⛵️ Transat J5 - 28/11/2025
27. November 2025, Ocean Atlantique Nord ⋅ ⛅ 26 °C
Une révolution à eu lieu à bord du Zanzibar : nous avons réussi à faire fonctionner le régulateur et celui ci à "piloté" le Zanzibar toute la nuit, moyennant quelques interventions de ma part en cours de nuit mais je commence à avoir confiance...
En fait j'ai compris que le fletner était là pour donner l'impulsion au safran du régulateur d'allures et non diriger à lui seul les 12 tonnes du bateau. Après inversion des câbles transmettant l'impulsion mécanique de l'aérien (pâle se calant dans la direction du vent choisie), et libération du safran, le résultat est génial : le régulateur fonctionne à merveille au grand largue avec une petite oscillation de route < 10°. La révolution est double car l'utilisation du régulateur d'allures (purement mécanique) permet de ménager le pilote hydraulique principal et de réaliser une économie sur la consommation permanente du bord. Nous vérifierons cela à l'usage... Le temps est plutôt gris aujourd'hui et la production solaire risque d'être faible.
Nous remarquons chaque jour que le soleil se lève un peu plus tard (rien d'anormal puisque nous faisons route plein Ouest). Mais quelle heure est il réellement car si nous restons calés à l'heure du Cap Vert qui est celle affichée à bord, on risque d'être un peu perdus après 4000 km de traversée? Nous avons toutefois bien pris l'habitude de vivre sans se soucier de l'heure depuis 5 mois. Nous réalisons avec Titouan le petit exercice suivant : "Sachant qu'une journée dure 24h, à quelles valeurs de longitude ouest devrons nous reculer nos montres par rapport au temps universel (TU) dont le centre du fuseau passe par la longitude 0° Ouest (méridien de Greenwich) ?" Aller vous avez 1h...
Les degrés de longitude permettent de se localiser sur la surface terrestre dans le sens Est-Ouest (l'autre coordonnée est la latitude sens Nord-Sud mais nous n'en avons pas besoin ici). La terre est découpée en 360° de longitude, représentant les 24h, on détermine donc la largeur d'un fuseau horaire : 360/24 = 15°. Nous devrons donc reculer notre horloge d'une heure tous les 15° de longitude parcourus. Le centre du méridien de Greenwich étant à 0° de longitude Ouest, le premier fuseau intervient à 7°30' Ouest (TU-1), le second fuseau à 22°30' Ouest (TU-2). Notre position actuelle en longitude est 33°24' Ouest : nous devons régler notre horloge du bord à TU-2 soit 3h de moins qu'en France où l'heure d'hiver est à TU+1. Nous passerons très bientôt à TU-3 après 37°30' Ouest (dans 48 heures...).
Bravo à ceux qui ont lu jusqu'ici, voilà qui vous fait une belle jambe ! Bel exercice je trouve et Titouan semble apprécier, il surveille la position GPS et se tient prêt pour le prochain fuseau.Weiterlesen
⛵️ Tansat J4 - 27/11/2025
26. November 2025, Ocean Atlantique Nord ⋅ ☀️ 25 °C
La vie à bord est extrêmement paisible et faite de bonheurs tous simples : poissons volants, douches au seau d'eau de mer , coucher ou levers de soleil, petit quartier de lune hyper brillant, ciel étoilé comme jamais, petits plaisir culinaires, tentatives de pêcher le thon du siècle et bricolage pour moi, presque comme à la maison... Nous sommes jeudi, déjà 3 jours pleins que nous naviguons dans des alizés orientés comme il se doit NE et plutôt modérés (<20nd). Nous faisons quasi route directe (à 10° près) car il s'agit d'optimiser l'angle de l'allure Grand Largue que nous tenons depuis notre départ. Nous avançons toujours sous Génois seul, qui nous permet de tenir une modeste moyenne de 5,5nd sur 24h, tout en ménageant confort et contraintes sur Zanzibar (les 2 étant souvent liés). J'ai experimenté le régulateur d'allures, celui ci fonctionne bien 10 minutes mais finit par se laisser dépasser par les embardées du bateau (houle arrière). Peut être avec plus de vent...ou sur d'autres allures... en tout cas c'est encourageant et ça reste à optimiser. Cette solution ne permet pas pour l'instant au pilote automatique principal et à l'équipage de se reposer dans la durée. L'utilisation d'un pilote de barre franche monté sur le fletner du régulateur d'allures marche aussi plutôt bien et m'a permis d'aller dormir 1h entière avant qu'il ne décroche... c'est une bonne nouvelle qui démontre qu'en cas d'avarie sur le pilote principal on pourrait se débrouiller sans avoir à tenir la barre 24h/24h. Avec quelques réglages supplémentaires, notamment sur la rigidité de la fixation de l'ensemble (le safran du régulateur d'allures ayant tendance à prendre de l'angle sous l'effet de la traînée, néfaste à l'efficacité du fletner..) on devrait tenir la solution.Weiterlesen
⛵️ Transat J3 - 26/11/2025
25. November 2025, Ocean Atlantique Nord ⋅ 🌬 25 °C
La nuit à été très calme, dans le prolongement de la journée d'hier. Notre moyenne 24h est passée à 5,5nd et nous avons parcouru 250 NM depuis le Cap Vert. Météo prise, café avalé, bilan de l'avancée et des consommations d'énergie fait, la mission du jour est de réussir à maîtriser une solution de pilote de secours qui permettrait de limiter la conso d'énergie. (Et accessoirement avoir à bord une solution de secours en cas de panne du pilote principal).
Titouan barre un peu, puis prépare un gâteau au chocolat sensé succéder aux crêpes dont le stock diminue...Weiterlesen
⛵️ Transat J2 - 25/11/2025
25. November 2025, Ocean Atlantique Nord ⋅ 🌬 25 °C
En ce début de transat, nous respectons l'avancée théorique annoncée par le routage : une petite vitesse moyenne de 4,8nd sur 24h soit 117 NM parcourus depuis notre départ de Mindelo.
Nous nous efforçons de suivre la route directe (orthodomique) tant que l'angle avec le vent le permet (route plein vent arrière souvent très inconfortable et délicate à tenir). Les prévisions meteo à J+7 ne montrent pas de difficultés sur la route plein ouest pour l'instant. Les conditions sont assez tranquilles : allure grand Largue majoritairement pour un vent de 15-20nd. La houle < à 2m nous occasionne de beaux surfs sans pénaliser le confort à bord.
Le suivi de la route directe doit nous permettre en plus d'éviter de rencontrer des paquets de sargasses dont les positions (datées du 21/11) étaient au sud de la route directe en première partie de transat. La gestion de l'énergie à bord est un sujet à part entière. Partis à 100% le 24/11, le parc de batteries est à 85% 24h plus tard. Le déficit énergétique étant de 15% chaque jour dans le cas d'un ensoleillement normal et sans utiliser le moteur. Le principal consommateur d'énergie étant le pilote automatique qui fonctionne en permanence ainsi que l'électronique (nous barons finalement très peu), l'idéal serait de s'en passer (du pilote, pas de l'électronique...) ou de réduire son utilisation. Nous passons l'après midi à mettre en place et régler le régulateur d'allure embarqué depuis notre départ de France et stocké sur la jupe arrière au cas où. Quand je dis au cas où, je parle d'un soucis sur le safran ou sur le pilote. Je m'étais dit qu'en transat on aurait le temps de le tester. Le montage est OK, les tests en mode régulation vent sont moins bons : le système fonctionne au maximum 10 minutes à l'allure grand Largue et la houle n'aide pas...encourageant mais pas suffisant pour remplacer le pilote plusieurs heures. Il va falloir nous approprier le système. Nous stoppons les essais pour aujourd'hui, la nuit tombe, il est 18h30.Weiterlesen
⛵️ Transat J1 - 24/11/2025
24. November 2025 in Kap Verde ⋅ 🌧 23 °C
Départ à 10h ce matin de Mindelo. L'annexe est rincée puis pliée, on la fera sécher plus tard... Derniers coucous aux bateaux voisins. "On se retrouve de l'autre côté !" me lance Luca notre ami Italien qui en est à sa 7ieme transat et un tdm, sur un bateau de 10m. Un personnage ce Luca, j'apprécie sa simplicité. Un marin très humble : un vrai marin est humble selon moi, nourri de l'intérieur par ce qu'il vit, en ignorant le regard des autres, le plus gros bateau de celui ci, la coque plus brillante de cet autre ou encore le pilote dernier cri que personne n'a encore...
D'ailleurs, Luca connaît très bien Fredo (souvenez vous empreinte SAL Palmeira), autre authentique baroudeur adepte du minimum et du simple lui aussi.
Puis : "Vous êtes de Cherbourg vous aussi ?" m'interpelle un voilier voisin type "OVNI" ou "ALLURES". Trop tard pas le temps de discuter, le moteur couvrant la moitié des échanges... Je n'ai pas eu le temps non plus de noter son nom... on se verra aussi de l'autre côté qui sait ?... Nous nous dégageons très lentement du dévent de sao Vincente puis de santo antao, accompagnés quelques temps par un petit groupe d'une dizaine de dauphins. Après les tergiversations quasi habituelles du "costume" à revêtir afin de maintenir une vitesse optimale avec du vent portant, proche du vent arriere, nous adoptons la marche sous Génois seul, sans Gv qui nous permet de maintenir une moyenne à 6nd sur la route directe (quasi plein ouest) et surtout collant aux recommandations du routage pour éviter des zones trop rouges (vents >30nd). De ce côté là pas d'inquiétude, c'est propre devant côté météo pour les 6 jours à venir donc si on fait du plein ouest c'est top. On refera tourner les modèles ce soir.
Nous commençons à attaquer le stock transat avec lequel nous prévoyons de ne nous interdire aucun plaisir culinaire. Titouan se régale avec ses tant attendues lasagnes et j'avale un bon bœuf bourguignon. Je vais refaire du pain cet après midi, tandis que Titouan prévoit de regarder un petit dessin animé parmi les nombreux contenus numériques téléchargés avec le wifi de la marina...
Lors des essayages de "costumes" , j'ai bêtement voulu repasser une écoute de gennaker dans une poulie, sans enrouler celui-ci... mal m'en a pris lorsqu'une rafale à regonflé puissamment ce dernier... Rien de bien méchant mais j'ai du biafiner ma paume de main pour calmer la brulure. Petite leçon pour me rappeler que rien ne sert de courrir...
Quand j'ai voulu faire du pain j'ai constaté que les nombreux sachets que je prenais depuis longtemps pour de la levure boulangère étaient en fait ... du sucre vanillé.. la loose. Cela signifie pas de pain pendant la transat... c'est un coup dur, nous avions trouvé beurre confiture pour agrémenter nos petits déjeuners... En tout cas pas gravissime au point de rebrousser chemin. Sans levure, on peut faire des crêpes, on a tous les ingrédients en quantité et elles remplaceront aisément le pain des petits déjeuners. Le seul hic, c'est le temps de préparation qui est important : j'en ai préparé d'avance mais quelque-chose me dit que le stock va diminuer très rapidement. 18h on renvoie la Gv, toujours cap à l'ouest, petit largue 5,5nd, rien ne bouge : parfait. Si ces conditions peuvent se maintenir la nuit, ça sera la bonheur.Weiterlesen
⛵️ en Transat : Cabo Verde > Martinique
24. November 2025 in Kap Verde ⋅ 🌧 23 °C
2300 miles nautiques (4200 km) nous séparent de notre objectif outre-atlantique : l'île de la Martinique.
Les routages nous garantissent que l'affaire sera pliée en moins de 16 jours. Mais la route est longue... et il nous faudra ménager Zanzibar pour qu'il ne souffre pas excessivement.
