Golf Pagasétique
31. maaliskuuta, Kreikka ⋅ ☀️ 14 °C
Le léger clapotis répétitif des vagues sur la plage, presque un chuchotement, quelques chants d’oiseaux, le bruit du vent dans le thym, les bruyères et autres arbustes qui nous ont abrités cette nuit. Un doux réveil ce matin, et le programme très limité de la journée fait que rien ne presse.
Premier stop à quelques kilomètres seulement: Galaxidi. Une ancienne cité maritime importante, devenue un port de plaisance touristique pittoresque et tranquille. Parfait pour un déjeuner de crustacés avant de nous lancer sur les traces de l’histoire et de la mythologie grecques antiques, en commençant par Delphes (800 av. J.-C.) et la cité du temple d’Apollon. Delphes était à la fois un sanctuaire oraculaire, un lieu de jeux panhelléniques et un centre politique où des cités grecques se réunissaient.
Les Grecs ont un rythme étonnant. Début de la journée vers 8 heures, pause déjeuner entre 13h30 et 15 heures, magasins souvent fermés entre 15 heures et 17h30, ou carrément fermés à partir de 14 heures. Fermeture des lieux touristiques vers 15h30 ou 16 heures: dans ce contexte, difficile d’être à l’heure🤔.
Donc, nous arrivons trop tard pour la visite et allons nous installer dans un camping pas trop loin pour la nuit. Mais bénis soient les voyageurs précoces: les meilleures places sont disponibles et nous offrent un panorama inoubliable pour la soirée.
Pour profiter d’un oracle, un visiteur, peu importe son importance ou son rang (mais probablement pas la même file d’attente…), pouvait se présenter devant une prêtresse, appelée la Pythie, qui, en état d’inspiration divine et enveloppée de vapeurs d’éthylène🤪, attendait, assise sur un trépied. C’est alors qu’Apollon s’exprimait à travers elle, dans des phrases souvent énigmatiques et décousues, que des prêtres reformulaient ensuite en oracles compréhensibles. C’est tout moi, sauf qu’il n’y a personne pour interpréter😉. Le site entier est d’une dimension surprenante et offre une vue spectaculaire sur les vallées et la côte. Nous n’avons aucun mal à nous imaginer l’importance et le rayonnement de ce lieu.
La météo est au beau fixe et nous décidons de pousser en direction du golfe Pagasétique: deux nuits à la plage et une virée dans le massif du Pélion, entre le golfe Pagasétique à l’ouest et la mer Égée à l’est. Monastères, villages, forêts de châtaigniers et de hêtres, et surtout des centaines de lacets permettant de franchir des pentes invraisemblables et d’offrir de premières vues impressionnantes sur la mer Égée.Lue lisää
Golf de Corinthe
28. maaliskuuta, Kreikka ⋅ ☁️ 13 °C
En raison de la météo et des températures polaires annoncées sur l’Europe, nous allons quitter à grands regrets les reliefs et mettre le cap sur la côte albanaise. Notre chemin passe par Berat, la ville aux mille fenêtres, citée comme la plus belle ville historique d’Albanie, avec ses 2 400 ans d’histoire et son centre urbain ottoman protégé par l’UNESCO. Une visite de la forteresse de Kala, qui surplombe la ville, plus tard, nous voilà en route pour la mer et un premier stop les pieds dans l’eau, dans un petit camping familial encore bien endormi en ce début de saison.
En longeant la côte vers la Grèce, nous avons l’impression que tout est en chantier: la route côtière, mais aussi les résidences de vacances et les beach clubs qui poussent tout au long de cette partie du littoral adriatique. Le pays semble vouloir passer d’un bon plan pour initiés à une véritable alternative aux destinations déjà saturées comme la Croatie ou la Grèce. Le défi d’un tel développement semble être de taille, surtout au niveau de la gestion des déchets, omniprésents au bord des routes.
Une route côtière incroyable et une traversée en ferry tout mignon plus tard, nous passons la frontière grecque par un poste de douane surdimensionné et deux douaniers somnolents mais hyper sympas, presque trop facilement 😎. Après un autre camping au bord de l’eau, plus fréquenté celui-ci, et quelques échanges entre campeurs, roadtrippers et baroudeurs habituels, nous partons pour un dernier détour indispensable en direction du Parc national du Pinde et de Metsovo, perché à 1 160 mètres d’altitude.
Dès notre arrivée, une ambiance de chalet, de neige et de brouillard nous enveloppe. Le contraste avec la côte, quittée le matin même, nous semble irréel. C’est promis, on ne nous y reprendra plus avant un moment 🥶.
Au départ, nous pensions traverser le nord de la Grèce vers l’est, en direction de Thessalonique. Mais finalement, pourquoi ne pas explorer davantage le centre du pays et descendre vers le golfe de Corinthe, pour profiter de la chaleur printanière et de l’ambiance méditerranéenne ?
Nous finissons notre journée au hasard d’un détour sur la plage d’une petite crique isolée, avec quelques maisons fermées nichées à flanc de montagne et une eau d’un bleu azur presque irréel.Lue lisää
Préfecture de Berat
25. maaliskuuta, Albania ⋅ ☀️ 15 °C
Trois jours à travers la Bulgarie pour admirer les parcs et les espaces naturels, visiter des monastères et des villages, et profiter d’une cuisine balkanique typique comme la salade shopska: tomates, concombre, poivron, oignon et fromage blanc râpé, ou encore le kavarma, une viande mijotée avec des oignons, des poivrons et des tomates.
La météo reste grise et nous avançons à travers une Bulgarie mystérieuse, secrète et ancienne. Entre montagnes brumeuses, monastères cachés, légendes thraces et traditions populaires, nous avons l’impression qu’un autre temps y respire encore.
De retour à Skopje, nous laissons Nomade pour une dernière journée entre les mains d’Alexander, notre virtuose du chauffage, afin qu’il puisse vérifier et finaliser les réglages préconisés par Webasto.
Par un soleil radieux, nous partons à pied en direction du vieux Skopje. La différence est frappante: après la fin du Ramadan, le 20 mars, et même si l’islam pratiqué ici n’est pas très strict, les rues et terrasses sont à nouveau bondées, les magasins et les shops grands ouverts.
Dans l’après-midi, Alexander nous rend la voiture avec un large sourire, et nous voilà en route pour le lac d’Ohrid, un des plus vieux du monde avec le lac Baïkal et le lac Titicaca. La ville du même nom, lieu touristique emblématique, est aussi appelée la Jérusalem des Balkans en raison de ses 365 églises.
Campement et réveil sur les rives du lac que nous longeons en direction de la frontière avec l’Albanie. En route pour une journée à travers montagnes et vallées, avec à l’horizon des cimes enneigées. Nous sommes heureux d’être de retour dans ce paysage incroyable et décidons d’emprunter la piste en direction de Berat. Environ 40 km sur une route restée fermée jusqu’à il y a dix jours à cause de glissements de terrain. Désormais refaite, elle reste praticable, même si le 4x4 y est indispensable.Lue lisää
Bulgarie
22. maaliskuuta, Bulgaria ⋅ ☁️ 6 °C
En route pour la Bulgarie, avec une première étape dans le parc national de Rila, le plus vaste du pays, qui abrite l’un des monastères les plus emblématiques des Balkans. Important centre de l’Église orthodoxe bulgare, construit au Xe siècle et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le monastère, lieu de résistance culturelle et religieuse, a été endommagé au XVe siècle après la conquête ottomane, puis reconstruit et revitalisé à partir du XVIe siècle.
