

    On est donc seuls avec Benj, et les bus arrivent. Il est 14h les prochains sont à 21h ... 7h d'attente un peu la flemme. Les bus se remplissent tranquillement, et on commence a négocier pour rentrer. Le problème c'est que le mec veut bien faire rentrer ... Contre de l'effectivo. Vous voyez le problème, on a donné le reste à une inconnue.

    On est donc foutus, il nous reste qu'à faire du stop solo comme des tocards. La p'tite surprise sympa, c'est qu'on nous a bien pissé dessus. Après 1h d'échecs, un couple se pose devant nous. Bien évidemment il est pris, bien évidemment le mec de la voiture nous a dit non avant. Après ça, un mec qui regarde même pas la route et s'encule un sandwich se fait prendre (il y a facile 1h entre les deux). Pendant que nous on gesticule comme des fous et on s'efforce de sourire, c'est sur qu'on commence à gentiment perdre patience. C'était tellement une folie qu'on a eu mal physiquement de frustration.

    Après encore (beaucoup) plus d'attente, on est cependant pris par des rois. Un mec qui conduit et un mec à l'avant. C'est des mecs qui n'ont pas eu la chance de faire le trek, mais qui font le tour du pays en voiture pour les paysages. Le passager est en fonce-dalle de taré, on lui donne nos restes de biscuits. On s'arrête pour un point de vue, pour un panneau "Ruta de la fin del mundo", pour un tatou sur la route. Des bons vivants en somme.

    On arrive en un seul morceau de retour à Puerto Natales, pendant que les deux autres dorment à point fermé. On se chauffe à sortir graille de la bonne nourriture. Parce que ok, on a vu des paysages de fou, mais on a mangé comme des clebards pendant 8 jours.
    On voulait un resto à volonté mais on s'est repliés sur une bonne petite enseigne de pizzas. Après une petite bière pour fêter, on rentre au Airbnb pour un repos amplement mérité.
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  • Eloge à Black Lamb

    24–25 мар. 2024, Чили ⋅ ☀️ 15 °C

    [Benji]

    24/03:
    Après le Torres, énorme nuit de repos forcément. Mission panaderia + laverie aujourd'hui. Thomas vient pas, donc il lave aucun vêtement ce gros dégueulasse mdrrr. Pierre va appeler sa miff, donc avec Louis on va chercher une boulangerie. On repère une panaderia 5 etoiles sur maps, c'est très simple : on a trouvé le saint graal.

    Black Lamb, ces 2 mots suffisent à me rendre heureux maintenant. C'est une panaderia locale, dans la maison même de ses propriétaires, c'est pas cher et les quantités sont énormes. On a tout de suite l'oeil attiré par leurs énormes pizzas à 3 euros qui s'avèrent succulentes. On se pète le bide. Pierre nous rejoint et on y retourne avec lui. Cette fois c'est empanadas gigantesques aux fruits de mer, vin blanc et crème de parmesan, je pleure de joie. En plus, les gérants sont vraiment adorables. On donnera le plans a thomas qui y retournera plus tard.

    Le soir, on se décide de faire la fête. Alors on s'achète quelques bouteilles de vins, on les boit puis on va au bar. Mais aucun bar n'est digne de ce nom. On cherche désespérément jusqu'à même atterrir sans le savoir dans ce qu'il semble être un club de striptease privé. On voulait juste siroter de la bière nous, alors on se tire au plus vite (l'ambiance était effrayante) et on rentre dormir.

    25/03:
    Aujourd'hui on fait rien a part appeler des proches, se peter le bide à Black Lamb et glander. Perso je teste le burger au filled pork de Black Lamb, et je suis pas déçu, il fait la taille de MA MAIN. La panaderia du siècle. Carrément la gérante nous offre des stickers tellement on est venu beaucoup de fois. Bref, j'avoue je sais plus si on est sorti ce soir la ou pas, si je confond les 2 soirs ou pas, mais c'est pas très important. En même temps normal que j'oublie, j'écris ça le 04 mai ptdr on est trop en retard c'est une folie.
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  • Rollercoaster emotionnel

    26–28 мар. 2024, Аргентина ⋅ ☁️ 19 °C

    [Louis]

    Après notre deuxième délicieux passage à Puerto Natales, il est temps de prendre le large. On réfléchit doit maintenant aller direct au Chili, le temps presse un peu. On regarde le bus direct pour remonter et là c'est la bonne douche froide : les prix sont complètement hallucinants. On a deux options, soit prendre le bus direct, un peu plus rapide mais bien plus cher (du sud vers le nord) ou bien prendre un bus qui passe par l'est, plus long mais moins cher.

    On a pile le temps donc on décide de passer par l'Est. En plus de ça, on a une date butoir pour arriver à Comodoro, à l'est de l'Argentine. Parce que dans cette ville c'est un bus tous les 5 jours pour traverser le pays (ce qu'on veut faire). On décide alors de faire du stop une nouvelle fois avec comme objectif Comodoro. Si on réussit, on économise les sous des différents bus pour y parvenir. Si on échoue et qu'on rate le bus, on est bloqués en Argentine du Sud pendant qu'on doit taffer au Chili. Voilà le topo, Pierre et Thomas vs Benj et moi vs le monde.