En plus des conditions météo, nous devrons prendre en compte les prédictions de déplacement des bancs de sargasses qui peuvent considérablement nous ralentir : la carte actualisée au 21 novembre les place majoritairement au sud de la route orthodomique. Tandis que les meilleurs routages nous font aussi passer au sud de l'orthodomie...dilemne !!
En attendant que nous vous racontions tout ça dès que nous capterons le réseau 4g ou wifi aux Antilles, vous pouvez suivre notre avancée sur la page de tracking actualisée en temps réel :
https://forecast.predictwind.com/tracking/displ…
Pour communiquer, il est possible de nous envoyer des messages gratuitement par email (message très court de 160 caractères) à l’adresse :
881651486224@msg.iridium.com
Attention, le message doit être court
Quand aux conversations vocales, on s'en passera : nous privilegions nos 130 min irridium pour la sécurité.
A très bientôt, et merci à tous de nous suivre et pour vos commentaires !Weiterlesen

ReisenderBonne aventure, expérience unique 🤩 qui vous laissera des souvenirs impérissables sur cette traversée ! Let's go et à bientôt en Martinique 🇲🇶

ReisenderNous vous souhaitons plein de belles choses durant cette traversée, nous serons avec vous par la pensée 🤗 à très bientot outre Atlantique.

ReisenderEnfin la grande traversée... Profitez bien des grands espaces et des nuits étoilées. Bon vent bisous. Nelly et Jérôme
⚓️ Mindelo - Ilha de sao vincente
18. November 2025 in Kap Verde ⋅ 🌬 26 °C
Nous posons sur l'ancre dans la baie portuaire de Mindelo, il est 16h30. C'est une nav bien musclée que nous venons d'achever mais aucun pépin à déclarer, nous avons bichonné notre Zanzibar qui nous le rend bien. Aller on descend à terre, pressés de voir cette "grande ville" cap verdienne. La ville est très animée avec des rythmes afro qui résonnent deci delà. L'influence est multiple : on ressent l'Afrique, évidement le Portugal (origine du créole capverdien) et quelque chose du Brésil... Ce cocktail invite à prendre le temps de vivre et à la fête. Le port est exceptionnellement animé car de nombreux voiliers s'y rassemblent à cette période pour l'édition annuelle de l'ARC (Atlantic Rally for Cruiser). C'est un rallye de plus de 160 voiliers qui traversent l'atlantique avec toute une organisation et assistance qui va bien autour (une transat de papys fricqués si je m'égare à juger)... Toujours est il que le port est plein de marins qui préparent leur voiliers et les bars de marins qui se ressourcent après avoir préparé leur voilier... Eux (l'ARC) partent le 21, nous décolerons le 25 sauf surprise météo... ça va faire du monde à surveiller au radar au milieu de l'atlantique...
Mercredi 19 novembre : Ce matin, nous jouons le jeu du check in/ check out auprès des autorités. On ne s'est pas formalisé avec ça à Boa Vista et Sao Nicolau, mais Mindelo sera notre port de sortie du cap vert et nous devrons surtout valider la sortie du pays par un tamponnage de nos passeports (pas sur que ça nous bloque vraiment pour la suite mais ne tentons pas le diable). Nous réalisons quelques courses orientées "essentiels transat". Difficile de trouver de tout. Par chance nous trouvons enfin des pots de confiture, des chips et du café moulu à pas trop cher . Il paraît que le taux de dépression des marins bretons est très élevé ici : impossible de trouver du vrai beurre 1/2 sel. Nous nous rabattons, la mort dans l'âme sur une pauvre émulsion vegetale à base d'huiles de colza et de palme à tartiner (ils appellent ça beurre...PARA BARRAR)... après midi plage et soirée avec Eric, francophone mais du Canada qui a déjà transaté via les Acores et qui rentre à la maison via les Antilles.
Jeudi 20 novembre : excellente nouvelle, nous avons trouvé du beurre demi sel 👌 : top pour la transat. Je mouline tous les jours les routages atlantique, bien que les alizés soient établis sur la route, il semble qu'un départ lundi 24 soit optimal afin d'éviter de méchantes accélérations au passage de la dernière île du cap vert San Antao (30 nd). Nous prévoyons de passer la dernière nuit au ponton, le rallye de l'ARC partant demain 21 novembre, les places vont se libérer dans la marina. Objectif : appoint en eau et gasoil puis dernier bon restau avant la transat.
Samedi 22 novembre : Nous nous rendons ce matin au Mercado Municipal, nous permettant de faire un gros plein de fruits et légumes frais à un prix défiant toute concurrence. Il est parfois utile de préciser qu'on désire acheter au "preç normal" en mode "je connais la combine"... Nous avons rendez vous à 11h auprès de la police maritime afin de récupérer les papiers du bateau (habitude capverdienne) et faire notre check out avant de quitter le Cap Vert. Demain dimanche, nous ferons tamponner les passeports auprès de l'immigration. Nous serons ainsi prêts pour décoler lundi matin. La prochaine étape étant en principe la Martinique (Le Marin, Fort de France ou les anses Saint Anne ou des 3 îlets nous avons presque 3 semaines pour nous décider...). Nous faisons tourner les routages tous les jours même si c'est sans surprise, les alizés étant assez bien établis c'est du vent portant oscillant entre 10 et 30 nd pendant les 15 à 20 jours de transat. Partir dimanche ou lundi ou mardi n'y change pas grand chose...
Montée au mât afin de vérifier que tout est OK avant le grand saut. Énième tentative de passer une drisse supplémentaire : nouvel échec... nous tenterons demain de passer un messager avec gros fil de pêche et plomb. Il nous restera aussi à nettoyer la coque, faire les pleins d'eau et de gasoil...Weiterlesen

Allez les champions ! Dégustez a foison vos 26 degrés celsius ici y'en a 20 de moins. Et merci pour la narration de l'épopée qui fait rêver. Toujours avec les français ? Des bises cotentines. Sandrine et Yo [S and J]
Ilha de Santa Luzia
16. November 2025 in Kap Verde ⋅ 🌬 27 °C
Nous nous ancrons ce samedi 15 novembre à 13h30 sur la côte Ouest de l'île de santa luzia. Cette île est quasi déserte et c'est d'ailleurs une zone naturelle protégée. Normalement le mouillage y est interdit mais le retour de quelques bateaux amis nous permettent d'envisager un arrêt au calme dans la longue baie sans véritables embrouilles. Des rafales à 30 nd sont annoncées pour les 48 prochaines heures, nous devrions y être protégés. Nous déroulons par précaution 70m de chaine sur un fond à première vue sableux. Nous nous disions justement que ça serait bien un mouillage isolé sans invitation à un quelconque apero pour une fois... C'était sans compter sur la présence du seul bateau au mouillage : Nautitech44 ... Français et membre aussi du groupe transat 2025. Il n'aura pas fallu insister longtemps pour qu'à 18h nous quittions Zanzibar et découvrimes le bord de Janago, nous ne connaissions pas encore Benjamin, Julia et leurs 3 enfants, de très sympathiques Rochellais... c'est chose faite et sommes ravis de la rencontre !
La soirée en solitaires français isolés devra attendre la transat...car quelque-chose me dit qu'à Mindelo, nous ne serons pas seuls... (oui,.. nous envisageons une étape importante au cap vert avant la transat, c'est la ville de Mindelo qui nous promet fruits frais et commerces bien achalandés)...
Dimanche 16 novembre : Nous choisissons de ne pas naviguer aujourd'hui (rafales 25-30nd) et restons au mouillage à Santa Luzia. Nous encaissons de bonnes "claques" de vent, amplifiées je pense pas le relief de l'île... Le mouillage est sûr (sable + 70m de chaine) et nous de dérapons pas. Nous sommes aussi bien protégés de la houle de ce côté de l'île. Nous profitons de cette météo peu propice aux activités nautiques pour bricoler et nous occuper à bord. De plus la ligne blanche d'écume qui ceinture la plage devant nous, nous averti qu'une tentative de débarquement à terre risque fort d'être périlleuse. Les vagues y déferlent puissamment : un coup à y laisser l'annexe et le moteur... quant à l'idée d'y aller en paddle, le vent l'interdit. TITOUAN bricole une ligne de pêche et remonte un poisson : je lève deux filets que je trempe dans un peu d'huile d'olive et une panure maison, puis recto verso dans la poêle bouillante. Voilà qui est fait pour notre repas du midi. Nous maintenons une ligne de fond à l'eau avec un gros hameçon et la tête du poisson mangé à midi. Tout à l'heure un requin tournait autour, hésitant... Wait and see.. Faisons nous discrets et attendons... bilan à la nuit tombée (18h30) : rien. L'idée d'un steak de requin commençait à tourner en boucle dans ma tête, je suis déçu.
Lundi 17 novembre : Nous sommes toujours ancrés à Santa Luzia. Les fortes rafales de vent nous contraignent à attendre l'accalmie... ce matin, les claques montent à 30-35nd et la mer blanchit autour. Le mouillage encaisse sans broncher mais la surveillance est de mise... les fichiers météo annoncent une accalmie pour demain mardi matin au mieux. Nous nous occupons à bord, il y a toujours à faire, atelier fabrication de leurre avec du vieux bout qu'on éfiloche et qui imite pas trop mal le petit poulpe... et quand il n'y a plus rien à faire et bien... on ne fait rien si tant est que lire, cuisiner, caresser le chat, attendre que la ligne de pêche veuille bien se tendre sous l'effet d'une grosse touche soit "ne rien faire"... J'ai quand même du mal à ne pas laisser divaguer mes pensées majoritairement orientées optimisation du voilier et vie à bord. Face aux fortes rafales, je bricole une pâte d'oie, permettant en théorie de diviser par 2 la traction exercée par la chaîne sur les aussières et taquets. De plus, j'ai l'impression qu'ainsi les embardées du bateau sont limitées et qu'il reste davantage calé dans le vent. Autre expérience, qui, si elle fonctionne révolutionnera la vie à bord ou devrais-je dire l'odeur à bord : la litière de Pirate ! Guirec n'en parle pas dans ses récits de voyage avec sa poule mais un animal ça fait ses besoins et sauf à le suivre avec un seau et une éponge de Javel, il y a un moment où ça sent mauvais... Bien que Pirate soit propre (il fait ses besoins dans la litière), si nous n'évacuons pas systématiquement les colis piègés ni ne nettoyons régulièrement la litière, le confort olfactif du bord en pâtit légèrement. L'idée c'est d'apprendre à Pirate à faire ses besoins ... dans les toilettes. Imaginez, plus de litière à changer, plus d'odeurs, juste une chasse d'eau à actionner quand il a fini. Nous commençons l'opération "Chat WC" (pourquoi pas ? Il y a bien Canard WC) par insérer une bassine à la bonne dimension dans la cuvette des toilettes et que nous remplissons de granulés à litière. Nous espérons que ce subterfuge l'incitera à grimper sur la cuvette. Nous n'aurons plus qu'à enlever la bassine quand l'habitude sera prise... Il n'est pas interdit de rêver, nous tentons l'expérience.