Son iconographie est impressionnante et ultra-réaliste, représentant le Jugement dernier et le Paradis vs Enfer: des fresques, dans la grande tradition byzantine, couvrent presque entièrement les murs.
Quant au parc, il n’est accessible que partiellement, et notre enthousiasme à le traverser de part en part est rapidement freiné par… une piste de ski 😩. Quelques irréductibles amateurs de glisse, un unique télésiège, et une route qui s’achève dans un mur de neige.
Un peu plus loin, changement d’ambiance avec la zone naturelle de Melnik, ses étonnantes pyramides de sable et un second monastère : celui de Rozhen. Moins impressionnant, mais plus intime et propice à la méditation.
La journée s’achève; le site étant déjà fermé, nous trouvons un emplacement à proximité, à l’abri derrière une haie, avec une vue spectaculaire sur la vallée, avec juste quelques maisons éclairées dans le noir.Lue lisää
Skopje
19. maaliskuuta, Pohjois-Makedonia ⋅ ☁️ 13 °C
Nous allons quitter les montagnes de l’Albanie, ces paysages d’une beauté époustouflante, en enchaînant cols et vallées par des routes étroites. Des lacets innombrables, peu de visibilité et un goudron craquelé; nous sommes aux anges, et Nomade absorbe tout, imperturbable.
Quelques villages, souvent qu’un amas de maisons, bordés de champs. En entrant dans les villages, des charrettes tirées par des ânes, de vieux tracteurs, presque toujours rouges, des enfants en route pour l’école, quelques personnes, souvent des hommes, s’affairant ou discutant autour d’un café. Habits sombres, pas très grands, minces et musclés. Un petit signe de la main, et nous avons déjà passé.
Juste avant la frontière avec la Macédoine du Nord, le parc national de Shebenik, l’un des endroits les plus sauvages et méconnus d’Albanie. Pas moyen d’accéder plus au cœur du parc, à moins de nous équiper pour une randonnée; mais il fait frais et le printemps n’est pas encore assez avancé pour nous en donner envie.
Le passage de la frontière est une formalité: passeports, papiers du véhicule et attestation d’assurance… et bien sûr quelques questions sur le véhicule. Techniques, bienveillants, souriants… et rien à déclarer ? Non ? Merci et bon voyage.
Après Tirana, une ville marquée par un communisme isolationniste sous Enver Hoxha jusqu’en 1991 avec peu de monuments historiques, mais une architecture de béton, minimaliste, brutale et efficace, ainsi que quelques immeubles modernes à l’architecture audacieuse et ou une vie urbaine moderne et colorée y est en plein essor, nous arrivons à Skopje.
Capitale de la Macédoine du Nord, où l’histoire est plus visible: influences ottomanes et byzantines, surtout dans le Vieux Bazar, l’un des plus anciens marchés des Balkans.
La reconstruction du centre par contre est assez controversée à cause du projet « Skopje 2014 », avec ses statues gigantesques et ses bâtiments néoclassiques (colonnes, façades “antiques”) qui donnent un air de faux historique, presque de musée.
Nous nous rendons à notre entretien chauffage, dans un petit garage à 20 minutes du centre, et passons une journée en compagnie des mécaniciens, ou plutôt des magiciens du chauffage.
Quelques cafés et d’innombrables grignotages plus tard, le chauffage fonctionne, et nous repartons avec la recommandation de revenir dans trois jours pour vérifier que tout tient.
Alors, en route pour la Bulgarie et ses parcs, pas prévus au programme non plus, mais nous sommes curieux de revisiter ce pays 36 ans après notre dernier passage 😄.Lue lisää

MatkaajaAujourd'hui proche de la source et nous la croiserons à nouveau entre la Grèce et la Turquie
Tirana
17. maaliskuuta, Albania ⋅ ☁️ 12 °C
Nous devons nous l’avouer: avant de partir pour les Balkans, nous avions une certaine appréhension. Une inquiétude diffuse, difficile à nommer. Peut-être est-ce elle qui nous a poussés à accélérer en direction de la Grèce ?
En Croatie, sur une côte déjà familière, paisible et ensoleillée, la tension retombe un peu. Mais dès les reliefs arides et reculés de la Bosnie-Herzégovine, puis à l’approche des parcs nationaux du Monténégro, aux paysages aussi sublimes qu’isolés, elle revient. Sourde. Persistante.
Les nuits, dans ces endroits perdus, sont longues. Froides. Et notre capacité d’adaptation nous paraît soudain bien maigre.
Puis l’Albanie: nous quittons la côte pour des montagnes aux mille lacets, sauvages et isolées. Jusqu’à un chemin à peine visible. Au bout : une plaine verte, bordée d’arbres. Parfaite. On s’installe. On profite du soleil. Après une soirée calme, on se glisse sous la couette, l’esprit léger.
Jusqu’à ce que, vers 5 heures du matin, un bruit, ou plutôt l’absence de bruit, nous réveille.
Le chauffage a cessé de ronronner, encore ! Toute tentative de réanimation reste vaine. Il est mort !
Trois téléphones et autant de cafés chauds plus tard, le mystère est levé. Les techniciens de Webasto avaient clairement conseillé à Julien de Trip&Fish, construction de la cabine, de brancher l’alimentation du chauffage ailleurs. Ce qu’il n’a pas fait. Pourquoi ? Mystère et explications peu claires. Peu importe, le résultat est qu’on hérite du même problème. Mais au moins, on comprend. 🤨
De toute manière, nous étions en route pour Tirana, la capitale, et allons faire un crochet vers le prochain concessionnaire. Les pièces de réparation sont avec nous 😉. Malheureusement, le concessionnaire en question est spécialisé dans les climatisations des bolides de luxe et n’a aucune idée de comment réparer notre chauffage. Prochaine étape: Skopje, capitale de la Macédoine du Nord, qui n’était pas sur notre planning initialement.
En dehors de ça, nous profitons à fond de la route, des paysages et de l’accueil toujours souriant.
Bien sûr, on sent une certaine mélancolie chez les anciens, où l’accueil est retardé d’un battement de cil, le temps de jauger qui est l’étranger en face. Ils ont vécu, ou pire, participé à une guerre aussi absurde que brutale.
Sinon quelques scènes insolites:
– Chez le concessionnaire Webasto.
J’explique le problème. Il hoche la tête, il a l’air de comprendre. Je demande : vous pouvez réparer rapidement ?
Réponse : non.
Pourquoi ?
« Mes mécaniciens travaillent maintenant chez vous..! »
– Hier dans un restaurant plutôt chic.
Le maître d’hôtel me scanne de la tête aux pieds, hausse un sourcil et me demande: no smoking ?
Interloqué, je lui réponds: désolé, je l’ai oublié à l’hôtel, vous l’exigez ?… Puis je comprends qu’ici, de toute manière, tout le monde fume dans les restaurants 😂.