    De la on se sépare donc a Puerto natales. Ils partent devant et on ne les vois plus, mais bon pas grave. On connaît la chanson, on attend bien longtemps mais au final on est pris par un mec. Le type nous demande direct si on a de l'effectivo pour le dépaner : bon on en a pas. On faire le boug qui veut en profiter. Une fois arrivés à Rio Turbio, il nous dépose à la station essence et nous dit : vous me payez l'essence et je vous emmène là où vous voulez aller (a 3h30 de route).

    On est des gros rats du coup on a continué le stop comme des vilains. J'avais une miche de pain qui me restait du fameux Black Lamb, et on s'est arrêtés prendre un dwich dans une boulangerie. On galère un peu et un couple très sympa nous rapproche d'un point un peu plus loin où ce sera plus "simple" de faire du stop. On sort de la voiture et là on voit les deux autres vilains bougs qui sont déjà présents. On est dégoûtés parce qu'on sait ce que ça veut dire : on se met plus loin (vu qu'on est pas des chiens) et ils vont forcément être pris avant nous. Ça a pas loupé.

    On se voit déjà dormir à côté d'un pauvre cheval tenu en laisse, dans les sachets plastiques de partout quand un mec en camion nous prend. Ce roi nous emmène juste avant le tiers de notre voyage, Rio Gallegos.

    Là bas on dort derrière des arbres au bord de la route, comme des rois. On met le réveil un peu tôt pour pouvoir commencer le stop comme des rois. Benji se réveille d'un giga rêve lucide comme un roi. On part enfin pour un spot qu'on trouve cool et on tombe sur une folie : les deux autres zozos qui sont exactement au même endroit. On pensait les avoir tués et au final c'est un sacré flop.

    On se place donc devant et on attend. Je vais la faire courte, c'était la pire expérience de stop qu'on ait eu avec Benj : pendant que Thomas et pierre ont attendu 3-4h et se sont fait prendre pour aller je ne sais où, on a littéralement attendu toute la journée sans rien. Même pas les sourires, les gestus, les pancartes, on a tout essayé. Rien. Même pas une voiture qui s'arrête.

    Après 7h de vide complet on décide d'aller malheureusement dormir à la ville "d'à côté" qui est à genre 10-15 minutes de voiture mais bien plus long à pied, genre inatteignable. Et là une nouvelle fois, personne nous prend. On a commencé à péter un câble avec Benj, on en pouvait vraiment plus. Cerise sur le gâteau, on tombe sur un couple de français qui nous disent que le stop est super simple, qu'ils ont attendu au max .... 1h.

    Après le post de police, on est complètement débités mais on tombe sur la reine du siècle. Vous vous souvenez de la dame qui nous avait pris pierre et moi à une station service, avec la machette dans le coffre. Rebelotte, la même. La folie furieuse on en revenait pas.

    Comme elle a eu pitié de nous, elle nous emmène à un restau où elle mange tous les soirs. On se sentait super super mal mais elle nous a invité avec ses enfants à manger avec elle. On a passé un superbe moment, et grâce à elle on oubliera pas que la gentillesse quand même, c'est très très fort. Elle nous emmène enfin à l'hôtel où elle séjournait et on se dit au revoir. Malgré l'interaction courte, on se souviendra de vous madame 🙏.

    Le lendemain on visite un peu la ville, rien de bien fou, puis on prend un bus de nuit le soir pour Comodoro, où les autres nous attendent déjà.

    PS : l'autre groupe (les branleurs en gros) n'a pas encore écrit son texte et le mettra plus tard
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  • Réunification et bus à foison

    29–30 мар. 2024, Аргентина ⋅ 🌬 19 °C

    [Benji]

    Réveil de bon matin (5h) après avoir passé la pire nuit de bus possible. On est enfin à Comodoro, on peut donc rejoindre les autres a leurs Airbnb. Bah non, ils répondent pas pendant un moment puis nous répondent ensuite qu'ils vont bientôt partir.

    Donc avec Louis, on attend. On observe le lever de soleil sur l'océan atlantique qui est sublime on va pas se mentir. On a faim donc on va dans une vilaine station service voire du café et graille des trucs miteux. Louis prend un café bien noir alors quil déteste, l'acteur hollywoodiens.

    Bref, on retrouve enfin les autres, avec qui on graille encore comme des porcs et fait la sieste près de la plage, avant de prendre un autre bus de nuit pour Bariloche cette fois.

    Au lieu de se poser dans cette ville, on décide de prendre direct un bus pour Osorno, au Chili. On y arrive fin de journée, puis on prend ENCORE un énième bus de nuit pour arriver a Santiago. Ça fait 3 nuits d'affilées dans le bus pour Louis et moi, c'est bien hardcore comme il faut mais au moins on est à temps à Santiago.
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