Mardi 18 novembre : Cela fait 3 jours que nous attendons une accalmie et les rafales montent encore à 25nd ce matin. Nous faisons l'école puis fin de matinée, nous décidons de lever l'ancre. La nav promet d'être un peu chaude mais si on fait les choses bien, c'est une nouvelle escale pour la fin d'après-midi : Mindelo à 27 miles d'ici. Nous partons avec 2 ris GV et rapidement ce sont les 3 ris GV que nous prennons. Le genois est à peine déroulé d'un tiers. ZANZIBAR ne souffre pas et rien ne cogne ou ne tappe. Dans ces conditions un peu musclées nous avançons à 7nd, tout en ménageant le bateau. Hors de question de casser avant la transat.Weiterlesen

ReisenderToujours aussi ingénieux Pascal ! Tu m'a bien amusé avec Pirate (qui va bientôt tirer la chasse d'eau) 🤔😋. On est resté quelques jour sans journal de bord... Ça manque. Bonne navigation BISOUS

ReisenderOla capitaine, gonflez bien les batteries avant la traversée. Attention aux papys friqués dans l'Atlantique, pas sûr qu'ils soient très vigilants à la barre. Asta la vista

ReisenderBon tout est OK pour la grande traversée Capitaine😘Bon vent BISOUS à vous deux
⚓️ Ilha de Sao Nicolau
11. November 2025 in Kap Verde ⋅ ⛅ 25 °C
Mardi 11 novembre : Nous terminons de ranger le bateau, il est 9h30. Nous avons navigué toute la nuit depuis l'île de Boa Vista : 91 miles parcourus à une vitesse moyenne de 6nd. L'ancre a touché le fond sablonneux de la Baia do Tarrafal à environ 9h ce matin. La navigation à été plutôt tranquille, le vent de travers pour 10 à 20 nd et une petite houle à peine gênante de 1m50. Nous croisons 2 voiliers à bonne distance, dont un 3 mâts barque français : LE PONANT, ça vous dit rien ???
Je ne sais pas ce qu'il faisait dans les parages mais à n'en pas douter quelques riches passagers doivent s'y la couler douce... Une petite vidéo de nuit mais on voit pas grand chose... Rien sur la ligne de traine non plus... Seul Pirate, qui passe en mode chasse la nuit, nous a ramené un petit calamar tombé sur le pont.
Autour du mouillage, les fonds sont très clairs et y plonger est toujours aussi plaisant. Nous nettoyons une nouvelle fois la coque à la brosse et repoussons ainsi l'invasion de vilains "parasites" néfastes à la bonne glisse. Je réfléchis à tout ce qui peut être optimisé pour la future transat et une coque propre en fait partie. Cet apres midi, nous partons à la découverte de Tarrafal. Nous rencontrons quelques locaux aussi appelés les "beach boys" qui proposent tout un tas des services des qu'on débarque sur une plage (excursion privée, lavage de linge, aide à l'approvisionnement de diverses choses utiles aux voyageurs). Cette pratique est plutôt généralisée au Cap Vert et je crois aussi aux Antilles. Nous nous y habitions et les échanges sont cools avec ces gars qui cherchent à gagner quelques euro ou escudos dans ces îles où les gens sont plutôt pauvres. L'argent se gagne en échange de services rendus et il n'y a pas de mendicité. J'en profite pour appointer mes réservoirs d'eau douce avec l'aide de Fances qui connaît la combine et qui dispose de bidons de 30l. 8 bidons et 2 aller retour en annexe plus loin, le plein d'eau est fait. "C'est de l'eau de la montagne, tu peux la boire...'. Je l'ai vu couler d'un tuyau depuis un local attenant au débarcadère des pêcheurs ; je réserve néanmoins à cette eau la même utilisation que celle faite jusqu'ici ; cuisine, rinçage du corps après l'eau de mer, brossage des dents. La boire sera en dernier recours si nous venions à épuiser l'imposant stock d'eau minérale embarqué.
Mercredi 12 novembre : Matin ecole, plongees etc... Après-midi : Titouan part pêcher avec son copain du voilier voisin FEELING, des dromois sur un ketch en voyage sans date de retour fixe... Ils ont une technique de pêche empruntée aux pêcheurs locaux : une bouteille d'eau (vide) comme flotteur, une ligne en dessous avec un appât vivant (petit poisson) sur l'hameçon. Bilan de l'après midi : 4 requins dont un qui faisait 2m et un poisson globe (toxiques). Ceux ci ne finiront pas dans des assiettes ( interdit...) et Julien notre voisin de FEELING s'occupe de retirer les hameçons. Fin de journée chez Keneth, Norvégien rencontré il y a plusieurs semaines à Graciosa (Canaries) que nous retrouvons par hasard sur ce mouillage. Apero, découverte de son superbe voilier en acier où l'on retrouve un poêle à bois, une machine à laver, un lave vaisselle, un vrai canapé comme à la maison, etc, etc... Le vrai charme Norvégien !.
Jeudi 13 novembre : découverte du parc naturel du monte Gordo avec ascension de ce dernier (1312 m d'altitude). Un décor naturel préservé et extrêmement vert et humide. Nous empruntons les Aluguer (bus locaux) pour nous y rendre. C'est au centre de l'île. Attention la mort peut être au tournant...ça carbure, mais confions notre vie au chauffeur (pilote ?) après tout il doit connaître... De retour au bateau, nous consacrons l'après midi aux activités sub aquatiques ; plongées à volonté avec harpon. Titouan experimente pour la première fois un petit harpon prêté par son copain du bateau voisin. Le soleil est déjà bien bas sur l'horizon et le ciel rougi quand tout le monde regagne son bateau. Pour nous c'est un poisson perroquet qui finira dans le four ce soir.
Vendredi 14 novembre : Nous restons une journée de plus dans cette baie où nous ne manquons de rien et où les rencontres avec la faune devient habituelle (requins, tortues, poissons de toutes les couleurs dont je ne connais pas les noms). Nous nous sommes régalés avec le poisson perroquet ! Rien issu de la chasse où la pêche aujourd'hui, nous mangerons du jambon pour changer... je n'ai pas eu de réponse autorisant le mouillage sur l'île protégée de santa Luzia, nous nous y arrêterons quand même. Certains voiliers du groupe y sont passés et peu se sont fait déloger (juste un cas isolé...). Titouan termine sa pêche à la traine avec son copain du voilier Feeling, la nuit est déjà tombée, ils ne vont pas tarder à revenir : le repas mijote tranquillement.Weiterlesen

Hey les aventuriers sur quel numéro je peux te tel pascal. J'essaie mais rien [jean]
⚓️ Boa Vista
5. November 2025 in Kap Verde ⋅ ☀️ 29 °C
Nous poursuivons la découverte du Cap Vert avec cette nouvelle escale sur l'île de Boa Vista. Nous sommes ancrés depuis 17h devant Sal Rei. Une navigation d'une quarantaine de miles nous y a conduit depuis l'île de Sal quittée ce matin vers 10h, après avoir récupéré les papiers du bateau conservés chez nos amis policiers de Palmeira. Navigation au moteur à 90%, en l'absence de vent. Belle contrepartie, nous avons croisé des orques 👍. Nous retrouvons MUSTIC, que nous n'avions plus vu depuis Madère. Titouan retrouve ses copains et partageons un bon moment sur Zanzibar où nous faisons le bilan des escales passées et le point sur celles à venir.
Jeudi 6 novembre : Il fait déjà bien jour et chaud quand nous ouvrons les yeux ce jeudi matin. Il faut dire que la fatigue accumulée depuis notre traversée des Canaries et les invitations à droite à gauche avec les différents équipages y sont pour quelque chose... Nous reprenons l'école ce matin puis partons découvrir Sal Rei, la ville voisine de notre mouillage. Quelques courses et un bon hamburger local plus tard nous rejoignons Zanzibar. Thimotee (voilier Mustic) à proposé à Titouan d'aller jouer avec ses copains sur la plage voisine et accompagne la joyeuse troupe sur le paddle tracté par l'annexe. C'est quasiment la première fois que je me retrouve seul à bord... j'hésite entre faire une bonne sieste et m'attaquer à quelques travaux non urgents mais demandant un peu de temps et à faire avant la transat (repasser une drisse dans le mât, vérifier les niveaux moteur, graisser tout un tas de trucs qui aiment moyennement l'air salin...). Je choisis de m'occuper du gros morceau de thon acheté ce matin au marché au poisson local. Je fais une marinade au citron oignons herbes que je réserve au frais. Le reste finira en tranches que nous grillerons à la poêle à l'envie.
Vendredi 7 novembre : École le matin, activité planche à voile l'après midi. Le plan d'eau est bien venté et nous gréons enfin la voile de planche sur le paddle. Cette voile nous accompagne depuis notre départ mais jamais les conditions ne me semblaient idéales pour tout déballer. Il faut dire que les mouillages sont majoritairement choisis avec le vent venant de la terre (protection de la cote).
Il en est de même ici, mais nous tractons la planche jusqu'à la plage, permettant de longer celle ci en sécurité sans risquer de partir au large. Titouan passe l'après midi avec ses copains de Mustic (plage,surf, paddle).
Samedi 8 novembre : le petit déjeuner avalé, nous débutons la journée par l'habituelle plongée autour du bateau. Nous observons furtivement une tortue, qui plonge dans les profondeurs à notre vue... dire que Moitessier les harponnait et s'en régalait.. les temps ont changé et ce type d'opération est aujourd’hui passible de prison ici.. n'y pensons même pas. Après midi plage pour les enfants, Titouan accompagné de ses copains y passent un bon moment... j'en profite pour graisser tout un tas de trucs sur Zanzibar, refais l'appoint d'huile dans le moteur hord bord, et lave un peu de linge. 17h, les annexes de Zanzibar, Mustic, Yumelo, Red chief convergent vers la côte, objectif : le bar de plage où nous trouvons mojitos, caipirina et autres rejouissances dans un cadre et une ambiance de rêve. La houle déferle près du bord rendant le débarquement et le départ assez "sportif" en annexe. Nous regagnons nos voiliers, bien trempés mais tous indemnes 😄.Weiterlesen
⚓️ Ilha do Sal
3. November 2025 in Kap Verde ⋅ ☁️ 26 °C
Lundi 3 novembre ; ancre jetée vers 10h dans la baie de Palmeira sur l'île de Sal. Après les usuelles vérifications de bonne tenue de notre ancre, nous envisageons de descendre à terre. Nous percevons depuis le mouillage que le lieu est plutôt vivant. Nous croisons quelques bateaux amis (Yumelo, Dichal) qui nous ont devancé pour cette traversée canaries cap vert, mais le gros des troupes est encore derrière ou sont entrain de traverser. Nous débarquons sur la grande plage longeant la baie de Palmeira et découvrons un autre continent : ce n'est plus l'Europe et c'est ce qui me frappe immédiatement. Les chien errants dans les rues, les sourires des habitants, les couleurs et la simplicité des commerces. Nous découvrons en premier lieu le débarcadère de pêche, regorgeant de poissons énormes et où les échanges sont assez sonores entre vendeurs (pêcheurs) et potentiels acheteurs. Nous arpentons au hasard quelques rues qui me rappellent que l'Afrique est toute proche. Sans aucun doute l'influence est vraiment palpable.... Nous arrivons au poste de police où nous réalisons le check-in d'entrée sur le territoire capverdien... à la cool comme prévu et indiqué par les bateaux amis déjà confrontés à cet exercice.
Quelques plongeons autour du bateau, puis ascension du mât pour Titouan : face aux usures de drisses prématurées, nous jugeons utile d'en passer une d'avance dans le mât, il reste un réa de libre la haut et une sortie en bas. Après une explication technique de l'opération, Titouan est prêt (et surtout très motivé) à monter la haut. Après une bonne demi heure, force est de constater que c'est un échec : la drisse descend bien mais tire-bouchonne quelque part avant d'arriver en bas du mât (absence de messager). Nous abandonnons pour aujourd'hui mais ne renonçons pas à la manip pour plus tard, en réfléchissant à une solution pour lester la drisse... En attendant Titouan à profité du spectacle et de ce point du vue imprenable à pu repérer une tortue nageant dans la baie.
Soirée à terre où nous retrouvons quelques français pour parler bateau, navigations et voyages autour d'un petit verre.