– Comme suite à ma double otite, je souffre toujours d’une surdité partielle, je consulte une clinique spécialisée ORL. Je m’explique à l’accueil et on m’oriente vers un spécialiste qui me reçoit en boutonnant sa blouse de spécialiste. Après lui avoir expliqué mon souci, il m’annonce qu’il n’est que généraliste et que je ferais mieux de m’adresser à un spécialiste 🥶.Lue lisää

MatkaajaHeizung ist nicht für Dauerbetrieb geschaffen, aber der Sommer ist ja nicht mehr all zu weit weg😊

MatkaajaOups! Des soucis! Les oreilles, le chauffage! Je propose le …… Schwarzwald! 🤪

MatkaajaJe répare les oreilles et mets des gouttes dans le chauffage, aucun problème. Le Schwarzwald attendra🌲🌳🌲
Viluni
13. maaliskuuta, Albania ⋅ ☀️ 16 °C
Nous quittons Kotor et la côte en direction de la campagne monténégrienne: montagneuse, spectaculaire et authentique. Des hameaux ou villages parsèment la campagne, et même si nous avons l’impression qu’une partie des maisons est fermée ou abandonnée, la terre est retournée et semble attendre la semence.
Notre premier spot, en haut d’un ancien passage de col désaffecté dans les montagnes de Nikšić, nous offre une vue panoramique spectaculaire, un silence absolu et l’impression d’être très loin de tout. La nuit tombée, l’intérieur nous semble cosy, avec une lumière tamisée, le chauffage qui ronronne rassurant et une douce musique qui nous accompagne. Quant à une sortie éventuelle, c’est une autre histoire: à l’ouverture de la porte s’offre à nous… un trou noir. Rien, absolument rien de visible, et presque aucun bruit 🧐. Il semblerait que la région soit peuplée de sangliers, d’ours et même de loups. Et s’ils étaient là, juste devant la porte, à nous attendre tranquillement ? Bon, on sort la frontale, réglée au plus bas: toute source de lumière dans cette région devient un phare.
Finalement, nous avons passé une nuit parfaitement tranquille et la faune sauvage s’est faite discrète.
Initialement, nous avions envie de partir à la découverte des parcs nationaux, comme le parc national de Durmitor ou celui de Biogradska Gora, incroyables de réputation. Mais avec certains cols ou accès toujours fermés, nous n’arrivons qu’à les approcher. Et même là, les murs de neige bordant la route, parfois hauts d’un mètre cinquante, sont impressionnants.
Sur notre route se trouve la ville de Cetinje, ancienne capitale du Monténégro, qui a conservé une certaine authenticité yougoslave. Puis le monastère d’Ostrog, appartenant à l’Église orthodoxe serbe et imbriqué dans une falaise du mont Ostrog, vers 900 m d’altitude. Réputé pour ses guérisons miraculeuses, dans mon cas les résultats se font attendre 🤔
En route pour l’Albanie, prochain pays sur notre liste. Passage en douane en cinq minutes et premier stop vers la lagune de Viluni: au programme, des plats de poisson exceptionnels, une journée de lessive et de farniente.Lue lisää
Kotor
10. maaliskuuta, Montenegro ⋅ ☀️ 15 °C
En route vers la côte adriatique, nous quittons la vallée montagneuse de Mostar et le paysage devient rapidement plus maritime et printanier. La perspective de soleil, de chaleur et d’installer notre salon extérieur n’est pas pour nous déplaire ⛱️😎.
Nous allons quitter la Bosnie-Herzégovine en passant par la péninsule de Pelješac, territoire croate situé en face de la côte qui reste bosnienne sur une vingtaine de kilomètres. Une particularité historique liée à l’Empire ottoman, qui garantissait ainsi à la Bosnie un accès à la mer.
Les paysages sur la péninsule sont splendides. Nous évitons autant que possible les grands axes pour profiter des petites routes qui serpentent entre les collines couvertes de vignes et d’oliviers. Nous aurons bien envie de passer une journée de dégustation, pour les deux bien sûr!
Retour ensuite sur la côte croate en direction de Kotor, l’un des plus beaux trajets côtiers d’Europe et qui nous fait penser à la côte amalfitaine.
La fin de la journée approche. Nous passons la douane vers le Monténégro en quelques minutes seulement et un ferry, toujours un highlight, nous permet de rejoindre la côte proche de Kotor, étape du jour: une ville médiévale dont les remparts montent dans la montagne, plus modeste mais moins touristique que Dubrovnik.
Nous trouvons finalement, sur une route à peine plus large que notre voiture et à l’heure de pointe 🥶, une grille ouverte donnant sur un emplacement où nous serons seuls pour la nuit. Le propriétaire est ravi de nous accueillir et s’excuse que les installations pour la saison ne soient pas encore terminées. Peu importe: nous sommes à quelques mètres de l’eau seulement et une douche chaude est à notre disposition.
Depuis notre départ, nous avons largement testé notre autonomie en électricité et les aménagements supplémentaires; tout fonctionne à merveille. Nomade est en pleine forme.
En revanche, côté santé, ce n’est toujours pas le beau fixe: Roland, plus bouché que jamais, restera encore un petit moment sur le banc de touche.Lue lisää
Mostar
9. maaliskuuta, Bosnia ja Hertsegovina ⋅ ☀️ 11 °C
Nous nous sommes lancés à l’assaut des reliefs de la Bosnie-Herzégovine en espérant trouver quelques paysages printaniers, mais la nature est encore en état d’hibernation et le sable du Sahara ajoute un voile qui limite l’éventail des couleurs à un échantillonnage de verts foncés, marrons et gris.
En plus, c’était sans compter avec le «Paljenje korova», le brûlage de végétation sèche, d’herbe ou de sous-bois après l’hiver. Une tradition largement répandue, même si elle est interdite dans beaucoup de régions en raison des incendies de forêt qu’elle provoque régulièrement.
Pour couronner le tout, une invitée surprise s’est jointe à nous: la grippe 🦠🤧. Chacun à son tour, nous nous sommes retrouvés, au moins symboliquement, sur le siège passager, emmitouflés dans notre quête.
Du coup, nous avançons tranquillement, profitons de la gentillesse des Bosniens et d’une cuisine traditionnelle, savoureuse et généreuse, avec beaucoup de viandes ou legumes grillées, de soupes ou de pâtisseries salées.
L’accueil dans les quelques campings ouverts nous réchauffe le cœur; peut-être que le petit schnaps au miel à l’arrivée y est pour quelque chose…
Au bout de trois jours, l’envie de rejoindre la côte adriatique et son climat méditerranéen l’emporte, mais non sans passer par Mostar, une des villes les plus célèbres de la Bosnie-Herzégovine, située au bord de la rivière Neretva, avec un vieux centre pittoresque, des rues pavées, des maisons en pierre et des bazars traditionnels. Comme ailleurs, la guerre en Bosnie entre 1992 et 1995 a laissé des traces visibles encore aujourd’hui sur les façades non rénovées. Des impacts de balles sont bien visibles; tout a dû être reconstruit et il est difficile de ne pas faire le parallèle avec ce qui se passe non loin d’ici.Lue lisää

MatkaajaAls ob die Natur nicht schon genug geschädigt wäre, man muss noch Feuer legen, natürlich zu Gunsten der Menschen. Euch wünsche ich schnelle Erholung von der Grippe und bald wärmere Gefilde.

MatkaajaHaben wir uns auch gedacht, aber manchmal haben Traditionen ein langen Atem😉

MatkaajaNous sommes ravis d’être à nouveau en route et trouvons tranquillement notre rythme😎
Beh à Krk
5. maaliskuuta, Kroatia ⋅ ☀️ 11 °C
On the road again 🎶,
bon, c’est un peu galvaudé, mais cela correspond assez bien à notre état d’esprit.
Nous avons quitté notre nid d’aigle pour nous lancer, à peu de chose près, sur les routes de la Soie.
Les quatre mois précédents nous ont permis de tester les installations, mais surtout de mettre à l’épreuve nos capacités nomadiques, et nous explorons encore notre marge d’apprentissage… 🥳🌻. Quant à la voiture, les modifications ont pris du temps, surtout le remplacement complet du chauffage 🥶🥶🥶, mais tout fonctionne à la perfection maintenant:
- Autonomie électrique et charge solaire augmentées (et branchées correctement 🤪)
- Prises USB supplémentaires installées et branchées 🧐
- Pièces détachées un tant soit peu inhabituelles, étranges, bizarres, singulières ou curieuses, étiquetées et rangées
- Rallonge de désensablement rangée… pour l’instant
- Système antidémarrage installé et testé (comment on le désactive déjà ?)
En partant de Genève, un peu trop optimistes en direction de l’Autriche, nous nous sommes rendus compte que les nuits étaient toujours bien fraîches, même avec chauffage, et notre route a assez vite bifurqué vers le sud, en direction de Trieste, de la Slovénie et de la Croatie, où nous trouvons les premiers arbres en fleurs, les jonquilles, crocus et autres annonciateurs de printemps au bord de la route.
Les visites de villages perchés, de villes insolites et de paysages spectaculaires reprennent, la vie et les habitudes à bord aussi. Même si nous avons prévu un aller-retour vers Genève tous les quatre mois environ, le fait de partir pour une période bien plus longue change la vision même du quotidien: là, c’est pour de bon 😄.
En prévision pour les prochaines semaines: la Bosnie-Herzégovine par les routes panoramiques, le Monténégro, l’Albanie, la Grèce, la Turquie, la Géorgie et l’Arménie.
Ensuite, nous aviserons en fonction de la situation politique, surtout en Iran 🇮🇷, que nous espérons voir évoluer dans le sens des habitants.Lue lisää
Turin
27. tammikuuta, Italia ⋅ ☁️ 3 °C
En route à travers un paysage bien hivernal, calés dans nos sièges chauffés, nous profitons des reliefs du Parc national des Cévennes, puis de ceux des Écrins. La boucle de notre premier tour en Europe, ainsi que la mise à l’épreuve de Nomade, seront bientôt bouclées. Il nous semble l’avoir testé dans toutes les conditions: pluie, neige, montagne, désert, sentiers boueux ou lits de rivière asséchés… ou pas 😂: il n’a pas bougé.
Après 4’000 miles et 16’000 km, les rendez-vous pour un service complet, les quelques améliorations, ainsi que la révision complète du chauffage, sont pris. Nous nous réjouissons de revoir la famille et les amis autrement qu’à travers notre écran. Nous en profiterons aussi pour laisser environ la moitié de nos habits à la maison: avec le recul, nous nous sommes rendu compte qu’ils n’étaient pas nécessaires ou, selon les régions, tout simplement pas adaptés. Nous avons donc décidé de nous équiper en route, au fil des besoins, quitte à laisser notre pull préféré au placard.
Ceci dit, notre départ en direction de l’Asie est prévu autour du 22 février, et nous nous surprenons, le regard dans le vide, à nous projeter dans des régions ou des pays que nous nous réjouissons de revoir ou de découvrir. Une nouvelle aventure commencera, et nous avons hâte d’y être.
Un grand merci pour vos messages ou encouragements, on- ou offline🥰
À bientôt, ou plutôt: 🇹🇷 Görüşürüz, 🇬🇪 მალე გნახავ, 🇦🇿 Görüşənədək, 🇦🇲 Շուտով կհանդիպենք, 🇮🇷 به زودی میبینمت, 🇰🇿 Көріскенше, 🇰🇬 Көрүшкөнчө, 🇺🇿 Ko‘rishguncha, 🇹🇯 Ба зудӣ мебинем, 🇹🇲 Görüşýänçäk, 🇨🇳 كۆرۈشكىچە, 🇲🇳 Удахгүй уулзъя 😁Lue lisää

MatkaajaQuelle magnifique aventure! Merci d’avoir partagé avec nous. Dommage que nous allons nous croiser en Asie, on aurait pu se boire un egg coffee ensemble. Ne manquez pas d’embrasser chaleureusement les filles pour nous. On se réjouit de partager votre prochaine aventure. ❤️
Pyrénées
24. tammikuuta, Espanja ⋅ 🌨 -2 °C
Pyrénées, aux portes de l’Andorre, et notre premier réveil sous la neige, par -3 °C.
Nous avions quitté la Sierra Nevada en direction du parc naturel des Sierras de Cazorla, Segura y Las Villas, rien que ça, un peu plus au nord, pour rester dans les reliefs. La terre rouge des champs cultivés, émaillée d’oliveraies et de vignes de plus en plus présentes, et, à l’horizon, des cimes enneigées; le tout baigné d’une lumière chaude, presque automnale. Nous restons en admiration devant ce spectacle et voyons à peine passer les journées.
Seul bémol: le chauffage nous a lâchés de nouveau au bout de deux jours. Et même si nos spots incroyables nous réchauffent le cœur, sortir sous la couette le matin pour chauffer la machine à café relève du défi 🥶.
À Teruel, un Parador nous tend les bras. Autour d’un excellent repas, nous décidons de:
- acheter un chauffage électrique
- nous limiter à des campings avec électricité et/ou douches chaudes
- avancer notre retour en Suisse d’une semaine
- continuer à profiter de notre voyage en suivant les reliefs sublimes à venir
Arrivés dans les Pyrénées méditerranéennes, nous sommes collés à la carretera N-260, ou Eje Pirenaico : une alternative plus sauvage aux grands axes, qui longe le piémont sud jusqu’en Catalogne. Une route panoramique parsemée de cols, vallées, gorges et villages de montagne. Impossible d’aller vite, et encore moins de le vouloir 🤩.
Après un «Hola, hermano» dans un restaurant cubain à Saragosse, hier encore, ici nous sommes accueillis par un «Parles català?»… Claro !
D’où notre réveil à plus de 1 000 mètres et par -3 °C… mais cette fois avec le chauffage, que nous avons baptisé WALL·E 🤖.Lue lisää
Sierra Nevada
19. tammikuuta, Espanja ⋅ ☀️ 7 °C
En route pour la Sierra Nevada en passant par Grenade.