Mardi 4 novembre : nous passons une nouvelle fois au poste de police à 8h30 ce matin car cette fois ci il faut tamponner les passeports... et il faudra qu'on repasse avant de repartir de l'île de Sal... c'est ainsi la bureaucratie cap verdienne... puis nous nous mettons en route à pied vers la piscine naturelle de Buracona et voir le fameux blue eye, sorte de grotte ou s'engouffrent mer et soleil formant aux bonnes heures de la journée "un oeil' par les jeux de lumière dans le fond de l'eau.. après 2h de marche, nous pouvons enfin nous rafraîchir dans le lieu clairement orienté "tourisme". Peu importe, le spectacle est quand même sympa mais il faut faire la queue pour voir un bout de rocher... Nous tombons d'accord avec Titouan pour ne pas refaire les 5km à pied sous les 30°C et tentons d'embarquer dans un des nombreux bus ou taxi attirés par l'attraction touristique. Nous tombons par chance sur Nick, Adam et Paul, 3 londoniens en vacances quelques jours sur SAL et équipés d'une voiture de location. Ils acceptent de nous conduire sur Palmeira, qui correspond à leur itinéraire de découverte de l'île 👍. De retour à Plameira, nous quittons nos forts sympathiques british après avoir partagé une bonne bière au bar du port.
Retour sur Zanzibar, car nous n'avons pas encore mangé, il est 14h passé.
Soirée sur Palmeira où nous mangeons un poulet frites, Fabrice et Moe (voilier DICHAL) nous y retrouvent, ainsi que Fredo grand bourlingueur, qui connaît le Cap Vert comme sa poche. Nous échangeons nos trucs et astuces de marins avec nos expériences toutes différentes pendant des heures.. Retour sur Zanzibar et course d'annexes... un rituel de fin de soirée. Fabrice et Moe repartent demain sur Mindelo car ils prévoient de transater assez tôt pour attaquer Panama et pacifique sans traîner. Quand à nous, nous prévoyons de faire route sur Boa Vista, à moins de 40 Nm plus au sud.Weiterlesen
⛵️ Canaries >> Cap Vert
3. November 2025 in Kap Verde ⋅ ☁️ 26 °C
Mardi 28 octobre : Le mouillage de Valle Gran Rey est ce matin très inconfortable, les vents ayant tourné au secteur Ouest, une petite houle rentre dans la baie. Cela fait plusieurs jours que je fais tourner les modèles météo pour la traversée vers le cap Vert : la tempête Benjamin, située bien plus au Nord va prochainement impacter la zone par l'arrivée de houle. Cela nous orientait pour un départ mercredi. En refaisant tourner les modèles ce matin, la fenêtre semble optimale pour traverser. Il est 9h, nous faisons route au 200° à 7.2 nd, allure travers. La traversée dure en principe moins d'une semaine.
Mercredi 29 octobre : Nous effectuons une très bonne moyenne sur les premières 24h puisque nous parcourons 170 nm (vitesse moyenne 7nd). L'allure est principalement le travers avec du bon plein cette nuit. Nous maintenons 1 ris gv pour le confort, la vitesse approchant encore régulièrement les 8nd au petit matin. Le vent 15 à 20nd et la mer est plutôt belle avec une houle inférieure à 2m. Ces conditions devraient se maintenir sur les 4 jours à venir 👌.
La nuit à été calme, aucun bateau sur notre route et le voilier est bien calé : quelques bonnes heures de sommeil.
La ligne de pêche traine à l'eau depuis notre départ : toujours rien... Nous alternons les différents leures mais rien n'y fait, nous sommes maudits... Ce matin, les batteries affichent un faible pourcentage de 39%, rien d'alarmant mais il va falloir que le soleil brille aujourd'hui sans quoi nous devrons recourir au moteur pour recharger...
Cet après-midi nous cuisinons des crêpes (quelques unes pour le goûter, les autres pour ce soir). TITOUAN s'est régalé.
Jeudi 30 octobre : une nouvelle nuit s'achève sur Zanzibar et la belle moyenne de 7nd s'est écroulée à 6nd... la distance parcourue depuis notre de départ de La Gomera (valle gran rey) est déjà de 300 miles nautiques. Les conditions sont un peu plus inconfortables depuis hier car l'objectif de l'île de Sal au cap vert nous impose maintenant du vent arrière, couplé à une houle de 1,5m. Le vent à quand à lui faibli légèrement à 10-15nd. Deux solutions pour maintenir le confort (ne pas subir la houle) et surtout une vitesse correcte :
1 - augmenter l'angle avec la direction du vent de manière à stabiliser le bateau et le rendre moins sensible à la houle. Cela signifie tirer des bords de grand largue en allongeant un peu la route.
2 - réussir à stabiliser le bateau en route directe sur Sal sans perdre de vitesse
La 1ere solution est celle que nous avons experimenté cette nuit. Bilan un genois qui danse et claque, une vitesse descendue à 4,5 nd et une route écartée de l'objectif...
Après cette nuit inconfortable, le petit déjeuner avalé, la mission est d'explorer la solution numéro 2, la direction du vent ne devrait pas changer d'ici le Cap Vert et il faut trouver une solution pour ne pas subir encore plusieurs jours. De plus ces conditions sont je pense très similaires à celles que nous rencontrerons en transat, je considère cela comme un entraînement... En l'absence de tangon à bord de Zanzibar, il est difficile de maintenir le genois bien ouvert en vent arrière et celui ci "danse" en permanence, au grès de la houle, se dévente puis se regonfle brutalement en claquant et secouant au passage le gréement tout entier. La solution retenue est d'utiliser la bôme de grand voile (voile inutile en vent arrière car elle viendrait masquer le genois si positionnée sur la même amure), pour tangonner le genois. Ça fonctionne bien !
C'est déjà plus confortable...
J'avais aussi imaginé envoyer le gennaker sur l'autre amure puisque nous sommes plein vent arrière. Il est 9h, c'est chose faite : Zanzibar file à 5nd, gennois et gennaker en ciseaux. La houle ne perturbe pas trop l'équilibre et le pilote fait du bon boulot pour maintenir tout ça... Zanzibar file maintenant tel un papillon avec ses 2 ailes gonflées...
A surveiller de près l'autonomie des batteries où nous fleurons les 30 % ce matin : les nuits sont très longues et font presque 14h même à cette latitude (23° nord), le zénith du soleil est plus bas en journée (bientot l'hiver émisphère Nord), de plus un léger voile nuageux lorsque que le soleil est à son midi, (le plus efficace pour les panneaux) suffit à pénaliser une bonne charge journalière..
Pirate est comme un poisson dans l'eau, il passe son temps à roupiller, réclamer quelques caresses : pas du tout stressé par ce "sol qui bouge tout le temps". Il a goûté pour la première fois à un poisson volant comme on en retrouve assez régulièrement "échoués" sur le pont. Il en est fou ! C'est bon à savoir et surtout ça lui change des croquettes.
Vendredi 31 octobre : une nuit reposante à bord de Zanzibar où nous croisons un seul cargo à plus de 3 miles qui déclenche l'alarme du radar mais rien d'extraordinaire... l'absence de trafic est un vrai plaisir pour la sérénité à bord : très peu d'alarmes venant briser le silence ou plutôt le doux frémissement de la coque qui glisse quasi plein vent arrière à 5-6 nœuds. Nous passons la nuit avec le gennaker seul qui fait un boulot remarquable (un peu aidé par un pilote automatique efficace). Nous pêchons une belle aiguillette dans la nuit (60 cm), je la vide immédiatement et la réserve au frigo pour demain midi (espérons qu'elle n'aura pas trop d'arrêtes...). Pirate y goûte immédiatement lors de l'opération de nettoyage. Je crois qu'il adore la croisière (un peu de poisson tous les jours dans la gamelle) et ne fait pas la fine bouche, nous devons le rentrer de force dans le carré car je sens que son instinct de chasseur est décuplé par cet encas tombé du ciel en pleine nuit...Il ne faudrait pas qu'il saute à l'eau enivré par tant de plaisir. Au petit matin, le compteur affiche près de 410 miles nautiques parcourus depuis La Gomera, la belle moyenne de 7nd est à présent descendue à tout juste 6nd : difficile de faire des miracles plein vent arrière 10-15nd. Quelques nuées de poissons volants au lever du jour, mais aucun n'atteindra par malchance le pont de Zanzibar. A en croire PIRATE, c'est délicieux et nous aimerions y goûter. Bernard Moitessier dont je continue de lire les œuvres (j'ai relu "la longue route", lu "un vagabon des mers du sud" et enfin attaqué "le cap Horn à la voile"), s'en régalait en les ramassant par poignées sur le pont de Joshua chaque matin, à peu près dans les mêmes parages que nous... Des choses auraient-elles changées depuis 1965 ? Je ne désespère pas de connaître les mêmes emerveillements que lui, à base de tortues, phoques, oiseaux, planctons phosphorescent, dauphins, etc... en tout cas leur nombre et la fréquence de rencontre sera sans aucun doute bien moindre...vive les temps modernes 🫣, l'ere (l'erreur ? ?) des dérivés pétroliers et du numérique... il n'y a pas de coupables désignés mais des milliards de responsables et j'en fais partie sur mon voilier en polyester... Si la nature est résiliente, nous ne lui laissons plus le temps...et brûlons les ressources plus vite qu'elles ne se créent... Et la révolution écologique ? ? rien de plus que des coups d'épée dans l'eau, seul un cataclysme ferait (contraindrait à) changer les lignes.
Impossible de mettre des milliards d'individus à marcher dans le même sens sauf à en inciter quelques uns... Le changement pourrait être initié par ceux qui tracent les lignes à commencer par être d'accord sur l'urgence et l'ampleur des changements à entreprendre....Pas de politique, non, c'est de la logique...
Batteries à 18% ce matin... il faut que le soleil brille aujourd'hui sinon, je vais devoir faire tourner mon moteur au gasoil pas beau vilain...🤑🤭.. Le problème des panneaux pas assez efficaces avec l'incidence des rayons du soleil trop faible en automne (et hiver) à trouvé solution cet après-midi : ceux ci sont fixes sur un plan horizontal sur le portique, il faut pouvoir les orienter !. C'est chose possible à présent, ils sont maintenant orientables de la position horizontale à plus de 70 ° vers l'avant (par contre, impossible vers l'arrière). Nous testerons ça demain en pleine journée, les premiers tests aujourd'hui (fin d'après midi soleil déjà bas) ont permis un gain de 100 w 👍.
Samedi 1er novembre : Cest une nuit calme qui s'achève sur Zanzibar. C'est par un énième empannage que nous débutons cette journée. L'empannage consiste à changer l'armure (côté d'où vient le vent) de façon à profiter d'un angle suffisant avec le vent venant de l'arrière pour le transformer en vitesse. En clair : nous approchons de l'objectif en faisant quelques Zig Zag... l'allure plein vent arrière voiles en ciseaux tel qu'experimenté quelques jours plus tôt est quand même moins rapide bien que pratique quand rien d'autre ne marche (orientation de la houle par exemple) ...
Au jour levant, Titouan est aussi sur le pont, il m'aide à la manœuvre : c'est fait, empannage réalisé sans cocotier dans le gennaker... et nous avons à présent un angle suffisant avec le vent pour faire route directe sur l'objectif, à une vitesse de 6 à 7nd.. : la date d'arrivée se précise, il nous reste 240 nm à parcourir (40 heures à 6nd pour les matheux)... je sens l'arrivée de nuit en terre inconnue.🫢. J'ai calculé que si nous voulons arriver de jour, il nous faut ralentir sous les 5nd (arrivée lundi matin après 7h) ou accélérer à plus de 7nd (arrivée dimanche avant 18h). La première option est réalisable car le vent devrait molir avant l'arrivée à SAL, pour cette même raison, tenir un 7nd de moyenne pendant plus de 30h n'est pas jouable... il est plus facile de ralentir, même si cela crée une petite frustration. L'approche du cap vert est paraît il préférable de jour où les casiers et bateaux de pêche jonchent l'approche.
Nous expérimentons aussi le système d'inclinaison des panneaux solaires, le moindre Watt est bon à prendre... les batteries sont à 10% ce matin, je me décide à sacrifier la production de froid dans le frigo où d'ailleurs aucune denrée ne nécessite réellement un maintient à 4°C... à part peut être mes bières, mais il faut parfois prendre de très dures décisions 😭.