Nous arrivons vers midi en espérant une petite accalmie dans le flux de touristes en direction de l’Alhambra, une forteresse et un palais d’origine islamique dominant la ville et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. En vue des files d’attente, nous renonçons à l’idée d’une visite et partons en direction des quartiers historiques aux ruelles étroites et maisons blanches.
Nous avons l’impression d’être plus à notre place, là où la ville semble chargée d’histoire et où les cultures et religions se sont entremêlées à travers les siècles. De loin, nous entendons du tango qui se réverbère sur les murs à travers les quartiers. Nous avons de la peine à identifier l’origine, tellement le son semble venir de partout. En débouchant sur une place, nous sommes accueillis par le tango et des passants qui dansent, entourés par des spectateurs, le célèbre art chorégraphique argentin. Une petite terrasse, deux chaises, deux verres de cava avec quelques tapas. Il suffit de peu pour être heureux 😄.
Retour à la voiture et en route vers les montagnes de la Sierra Nevada, avec la station de ski la plus haute d’Espagne et des pics culminant à 3’500 mètres.
Comme la neige apparaît à partir de 2’200 mètres, la majorité des cols restent ouverts, et les autres, bien qu’enneigés, se tentent en l’absence de barrières 😏.
Les paysages offrent des reliefs à perte de vue et nous avons l’impression de nous déplacer dans un décor majestueux, avec des horizons en cascade et, au fond, des sommets coiffés de neige.
Facile de trouver des places pour la nuit: la plupart des villages blancs, accrochés à la montagne, offrent des espaces bien placés et aménagés au minimum, donc largement suffisants pour nos besoins. Sur des routes sinueuses à travers ces montagnes et collines, nous sommes de retour dans notre élément.Lue lisää
Cordoba
17. tammikuuta, Espanja ⋅ ☁️ 7 °C
De retour en Espagne, ou plus précisément à Algésiras, où nous avons déniché un concessionnaire pour notre chauffage, mais nous passons d’abord une nuit plus loin sur la côte, nichés sur une terrasse: les vagues pour nous bercer, et les sentiers menant au parc national del Estrecho juste devant la porte.
De retour en ville, ou plutôt dans une zone industrielle, nous trouvons notre concessionnaire et lui confions notre confort thermique pour les quelques semaines à venir. Quelques heures plus tard, la panne lui résiste et nous sommes priés de nous présenter à nouveau le lendemain matin, à 7 h 30 🤨. Heureusement, le centre commercial le plus proche veut bien nous héberger sur son parking, et nous sommes en bonne compagnie: une vingtaine de campers s’y sont installés avant leur départ pour le Maroc le lendemain matin. Le jour suivant, tout semble aller mieux et le chauffage reprend du service dix minutes avant la pause déjeuner 😉.
En route pour la découverte de l’Andalousie, nous prenons la direction de Ronda, une ville spectaculairement perchée au sommet d’un plateau rocheux, à environ 740 mètres d’altitude. Pour la suite, nous élaborons soigneusement nos détours afin de ne pas manquer les villages blancs, entourés de vastes oliveraies.
Des collines à perte de vue, couvertes de champs d’oliviers, nous invitent à des pauses champêtres. Malheureusement, la terre alterne entre trempée et inondée et il sera impossible de nous y installer pour la nuit. Ce sera donc Córdoba, l’une des villes les plus importantes d’Europe au Moyen Âge et capitale de l’émirat puis du califat de Córdoba du VIIIᵉ au XIᵉ siècle 🕌.
La Mezquita-Catedral en est le témoignage le plus marquant: initialement l’une des plus importantes mosquées au monde, elle est un chef-d’œuvre de l’art islamique occidental. Avec ses 850 colonnes, on a l’impression de se promener dans une forêt. En son centre s’élève la cathédrale, ajoutée après la Reconquista au XIIIᵉ siècle. Les deux semblent s’intégrer dans une harmonie parfaite. Nous sommes conquis, comme transportés dans un autre monde, coupés du temps.Lue lisää
Tanger
13. tammikuuta, Marokko ⋅ ⛅ 14 °C
En partant de Fès, notre itinéraire nous a menés par les montagnes du Rif jusqu’à Chefchaouen, la ville bleue, nichée entre montagnes et bord de mer. La majorité des maisons sont peintes avec un bleu à base de chaux mélangée à des pigments naturels d’indigo. La médina nous accueille tranquillement, les touristes sont partis et les boutiques semblent somnolentes en attendant le printemps. Après Fès, où les « guides » et commerçants se sont montrés assez insistants, nous sommes sous le charme et apprécions les balades tranquilles dans les ruelles enchevêtrées.
La nature a radicalement changé. Nous sommes désormais entourés de verdure jusqu’à 1’300 mètres; les champs sont travaillés, majoritairement à l’aide d’ânes, partout ou il semble possible de cultiver céréales, légumineuses, oliviers ou figuiers, ainsi que le kif (cannabis), à ce qu’il paraît. Dans aucune autre région on ne nous en avait proposé autant qu’ici; j’imagine donc que les plantations se trouvent à l’abri ou dans des coins plus reculés encore.
En route pour Tanger, ville portuaire et point de départ vers l’Espagne, nous replongeons dans le massif du Rif par des routes plutôt approximatives, mais heureusement pas trop boueuses: montées et descentes vertigineuses à travers un paysage sublime. L’occasion d’enclencher le 4x4 et d’être fiers de nous… jusqu’à ce que nous découvrions un bus scolaire garé devant une école ! Impossible sur ces routes: ça doit être de la déco… ou peut-être pas. Mais alors, comment fait-il ? Nous poursuivons, un peu moins fanfaronnants, convaincus que pour lui, la montagne n’a pas le même goût.
Tanger, la boucle est bouclé et nous voilà en route pour nos derniers achats, surtout de quoi grignoter et un bout de tissu berbère, dans une médina marocaine. Tôt le matin, vers 10 heures quand même, les boutiques sont majoritairement fermées, mais un thé marocain nous aide à patienter jusqu’à ce que les lourds rideaux de fer soient levés.Lue lisää
Fès
10. tammikuuta, Marokko ⋅ ☀️ 15 °C
Nous partons de Midelt en direction du Moyen Atlas et du cirque de Jaffar.
Une région grandiose, minérale, sauvage, presque lunaire, sans folklore ni tourisme.
Nous avançons sur des pistes en montant à travers un paysage qui nous offre des vues à couper le souffle, dans un silence perturbé uniquement par le bruit du vent dans les rares arbres et arbustes. Bientôt, nous rencontrons la première neige, jusqu’à ce que le paysage en soit entièrement recouvert.
Au bout de 30 km, une barrière coupe la route: « interdit aux personnes non autorisées ». Au loin, nous percevons la trace de la route qui se perd dans la montagne. Il y a des moments où il vaut mieux renoncer😩.
Nous aimerions bien rester pour la nuit dans cette région, mais c’est officiel: le chauffage a rendu l’âme. Le seul moyen de le réanimer se trouve chez le concessionnaire spécialisé, en Espagne, à environ une semaine d’ici. Même si les températures peuvent atteindre 10 degrés dans la journée, les nuits restent bien fraîches à cette altitude et, en dessous de −3 degrés sans chauffage, le réservoir d’eau risque de geler.
Nous rebroussons chemin à contrecœur en direction de Meknès, l’une des quatre villes impériales du Maroc, construite à partir du Xe siècle. En arrivant, nous découvrons, juste à côté de la médina, un parking mis à disposition pour les campers, serrés comme des sardines. Mais grâce à notre porte qui s’ouvre en papillon, nous gardons une distance respectable du voisinage.
Nous nous perdons, nous retrouvons, puis nous reperdons dans le Souk et le long des remparts, entrecoupés de portes parfois discrètes, parfois monumentales. Heureusement, le prochain couscous n’est jamais loin pour terminer la journée.
En direction de Fès, à travers le Moyen Atlas, la route est bloquée à l’entrée d’un village par une barrière de neige et deux policiers. Un car, deux bétaillères et trois voitures attendent patiemment. Aucun moyen de savoir si la route sera ouverte, et chacun a sa vérité : In shā’ Allāh. Apparemment, le déneigement est en cours quelque part. Alors on attend… pile à midi, la route est rouverte et la caravane avance, déneigeuse en tête, dans un nouveau paysage enneigé.
À Fès, nous décidons de loger dans un riad, et le GPS nous dirige vers un parking non loin, à l’intérieur des murs d’enceinte de la ville, à travers des rues conçues pour que deux charrettes puissent se croiser, mais en aucun cas deux voitures 🤨. Des ruelles où s’y perdre et une nouvelle médina aux mille saveurs et aux innombrables artisans nous attendent 😄.Lue lisää

MatkaajaPas de problème, mon ami. Mon cousin arrive avec la pièce, ou une similaire, dans quelque temps, paiement cash. En attendant, mon frère a un magasin de poterie et un autre, un de tapis berbères authentiques.
Midelt
7. tammikuuta, Marokko ⋅ 🌙 0 °C
En route pour la Kasbah Kissane à Agdez, chez Véronique et Abdellah. L’endroit est magnifique: aux portes de l’Atlas, la kasbah est emblématique de l’architecture oasienne du Sud marocain. Aujourd’hui magnifiquement restaurée, elle conserve son style berbère, enrichi de quelques trouvailles venues des quatre coins du monde. Une belle soirée, en bonne compagnie, autour d’un succulent couscous, est assurée 🤩.
En direction de Ouarzazate, on se frotte à l’Anti-Atlas. Depuis notre dernier passage, il y a six ans, la route a été entièrement refaite, mais les taxis et autres transports ou camions se chargent de faire grimper notre niveau d’adrénaline à chaque virage!
Arrêt courses et victuailles à Ouarzazate, puis, avec impatience, cap sur les gorges d’Ades dans le Haut Atlas. Le paysage montagnard, d’une beauté sauvage impressionnante, se dévoile peu à peu: nous avançons doucement, d’abord à travers des gorges constellées de formations rocheuses spectaculaires, puis en direction des cols à travers un décor qui dépasse toute tentative de description.
Finalement, vers 2’600 m d’altitude, les vues sont à couper le souffle. Les températures passent en dessous de 0°C, des rafales violentes secouent la voiture et, la neige étant présente sur les routes, le 4x4 reste enclenché 💪🏻.
En descendant, nous nous arrêtons à la fin d’une série de canyons resserrés avec, incrustés dans la paroi, des maisons ou hameaux troglodytes. La nuit est tombée et nous avons trouvé un endroit plat, à côté d’une auberge, pour nous installer. Surprise: le chauffage s’arrête au bout d’une demi-heure et refuse obstinément de redémarrer. Une nuit glaciale en perspective 🥶… qui, pour finir, ne s’avère pas si grave: emmitouflés dans nos quêtes, nous avons l’impression d’être dans un bivouac en haute montagne avec l’avantage d’une machine à café pour nous réchauffer au matin.Lue lisää
N’Kob
4. tammikuuta, Marokko ⋅ ☀️ 17 °C
Après avoir fait nos adieux à Carotte, nous continuons en direction du lac Iriki, asséché la majeure partie de l’année. Une journée de pistes en vue: traînons un étendard de sable de près de 300 mètres, marquant notre présence, nous traçons à travers la plaine ouverte ou en slalomant entre les dunes.
Pile à l’heure où la faim se manifeste, nous voyons apparaître au loin une construction au milieu de nulle part. Une maison d’inspiration ksarienne, formée d’un premier étage en terre presque sans ouverture, surmontée d’une terrasse ombragée de bois et de toiles tendues. De loin, une vision irréelle; de près, une douce brise nous accompagne, pendant que nous mangeons d’excellents brochettes de poulet accompagnées d’une salade marocaine. La vie est quand-même bien faite🤩.
Arrivée le soir, le constat est sans appel: une journée magnifique…et le sable fin s’insinue partout ou il trouve la moindre ouverture. Dépoussiérage au programme.
En direction de Zagora, la porte du désert et des grandes caravanes, puis plus tard Merzouga, lieu emblématique aux dunes spectaculaires, d’un sable presque orange, atteignant jusqu’à 150 mètres de hauteur. C’est la première fois que nous croisons autant de touristes et qu’il est quasi impossible de faire un pas sans être abordé par un guide. Une bonne journée de pluie nous permet de faire profil bas et de visiter discrètement tout ce qui est possible.
Soirée dans une atmosphère douce et chaleureuse au coin du feu dans un riad traditionnel, construit en terre et en bois, organisé autour d’un patio central. Ambiance dominée par les teintes ocres et sable, accompagnées de boiseries simples et de quelques textiles berbères.
Au matin, le soleil nous accueille, et nous prenons la route en direction d’Errachidia et de la vallée du Ziz, connue pour ses importantes palmeraies de dattes. Encore des touristes, et l’envie de nous évader devient impérieuse.
Nous coupons à travers le massif de l’Amadou n’Mansour jusqu’au col du Tizi n’Tazazert, à 2 300 mètres d’altitude. Heureux de retrouver la montagne et une ambiance aride, presque inaccessible. Des sentiers perdus qui semblent mener nulle part nous invitent à les explorer, une atmosphère brute et isolée, avec des vues à couper le souffle: nous n’avançons plus, regardons, prenons des photos, écoutons le vent et respirons. Le bonheur à l’état pur.Lue lisää
Lac Iriki
1. tammikuuta, Marokko ⋅ ⛅ 12 °C
En route vers le lac Iriki, à travers une plaine aussi fascinante qu’aride, nous célébrons la nouvelle année dans le désert. Le silence nous semble rempli de promesses et le paysage est annonciateur d’une année exceptionnelle. Nous sommes persuadés d’être les architectes de notre destin, avec pour seule audace celle d’y croire.
L’âne, symbolisant l’humilité, la patience et la persévérance, n’est probablement pas le signe, mais il nous a rejoint peu après notre arrivée et ne nous a plus quittés pendant un long moment. Comme il semblait adorer les carottes, nous l’avons baptisé ainsi. Au petit matin, il était de retour, fidèle au poste, attendant son dû.
Bon, 2026 est l’année du Cheval de Feu dans l’astrologie chinoise, et nous partirons en direction de l’Asie vers la date du Nouvel An chinois ; peut-être que le désert n’avait pas de Cheval de Feu en stock 😁.