Après midi dans la continuité : navigation paisible, envoi du spi en remplacement du gennaker lorsque le vent mollit : le résultat en terme de vitesse est quasi identique, mais ça nous entraine à aux manœuvres... Cette manœuvre a surtout permis de constater que la drisse utilisée pour l'envoi du gennaker ou du spi est sacrément abîmée et bonne à remplacer (Gaine explosée et âme entamée). C'est déjà la 3ieme drisse...Encore du retour d'expérience de l'utilisation du gennaker dont la surface (77m²) impose des contraintes sur le matériel (poulies, drisses, bout dehors). Il fait pourtant notre bonheur et celui de Zanzibar qui s'envole allègrement au portant dès 10nd de vent. Cela fait 3 jours qu'il est déroulé et qu'il encaisse tout en nous rendant un énorme service dans ces allures mais il faudra surveiller les phénomènes de ragage à l'avenir lors d'utilisations prolongées (transat...). En attendant la drisse est remplacée et suit le messager de la précédente par une chance inouïe (la gaine arrachée avait pourtant de fortes chances de se coincer en chemin dans le mat...) La zone responsable de la détérioration est identifiée, il s'agit de la gorge d'entrée de drisse en bas du mât. Je vais limer celle ci pour limiter le tranchant (la drisse à déjà commencé à limer mais elle a perdu le combat...).
Dimanche 2 novembre : écrire "novembre" me fais une drôle d'impression, et pour cause, le thermomètre ne descend plus sous les 25°C depuis hier, les nuits sont moites et le pont de Zanzibar trempé au lever du jour comme s'il avait plu toute la nuit...Il est 10h00 locales et le thermomètre du carré affiche déjà 27°C. Pourtant le soleil est bas, seul signe distinctif de la saison hivernale. Ce soleil nous permet tant bien que mal de "récolter" 25% de charge batteries par jour, que nous perdons chaque nuit par l'utilisation des instruments de navigation (radar, AIS, VHF en veille 16, afficheurs et pilote auto). Ces appareils consomment en permanence 10 A : l'équilibre production/consommation sur 24h est tendu et ce matin, c'est le moteur qu'il a fallu utiliser pour compléter et sortir de la zone rouge où les batteries risquent de se mettre en sécurité (coupure automatique de protection). Le passage en protection des batteries n'est pas gênant en soi, au contraire ça évite leur détérioration, mais cela signifie surtout arrêt sans prévenir du pilote automatique... et potentiellement un empannage non contrôlé sous gennaker...
La nuit à été calme une fois de plus et ce n'est plus une surprise dans ces presques alizés de Nord Est. Nous poursuivons l'opération "escargot" pour atteindre l'île de SAL de jour demain matin. Nous avons passé une bonne partie de la nuit avec le gennaker allure grand Largue qui permettait avec le peu d'air d'avancer à 5nd. Lors de mon réveil de 5h, ce matin, le vent étant progressivement monté à 15-20nd, allongé dans ma couchette, je sens bien aux frémissements de l'eau contre la coque que Zanzibar vit pleinement l'instant : mer plate, grand largue, vent constant 15-20nd. La vitesse de fond est de 8nd et je sens que rien ne bouge, tout est calé, pas un craquement, Zanzibar glisse dans un accord parfait avec les éléments règlés à l'optimum. Mais je dois à contre coeur mettre un terme à cette harmonie... sans quoi nous arriverons en plein milieu de nuit prochaine au Cap Vert. Je réveille Titouan en douceur pour effectuer l'enroulement du gennaker, il est 5h30... Horrible papa que voilà ! J'aurai pu le faire tout seul mais Titouan m'en aurait voulu et la manœuvre est plus sûre à 2 (équipage et matériel). Titouan gère drisse et écoute tandis que je réalise les opérations d'enroulement et de rangement à l'avant. Puis nous déroulons le gennois au 2/3, suffisant pour l'opération "escargot".
Nous devons répondre plusieurs fois par jour au besoin de nous rafraîchir quand la chaleur n'est plus tenable et que la moiteur l'emporte.. Nous nous arrosons sur le pont à coups de seaux d'eau de 12l, le rafraîchissement vient après, grâce au vent sur la peau mouillée car l'eau de l'océan y suffit à peine.
Lundi 3 novembre : Il est 8h, il fait jour depuis 30 min et la côte de l'île de SAL se dessine clairement sur babord à une petite distance de 8 nm. L'opération "escargot" est un succès : nous arrivons bien reposés, de jour dans ce territoire inconnu. Inspection du pont après la nuit : trempé comme hier, sacrée humidité ! et un petit poisson volant pour Pirate... Le café chaud parfume le carré, nous dégustons la brioche cuite hier soir : parés pour une journée pleine de promesses...
Les fonds remontent assez rapidement et le sondeur affiche enfin quelque-chose depuis 6 jours : 98 m. Nous scrutons attentivement la surface car c'est souvent au niveau des tombants que la vie foisonne. Ca ne manque pas : une énorme raie (2m de diamètre aux bas mots) se prélasse à la surface, longeant le flanc babord de Zanzibar. Furtive apparition mais magique ! Quelques petites barques de pêcheurs sur notre route également : le radar ne déclenche même pas (trop bas sur l'eau et trop petit...). Je ne regrette pas l'arrivée de jour 👍. Nous surveillons aussi la ligne qui traine depuis trop longtemps sans aucune touche...Weiterlesen
⚓️ La Gomera
24. Oktober 2025 in Spanien ⋅ ☀️ 24 °C
L'île de La Gomera est la nouvelle étape du périple Canarien. Nous atteignons cette île à 20h30 ce vendredi 24 octobre à la nuit tombée, rendant l'exercice du mouillage légèrement plus délicat qu'en plein jour. Le mouillage est très fréquenté et nous restons un peu à distance par sécurité : la nuit est déjà bien noire et tous les voiliers ne sont pas bien visibles (certains feux de mouillage éteints...). Nous mouillons par 15m de fond 50m de chaine. En principe c'est du sable, à en croire les infos de la carto. Demain lèvera le mystère sur cette obscurité. Nous avalons goulument une énorme plâtrée de pâtes, chorizo.
Samedi 25 octobre : le spectacle au petit matin est simplement grandiose ! D'impressionnantes falaises surplombent notre mouillage. Nous visitons la charmante petite ville de Vueltas à quelques encablures d'annexe. Nous avons pu observer une multitude de poissons dans le petit port de la ville : les locaux ont visiblement l'habitude de les nourrir comme on nourrirai des pigeons... nous observons même des raies énormes sur le fond. Puis nous faisons deux trois courses au passage devant une petite supérette et j'en profite pour passer chez le coiffeur débroussailler ma tignasse de 4 mois. Je lui ai simplement demandé de faire ce qu'il pouvait, ça lui a pris 10 min et je suis pas mécontent de cet allègement capillaire. Après midi plongée dans la baie : 2 poissons trompette et un poisson perroquet à cuisiner ce soir 👍.
Dimanche 26 octobre : Nous nous sommes régalés avec le poisson perroquet, par contre, le poisson trompette c'est plein d'arêtes !! Bien que Google indique qu'il est comestible et sans danger, il est sûrement plus approprié à la réalisation de soupes ou bouillons. Nous sommes allés relever le casier posé hier soir avec les têtes de poisson : encore rien... Nous le remettons à un autre endroit et verrons demain matin... J'ai par malchance découvert le ver de feu : quelques vers accrochés au casier ont fini dans le fond de l'annexe ou je me suis gentillement agenouillé.. Ça pique un peu. Titouan, qui conduit l'annexe ne les a pas touché, heureusement. C'est urtiquant et potentiellement allergène : on fera gaffe à l'avenir.
Lundi 27 octobre : Matinée école puis récupération du casier déposé hier, une étrille remise à l'eau : on progresse... Après midi consacrée à la rando : en compagnie de Dono, Lola et leurs enfants Basile et Leo du bateau BALAOU, nous prennons le bus jusqu'au parc national de Garajonay à Las Creses. Nous faisons une boucle d'un peu plus de 4km à travers une forêt vierge magique et surprenante de fraîcheur après tant de paysages minéraux traversés auparavant.Weiterlesen
⚓️ Tenerife
23. Oktober 2025 in Spanien ⋅ ☀️ 21 °C
Jeudi 23 octobre : Il est 10h30, l'ancre touche le fond sablonneux dans l'anse de la Playa de la Ballena, après une navigation nocture très calme au portant à 6nd de moyenne. Nous sommes sur l'île de Tenerife, sur la pointe sud, près de la ville de Las Galletas. Nous avons fait un petit crochet en arrivant ce matin sur Tenerife, dans la marina del Sur, à moins d'un mile nautique à l'ouest de notre mouillage afin de faire le plein de gasoil (il n'a pas été possible de le faire hier à la marina de Las Palmas, la station étant fermée à 16h).. En moins de 30 minutes nous entrons, et ressortons du port avec le plein fait 🫡 : efficace ! Nous avons prévenu en amont la marina de notre passage et le marinero nous attendait, tout sourire et très amical, aux pompes à carburant "Hola amigo, lleno de diesel ?".
1€13 le litre, qui dit mieux ?
Nous goûtons à présent notre plaisir au mouillage. Nous croisons par hasard LOARWENN autre bateau ami et néanmoins breton (pléonasme ??) qui quittent le mouillage pour l'île voisine de la Gomera. Ils nous font un rapide topo des choses à voir à terre et nous nous souhaitons bonnes navigations avant de nous revoir sur une prochaine escale.
Vendredi 24 octobre : La matinée débute par le rituel plongeon, puis nous allons relever notre nouveau casier posé hier soir sur la pointe rocheuse au bout de la baie. Nous étions plein d'espoir mais rien, nada dans le casier. Il faut dire que nous n'avions rien de mieux pour appâter que deux bouts de couenne du jamōn du bord. La chance nous sourira plus tard, c'est certain, surtout si nous attrapons du poisson dont les têtes constitueront de meilleurs appâts. Nous effectuons un rapide tour à terre où la ville de Las Galletas ne présente pas grand intérêt mais cela permet de nous dégourdir les jambes.. même si la vie au mouillage est un vrai bonheur, fait d'occupations toutes simples. Par exemple, nous avons occupé une bonne partie de notre après-midi d'hier à explorer la baie armés de la combinaison, des palmes, des masques et tubas et .. du harpon (on sait jamais). Le harpon n'a pas servi, la vie rencontrée est très riche et colorée mais rien qui ne puisse finir dans nos estomacs. Après réflexion, j'aurai peut être du attraper un poisson de roche ou deux pour les utiliser dans le casier...
Il est 12h30, nous levons l'ancre pour l'île de la Gomera dont certains membres du groupe "transat 2025" nous on vanté les atouts. Je devrai dire "nous tentons de lever l'ancre" car une nouvelle fois il y a quelque-chose qui coince au fond et je dois rapidement remettre de la chaine sous peine de détériorer le guindeau qui encaisse péniblement la charge occasionnée pas la forte résistance (imaginez les quelques tonnes du Zanzibar tirant directement sans aucun amortissement sur le guindeau). J'enfile rapidement maillot palmes masque et tuba et plonge voir ce qui coince : la chaîne etait tout simplement enroulée autour d'une patate rocheuse. J'avale une bonne bouffée d'air pour affronter les 8m et c'est réglé 👌. Quand je dis qu'il est préférable de mouiller dans un fond fait de sable... en voici la parfaite illustration. Nous avons à bord une bouteille d'air comprimé prévue pour ce type d'aléas, je pense que 8m est un maximum pour m'en passer car au delà, la pression sur les tympans et ma capacité d'apnée me l'interdisent.Weiterlesen
⚓️ Gran Canaria
19. Oktober 2025 in Spanien ⋅ ⛅ 21 °C
Dimanche 19 octobre, il est 8h quand nous levons l'ancre de la baie de Morro Jable. Nous quittons l'île de Fuerteventura, cap sur Gran Canaria, autre île de cet archipel canarien. Deux poissons volants saluent notre départ et nous faisons rapidement route sur notre objectif de Las Palmas, à environ 50 miles. Nous touchons progressivement un vent de travers de 10 - 15 nd max, suffisant pour nous permettre d'envoyer le gennaker et d'avancer à 6 ou 7 nd. Dans ces conditions, si elles se maintiennent, nous devrions atteindre Las Palmas en fin d'après midi, en tout cas avant la nuit.