Bonne année 2026 à vous tous, merci de nous accompagner et ce sera avec grand plaisir que nous continuerons à partager la suite de nos aventures.Lue lisää

MatkaajaTrès belle année 2026 également, et nous voilà ravis de poursuivre le voyage par vos futurs récits et photos !
Tafraout
30. joulukuuta 2025, Marokko ⋅ ☀️ 13 °C
Réveillés à l’aube par le soleil qui se lève, quelque part au beau milieu d’un horizon qui nous paraît infini. Pas de visites nocturnes cette fois-ci: le fait de nous être planqués sous un arbre a dû servir de camouflage😏. Après notre premier petit déjeuner «en terrasse», nous avons repris la route, ou plutôt la piste, en direction d’Assa, à travers des plateaux pierreux, aux couleurs ocre, brune et grise, avec quelques campements nomades sahraouis au loin. Puis, en montant pour traverser les collines, la hamada, un sol rocheux presque nu.
La vitesse varie en fonction: 80 km/h sur des pistes de sable ou peu rocailleuses, avec un sentiment de liberté absolu, puis 10 à 20 km/h sur de la roche. Du coup, on en mène beaucoup moins large, à l’affût du moindre bruit inhabituel. Mais tout se passe bien: rien de cassé, tout est à sa place.
Comme nous ne voulons pas rester à Assa, une ancienne oasis mais sans réelle possibilité de campement dans les alentours, nous poussons jusqu’à Icht, toujours aux portes du Sahara, où nous avons déniché un campement nomade ouvert aux clients. Ambiance paradisiaque sans sophistication. Après une douche chaude et un excellent tajine au poulet, accompagné d’une salade marocaine, nous sommes aux anges… le bac à lessive sera toujours là demain 🥶.
De Icht à Tafraout, une route sinueuse nous conduit à travers des canyons et des gorges étroites. Nous avons l’impression de nous approcher de l’Anti-Atlas et de passer d’un monde sahraoui à un monde montagnard berbère. La végétation est plus présente, mais les pluies des dernières semaines ont clairement laissé des traces: ponts effondrés, routes affaissées ou carrément disparues sous les éboulements. Les roches, de couleurs grises, roses, rouges et orangées, sont spectaculaires.
Puis, en quittant Tafraout en direction de Tata, changement de décor: les paysages deviennent plus minéraux et désertiques, presque lunaires. Les étendues s’élargissent, et nous montons jusqu’à 1 900 mètres, où nous établissons notre campement au bout d’un chemin isolé, sur un terrain rocailleux et aride, entouré de collines douces aux teintes ocre. Assis sur une roche, admirant les derniers rayons du soleil, nous nous réjouissons d’une nuit constellée… et du chauffage qui deviendra vite indispensable avec les 2 °C annoncés au petit matin.Lue lisää
Tan-Tan
28. joulukuuta 2025, Marokko ⋅ ⛅ 16 °C
Nous sommes arrivés à Tan-Tan, le point le plus méridional de notre voyage le long de la côte atlantique et 3 100km en ligne directe depuis l’endroit le plus au nord de l’Écosse, John o’Groats.
Sur les derniers kilomètres, le paysage devient plus désertique et nous offre un avant-goût du décor qui nous attend.
Assis autour d’un tajine au poulet, nous demandons au serveur s’il connaît la route de Msseyed à Assa le long des Monts Ouarkziz, une chaîne montagneuse saharienne moins connue que les grands massifs de l’Atlas, mais pas moins spectaculaire. Il nous affirme qu’il n’y a pas de route, enfin, qu’il n’y a carrément rien là-bas. Pourtant, sur nos cartes, il y a bien une route, une piste ou un sentier…
L’entrée n’est bien entendu pas à l’endroit indiqué, mais à quelques kilomètres de là. Nous nous aventurons dans une piste qui varie entre cailloux, sable et oueds asséchés, à travers un paysage aride et désertique, avec une végétation basse et dispersée, qui semble s’accrocher au sol.
Nous nous promettons de faire demi-tour au moindre signe de fin de route, mais il n’y en a pas. Au contraire, d’autres pistes se joignent à la nôtre ou s’en écartent. Nous avançons, les yeux rivés sur le GPS et le tracé préenregistré; le réseau GSM nous a quittés depuis un bon moment déjà.
L’étape du jour sera facile à trouver: partout. Nous nous arrêtons près d’un arbre — peut-être avons-nous quand même besoin d’un repère, et commençons par admirer le silence absolu. Une phrase s’impose d’elle-même: nothing to do, nowhere to go, un endroit où l’existence se suffit à elle-même. Ça y est, nous sommes arrivés.Lue lisää

Matkaaja
Vidéo prise par un chameau attaché à une corde ? Un dromadaire ? Le Petit Prince ?
Sidi Ifni
27. joulukuuta 2025, Marokko ⋅ 🌧 15 °C
En route depuis Essaouira en direction du sud, le temps est avec nous et les paysages sont splendides. Les plages sont prisées par des surfeurs et le style de vie qui va avec: roots, free surf entre reggae et Baba, habitat privilégié: fourgonnette aménagée ou camping sauvage. Signe de reconnaissance: combi néoprène descendue jusqu’à la taille et, bien sûr, planche sous le bras. En attendant, pour l’instant, les vagues ne dépassent que rarement les 50 cm. J’imagine que ce n’est pas le nirvana de «L’Été sans fin», mais le cœur y est.
Nous profitons d’Agadir pour faire les course, mais sans nous attarder. La ville nous semble trop grande ou trop étendue et les paysage qui nous attendent sont d’une beauté sauvage époustouflante.
Aujourd’hui, quelques heures de trajet sous des pluies diluviennes. Les chaussées se sont transformées en ruisseaux et les ruisseaux en torrents. Les habitants, inquiets, observent à distance rassurante ce qui se passe dans ces lits de ruisseaux habituellement paisibles et le plus souvent asséchés. Nomade trace sa route à travers l’eau et la boue, et nous croisons les regards inquiets des passagers de voitures ou de campers arrêtés sur le bas-côté. Enfin, nous attaquons notre première traversée de l’Anti-Atlas occidental: collines et petits massifs rocheux, souvent ocres ou brun-gris, parfois sur la même paroi, voire la même pierre, pour arriver de l’autre côté sur la côte de Aït Baamrane, d’une beauté sauvage inouïe, que nous explorerons demain avant de remonter dans des collines que nous espérons ne pas trop trempées. Pour l’instant, au bout du chemin, un endroit solitaire surplombant la mer pour nous installer tranquillement…Jusqu’à ce que, vers 21 heures, deux jeunes militaires, lampe torche à la main et fusil en bandoulière, toquent poliment à notre porte pour nous assurer qu’ils ne voulaient en aucun cas nous expulser, mais que nous devrions, pour des raisons de sécurité, nous rapprocher de quelques centaines de mètres du hameau le plus proche. Définitivement, nous nous approchons du Sahara occidental, territoire où le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, revendique l’indépendance.Lue lisää
Essaouira
24. joulukuuta 2025, Marokko ⋅ 🌧 16 °C
Définitivement, nous adorons le Maroc. Déjà que les journées se rallongent au fur et à mesure que nous nous rapprochons de l’équateur, en camper nous apprécions les presque trois heures gagnées. Puis ou que nous nous arrêtions, que ce soit pour admirer le paysage ou nous installer pour la nuit, il y a toujours du monde autour de nous: d’abord des enfants, parfois des chiens, puis le grand-père, la maman ou le grand frère qui mène ses chèvres on ne sait où, et encore des enfants avec un ballon de foot. Évidemment, la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) a lieu en ce moment et des fan zones ont été installées un peu partout, même dans la brousse 😄⚽️🌴🥅🌴. Nous avons même vu des terrains de foot… en pente, un avantage certain selon la mi-temps 🤪. Les spots sont faciles à trouver et, à aucun moment, nous n’avons eu l’impression de ne pas être les bienvenus.
Puis il y a Essaouira, entre Safi et Agadir, où nous avons décidé de passer Noël dans un Riad, une oasis cachée derrière des murs discrets en plein cœur de la médina classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’arrivée est spectaculaire, coincée entre un mur d’enceinte datant du XVIIIᵉ siècle d’un côté et le port de l’autre. Nous trouvons facilement un parking surveillé pour la voiture, puis commençons l’exploration des ruelles sans fin, bordées d’innombrables stands, shops et boutiques. Et pourtant, il est presque impossible de s’y perdre: tout semble suivre une certaine logique, sans doute aussi parce que la plage, le port et le fort l’encerclent sur trois côtés. En arrivant, nous passons devant une synagogue historique. Depuis notre chambre, nous entendons le muezzin appeler à la prière et les cloches d’une église, un peu déréglées, marquer l’heure.
Difficile de résister aux nombreux et très bons restaurants, aux terrasses où l’on s’installe avec un thé à la menthe, ou encore aux figues, pâtes d’amandes, pâtisseries, etc. Nous n’avons pas réussi, et pour expier nos péchés culinaires, direction un hammam, où l’on commence par être ramolli par la vapeur, puis enduit de savon noir, avant d’être frotté vigoureusement avec un gant kessa, censé enlever uniquement les cellules mortes, j’en doute… Finalement, un massage de relaxation pour se faire pardonner. Pendant notre supplice, une pluie torrentielle s’était abattue sur la médina et nous nous retrouvons à la sortie avec 15 cm d’eau dans la rue, ou plutôt sur les chemins en terre. Des bottes auraient été les bienvenues, ou alors des détours improbables, semés de culs-de-sac avec aller-retour obligé, et de belles découvertes en cours de route.Lue lisää
Rabat
21. joulukuuta 2025, Marokko ⋅ ☁️ 13 °C
Deux bonnes raisons de passer par le Maroc avant les fêtes: éviter le rush de Noël et chercher le soleil.
Nous avions réservé un ferry pour le matin à dix heures, mais finalement une place s’est libérée sur le bateau de 20 heures. Pourquoi pas. Arrivés au port deux heures avant le départ, nous découvrons, dans les files d’attente, des familles qui retournent au pays en voiture ou en camionnette, remplies à ras bord d’affaires et de cadeaux pour tout le monde. Quelques touristes, et encore moins de 4x4.
À l’heure de l’embarquement, l’interminable file de camions sortants se heurte à l’inclinaison trop forte de la rampe, due à la marée haute. Impossible pour certains de sortir sans toucher le quai avec l’avant de la cabine. La police est sur place et les constats sont faits.
Ensuite, les camions en direction du Maroc sont obligés d’entrer en marche arrière. Nous sommes admiratifs devant tant d’habileté: certains s’en sortent brillamment, d’autres sont obligés de s’y reprendre à trois fois.
Nous embarquons finalement avec passablement de retard et informons l’hébergement réservé que notre arrivée sera décalée d’une, puis de deux, puis de trois heures. À la fin, la solution est simple: la clé sera sur la porte, la lumière allumée. Nous trouverons bien.
Après deux heures de traversée, nous débarquons et passons par le contrôle douanier, où nous retrouvons la totalité des voitures et camionnettes, contenu vidé par terre, en attente d’un contrôle minutieux. Avec beaucoup de chance, il nous suffira d’ouvrir quelques compartiments pour qu’ils puissent jeter un coup d’œil, et nous repartons au bout d’une heure déjà.
En attendant, nous sommes heureux d’être arrivés: ambiance joyeuse, circulation bordélique et cuisine sublime. Une cohabitation parfaite dans la rue et sur les routes: avancer sans jamais s’arrêter, et surtout ne jamais regarder en arrière. Ce qui se passe derrière n’est pas notre problème.
Priorités, stop ou autres règles ne sont qu’une entrave à la fluidité de la circulation, et le klaxon semble être utilisé parce que, ben… il faut bien, il était compris dans le prix.
En revanche, pour le beau temps, on repassera. Il y a bien du soleil chaque jour, mais aussi de la pluie. Alors nous adaptons nos journées et nos hébergements en conséquence.
Le camping sauvage est bien accueilli, les quelques campings organisés offrent un équipement minimal mais suffisant, et sinon il y a les riads dans les villes, qui nous offrent leur ambiance des Mille et Une Nuits.Lue lisää
Cadix
17. joulukuuta 2025, Espanja ⋅ ☀️ 12 °C
Les paysages deviennent plus méditerranéens côtiers avec l’apparition des chênes-lièges et des eucalyptus; les températures montent doucement. Fidèles à la côte atlantique, nous continuons notre route vers le sud du Portugal et l’Algarve, plus sauvage, verdoyant et moins peuplé. Puis nous quittons la côte pour franchir la frontière avec l’Espagne, dans le parc de la Sierra de Aracena, en direction de Séville. Paysage vallonné, avec l’apparition des maisons blanches aux tuiles rouges typiques. Nous perdons la notion du temps à travers ces collines, en admiration devant les plantations d’oliviers et d’orangers à perte de vue.
Mention spéciale pour Séville, qui incarne la rencontre durable entre l’Orient, territoire musulman jusqu’en 1248, puis chrétien, et où les styles se mêlent et se complètent, pour un résultat d’une richesse qui nous laisse pantois. Nous avons envie de nous perdre dans ces ruelles et monuments historiques, de goûter aux tapas, de profiter à fond de cette ambiance andalouse. De retour sur la côte, il y a Cadix, bien sûr, ville blanche, joyeuse, légère, et où la vie semble se passer dans la rue ou sur les places, terrasses et patios.
Il est incroyable de constater qu’il est possible d’avoir tous les soirs une terrasse avec une vue ou une ambiance spectaculaire, ou de nous réveiller chaque matin dans un endroit qui nous donne envie d’y rester. Nous avons testé Nomade sous toutes les coutures: chemins infranchissables ou inondés, villages aux ruelles plus qu’étroites, montées ou descentes vertigineuses et nuits de tempête invraisemblables. Elle ne bouge pas et se fait toute petite quand nous cherchons un parking en ville ou lorsque les camping-cars sont interdits.Lue lisää

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Matkaaja
C est roland qui nage pas ?
MatkaajaMagnifique !!! On dirait encore un peu froid