Nous arrivons à Las Palmas à 18h00, prenons contact avec le port qui gère aussi les mouillages. Nous prenons rendez vous pour demain matin afin de faire l'enregistrement. Le mouillage est littéralement bondé : nous réussissons à nous insérer dans un vide entre 2 bateaux. Le mouillage est un art et nous commençons à y exceller : choix de la bonne longueur de chaine, vérification de la bonne tenue et jugé du bon évitement des voiliers voisins, tout ça en fonction de la profondeur, de la nature du fond et des conditions météo prévues. Un mouillage réussi c'est aussi et surtout l'esprit tranquille quand on descend à terre et qu'on s'absente plusieurs heures. Las Palmas est une halte bénie des futurs transateux : magasins d’accastillage, voilerie, supermarchés achalandé comme il se doit... C'est à première vue une ville sympa, mais le temps nous manque pour visiter et il est déjà tard : nous nous y rafraichissons et mangeons super bien pour 10 € par personne 👍, puis rentrons nous reposer à bord, il est 23h.
Lundi 20 octobre : nous ne dérogeons pas aux leçons du matin, bien que les camarades français soient en vacances de Toussaint, les navigations à venir nous promettant des pauses dans cet exercice quotidien, nous (je ...) préférons prendre de l'avance.
L'après midi est consacrée à l'approvisionnement en diverses provisions et particulièrement à l'achat du matériel nécessaire à la confection d'un casier (élément indispensable et absent à bord de Zanzibar). Nous participons au concours initié par la communauté "transat 2025'' du plus beau casier ou des plus belles prises effectué par celui-ci, je ne sais plus trop bien... Nous prenons un bus et 20 minutes plus tard, profitons de notre visite dans la très équipée zone commerciale. Nous achetons quelques têtes plombées et quelques poulpes en caoutchouc pour un dessein similaire ; pêcher. Nous ne sommes plus très chanceux ces derniers jours, (lignes arrachées, poissons perdus à quelques metres du bateau), alors que nombre de bateaux amis sortent des thons. Les recettes sont partagées et je m'impatiente d'en tester quelques unes, notamment les marinades au citron ou encore en saumure sel-sucre... à tomber paraît il.
Nous avons aussi enregistré notre passage à Las Palmas et obtenu la "crew list" tamponnée des autorités permettant un futur passage aux douanes Cap Verdiennes et facilitant normalement la sortie de l'UE. Il paraît que c'est plutôt à la cool au Cap Vert, mais dans le doute...
Voilà, journée bien remplie, petite douche encore chaude sur Zanzibar et utilisation sans trop compter de l'eau du dernier reservoir encore plein : nous restons à Las Palmas jusqu'à mercredi matin oû nous entrerons dans la marina voisine pour les pleins d'eau et de diesel.
Mercredi 22 octobre : nous quittons comme prévu Las Palmas, les soutes pleines. Il est environ 18h et nous attaquons une nouvelle navigation de 70 miles devant nous permettre de découvrir l'île de Tenerife au petit matin. Navigation de nuit donc, histoire de maintenir l'équipage aguerri à cet exercice. Bonne nuit, des news demain...Weiterlesen

Gros bécos à vous trois depuis Querqueville où la tempête se prépare, on suit vos aventures avec délices, ça nous prolonge les vacances croates... Zanzibar forever ! [Sandrine et Yo]
Fuerteventura
16. Oktober 2025 in Spanien ⋅ ☁️ 22 °C
Ce matin du 16 octobre, nous levons l'ancre du mouillage d'Arrecife non pas à 8h comme prévu mais à 10h. Le moteur ne démarre plus... Le problème est électrique car rien ne se passe à l'allumage.. Après un bon moment passé à tester la batterie de démarrage, le panneau de commande et le faisceau électrique, mon attention finit par se porter sur ce dernier : un fil cassé !!. Il faut dire que le faisceau a l'âge du bateau je pense et que la multitude de connections et d'ajouts réalisés pas les précédents propriétaires l'ont rendu fragile et difficilement compréhensible... Test au contact des 2 fils : ça démarre ! Soudure propre de ceux ci et mise en route. 2 heures de retard qui contrarient notre objectif de réaliser 50 miles avant la nuit. L'arrivée dans un mouillage bondé en pleine nuit risquant de ne pas être des plus sereines... Nous choisissons de faire cap sur l'île Lobos sur la pointe NE de l'île de Fuerteventura. Des bateaux amis s'y trouvent et des petits mousses demandent où se trouve Titouan... On nous a promis une eau turquoise... il y a pire comme plan B.
PIRATE semble s'adapter sans difficultés à ce nouvel environnement un peu mouvant.. quelques miaulements cette nuit. Il est très affectueux et recherche beaucoup notre présence.
14h40 ancre posée dans un fond sablonneux et une eau turquoise de 10m devant la punta el Marrajo devant l'île Lobos. 14h50 Titouan est à l'eau avec son paddle, rejoignant ses copains du voilier Balaou...
Vendredi 17 octobre : Départ à midi du mouillage de l'île Lobos, après les cours du CNED. Les conditions de navigation sont très (trop ?) clémentes : soleil et très peu de vent... Nous alternons moteur, genois, gennaker, maintenant ainsi une correcte moyenne de 5,5nd. Nous choisissons de jetter l'ancre dans la baie de Pozo Negro, fond sablonneux, eau turquoise, 5m de fond... ça devient une habitude. Petits plongeons et nous degustons les crêpes préparées en mer... super goûter 👍.
Samedi 18 octobre : nous levons l'ancre, il est 9h30, le soleil est déjà brûlant et le vent quasi inexistant. Le moteur va tourner aujourd'hui, je le sens. Mais nous devons avancer car il reste encore quelques îles Canaries devant nous à découvrir. Nous avons comme objectif d'atteindre Morro del Jable, au sud ouest de l'île Fuerteventura dans l'après midi. C'est chose faite à 16h, nous déroulons 45 m de chaine sur un fond sablonneux et une eau bleue turquoise dans l'anse de Morro del Jable. Nous plongeons rapidement afin de vérifier visuellement la bonne accroche de l'ancre mais pas trop de doute sur un fond de sable. Cette plongée a surtout pour but de vérifier que l'ancre n'est pas entravée par de vieilles chaînes, ancres ou autres saletés qui rendraient la levée délicate voire impossible (retour d'expérience de la Graciosa 😉). Nous observons à l'occasion de cette plongée deux imposantes raies pastenague mais nous maintenons une distance sans chercher à trop les approcher. Il paraît que leur piqûre fait passer un sale quart d'heure...Weiterlesen
⚓️ Lanzarote
10. Oktober 2025 in Spanien ⋅ 🌬 22 °C
Nous quittons le mouillage de La graciosa au petit matin du 10 octobre. Il est 8h, Zanzibar s'ébranle tandis que Le touk, wapi et Lady mi 3 autres voiliers Français font de même. Notre destination est la même : Arrecife, sur l'île voisine de Lanzarote, à à peine 30 miles de la Graciosa. Ce depart simultané et un petit vent à 20nd établi nous permet de "regater" bord à bord,
Arrivée vers 13h à Arrecife, mouillage et découverte de cette ville. La mission première est l'acquisition d'une nouvelle SIM pour la data et trouver le shipchandler pour acheter quelques pièces.
Samedi 11 octobre : nous faisons quelques légères courses et retrouvons Alice et Antoine du Touk . Ceux ci disposent de tout le nécessaire pour réaliser des travaux de couture à bord et Alice m'a proposé de me remplacer une fenêtre de notre capote de roof, déchirée depuis 3 mois (navigation Cherbourg - Aber Wrac'h) et scotchée dans l'attente d'un meilleur traitement. Ce travail n'était pas urgent mais ainsi Zanzibar retrouve son état originel d'avant notre départ. Chose faite, nous nous retrouvons le soir même chez PAPA MIGUEL autour d'une bonne bière et quelques tapas.
Dimanche 12 octobre : nous nous levons tôt ce matin car nous devons prendre le bus pour l'aéroport de Lanzarote où nous attend une petite Fiat 500 de location. L'occasion de faire cette fois ci de lourdes courses venant compléter le pack "transat" que nous constituons avant le cap Vert (packs eau, lait, etc).
Après midi itinérante sur les routes de l'île avec differentes découvertes :
- baignade dans les piscines naturelles del Pichōn
- Le mirador del Rio, au nord est, gigantesques falaises offrant une vue imprenable sur l'île voisine de la Graciosa
- La magnifique plage de Papagayo au sud ouest de l'île.
Mercredi 15 octobre : Nous prolongeons une nouvelle fois le plaisir du mouillage. Le vent et la houle sont inexistants, l'eau est limpide et le soleil chauffe. Une navigation aujourd'hui se ferait au moteur, sans intérêt. L'eau est si claire, que Titouan à repéré ce matin une énorme araignée sous le bateau... ni une ni deux, j'enfile les palmes, masque et tuba ; 5 minutes plus tard, la bête mijote dans la grosse gamelle avec son bouquet d'aromates.. L'équipage s'est étoffé avec l'arrivée de PIRATE, chaton de 5 mois adopté ce matin au Centro de Protección Animal de Arrecife. Il semble s'adapter sans difficultés à son nouvel environnement. A l'heure où j'écris, il roupille en ronronnant sur la banquette, au soleil.
C'est décidé, demain, on bouge, objectif l'île de Fuerteventura, qui présente quelques mouillages sympathiques à 50 miles d'Arrecife.Weiterlesen

ReisenderTitouan doit être heureux avec son nouveau compagnon. Merci pour ces beaux paysages😍
⚓️ Graciosa
4. Oktober 2025 in Spanien ⋅ 🌬 24 °C
Samedi 4 octobre : nous consacrons notre première journée sur l'île de Graciosa à la découverte de l'unique ville de cette île : Caleta de Sebo. Celle ci se dévoile après trois bons quart d'heure de marche dans un paysage lunaire, mêlant sable et rochers volcaniques. Plusieurs volcans culminent autour de nous, c'est le dépaysement garanti. La ville semble plantée là au beau milieu d'un désert, avec des maisons blanches rappelant un peu certaines îles de Grèce. Nous faisons quelques courses sommaires.
Dimanche 5 octobre, nous nous levons à l'aube, aujourd'hui c'est location de vélos pour explorer cette île de Graciosa. Philippe, autre voisin français du mouillage nous accompagne et c'est en zodiac que nous rejoignons la ville (bien plus rapide qu'à pied...). L'île est assez petite et le tour peu être effectué en quelques heures. Nous en prennons plein les yeux. Retour et baignade improvisée sur une plage déserte au pied des falaises de l'île de Lanzarote juste en face du mouillage.
Lundi 5 : aujourd'hui nous avons gravi l'un des volcans qui culminent sur l'île. Une petite rando de à peine 2h aller retour, surplombant notre mouillage. Une vue imprenable.
Mardi 6 : encore une rando, cette fois ci, c'est au bout de 2h30 que nous marchons à l'intérieur même d'un cratère, celui du Mña del mojon qui culmine à 200m.
Un coup de vent nous contraint d'attendre jusqu'à vendredi pour rejoindre l'île de Lanzarote. Nous en profitons pour bricoler sur le bateau : j'ai réussi à reparer le bout dehors tordu en le manchonnant par l'intérieur et par l'extérieur... pas mécontent, ça devrait tenir. Promis, j'arrête de vouloir faire la course en utilisant le gennaker à moins de 70° du vent...
Jeudi 8 octobre, nous concluons l'étape la Graciosa par un petit apero sur la plage avec quelques bateaux FR du mouillage. Demain nous serons plusieurs à lever l'ancre pour l'île de Lanzarote.Weiterlesen
⛵️ Selvagem Grande 》Graciosa (Canaries)
2. Oktober 2025 in Portugal ⋅ ☁️ 22 °C
Vendredi 3 octobre : Il est 9h00 et le soleil a deja commencé à chauffer le pont de Zanzibar. Nous avons quitté Selvagem Grande hier en début d'après-midi et sommes depuis en mode "regate" avec "Touk" le voilier de Antoine et Alice qui sont aussi partis de Cherbourg. Ils vont aussi à Graciosa. Au petit matin nous sommes encore à moins de 2 miles nautiques l'un de l'autre bien que 100 miles nous séparent déjà du point de départ. Nous cherchons à grappiller le moindre dixième de nœud, en espionnant leurs infos AIS, mais la bataille est rude... cette nuit, nous sommes passés devant mais Touk nous grappille à nouveau du terrain et reviens doucement sur nous ce matin.,. la bataille n'est pas finie. Cette bataille se jouera sans le gennaker que j'ai bien (sur)exploité cette nuit : le bout dehors étant d'équerre ou à 90 °, bref plié... C'est vrai, j'avais eu , avant notre depart de Diélette, quelques discussions sur la résistance de cet appendice fait maison. On l'avait de plus renforcé par un deuxième tube à l'intérieur, avant de partir. Jusqu'ici ce bout dehors me donnait entière satisfaction et je commençais à me convaincre de sa solidité. Et bim, cette nuit le bon plein 10 à 15 nd à eu raison de mes certitudes.
J'aimerai refaire cette pièce dès que possible car l'emploi du gennaker est quand même très utile dans les alizés.
Nous posons l'ancre devant la magnifique île de graciosa que nous avons hâte de découvrir. En plus tous nos bateaux amis sont là (louawern, mustic, yumelo. Touk..)
Il est 17h, Touk arrive à son tour et pose son ancre derrière nous. Baignade express, plongée pour vérifier l'ancre... coincée dans une vieille chaine à 7m de fond... Nous avons eu la bonne idee d'aller checker l'ancre avec masque et tuba : nous constatons que celle ci est prise dans une vieille chaine sur le fond. La tuile ... Le tout à 7m de profondeur à marée basse. Je tente une plongée : le tout est vien lourd et notre ancre difficile à déplacer. Après 3 plongées, je parviens à désengager l'ancre et à la déplacer 2m au delà de cette foutue chaine.
debriefing de cette régate nous allons voir Touk..Weiterlesen

Et ben c top si vous rencontrez d'autres transateux ! Ça fait des apéros pour le papa et des copains pour le jeune Mouss ! Bizhs [Jeannot]
⚓️ Madeira - ilhas Selvagem
1. Oktober 2025 in Portugal ⋅ ☁️ 13 °C
Mardi 30 septembre, nous quittons au petit matin le mouillage de Funchal, il est 8h et le jour vient tout juste de se lever. Cette nouvelle étape de 160 miles nautiques doit nous conduire sous un peu plus de 24h aux îles Selvagem. La traversée se fait au portant allure travers, petit largue. A l'heure où j'écris (18h), nous venons de nous assoir dans le carré pour déguster un bon ananas en guise de goûter. Il faut préciser que nous avons été un peu occupés durant l'heure qui a précèdé cette pause. Une probleme sur le pilote automatique nous a bien accaparés : le verin s'est désolidarisé du secteur de barre. Celle ci (la barre) n'étant plus commandée, empannage incontrôlé du bateau sous gennaker : conséquence directe un bon cocotier dans le gennak qu'il a fallu affaler tant bien que mal sans qu'il ne tombe à l'eau. Ceci fait, j'ai pu me pencher sur le pilote, Titouan assurant la bonne tenue de cap à la barre 👍. Démontage de la liaison articulée vers le secteur de barre : verdict ce n'est pas une casse , bonne nouvelle. La partie mobile s'étant devissée du vérin du pilote. Remontage au frein filet et reserrage costaud de l'ensemble afin d'éviter les jeux responsables du dévissage à mon avis. Nous ne renvoyons pas le gennaker qu'il nous faudra dénouer... et déroulons le gennois. Cela nous coûte 1nd en vitesse pas si grave.. Il y a quand même un petit enjeu car nous avons parié avec nos amis de mouillage que nous arriverons avant eux aux Selvagem.. Ils sont en tri et en cata (Mustic et Le chat ) donc en guise d'handicap, ils nous ont laissé 3h d'avance. Pour l'instant ils sont encore loin derrière, je ne les vois toujours pas sur l'AIS.
Mercredi 1er octobre : Il est 9h et le jour levé depuis une bonne heure nous permet d'apppercevoir Salvagem Grande, la plus grande des 2 îles Selvagem. C'est toujours un bonheur d'apercevoir une terre, aussi petite soit elle, après des heures de navigation. Elle vient rompre l'horizon infini et monotone de l'océan. Il nous reste 8 miles à parcourir avant de nous y poser. Aucune trace de Mustic et Le chat... y seront ils déjà à notre arrivée ou sont ils encore derrière nous ?. Aucune trace d'eux... ni AIS, ni radar et encore moins visuelle...🤔
10h30 : ancre mouillée dans Ensenada das Carragas, le seul mouillage autorisé sur Selvagem Grande. Une voile se dessine à l'horizon, ça serait bien Le Chat !
Les deux voiliers Français Le Chat et Zanzibar se partagent à présent cette crique bordée de hautes falaises, top !. Mustic ne nous rejoindra pas, ils ont choisi finalement de ralier directement la Graciosa aux Canaries. Nous sommes rapidement rejoints par un 3iem voilier FR Le Touk, venant aussi de Cherbourg. Nous verrons tout cela de plus près cet après midi : les gardiens de l'île viennent de nous contacter tour à tour à la VHF, nous irons faire les formalités cet après midi à 15h30, avec possibilité de visite guidée de l'île (accompagnement obligatoire d'un gardien de la réserve). En attendant, je fabrique une pâte à pain et nous plongeons dans une eau limpide : nous voyons très distinctement le fond et notre chaine de mouillage qui se trouve pourtant à 15m de fond. Nous en profitons aussi pour remplacer une drisse qui présente une vilaine usure au point de tire (ragage contre la poulie à surveiller de prés). Une drisse qui casse c'est pas cool : ça peut faire une voile dans l'eau et une drisse à repasser dans le mât sans messager... des réjouissances que je préfère éviter.
Nous avons eu avec les 4 équipages présents dans la baie une après-midi très privilégiée : visite guidée de l'île par les gardes de cet espace naturel protégé. Après de légères formalités auprès de 2 douaniers (privilégiés eux aussi de travailler ici...), nous partons à la découverte de cette île très aride où on sent que la vie est un combat pour les espèces végétales qui la peuplent. Nos 2 guides ne sont pas avares d'explications et nous font découvrir les oiseaux de mer nichant à même la roche, des geco (gros lezards), en soulevant des cailloux au hasard... l'œil habitué d'un des guides nous a aussi permis d'apercevoir du haut d'une falaise deux tortues marines.
Nous terminons cette journée par un bon repas : les 3 equipages FR se retrouvent sur Le Chat pour partager le conséquent thon jaune pêché sur ce dernier lors de la traversée depuis Funchal, un régal...
Jeudi 2 octobre : Après une nuit calme et reposante au mouillage, passé les rituels matinaux, je prépare le routage pour l'étape prochaine : L'île de la Graciosa sur l'archipel des Canaries. Les enfants jouent à sauter à l'eau depuis le pont de Zanzibar quand je les entends crier depuis l'intérieur du bateau : "un requin ! un requin !"...Dans le doute, je sors la tête, pensant qu'il s'agit d'un de leurs jeux. Il n'en n'est rien, il y a réellement un requin : nous l'apercevons quelques secondes entre 2 eaux filant sous le Zanzibar...magique !
Nous avons confirmation par VHF par les Selvagem Gardians, de la présence du petit (1,50m) requin dans la baie, ils nous précisent qu'il est inoffensif.
Bizarre, les enfants ne plongent plus...Weiterlesen

ReisenderSacrée aventure, ça fait du bien à lire en cette période automnale depuis le Cotentin 🍁🍂🌧🌬
⚓️ Madeira - Funchal suite
26. September 2025 in Portugal ⋅ ⛅ 21 °C
Vendredi 26 septembre : nous sommes toujours à Funchal qui nous offre tout ce dont on a besoin à portée d'annexe. Enfin, quand le moteur de l'annexe fonctionne car hier, c'est à la rame que nous avons du rejoindre Zanzibar. Le problème de moteur s'est aggravé : impossible d'accélérer, le moteur ne monte pas dans les tours. L'activité de la matinée est toute trouvée voire obligatoire ; mecanique. De plus, les pilotes du port de Funchal on gentillement demandé à tous les bateaux mouillés devant la marina de Funchal de reculer de plusieurs centaines de mètres, argumentant que l'ancrage n'était pas autorisé si près (il va falloir réviser les cartes marines dans ce cas...). Nous nous exécutons sans broncher, ainsi que la dizaine de voiliers autour de nous. La distance au débarcadère à annexes est alors conséquente et inenvisageable sans moteur... Matinée mécanique, donc avec démontage du carburateur, nettoyage copieux des différents éléments et en particulier le gicleur au dégrippant, puis remontage. Du grand Mendez ! : ça marche beaucoup mieux maintenant. Le carburateur était encrassé. Aller on a mérité une bonne plongée, hein Titouan !.
Bonne idée la plongée : un barracuda pour le repas ce soir !
Samedi 27 : aujourd'hui, nous allons au
Mercado dos Lavradores (Marché des Agriculteurs) de Funchal, l'occasion de faire un plein de fruits frais et d'en prendre plein les yeux. Ce sont des halles dans lesquelles on trouve en majorité des marchands de fruits et légumes, d'épices variées et de poissons. Nous adoptons "kawa" à bord du Zanzibar : un plan de café déniché sur le marché, dont nous tenterons de nous occuper. Nous adoptons la technique de stockage des fruits et légumes dans un filet sous le portique. Fortement conseillée par les voyageurs rencontrés, cette technique permet de limiter (si ce n'est éviter) l'importation de vilains cafards rapidement envahissants sur les voiliers. Il en est de même pour les emballages en carton qui restent à terre et les semelles de chaussure qu'on rince avant de monter à bord.
Dimanche 28 : matinée paisible sur Zanzibar, puis retour sur le Neel 43 de Thimotee et Angie pour un peu de mécanique... ma réputation de nettoyeur de carburateur ayant fait le tour du mouillage... Nous nous affairons une bonne heure sur le honda 20 cv qui ne démarre plus depuis hier. Nettoyage et remontage du carbu sous un soleil de plomb. "Si ça démarre c'est apero sur Zanzibar, et sinon ... " quoi qu'il en soit, nous nous promettons de goûter le rhum du Zanzibar ce soir. Quelques litres de sueur plus tard, le résultat est là : ça tourne comme une horloge 😉. Petite plongée dans l'après midi, tandis que Titouan profite avec ses copains de séances de paddle tracté au hors bord ronronnant.
Lundi 29 septembre : nous envisageons de décoler demain pour poursuivre vers le sud. Déjà presque un mois passé sur les îles de Madère, octobre sera Canarien.
La traversée jusqu'aux canaries dure en principe 2 à 3 jours mais nous ferons peut être un stop sur les îles Selvagem (îles sauvages) qui sont à mi distance et quasiment sur la route. Ces îles sont inhabitées et constituent une réserve naturelle protégée dont l'accès est très réglementé. J'ai effectué une demande officielle sur le site simplifica madeira et obtenu une autorisation (automatique) qui permet de respecter une jauge de visiteurs autorisés à débarquer.
Donc plus de data (= nouvelles) avant acquisition d'une nouvelle sim aux canaries...Weiterlesen
⚓️ Madeira- Funchal
22. September 2025 in Portugal ⋅ ☁️ 20 °C
Nous avons quitté Caniçal en début d'après-midi pour une navigation pépère de 12 miles, en longeant la côte sud de l'île, jusqu'à Funchal principale ville de Madère. Ancre posée, annexe mise à l'eau, c'est parti pour explorer... Nous avons choisi de nous perdre, parcourant au hasard les rues de Funchal, afin de nous imprégner de cette ville. Quelques courses au passage et retour sur Zanzibar.
Mardi 23 septembre : opération lessive et magasin d’accastillage. Pas trouvé mon sikaflex 295UV noir et la manille que je cherchais.. pas grave, par contre nous avons pu nous occuper du linge sale accumulé depuis plusieurs semaines (rien d'énorme, on fait gaffe de pas salir 🤣🤣..). En fait la tenue de base étant le short et éventuellement le t-shirt, inutile de préciser qu'on n'accumule pas tant que ça de linge sale. Nous avons déposé un bon sac dans une laverie et récupéré lavé, séché et ... plié avec un sourire en prime 👍.
Nous sirotons une petite collation accompagnée des incontournables pastei de nata. Retour sur Zanzibar oû nous avons une pâte à rouler et à transformer en pizza 🍕. Check du moteur HB de l'annexe qui nous fais quelques caprices... il fonctionne mieux avec le starter que sans...et cale...
On va regarder ça de plus près, ça pourrait être gênant si ça se produit à bonne distance de la côte avec du vent contraire...Il faut que je trouve le pb.
Mercredi 24 septembre : journée rando, jusqu'au quartier du Monté où se trouve un jardin botanique et une attraction bien curieuse puisqu'elle consiste à descendre en luge de bois la route bien pentue qui mène à ce lieu. L'attraction est touristique à souhait et bien rodée vu l'organisation humaine et matérielle qu'elle emploie. Mais nous avons renoncé à l'idée de participer étant donné la queue de 3 h annoncée et il faut bien le dire le prix d'américains pour 5min de descente... c'est bien à pied que nous sommes montés et descendus à plus de 500m au dessus de Funchal : la vue de la haut est une belle récompense.Weiterlesen
⚓️ Madeira - Caniçal
17. September 2025 in Portugal ⋅ ⛅ 23 °C
Nous voici à présent ancrés devant Caniçal, notre première escale sur l'île de Madère. Nous ne sommes pas très fatigués de la navigation du jour d'à peine 40 miles mais choisissons de profiter de la soirée sur Zanzibar : le mouillage est bien abrité de la houle par un grand môle côté Est du port. Nous avons une pâte à pain qui finit de lever tranquillement et avons prévu de nous cuisiner de bonnes cuisses de poulet ce soir que nous accompagnerons de pommes de terre rôties, de quoi combler nos improbables carences en glucides mais qu'importe ça régale quand même !
Nous avons laissé quelques uns de nos camarades français à Porto santo, d'autres partent directement sur les canaries ou Madère. Nous nous retrouverons sur la route à un moment où un autre, nos programmes de navigation convergent tous vers le cap Vert et une transat debut décembre.
Nous réservons la découverte de la ville de Caniçal, flanquée sur la montagne devant nous, pour demain.
Jeudi 18 septembre : nous avons prévu de rejoindre les îles Canaries début octobre, à affiner avec la météo.., ce qui nous laisse encore 12 jours pour explorer Madère. Ce matin, après l'école, nous plongeons avec la go pro afin de partager le superbe spectacle sous marin caché sous le bateau..., même si en vidéo le rendu est légèrement moins saisissant...
Titouan gonfle le paddle, nous sommes bientôt parés à fouler le sol de l'île...
Caniçal, est avant tout un port de pêche bien armé en chalutiers "usine" et historiquement haut lieu de la pêche à la baleine et en particulier au cachalot. Comment je sais tout ça ? Eh bien nous avons prolongé l'école du matin par une visite du musée de la baleine de Caniçal (je plaisante... rien de très scolaire, bien au contraire). En tout cas ça nous a plu. Madère s'est depuis l'interdiction de la pêche à la baleine (1986 je crois), convertie dans la protection et l'étude de ces mêmes cétacés avec des zones protégées un peu partout autour...🤔.
Nous retrouvons Fred et Morgane ainsi que leur 2 enfants qui ont aussi choisit d'atterrir ici à Caniçal : apero Zanzibar 😉
Nous avons eu l'écho de nouvelles interactions avec les orques devant Cascais, bilan 1 voilier coulé... tout cela est bien derrière nous maintenant. Nous espérons maintenant apercevoir les baleines (inoffensives) et redoublons notre veille visuelle dans cet espoir...
Vendredi 19 septembre, nous prolongeons notre séjour à Caniçal, l'absence de vent aujourd'hui nous aurait garanti une navigation sans intérêt : au moteur. Nous en profitons pour plonger autour des rochers à quelques dizaines de mètre de Zanzibar. Nous avons pu observer d'un peu plus près un phoque entrevu la veille au soir déjà : grâce à la contribution de 2 pêcheurs locaux, relevant leurs casiers, ceux ci se sont approchés de Zanzibar à quelques mètres, voyant l'intérêt que nous portions au phoque suivant leur bateau. Ils jettent quelques restes de poisson à moins d'un mètre de Zanzibar... ça n'a pas manqué, le phoque s'est approché : une belle bête de 2m. Pas de photo, désolé, pas eu le temps d'immortaliser. On va peut être le revoir avant notre départ...
Samedi 20 septembre, nous restons à Caniçal, l'ambiance festive qui y règne et le bon abris contre la houle que constitue la baie nous y incite naturellement.
Aujourd'hui, 20 septembre 2025, Caniçal célèbre la Fête de Nossa Senhora da Piedade (Notre-Dame de la Miséricorde), une fête importante pour la communauté locale, en particulier les pêcheurs qui honorent la Vierge qui les protège en mer. L'événement comprend une procession maritime où des bateaux décorent leurs embarcations et transportent l'image de la Vierge. Titouan prolonge aussi le plaisir puisqu'il profite de la présence de Enora et Soan (bateau FR rencontrés à Porto Santo), pour jouer, plonger et explorer la baie en paddle.
Moustiquaires des cabines AV terminées, en place 👌. Remplacement d'une manille rapide d'écoute de gennaker cassée... Il y a un ship à Funchal, passage obligé avant de quitter Madère pour refaire du spare.Weiterlesen
⚓️ Ilha de Porto Santo suite
14. September 2025 in Portugal ⋅ 🌬 23 °C
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Bien que les rituels de baignades et plongées soient bien ancrés dans nos habitudes, Aujourd'hui, petites réparations sur Zanzibar :
La soupape de sécurité du chauffe eau à subit une petite cure de jouvence avec un peu de WD40 et surtout un joint torique neuf. Ça semble fonctionner après remontage, soupape étanche et fonctionnelle.
Check des niveaux moteur : tout va bien, rien à rajouter.
Un peu de couture : fabrication de moustiquaires qui permettront de maintenir une ventilation essentielle compte tenu des températures, tout en nous préservant des moustiques même si leur rencontre est pour l'instant anecdotique... Renforcement de sangles du lasyjack.
Réparation d'une fermeture de placard ..
Énième plongée sous le Zanzibar et nettoyage à la brosse de la coque qui offrait de ci de là un refuge pour quelques vies aquatiques. Nous y plongeons régulièrement depuis notre départ de Diélette, nous arrivons à maintenir une coque propre, parée aux meilleures performances avant chaque nav. Il faut y revenir régulièrement : en à peine 10 jours de mouillage, réapparaissent déjà les taches vertes sur l'antifouling.
Nous commençons à étudier notre prochaine escale sur l'île de Madère que nous pensons rejoindre mercredi 17 septembre : petite navigation d'une quarantaine de miles.Weiterlesen
⚓️ Ilha de Porto Santo
8. September 2025 in Portugal ⋅ 🌬 23 °C
Porto Santo, c'est le nom de l'île sur laquelle nous avons élu domicile ( ou devrais-je dire élu ancre). Nous allons découvrir tout cela. Mais comme toute opération, cela mérite un plan, une stratégie. D'abord, identifier les lieux : où débarquer en annexe, faire le plein d'eau est il facile dans la marina ? Les déplacements sont ils faciles à pied ? Le centre ville nous permettra t il de refaire le plein de vivres ? Puis il nous faudra decouvrir cette ile : à la vue des paysages minéraux qui nous dominent, aucun doute sur l'origine volcanique de ces îles. ..
Mardi 9 septembre ; journée placée sous le signe des formalités avec la marina (prise de renseignements, codes douches, laverie) et la GNR (gardia national républicaine.. ) qui nous attendaient de pied ferme car nous ne sommes pas allés les voir dès le 1er jour de notre arrivée.. passé un pas très sympathique quart d'heure à base de cherchage de petite bette... que fait un père seul avec son fils., nom, âge du capitaine, comment votre fils fait pour l'école ? etc, etc.. moi qui pensait être tranquille dans l'espace schengen.. après je ne suis pas complètement surpris de la chose, j'avais eu un petit interrogatoire lors de mon escale à Horta Acores l'an dernier (Portugal aussi). Fermons cette parenthèses sans intérêt. Nous avons découvert avec plaisir la clarté des eaux de Porto santo : plongeons en eaux limpides à volonté. Les fonds sont d'une clarté impressionnante. Puis visite de la ville toute proche qui se situe en bordure de la longue plage de 9 km au sud de l'île.
Mercredi 10 septembre, après un bon petit déjeuner, rituels plongeons du bateau puis c'est l'école toute la matinée.
Cet après midi nous avons loué une voiture qui va nous permettre de faire un bon plein de courses et de visiter copieusement cette ile de Porto santo qui fait moins de 15km dans sa largeur.
Nous découvrons des paysages à couper le souffle..
Nous prevoyons de rester encore plusieurs jours à Porto Santo où nous rencontrons des équipages français qui comme nous envisagent la transat. Titouan retrouve des enfants de son age pour jouer et les aperos bato sont légion. Nous faisons maintenant parti du groupe WhatsApp qui regroupe déjà 24 equipages tranzateux 2025. C'est vraiment sympa !
Vendredi 12 septembre ; après les rituels matinaux , nous consacrons l'après-midi à une des nombreuses randonnées possibles qu'offre l'île. 11 km où heureusement vents et nuages on rendu la chose agréable.
Après une baignade à la plage et une bonne douche chaude, nous voilà de retour sur Zanzibar. Nous travaillons la pâte à pain et la transformons en une pizza chorizo et un pain pour demain.
Titouan pêche depuis le bateau en attendant que ça cuise : un petit poisson de 20cm dès le premier lancé... à suivreWeiterlesen












































































































































































































































































































